Politique

Les élections législatives au Tchad pourront être organisées de manière «réaliste» au premier trimestre 2020, a affirmé, jeudi, 3 octobre, le président de la Commission électorale indépendante (CENI) lors d'un point presse. Le pouvoir accède, ainsi, à la demande de l'opposition qui trouvait irréaliste car totalement bâclées, ces élections si elles avaient été maintenues avant fin 2019. Ces trois mois supplémentaires aideront-ils à quelque peu contenir la machine à frauder du régime de Déby Itno ?

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

Pour bien montrer que c'est le jeune leader bien aimé, Kim Jong-un, qui mène le jeu devant un vieux Donald Trump, dépassé par les événements d'une future campagne qui lui donne, déjà, des sueurs froides, c'est Pyongyang, qui a annoncé des discussions avec les Etats-Unis, samedi, 5 octobre. Et non le contraire. C'est dire à quel niveau se trouve la diplomatie américaine depuis que Trump s'emmêle les pédales en Syrie, en Irak, et surtout, en Corée du Nord, où il ne contrôle plus les pourparlers ayant trait à sa dénucléarisation.

Un bataillon de l'armée malienne sous commandement de la force conjointe du G5 Sahel tentait, mardi, 1er octobre, «avec de gros moyens», de reprendre des positions tombées sous le contrôle de djihadistes, qui ont mené, lundi, une double attaque contre des camps militaires dans le Centre du pays.

Lundi, 30 septembre, était l'apothéose marquant les obsèques de l'ancien président français, Jacques Chirac. Déjà, la veille, des milliers d'anonymes lui avaient rendu un hommage à l'Esplanade des Invalides, à Paris, jusque tard dans la nuit. Ce lundi, midi, l'église de Saint-Sulpice avec ses 2.000 places assises, s'est avérée trop petite pour contenir tous ceux qui voulaient lui dire adieu. Même si l'extérieur de la cathédrale a été, spécialement, aménagé pour contenu beaucoup de monde, les Français, de manière générale, ont préféré suivre cette cérémonie religieuse à la télévision.

La cérémonie d'hommage à Jacques Chirac, décédé, le 26 septembre, aura lieu, lundi, 30 septembre, à Paris, suivie d'une inhumation, dans l'après-midi, en cercle privé restreint, au cimetière de Montparnasse. Si une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, a, d'ores et déjà, annoncé sa présence, côté Afrique, les présidents du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, grand « ami personnel » de l'illustre défunt, et du Togo, Faure Gnassingbé, assisteront bien à ces obsèques.

De très forts soupçons ont, toujours, pesé sur l'implication des Russes dans la victoire du candidat, Donald Trump, lors de l'élection présidentielle de 2016. Hillary Clinton, qui avait toutes les chances de remplacer Barack Obama à la Maison Blanche, a été, contre toute attente, devancée, par Donald Trump, avec le soutien de la Russie, qui aurait réussi à perforer ses données électorales. Pourquoi ne pas ré-essayer ce qui avait tellement bien marché la dernière fois ? Objectif : affaiblir Joe Biden (qui a de fortes chances de croiser Trump à la prochaine présidentielle) en jetant de la suspicion dans les relations d'affaires que son fils, entretient, en Ukraine. On estime que c'est suffisant pour discréditer Joe Biden aux yeux d'une partie de l'opinion américaine, et favoriser la réélection de Trump par la même occasion. Pour y parvenir, Donald Trump a demandé l'assistance du nouveau président ukrainien qu'on dit novice en politique, bien qu'il ait été élu président de la République. Malheureusement pour Trump, un lanceur d'alerte a faussé son plan en dénonçant la conversation téléphonique, dans ce sens, entre les présidents américain et ukrainien. L'affaire qui va de rebondissement en rebondissement, a de quoi inquiéter Trump. Voyant que le président des Etats-Unis ne maîtrise plus la situation, le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, étant, lui aussi, dans le viseur du parti démocrate qui va, bientôt, lancer la procédure de destitution au niveau de la Chambre des représentants, Moscou redoute que Washington dévoile les entretiens téléphoniques entre Trump et Poutine, ce qui pourrait mettre sur la place publique le rôle joué par Poutine dans l'élection de Trump. Mais de quoi le pouvoir russe a-t-il peur s'il n'a vraiment rien à se reprocher ?

“ Chirac, grand humaniste ; Chirac, sincère défenseur de l’Afrique " ! Si de tels qualificatifs étaient sortis de la bouche de ceux qui, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, ont éventré des femmes enceintes et ôté la vie à des centaines d’Ivoiriens dont Me Emile Boga Doudou, le général, Robert Gueï, et une soixantaine de gendarmes désarmés, on aurait trouvé cela un peu “normal” puisque c’est la France, dirigée à l’époque par le criminel et colon Chirac, qui avait armé et soutenu ces voyous et incultes pompeusement baptisés “Forces nouvelles”, avant d’exiger qu’ils soient nommés ministres comme si George W. Bush pouvait demander au même Chirac d’octroyer des portefeuilles ministériels aux assassins du préfet Claude Erignac.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Lyon a maintenu les poursuites engagées contre un ancien espion suspecté d'avoir voulu tuer un opposant congolais en France. Le procès aura donc lieu, ce qui permettra, peut-être, à Ferdinand Mbaou de savoir si oui ou non, le président, Denis Sassou-Nguesso, est le commanditaire de cet assassinat raté.

C'est une histoire rigoureusement personnelle que le décès de l'ancien président français, Jacques Chirac, me permet de vous livrer aujourd'hui. Nous sommes en avril 2002. Comme tous les deux à quatre mois, je me rends à Lomé pour échanger avec le Sage de l'Afrique. L'exercice se répète depuis longtemps et je suis considéré comme un familier du président. Tous les quinze jours, il lit le bimensuel Afrique Education que se charge de lui faire parvenir son excellence, Tchao Sotou Berre, l'ambassadeur du Togo en France. Ce mois d'avril 2002, comme tous les trimestres, le bimensuel Afrique Education produit un numéro double qui couvre tout le mois.

Jacques Chirac est mort. Sa famille l'a annoncé, ce jeudi, 26 septembre, matin, à l'Agence France Presse. "Le président Jacques Chirac s'est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement", a déclaré son gendre, Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac. Une rumeur vite démentie l'avait déjà annoncé pour mort, mardi, 24 septembre. Aujourd'hui, c'est la famille, elle-même, qui confirme son décès.

Menacé par une procédure de destitution explosive, Donald Trump a dû publier, mercredi, 25 septembre, le contenu d'une conversation téléphonique dans laquelle il demande à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival Joe Biden. Un échange "accablant" pour les démocrates, qui sont en train de rassembler d'autres preuves avant de lancer la procédure de destitution au niveau de la Chambre des représentants que préside Nancy Pelosi.

Le président américain est soupçonné d'avoir demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, possible candidat démocrate à la future élection présidentielle américaine.

Dans l’article ci-dessous, je cède la parole à Justin Katinan Koné, ex-ministre du Budget de la Côte d’Ivoire. En 2011, après le renversement de Laurent Gbagbo par les bombes et le mensonge, j’ai rencontré M. Koné au Ghana, où il se trouvait en exil forcé. Economiste de formation, il m’avait alors fourni beaucoup de renseignements utiles pour comprendre le conflit dans son pays. Aujourd’hui, alors que Laurent Gbagbo vient d’être acquitté par la Cour pénale internationale des crimes qui lui ont été injustement imputés par la presse aux ordres du G7 depuis le déclenchement de la guerre civile en Côte d’Ivoire, au mois de septembre 2002, Justin Katinan Koné est, lui, encore traqué par le tyran Alassane Ouattara. Depuis son exil, il m’a fait parvenir l’article ci-dessous à l’occasion du décès de Robert Mugabe. Le lecteur y trouvera un éclairage édifiant qui est absent des grands médias occidentaux. - Bernard Desgagné -

Le Burkina Faso commence à être en ébullition à 15 mois d'une élection présidentielle qui paraît, particulièrement, indécise. Candidat à sa succession, l'actuel président, Roch Marc Christian Kaboré, n'a aucune garantie qu'il sera réélu, les attaques répétées des djihadistes et les massacres des populations et des militaires, qui vont avec, constituant l'un des principaux points noirs de sa gouvernance. C'est dans ce contexte d'incertitude que le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) cherche à faire revenir son président d'honneur, Blaise Compaoré, de son exil doré en Côte d'Ivoire.

A l’invitation de son homologue, Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire, le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, a effectué une visite officielle, à Alger, les 18 et 19 septembre 2019. Au cours de cette visite, il a été reçu en audience par le président par intérim, Abdelkader Bensallah. Il a, également, eu une séance de travail avec son homologue algérien au cours de laquelle les deux ministres ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment, la coopération entre les deux pays. Une coopération qui existe bien depuis les années 80, mais, dont le résultat sur le terrain, ne reflète pas, encore, le potentiel affiché par les deux pays. Cette situation va être corrigée.

L'armée nigériane a accusé Action contre la faim (ACF) d'aider les terroristes en leur fournissant nourriture et médicaments dans le Nord-Est du Nigeria, en proie à une insurrection djihadiste et où les militaires ont fermé les bureaux de l'ONG française. L'armée nigériane ne prend pas une telle décision parce qu'elle serait inhumaine, mais, parce que cette interdiction est une arme pour combattre la secte Boko Haram. En effet, quand cette dernière n'a rien pour alimenter ses effectifs, elle est obligée de se découvrir en allant piller dans les localités environnantes, ce qui la fragilise car, parfois, elle essuie des attaques de l'armée. En lui procurant des vivres et des médicaments, ACF la renforce, militairement. L'ONG n'agit pas dans le cadre des droits de l'homme. C'est un secours aux terroristes, totalement, inapproprié et mal venu, que l'armée du Nigeria a l'obligation et la responsabilité de combattre, par tous les moyens.

Amadou Ba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, est en visite officielle en Espagne. Jeudi, 19 septembre, il a eu une séance de travail avec son homologue espagnol, Josep Borrell Fontelles, à l'occasion de la 2e session des consultations politiques entre les deux pays. L'objectif poursuivi par le chef de la diplomatie sénégalaise, est de renforcer la coopération avec le royaume d'Espagne, aussi bien, dans les domaines politiques, économiques que culturels.

L'ancien président tunisien, Zine el Abidine Ben Ali, est mort, en exil, en Arabie saoudite, à l'âge de 83 ans. Le royaume saoudien lui avait offert gîte et couvert, depuis janvier 2011, après avoir été déchu du pouvoir en Tunisie à la suite d'un mouvement révolutionnaire orchestré par ses anciens « amis » et « alliés » occidentaux qu'il servait avec beaucoup de zèle.

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a déclaré, jeudi, 18 septembre, vouloir poursuivre pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, deux ex-chefs de milice centrafricains, Patrice-Edouard Ngaïssona, président de la Fédération centrafricaine de football, et Alfred Yekatom, député. A un an de son départ de la CPI, pour fin de mandat, la Gambienne entend garnir son tableau de chasse qui ne compte que du « gibier » africain, ses huit ans à la CPI comme procureure ne lui ayant jamais permis de débusquer aucun sanguinaire européen, américain ou asiatique, ni tueur d'aucune autre région du monde que l'Afrique.