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VENEZUELA : Grosse colère de Washington de savoir que Maduro est fortement soutenu par Moscou

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a prévenu son homologue russe, Sergueï Lavrov, que les Etats-Unis ne resteraient pas "les bras croisés" si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". En fait, pour faire face à la volonté manifeste de Washington de faire tomber le pouvoir vénézuélien actuel, le président, Nicolas Maduro, a fait appel à Vladimir Poutine qui a ordonné le renforcement de la coopération russe pour protéger le Venezuela du coup d'état américain en préparation. Comme en Syrie, hier, Pompeo sait qu'avec l'implication de la Russie dans la protection de Maduro, la déstabilisation américaine ne passera pas. Voilà pourquoi il est en colère.

Mike Pompeo s'est entretenu avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, par téléphone, a indiqué le département d'Etat dans un communiqué, pour lui dire ceci : "L'intrusion persistante de personnel militaire russe pour soutenir le régime illégitime de Nicolas Maduro au Venezuela risque de prolonger la souffrance du peuple vénézuélien, qui soutient de manière écrasante le président par intérim Juan Guaido".

Mike Pompeo "a appelé la Russie à cesser son comportement non constructif et à se joindre aux autres nations dont la majorité écrasante des pays de l'hémisphère Ouest, qui veulent un avenir meilleur pour le peuple vénézuélien".

Cette mise en garde fait suite à l’arrivée, dimanche, 24 mars, à Caracas, de deux avions russes transportant une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel, "dans le cadre de la coopération technique et militaire" avec le Venezuela, selon l'agence russe Sputnik. Depuis l'avènement d'Hugo Chavez au pouvoir à partir des années 2000, la Russie a renforcé sa coopération militaire avec le Venezuela par l'envoi de personnels et d'équipement.

Après avoir écouté Pompeo, Lavov n'a pas ravalé sa langue. Il a, immédiatement, accusé les Etats-Unis de tenter d'organiser un "coup d'état" pour renverser le président vénézuélien, Nicolas Maduro.

Sergueï Lavrov "a souligné que les tentatives de Washington d'organiser un coup d'état au Venezuela et les menaces adressées à son gouvernement légal constituent des violations de la Charte de l'ONU et une ingérence non dissimulée dans les affaires intérieures d'un Etat souverain", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Dans la grave crise économique et politique qu'il traverse, le Venezuela est soutenu par la Russie et la Chine, les principaux créanciers du gouvernement de Nicolas Maduro. La dette extérieure du pays est estimée à 150 milliards de dollars.

Le Venezuela, qui dispose des premières réserves de pétrole mondiales, devant l'Arabie Saoudite et l'Irak, est sous le coup de sanctions décrétées par les Etats-Unis qui seront étendues à ses exportations de brut à partir du 28 avril. Le président américain, Donald Trump, et plus d'une cinquantaine de pays ont reconnu l'opposant et président de l'Assemblée nationale, Juan Guaido, qui s'est proclamé président par intérim, le 23 janvier, avec la volonté d'organiser un nouveau scrutin, qualifiant Nicolas Maduro "d'usurpateur".

Avec AFP

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