ZIMBABWE : Camarade Bob, le président éternel, candidat à sa succession même dans un cercueil !

"Un jour, quand Dieu décidera que Mugabe doit mourir, nous présenterons son cadavre comme candidat sur les bulletins de vote", a lancé, vendredi, 17 février, Grace Mugabe, devant des supporters du parti au pouvoir, à Buhera (Est).

"Vous verrez les gens voter pour le cadavre de Mugabe ! Je suis sérieuse ! Juste pour montrer à quel point ils aiment leur président", a-t-elle assuré.
Grace Mugabe (sur notre photo avec son époux Robert), 51 ans, est, depuis deux ans, la patronne de la (puissante) Ligue des femmes de la Zanu-PF, le parti au pouvoir. Cette position en fait une des favorites à la succession de son mari, même si elle nie, publiquement, toute ambition présidentielle.

Ce n'est pas la première fois qu'elle envisage l'hypothèse d'une défaillance de son époux.
En novembre 2015, elle avait assuré qu'elle soutiendrait son mari même s'il devait "se présenter en fauteuil roulant".

La santé du plus vieux chef d'Etat en exercice de la planète et ses fréquentes visites à Singapour ou Dubaï pour se faire soigner alimentent de multiples rumeurs sur son état de santé. Mais, c'est normal au vu de son âge avancé.

En 2011, WikiLeaks avait dévoilé un télégramme diplomatique américain datant de 2008, qui affirmait à l'époque que le président zimbabwéen souffrait d'un cancer de la prostate et qu'il n'avait plus que cinq ans à vivre.
S'il a réussi à déjouer ce lugubre pronostic, Robert Mugabe a trébuché en 2015, à plusieurs reprises, pendant différentes sorties, relançant le débat sur sa forme physique.

En septembre 2015, il avait lu, pendant 25 minutes, devant le Parlement, un discours, parfaitement, identique à celui qu'il avait prononcé un mois plus tôt, manifestement, sans s'en apercevoir.
L'an dernier, M. Mugabe avait assuré qu'il comptait bien diriger le pays jusqu'à ses cent ans.

Déjà, candidat déclaré à la présidentielle de 2018, il a, toujours, refusé de suggérer le nom d'un successeur.

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