Politique

Grand corrupteur devant l'éternel, « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) avait convoqué, fin juillet - début août, les généraux, en catimini, pour offrir, à chacun, la rondelette somme de 100 millions de F CFA (150.000 euros). Pour boucher leurs yeux, leurs oreilles et leurs bouches. « Le menteur d'Abidjan» pense, ainsi, avoir acheté leur silence. Il a demandé leur concours dans son choix anticonstitutionnel de se succéder à lui-même dans le cadre d'un 3e mandat, ainsi que, leur concours actif en cas des troubles et des manifestations qu'une telle décision pourrait engendrer. Il a assuré qu'il veillerait qu'aucun d'eux n'ait des ennuis avec la CPI (Cour pénale internationale).

On savait, depuis plusieurs mois, que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne pouvait passer un weekend, avec son homologue français, Emmanuel Macron. Tant les relations entre les deux chefs d'Etat sont exécrables, et le mot est faible. Mais, on ignorait à quel point les deux se haïssaient cordialement. Un nouveau point de cette escalade haineuse vient d'être franchie. Ce vendredi, 14 août, en effet, le gouvernement turc a accusé la France de se comporter « comme un caïd », et d'accentuer les tensions en Méditerranée orientale, après le renforcement de la présence militaire française dans cette zone où Ankara et Athènes s’opposent, mais où Ankara vient de découvrir un important gisement de gaz qui devrait faire de la Turquie un futur pays exportateur de gaz, comme la Russie. La France soutient la Grèce dans ce conflit qui l'oppose à la Turquie, mais, en Afrique, ils se font face.
Ce jeudi, 10 septembre, en Corse, où il préside un Sommet des pays du Sud de la Méditerranée, le président français, très amer, a réaffirmé que « la Turquie n'est plus un partenaire » et demandé de « la clarté et la fermeté de l'Europe envers le président Erdogan », qui, visiblement, menace les intérêts de la France en Méditerranée orientale.

Les remarques racistes contre Nelson Mandela proférées par Donald Trump, suscitent de la colère en Afrique où on respecte les morts, qui plus est, quand il s'agit d'un illustre disparu de la trempe de Nelson Mandela dit Madiba. Trump, qui devrait quitter la Maison Blanche en janvier prochain, suite à la cuisante défaite qui l'attend le 3 novembre (malgré le soutien appuyé de l'espionnage russe qui ne fonctionnera plus cette fois comme contre Hillary Clinton en 2016), touche par ses insultes, un être sacré, une véritable icône de la lutte anti-apartheid. L'émotion de sa nème sortie de route est tellement vive qu'Afrique Education ne peut laisser passer, bien que le silence soit la meilleure réponse à apporter à un individu au QI presque nul et qui n'aurait jamais, jamais, dû être le président de la nation la plus puissante de la terre. Notre rédaction condamne fermement le dérapage raciste du président des Etats-Unis à l'endroit de notre Madiba continental.

A 82 ans, Alpha Condé fera-t-il campagne lui-même, sur ses deux pieds, ou par personnes interposées ? Aura-t-il la capacité de sillonner tout le pays ou choisira-t-il quelques villes, conscient que le gonflement du fichier électoral (en sa faveur) qui est rempli de faux électeurs, fera son affaire au moment du décompte ? De façon générale, le parcours politique de Condé, l'ancien chargé de cours de l'Université de Paris 1, qui se fait pompeusement appeler « le professeur » (qu'il n'a jamais été et ne sera sans doute jamais), est une véritable honte pour les intellectuels africains, qui combattent, durement, les dictatures en Afrique. L'ancien opposant de la région parisienne, a décidé, comme les potentats africains qu'il combattait hier et avec qui il fait ami ami, frère frère, aujourd'hui, de mourir au pouvoir comme eux. Sans se soucier des qu'en dira-t-on. Après s'être tapé une nouvelle constitution qui lui octroie 12 années supplémentaires à la tête de l'Etat. En effet, 82 ans + 12 ans (6 ans x 2) = 94 ans. Son calcul est fort simple : son confort personnel au détriment de l'intérêt supérieur de la Guinée et des Guinéens.

Après avoir produit un bilan tel qu'il ne se voyait pas en mesure de le défendre, en 2017, laissant du coup les Socialistes être défendus par le candidat, Benoit Hamon, sans réelle envergure nationale, l'ancien chef de l'Etat, qui semble s'être remis de cette déculottée, regrette que le PS ne soit pas dans «la situation la plus brillante qu'il soit» alors qu'il devrait, selon lui, jouer un rôle «pivot» pour faire gagner la gauche en 2022.

Le 57e Sommet ordinaire de la CEDEAO qui s’est tenu, lundi, 7 septembre, à Niamey, au Niger, a été, de nouveau, l’occasion pour les chefs d’Etat et gouvernement de s'écharper. Du coup, le donneur des leçons en chef (de la démocratie pour les autres), le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, en a pris pour son grade. Une nouvelle fois. Toujours en présence du président bissau-guinéen, Umaro Cissoko Emballo, qui lui avait passé un savon, lors du dernier Sommet en visioconférence, en lui faisant savoir, contre toute attente, qu'il ne pouvait pas se borner à condamner le coup d'état au Mali, comme il le faisait, et ignorer son propre coup d'état qu'il organisait contre la constitution de son pays dont il est le garant, en s'octroyant un 3e mandat qui lui est, formellement, interdit. Le président bissau-guinéen, cette fois, n'a rien dit, laissant le « grand-frère », Muhammadu Buhari, parler à sa place.

Lorsque le Révérend pasteur Jacob Blin Ediémou affirme que Ouattara a bien travaillé et qu’il mérite pour cela un 3ème mandat, les partisans de ce dernier ne reprochent pas au chef de l’Eglise du christianisme céleste en Côte d’Ivoire de faire de la politique, ni ne l’abreuvent d’injures. En revanche, le cardinal Jean-Pierre Kutwã fut immédiatement accusé de rouler pour l’opposition et de diviser les Ivoiriens pour avoir qualifié de “non-nécessaire” la candidature de Ouattara à la prochaine présidentielle. Il y a indiscutablement ici un “deux poids, deux mesures” que toute personne éprise de justice et de liberté ne peut que condamner.

Le professeur agrégé de cardiologie et secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Kacou Maurice Guikahué, est en train de faire monter son parti en puissance. Incontestablement, on est en train de revoir le grand PDCI-RDA, cette grande dame, des années 90 des années Dona Fologo, où elle faisait la pluie et le beau temps, avec toujours à sa tête, le sphinx de Daoukro. Le professeur Guikahue est en train d'en faire une véritable machine électorale, comme avant, dont le but est d'écraser (démocratiquement) tout sur son passage. A la grande crainte des Bictogo, Adjoumani et autres Kandia Camara, qui, tôt ou tard, auront des comptes à rendre à leurs militants pour avoir, consciemment, semé la défaite et l'humiliation dans leur camp, en oeuvrant pour un 3e mandat illégal en faveur du « menteur d'Abidjan » (Dramane Ouattara).

Les Ivoiriens, surtout de l'opposition, doivent savoir que rien n'a changé dans les relations entre Emmanuel Macron et Alassane Ouattara (le fourbe). Il est bien vrai que la France, après la mort du dauphin désigné, Amadou Gon Coulibaly, avait souhaité (proposé même) la désignation d'un autre candidat différent d'Alassane Ouattara. Mais ce dernier n'en a pas tenu compte et s'est imposé aux yeux de Macron et de son ministre, Jean-Yves Le Drian, comme candidat. Ni l'un ni l'autre ne se sont exprimés sur ce revirement. Qui ne dit mot consent. D'autre part, le fait qu'à l'Elysée, on avance le souci de Macron de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures des pays africains, est une réponse claire à l'opposition qui demande la position de la France : Ouattara a le feu vert de Paris pour un 3e mandat. 60 ans après les indépendances, il appartient aux Ivoiriens de faire savoir si une telle mise sous tutelle est encore acceptable pour leur pays où la France compte énormément d'intérêts. Un argument de poids qui devrait leur permettre de se faire respecter par Paris, ce qui est pourtant loin d'être le cas.

Le premier tour des élections présidentielles doit se tenir le 27 décembre prochain. Depuis plusieurs semaines, les candidatures se multiplient.

Les promesses électorales ne valent que pour ceux qui y croient. “J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération.” Ces propos tenus devant les députés et sénateurs ivoiriens réunis, à Yamoussoukro, le 5 mars 2020, et pour lesquels il reçut, immédiatement, les chaleureuses félicitations d’Emmanuel Macron, Alassane Ouattara les a reniés le 6 août, veille de la fête nationale. Que vaut la parole présidentielle en Côte d'Ivoire ?

Réagissant à la déclaration de Mgr Jean-Pierre Kutwã, je faisais remarquer, d’une part, que cette déclaration était un non-événement parce qu’elle manquait à la fois de clarté et de courage et, d’autre part, qu’il s’agissait, non pas, de dire que la candidature de Dramane Ouattara après deux frauduleux mandats était nécessaire ou non, mais de savoir si notre Constitution autorisait le président du RDR à briguer un troisième mandat. Certains lecteurs de mon post n’étaient pas d’accord avec moi, ce que je ne trouve point anormal, mais l’un d’entre eux a cru m’impressionner en convoquant des ouvrages du Magistère de l’église catholique, ouvrages dont je doute qu’il les ait jamais lus et qu’il n’est même pas capable d’écrire correctement. Le faux savant ou pseudo-intellectuel en question est Jean-Baptiste Kouamé, qui était assistant au département de Lettres modernes de l’Université de Cocody quand j’y achevais une licence en 1987 et qui travaillerait avec Patrick Achi (secrétaire général de la présidence, ndlr) qui gouverne et mange avec le bourreau des Ivoiriens (Alassane Ouattara, ndlr).

Aujourd'hui, si j'ai un petit conseil à donner à celles et ceux qui font des commentaires inappropriés sur le retour de Jean-Marie Michel Mokoko au Congo, c'est de leur demander d'arrêter de crier sur tous les toits que c'est UN RETOUR VOLONTAIRE OU LIBREMENT CONSENTI. Non seulement cela est totalement FAUX mais c'est surtout CONTREPRODUCTIF.

Comme Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire, le président guinéen, Alpha Condé, sera, aussi, candidat à un troisième mandat (anticonstitutionnel), lors du scrutin prévu le 18 octobre, a indiqué son parti, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), lundi, 31 août. Comme en Côte d'Ivoire, ce 3e mandat a déjà coûté des dizaines de morts en Guinée. Et ce n'est qu'un début en Guinée comme en Côte d'Ivoire.

Mention Très Bien à l'archevêque d'Abidjan, le cardinal, Jean-Pierre Kutwa, qui, en bon pasteur, vient de jeter un véritable pavé dans la mare. En tenant un langage de vérité aux Ivoiriens et, surtout, au premier d'entre eux. Réputé très proche du président, Alassane Ouattara, il l'invite, sans détour, à ne pas se présenter à la présidentielle et à respecter les lois de la République qui l'en empêchent. Il l'invite, également, à s'assurer en tant que chef de l'Etat que le pays rassemblé ira à l'élection présidentielle, et que le vainqueur sera reconnu par tous, ce qui suppose, au préalable, l'organisation d'un dialogue politique pour mettre toutes les questions sensibles sur la table.
Le courage du cardinal qui est considéré comme un homme de Ouattara est à saluer. La RTI, la télévision d'Etat, a censuré ses propos dans son grand journal de 20 h GMT de ce lundi, 31 août. Cela dit, censure des Ouattaristes ou pas, le message de l'homme de Dieu est bien passé, toute la Côte d'Ivoire l'a entendu, y compris Alassane Ouattara, lui-même, depuis son lieu de villégiature en France. A lui de prendre ses responsabilités, la violence sur les personnes et les biens à cause de son 3e mandat commençant à prendre des proportions inquiétantes. Voici l'intégralité de la déclaration du cardinal de Côte d'Ivoire.

Ils ne vont pas s'en sortir avec si peu. Depuis samedi, 29 août, le directeur et le directeur-adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, ce magazine d'extrême-droite, parcourent les rédactions parisiennes pour essayer d'éteindre l'incendie provoqué par leur racisme qu'ils viennent d'étaler au grand jour, dans le dernier numéro de leur magazine où la députée de la France Insoumise, Danièle Obono, est traitée sur huit pages d'esclave. Pas moins. Pour avoir le courage d'une telle publication, il faut soi-même avoir des idées bien arrêtées sur le racisme et ne pas s'en démordre. Comme on sait, Honorable, Danièle Obono, n'a pas encore porté plainte (elle étudie encore une telle possibilité au pénal avec son parti), mais c'est la justice elle-même qui s'est saisie de l'affaire. Car elle est trop (trop) grave. Les choses se passent, aujourd'hui, comme si certaines personnes voulaient détruire la France, ce pays que beaucoup envient à l'étranger.

Après l’arrestation et la détention arbitraires de Pulchérie-Edith Gbalet, qui avait appelé à des manifestations pacifiques contre le 3è mandat illégal, après avoir laissé des enfants drogués attaquer à l’arme blanche des femmes et des jeunes qui marchaient, les mains nues, à Bonoua, Gagnoa, Divo, Yopougon, etc., le dictateur-imposteur veut éliminer physiquement Martin Bléou “soit par empoisonnement, soit, en provoquant un accident de la circulation, soit encore, à l’arme à feu”, si l’on en croit une note écrite par ce dernier, le 28 août 2020, et prenant à témoin la communauté nationale et internationale.

Jean-Marie Michel Mokoko est en route pour regagner son domicile à Brazzaville en homme libre ou au contraire pour regagner sa cellule à la Maison d'Arrêt ? Emmanuel Macron est quelqu'un d'intelligent, c'est incontestable. On ne devient pas Président de la France à moins de 40 ans par hasard.
 

Danièle Obono est haïe au sein d'une certaine opinion française. Mais, elle est aussi très aimée. Députée de la 17e circonscription de Paris (ce qui n'est pas à la portée de ceux qui l'insultent aujourd'hui dans le magazine Valeurs actuelles), elle fait honneur à la France, cette France multiculturelle bleu-blanc-rouge, black-blanc-beur, qui a gagné deux fois la coupe du monde de football en 1998 et en 2018, et qui porte très haut les valeurs de la France dans le monde.

Romain Bedel Soussa, comme beaucoup de Congolais, a été affecté par la mort du professeur des professeurs, Pascal Lissouba. Victime du coup d'état perpétré en octobre 1997 par celui que le président, Pascal Lissouba, qualifiait (à juste titre) de « général félon », c'est-à-dire, Denis Sassou Nguesso, il avait dit adieu à la politique en installant ses quartiers à Perpignan en France. Fidèle conseiller pendant tout son parcours présidentiel au point qu'il se voyait à son image (les deux hommes ont d'ailleurs des Antillaises comme épouses), Romain Bedel Soussa a, naturellement, suivi son mentor en exil. C'est donc un témoignage de cœur qu'il livre ce matin et qui est le reflet d'une sincérité qui n'avait jamais fait défaut au bien distingué professeur des professeurs.