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Politique

L'enquête sur l'attentat contre le président rwandais, Juvénal Habyarimana, épisode déclencheur du génocide de 1994, peut-elle une nouvelle fois être relancée ? C'est l'espoir de l'avocat de plusieurs parties civiles qui se tourne, désormais, vers le Mécanisme de l’ONU pour les Tribunaux pénaux internationaux (MTPI) pour tenter d'obtenir de nouvelles pièces. Paul Kagame est en colère par cette nème ouverture de procédure qui va l'empêcher, à coup sûr, de dormir sur ses deux oreilles. Car, cette fois, les parties civiles sont convaincues que les nouvelles pièces apportées au dossier vont faire changer les décisions passées, parfois, prises de façon curieuse.

Une foule déterminée de Soudanais continue ce mercredi, 10 avril, pour la 5e journée consécutive, de défier le régime du général, Omar el-Béchir, devant le QG de l'armée, dont les intentions restent incertaines dans le rapport de force entre pouvoir et manifestants. La police, elle, a, d'ores et déjà, lâché le président Béchir. Elle assure l'ordre en protégeant les manifestants. Ces derniers sont encouragés par les succès obtenus par la rue algérienne, qui a fini par avoir le départ du président, Abdelaziz Bouteflika. Pourquoi ce qui s'est passé en Algérie n'arriverait-il pas au Soudan où Omar el-Béchir bien que général de son armée, commence, lui aussi, à être lâché par une partie de la grande famille de la défense et de la sécurité ?

Franchement, c'est une vraie bonne fausse mesure. C'est comme si pour soigner la fièvre, on s'en prenait au thermomètre. Expulse-t-on ce directeur de l'AFP parce qu'il s'adonnait à des pratiques extra-journalistiques ? Si oui qu'on le dise clairement et qu'on le démontre. L'expulse-t-on parce qu'on considère que ses papiers mettent de l'huile sur le feu au regard de la situation qui prévaut dans le pays ? On peut penser qu'il s'agit là d'un des griefs qui lui sont reprochés. Mais ici, la réponse est simple car avec les réseaux sociaux et internet, l'AFP n'a pas (plus) le monopole de l'information. Ce que ce directeur de l'AFP ne va pas dire parce qu'on l'a expulsé, plein d'autres médias en ligne ou non le diront exactement, ou mieux, avec plus de virulence encore. Alors question : pourquoi l'expulse-t-on véritablement car cette décision est tout simplement stupide ? Le pouvoir algérien (ou ce qui en reste) n'est plus à une contradiction près.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 9 avril, à l'unanimité, une déclaration établissant des critères vers une possible levée, d'ici la fin de l'année, de l'embargo sur les armes imposé au Centrafrique depuis 2013. C'est une bonne nouvelle pour ce pays. Mais, sans se cacher la face, la Russie, grâce à sa forte implication dans la résolution de la crise centrafricaine, cs derniers mois, a beaucoup aidé pour faire fléchir la position de certains membres permanents du Conseil de sécurité, comme les Etats-Unis, qui, jusqu'à il y a peu de temps encore, ne voulaient pas entendre parler de la levée de cet embargo.

Y a-t-il encore une opposition congolaise au dictateur (5 étoiles) Denis Sassou-Nguesso ? Depuis quelque temps, on a l'impression que tous les opposants, même les plus forts en thème, ont baissé pavillon. On ne les entend plus. Plus d'initiative de leur part qui puisse titiller la sérénité du dictateur suprême. Les prisonniers dont Okombi et Mokoko sont, totalement, abandonnés à eux-mêmes : on n'entend aucune protestation ni à l'international, ni même sur place au Congo. On ne voit aucune volonté d'empêcher le dictateur de tourner le Congo en rond. On a l'impression qu'il a gagné sur toute la ligne. A Brazzaville, les voix qu'on aurait voulu entendre, celles de Claudine Munari, de Mathias Dzon, du philosophe Bowao qui lui aussi semble être en panne d'imagination alors qu'il est considéré comme un laboratoire d'idées, sont tout simplement inexistantes.

Le président sénégalais, Macky Sall, a formé, dimanche, 7 avril, pour entamer son second mandat, un gouvernement composé de 35 membres, contre 39 au sein de l'équipe précédente, et d'un nombre, légèrement, accru de femmes. Reconduit samedi, le premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, avait été chargé de constituer une équipe "resserrée" et "recentrée sur les missions essentielles de l'Etat", et reste en place en attendant la réforme constitutionnelle annoncée avec entre autres changements, la suppression du poste de premier ministre chef du gouvernement. Le premier ministre deviendra, alors, secrétaire général de la présidence de la République.

Le 25e anniversaire du déclenchement du génocide est commémoré, ce dimanche, 7 avril, à Kigali, et partout au Rwanda. Pourtant, on ne connaît, pas encore, la vérité sur cette question qui continue de hanter les ressorts de notre conscience. Les commémorations se succèdent et se ressemblent toutes. Certes, elles permettent de se souvenir et de ne pas oublier ce qui s'est passé, mais, à un moment donné, il faudra aller au-delà de ces commémorations, en favorisant la recherche de la vérité, de (toute) la vérité. Car au Rwanda, aujourd'hui, la recherche de (toute) cette vérité fait l'objet de soupçon, le dernier mot revenant à ce qu'on appelle, communément, la justice des vainqueurs.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a confirmé, samedi, 6 avril, devant son parti, qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle du 17 novembre, pour "ouvrir la porte aux jeunes". Quelle sagesse ! A 92 ans ! Celui qui est depuis 2014 le premier président élu démocratiquement au suffrage universel en Tunisie, a fait cette annonce devant un congrès de son parti, Nidaa Tounès, en proie à de luttes de pouvoir intestines. Il laisse donc une barque en pleine turbulence au milieu de l'océan.

Le président, Emmanuel Macron, a annoncé, vendredi, 5 avril, deux gestes pour tenter d'apurer le rôle de la France durant le génocide rwandais de 1994, avec l'ouverture à des historiens de toutes les archives et un renforcement des moyens pour poursuivre les génocidaires présumés en France.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, actuellement, présent en Libye, s'est dit, jeudi, 4 avril, préoccupé par le "risque de confrontation", après des mouvements vers l'Ouest de troupes loyales à l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar. A quelques jours de la Conférence sur la Libye sous l'égide des Nations-Unies (14-16 avril), Khalifa Haftar veut-il s'imposer comme le seul et unique interlocuteur incontournable ?

L'OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) "ne veut pas d'une nouvelle course aux armements" ou "d'une nouvelle Guerre Froide" avec la Russie, mais, elle saura se défendre si nécessaire, a déclaré, mercredi, 3 avril, son chef à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance.

Soixante-deux personnes ont été tuées entre dimanche, 31 mars, et mardi, 2 avril, lors d'attaques djihadistes suivies d'affrontements inter-communautaires dans la commune d'Arbinda, dans le Nord du Burkina Faso, à la frontalière du Mali, selon un nouveau bilan annoncé, mercredi soir, par le ministre de l'Administration territoriale. Ce lourd bilan survenu près de deux mois, après la réorganisation de l'armée avec la nomination d'un nouveau chef d'état-major et d'un nouveau ministre de la Défense, montre que d'autres mesures fortes sont nécessaires afin que les djihadistes ne continuent pas, impunément, à semer la terreur au sein des populations de toute cette région. On se rend compte que l'armée burkinabé n'est pas apte à assurer la sécurité de tout le territoire, ce qui risque de déboucher sur le phénomène qu'on observe, aujourd'hui, au Mali où la faiblesse de l'armée et l'absence de l'Etat, au Nord et au Centre du pays, font le nid du djihadisme.

Député à l'Assemblée nationale, l'ancien premier ministre et actuel président du principal parti d'opposition, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé, n'a pas mâché les mots pour donner sa lecture des graves événements qui déstabilisent son pays : Accord de Khartoum (le 8e du genre en l'espace de cinq ans), enchères des rebelles, nomination d'un nouveau premier ministre et de plusieurs ministres issus de la rébellion, action du chef de l'Etat à la tête du pays depuis bientôt quatre ans, etc. En responsable politique qui ambitionne de diriger la République centrafricaine, il donne un éclairage de la situation du pays que les dirigeants actuels devraient lire avec intérêt.

Les habitants de Chicago ont élu, mardi, 2 avril, une femme noire à la tête de leur ville, une première historique dans cette cité marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

« Il faut savoir quitter les choses avant que les choses ne vous quittent ». C'est un célèbre proverbe bantou qu'on n'ignore pas en Algérie. Avec sa mauvaise gestion des derniers événements, Abdelaziz Bouteflika n'aura pas bien compris qu'il fallait quitter le pouvoir avant que celui-ci ne le quitte. Il a été jeté dehors par l'armée qui, elle-même, est sous la forte pression de la rue. Tout ceci est regrettable et fait poser la question suivante : le pouvoir est-il donc si mystique qu'il s'avère très très difficile (pour certains) de s'en éloigner ? Le Sénégalais, Léopold Sédar Senghor, et le Tanzanien, Julien Nyerere, qui l'avaient abandonné, de leur propre chef, sans interférence de qui que ce soit, sont-ils, finalement, des êtres hors du commun ? Cela pourrait être un sujet de philosophie pour les candidats au Bac 2019, en Afrique. Au pouvoir depuis 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d'une contestation populaire inédite depuis plus d'un mois, a fini par jeter l'éponge. Malgré lui et visiblement contraint forcé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié, officiellement, ce mardi, 2 avril, au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a appris l'agence de presse algérienne, l'APS, auprès de la présidence de la République.

Ce mardi, 2 avril, la Cour suprême a proclamé les résultats définitifs du scrutin du 24 mars 2019. Sur un nombre total de 309.137 inscrits, on a compté 163.801 votants, soit, un taux de participation de 52,99%. Le nombre de bulletins blancs ou nuls s'élève à 6.502 tandis que la Cour suprême, elle-même, a annulé 16.603 votes. Autrement dit, il y a eu 140.696 suffrages exprimés.

Belle fête au Centre expos de Diamniadio, qui a abrité la cérémonie d'investiture du deuxième mandat du président, Macky Sall. Une belle brochette de chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le déplacement de Dakar pour y participer.

Une soixantaine d’associations de la société civile tanzanienne ont dénoncé une série de mesures répressives contre l’opposition et demandé, expressément, au président, John Magufuli, de dialoguer avec ses opposants pour sauver l’unité et la paix du pays. Pour l'heure, Magufuli reste fermé à toute possibilité d'ouverture de son régime.

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité dans ce pays se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

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