Politique

Que reste-t-il du RHDP, ce fameux rassemblement qui fut constitué à l'instigation du pouvoir français (de droite de l'époque) pour affronter, avec des chances de succès, le président ivoirien de gauche, Laurent Gbagbo ? Le président historique du RHDP, qui en faisait, aussi, son âme, Henri Konan Bédié, en est parti, en colère, à cause d'Alassane Ouattara, qui ne sait pas respecter ses engagements. Il roule tout le monde dans la farine. Déjà, le RHDP sans le PDCI-RDA, c'est comme un véhicule sans direction : il y a bien un moteur et un chauffeur mais sans la direction. Conséquence, une fois lancée, la voiture devient folle sur la route. Après avoir refusé de respecter le contrat qui le liait à Henri Konan Bédié, en le soutenant à l'élection présidentielle de fin 2020, Alassane Ouattara (qui se croit plus intelligent que tous les Ivoiriens) avait annoncé qu'il allait favoriser une compétition entre jeunes afin que le meilleur d'entre eux, représente le RHDP à la présidentielle. Mais alors que les (jeunes) candidats du parti houphouétiste fourbissaient leurs armes, Ouattara leur a imposé son premier ministre et protégé, Amadou Gon Coulibaly. Si on l'accepte dans les rangs du RDR, le parti d'origine de Ouattara, on le refuse, catégoriquement, à l'UDPCI et chez les anciens membres du PDCI-RDA restés au RHDP pour des besoins alimentaires. La démission du plus talentueux d'entre eux, le ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, en est la preuve éclatante.

Eviter les rassemblements de plus de 50 personnes ainsi que les salutations avec contact physique, se laver régulièrement les mains, tousser et éternuer dans un mouchoir à usage unique, garder une distance de 1 mètre entre les personnes, etc. Le 17 mars 2020, au cours d’une conférence de presse, l’évêque de Man, s’exprimant au nom de la conférence épiscopale, a appelé tous les fidèles catholiques à respecter ces mesures du gouvernement pour éviter la propagation du coronavirus. Il a même annoncé la fermeture pour un mois de toutes les écoles catholiques, les séminaires y compris, comme si les séminaristes pouvaient être plus en sécurité en famille qu’au séminaire. Deux jours après cette conférence de presse, c’était au tour de l’Archidiocèse d’Abidjan de suspendre les célébrations eucharistiques et les activités pastorales, du 19 mars au 6 avril 2020.

La mère des batailles (présidentielle) devrait avoir lieu en mai prochain, si cette date n'est pas modifiée. Elle devrait se tenir en même temps que les élections législatives et municipales, avec un second tour éventuel le 19 juin. C'est donc la grande mobilisation dans le pays où on a même tendance à ignorer l'existence du coronavirus, qui a provoqué le report du deuxième tour des élections municipales en France. Ainsi que le CHAN, la Coupe d'Afrique des nations pour les joueurs locaux, qui a été repoussé à une date ultérieure.

L'armée de l'air de Côte d'Ivoire n'est pas très heureuse depuis l'année dernière. N'étant pas l'armée la plus dotée en matériel de la sous-région au regard de ses énormes besoins de défense nationale, elle est fatalement celle qui perd le plus de matériel alors qu'elle n'est pas en guerre comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso ou même la Mauritanie.

Le laboratoire français Sanofi s'est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l'anti-paludique, Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300.000 malades, après des essais jugés "prometteurs" auprès de patients atteints du Covid-19. Il est grand temps que les chercheurs africains s'y mettent, aussi, et associent à leurs recherches, les spécialistes africains de la pharmacopée traditionnelle, ainsi que, les guérisseurs, qui, parfois, font des miracles dans des villages dans le plus grand secret.

Après avoir fermé, unilatéralement, la frontière, au niveau de Kye Ossi, avec le Cameroun, le 12 mars, à cause de la présence sur son sol de deux cas de malades atteints par le coronavirus, le Gabon vient de choisir de se barricader totalement.

Le président israélien, Reuven Rivlin, a chargé ce lundi, 16 mars, le dirigeant centriste, Benny Gantz, rival du premier ministre sortant, Benjamin Netanyahu, de former un nouveau gouvernement, avec l'objectif de sortir le pays d'une longue crise politique et de faire face au nouveau coronavirus. Après avoir échoué à former le gouvernement, l'année dernière, Bibi voit d'un très mauvais œil que cette possibilité soit confiée à l'ancien général de Tsahal (armée israélienne) dont le positionnement n'est pas pour déplaire aux dirigeants africains, friands d'une coopération avec l'Etat hébreu mais ralentie à cause de multiples excès du premier ministre sortant.

Ce mauvais jour du 14 mars, beaucoup (beaucoup) de personnes pleurent l'ancienne première dame du Gabon, Dr Edith Lucie Ondimba. On la pleure beaucoup au Gabon où son souvenir est (restera) inoubliable. On la pleure, aussi, au Congo-Brazzaville, le pays de sa tendre et belle jeunesse, qui lui permit de devenir docteur en médecine avec comme spécialité la pédiatrie. Ce n'est pas tout : on la pleure aussi et, sincèrement, au sein du magazine Afrique Education, ce magazine qu'elle avait appris à lire, régulièrement, voluptueusement, auprès de son distingué époux, le patriarche !

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annulé, vendredi, 13 mars, à quelques heures de son départ, une visite au Burkina Faso et au Niger, en raison des "développements liés à la pandémie" du coronavirus. En même temps, il enjoint au personnel non essentiel du siège à New York de faire du télétravail, pour limiter les effets de la contamination.

Annoncer qu’on ne fera pas ce qui est interdit par la constitution (la nôtre interdit de faire plus de deux mandats à la tête du pays) relève tout simplement du bon sens et donc, n’a rien d’exceptionnel. Cela ne fait pas non plus entrer dans l’Histoire celui à qui la France a demandé de ne pas rempiler. Le départ de Nelson Mandela du pouvoir, en revanche, était quelque chose d’historique et d’extraordinaire parce que le premier président noir de la nation arc-en-ciel a quitté le pouvoir 5 ans seulement après l’avoir exercé, parce qu’il était encore adulé par son peuple au moment où il s’en allait, parce que, pendant ces 5 années de pouvoir, Mandela ne s’est pas vengé grossièrement et idiotement des Blancs qui l’avaient emprisonné pendant 27 ans, parce qu’il ne s’est pas occupé uniquement des gens de son ethnie ou de son parti, parce qu’il n’a pas passé son temps à terroriser ses compatriotes et à persécuter les opposants sud-africains, parce que ni l’Angleterre ni les Etats-Unis ne l’ont sommé de quitter le pouvoir. C’est un sacrilège que de mettre la vertu et le vice autour de la même table. Mandela ne fut ni criminel ni imposteur pour que des incultes en mal d’idolâtrie le comparent à Ouattara.

Le sultan, Ibrahim Mbombo Njoya, a adressé ses condoléances sous forme de communiqué public au parti UDC (Union démocratique du Cameroun), suite au décès de son président, qui n'est autre que son propre frère cadet, le docteur, Adamou Ndam Njoya. La réplique ne s'est pas faite attendre. Dans son communiqué rendu public, quelques heures plus tard, la direction de l'UDC qualifie de « Larmes de crocodile de Monsieur Ibrahim Mbombo Njoya » les propos contenus dans le communiqué du sultan.

Dans l'une de ses dernières sorties, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a nommément cité les ONG nationales et internationales, ainsi que, les médias, qui font dans la déstabilisation du Cameroun et de ses institutions. « Pas d'intérêt pas d'action », dit-on. Le ministre avance la somme de plus de 5 milliards de F CFA (environ 10 millions de dollars) que les réseaux multiformes extérieurs ont mis à la disposition de ces organes incriminés pour effectuer leur basse besogne.

Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé, mardi, 10 mars, que la Cour constitutionnelle devra trancher s'il pourra ou non se représenter à un nouveau mandat présidentiel après l'adoption de sa vaste réforme de la constitution actuelle. Le président russe veut donc faire comme son homologue chinois, Xi Jinping, qui, lui aussi, était, récemment, revenu sur le principe d'un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, après avoir vu que 10 ans n'était pas un délai suffisant pour faire aboutir ses réformes. Depuis la modification des institutions, Xi Jinping s'est installé dans une présidence à vie qui ne dit pas son nom. Pourvu que les Chinois en soient contents. L'ancien colonel du KGB veut-il, aussi, s'éterniser au pouvoir ? La Cour constitutionnelle dont on ignore la réelle indépendance vis-à-vis du président russe, ne tardera pas à trancher. Cela dit, on note que Vladimir Poutine pour ce qui le concerne, serait heureux de continuer à servir la Russie comme président de la République après 2024, fin de son actuel et dernier mandat.

Le Canada veut interdire les « thérapies de conversion », qui prétendent transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Le parlement devrait soutenir ce projet de loi, présenté par le gouvernement lundi, 9 mars. Cela veut dire que le premier ministre, Justin Trudeau, est vraiment engagé dans sa politique d'exportation de l'homosexualité. Lors de son séjour, au Sénégal, le 12 février, pendant lequel il était venu demander l'appui de Dakar pour l'élection du Canada au Conseil de sécurité, il avait exhorté le président, Macky Sall, à libéraliser cette pratique au Sénégal, ce à quoi le président sénégalais avait répondu par la négative tout comme il l'avait fait lors de la visite officielle que le président Barack Obama effectua, à Dakar, en juin 2013. Macky Sall venait alors d'accéder à la magistrature suprême et sans doute le croyait-on un peu vulnérable puisque contre son mentor Abdoulaye Wade, il avait bénéficié du soutien du gouvernement américain (Hillary Clinton et Johnnie Carson) et de la France (Alain Juppé). Cet acharnement voudrait-il dire que l'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) cherchent à transformer le Sénégal, pays à 95% musulman, comme un terrain de prédilection de l'homosexualité que condamnent fortement les grandes communautés religieuses du pays (Mourides, Tidjanes, etc.) ?

Une telle exigence préalable, c'est mettre le couteau sous la gorge du pouvoir malien. C'est à se demander si au fond, les terroristes veulent vraiment négocier ou cherchent-ils, juste, à tester les capacités du pouvoir, qui du reste, est accusé de faiblesse face à l'ennemi ? En effet, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la coalition terroriste affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a publié, dimanche, 8 mars, un communiqué, qui montre une volonté de désescalade. Le GSIM, JNIM selon son acronyme en arabe, y affirme qu'il ne pose aucun préalable aux discussions si ce n'est le retrait des troupes françaises de l'Opération Barkhane. En posant cette condition, on peut se demander si les terroristes souhaitent, réellement, négocier. Car il faut rappeler que s'ils ne sont pas, aujourd'hui, solidement, implantés à Bamako, c'est parce que l'armée française, en 2012, les y avait empêchés. Ils ne peuvent donc pas porter cette dernière dans leur cœur.

Quand Dramane Ouattara annonça, le 5 mars 2020, à Yamoussoukro, qu’il ne briguerait pas un 3e mandat, certaines personnes prirent d’assaut maquis et bars, le soir, pour fêter cela. D’autres comme Adama Bictogo comparèrent Ouattara à Nelson Mandela. Or, tout le monde sait que le premier président noir de l’Afrique du Sud, en plus de ne pas sauter les clôtures des ambassades pour se cacher, s’abstint de persécuter et de jeter en prison ses adversaires blancs. D’autres encore félicitèrent le président reconnu par la communauté internationale pour cette “décision courageuse et salutaire” (Simone Ehivet Gbagbo) pour cet “acte fort” (Pascal Affi N’Guessan), etc.

Les Camerounais ne savent pas qu'ils viennent de perdre un compatriote de grande valeur, un homme politique exceptionnel, tel qu'il en existe très peu dans leur classe politique actuelle. Peut-être parce qu'il fut mesuré, pondéré, dans ses propos, même quand il était en colère, et pas fort en thème ou grognard tel qu'on aime les opposants dans les quartiers chauds de Douala ou de Yaoundé.

Paul Kagame est en train de passer à la vitesse supérieure en matière d'attractivité du Rwanda. Après avoir fait de Kigali l'une des villes les plus propres d'Afrique et signé des contrats de publicité mentionnant le slogan « Visit Rwanda » avec les clubs prestigieux de Londres, Arsenal, et de la capitale française, Paris Saint-Germain, il vient de supprimer les frais de visas pour une centaine de pays dans le monde. Si ce n'est pas un autre signe d'ouverture pour ce pays dont le président est un homme à poigne qui loue les bienfaits du parti unique, de la parole unique et du chant unique, on se demande bien ce que c'est.

Le numéro 486 du magazine Afrique Education, qui est chez les marchands de journaux depuis samedi, 7 mars, propose un dossier complet sur le déroulement de l'élection présidentielle du 22 février, au Togo. La victoire du président-sortant, Faure Gnassingbé, dès le premier tour (« Coup KO » selon une appellation non contrôlée de ses partisans et militants du parti UNIR) est autopsiée dans ce numéro où on explique, en détails, comment une telle victoire a été rendue possible alors qu'en face, le vainqueur affrontait six candidats dont deux poids lourds : Jean-Pierre Fabre de l'ANC et Agbéyomé Messan Kodjo du MPDD.

Coup de tonnerre dans le ciel très chaud de Yamoussoukro. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui entretenait depuis des mois le mystère sur son éventuelle candidature à un troisième mandat, a annoncé, jeudi, 5 mars, à Yamoussoukro, qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle en octobre 2020.