Politique

La réplique (très) limitée de l'Iran, pour l'heure, n'exclut pas d'autres actions. Les tirs de missiles iraniens visant des soldats américains en Irak marquent une nouvelle étape dans l'affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis et pourraient être suivis par d'autres actions. Stratégiquement et politiquement, le président américain, qui prépare sa réélection, affrontant une procédure de destitution engagée par ses rivaux démocrates, est dans une situation précaire. Son pari à pile ou face contre l'Iran pourrait lui être suicidaire car le régime de Téhéran va venger son vaillant général, et en même temps, chercher à affaiblir Trump pour qu'il quitte, définitivement, la Maison Blanche. C'est une occasion en or que Trump lui sert sur un plateau en argent car Trump aura été celui qui a fait le plus de mal à l'Iran depuis bien des décennies.

Le corps d’un enfant d’une dizaine d’années a été retrouvé ce mercredi, 8 janvier, dans le train d’atterrissage d’un avion d’Air France en provenance d’Abidjan qui venait de se poser à Roissy-Charles-de-Gaulle.

En date du 12 novembre 1958, le ministre de la France d'Outre-Mer, Yvon Bourge, par l'entremise de son gouverneur général de l'Afrique équatoriale française, avait adressé une note faisant état de « Conseils d'un colon à ses successeurs avant son départ pour la France ». C'était la conduite à tenir aux côtés des nègres afin de garder la suprématie blanche et toujours cultiver la peur du blanc chez le noir. Un conditionnement qui permet à la France de conserver intacte son influence sur ses anciennes colonies africaines devenues ...indépendantes. Ces conseils donnés en 1958 sont toujours (fondamentalement) de rigueur en ce début 2020 avec quelques nuances cependant.

Après le départ des contingents tchadiens, rentrés, vendredi, 3 janvier, dans leur pays, au terme de leur mission contre Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, des centaines de civils nigérians fuient par crainte de nouvelles attaques djihadistes.

Denis Sassou-Nguesso de 2020 est-il encore le Denis Sassou-Nguesso de ces dernières années qui faisait la pluie et le beau temps au Congo-Brazzaville ? Désormais, c'est un président (affaibli par le FMI) qui doit composer avec beaucoup d'ennemis et adversaires politiques de toutes sortes. Ceux-ci se comptent dans son entourage immédiat, mais aussi, au sein du PCT, de l'administration et du gouvernement. Un véritable nid de crabes. A 76 ans, le chef de l'Etat congolais n'est plus (très) jeune. Rongé par les maladies des personnes de son âge (qu'on ne citera pas), il traîne, aussi, une bedaine qui transparaît dans ses costumes croisés.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a nommé, deux semaines exactement après son entrée en fonction, son premier gouvernement, composé de 39 membres. On dirait du Bouteflika sans Bouteflika.

Le guide suprême iranien promet de "venger" la mort du général, Qassem Soleimani, tué dans un bombardement américain, sur un ordre assumé de Donald Trump. Ce dernier vient-il de commettre l'erreur stratégique de son mandat à la Maison Blanche ? Car on peut faire ce genre de chose à la Syrie, peut-être à la Turquie (l'alliée de l'OTAN), certainement, à l'Iraq, mais, on ne peut pas le faire à la Corée du Nord, et encore moins, à l'Iran des ayatollahs. D'où la question, Donald Trump s'est-il mis lui-même les pieds dans le guêpier iranien au point de compromettre sa réélection qui, déjà, n'était pas très évidente ?

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, vient de se débarrasser d'un adversaire politique encombrant. A moindre frais : Joseph Djimrangar Dadnadji, qui avait été premier ministre du Tchad en 2013 avant de passer à l'opposition, est mort, mardi, 31 décembre, à 65 ans, de suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC), a annoncé mercredi, 1er janvier, un responsable de son parti. Déby aurait pu le sauver s'il avait accepté sa moindre évacuation sanitaire même au Cameroun voisin où les structures hospitalières sont, nettement, mieux équipées. Peut-être que le dictateur tchadien aurait juste dit : « Bon débarras » ! justifiant le fait qu'il l'ait laissé mourir sans assistance ni accompagnement réel, de façon délibérée.

Comme si son silence face aux massacres de Duékoué, Nahibly, Gitrozon, Adebem et Anonkoua-Kouté par les soudards de Dramane Ouattara n’était pas suffisamment grave, comme s’il était dans sa nature de plaire encore et toujours à ces voyous et criminels qui ont pris la Côte d'Ivoire en otage, Jean-Pierre Kutwã a ajouté, ce 30 décembre 2019, la discrimination à une collusion de 10 ans avec un régime vomi et honni en “suppliant” Ouattara “de faire sortir de prison ceux qui ont été arrêtés dernièrement”. Et les autres, c’est-à-dire, tous ceux qui croupissent en prison depuis 2011, ne méritent-ils pas, eux aussi, la compassion du conseiller attitré de Dramane Ouattara ? N’ont-ils pas le droit de respirer l’air de la liberté ? Sont-ils moins importants que les partisans de Soro ? Sont-ils des animaux ? Et puis, entre nous, sont-ils plus coupables que tous les comzones incultes que Monsieur Ouattara a promus et enrichis ? La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), pour laquelle on décaissa des milliards de F CFA mais dont le rapport ne fut jamais publié, soutient-elle que seuls les pro-Gbagbo ont commis des crimes entre 2002 et 2011 ?

Même pas honte ! Candidat à sa succession pour un troisième mandat, ce qu'il évite pour le moment de dire tout haut, Alassane Ouattara a entrepris de faire le ménage au sein de l'opposition où après avoir éliminé de la course présidentielle, Guillaume Soro, c'est au tour, maintenant, de Charles Blé Goudé, un autre empêcheur de tourner en rond, de subir sa foudre. En effet, le tribunal criminel d'Abidjan a condamné, lundi, 30 décembre, l'ancien bras droit de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle aux Pays-Bas, à 20 ans de prison, 10 ans de privation de ses droits civiques et 300 000 euros de dommages et intérêts. D'où notre question : Ouattara veut-il aller à l'élection présidentielle d'octobre 2020 sans adversaires crédibles ?

Qu’il s’agisse d’Ivoiriens vivant et travaillant au pays ou bien de ceux qui ont passé des vacances dans la capitale économique, tous sont d’accord pour soutenir que notre peuple est suffisamment mobilisé pour en découdre avec les gens qui, depuis qu’ils ont été installés au pouvoir par la prétendue patrie de la liberté et des droits de l’homme, ne font que violer la Constitution et porter atteinte aux libertés fondamentales chèrement conquises par Laurent Gbagbo et d’autres démocrates ivoiriens en 1990. Ils ajoutent néanmoins que ce qui manque, pour stopper ce régime dictatorial et criminel, ce sont des leaders de la trempe de Laurent Gbagbo, c’est-à-dire, des hommes, femmes et jeunes capables de mouiller le maillot ou d’aller au charbon. C’est tout le débat sur les rapports entre peuple et leader qui est posé ici. Dans les lignes qui suivent, je voudrais apporter ma modeste contribution à ce débat qui est aussi vieux que le monde mais que notre pays ne peut se permettre d’éluder aujourd’hui.

Comme en 2018 où le Togo, entre autres grands sommets, avait réuni les pays de la CEDEAO et de la CEEAC pour étudier les voies et moyens de lutte contre le djihadisme et l'extrémisme violent, l'année 2019 a, aussi, vu la tenue, à Lomé, des grandes conférences économiques dans le cadre du lancement du PND (Programme national de développement), mais aussi, visant à permettre la signature d'une nouvelle Convention entre l'Union européenne (UE) et les pays ACP dont le ministre togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, est l'illustre porte-parole et négociateur en chef.

Seul contre tous. Auparavant alliés, Alassane Ouattara, dans un instinct de survie, est obligé de se battre, aujourd'hui, avec ceux qui l'ont fabriqué, hier : Henri Konan Bédié et son PDCI sans lesquels Ouattara n'aurait, jamais, jamais, gagné l'élection présidentielle de 2010 et de 2015 ; Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles (financée par Alassane Ouattara hilmself) pour déstabiliser le pouvoir d'Henri Konan Bédié, sans qui, il n'aurait, jamais, jamais, accédé à la magistrature suprême. Ces deux personnalités incontournables dans la vie politique de l'actuel chef de l'Etat, ont dû se résoudre à l'évidence, après avoir reconnu que Ouattara est tout, sauf un homme de parole. Sous ses faux airs d'homme gentil, toujours souriant, et civilisé, il est d'une fausseté inédite. Pire qu'un caméléon, cette bête qui change de couleurs au gré des situations, il est le genre de personne qui pousserait la jeunesse ivoirienne à ne plus croire à la politique et aux politiciens. Car si c'est cela la politique, autant faire carrière dans d'autres disciplines. Oui, Ouattara salit la politique par une pratique qui devrait faire honte à ses partisans qui disent le soutenir. Les intellectuels ivoiriens et africains ne devraient pas rester inertes, sans voix, devant de tels comportements s'ils veulent que la Côte d'Ivoire, l'Afrique, se tiennent debout. Ouattara est l'exemple même de ce qui doit être condamné en politique. Depuis Paris, Guillaume Soro promet "d'organiser la résistance" à Alassane Ouattara. C'est le moins qu'il puisse dire et faire. Mais, il y a plus grave, à cause de son président, la Côte d'Ivoire est en train de retrouver ses vieux démons. Ce pays redevient le grand malade qu'il avait été pendant une bonne dizaine d'années. Sous nos yeux. Ce qui induit notre responsabilité à tous, Ivoiriens comme Non-Ivoiriens : il faut dire, très fortement, NON, à ce qui est en train de se passer dans le pays de Félix Houphouët-Boigny par quelqu'un qu'on accusait, il n'y a pas très longtemps, de ne pas être Ivoirien, mais, Burkinabé. Par sa façon de faire, il donne, ainsi, raison aux partisans de l'ivoirité.

L'ancien magistrat ivoirien, Ange-Olivier Grah, décortique, point par point, toutes les fautes et manquements graves collectionnés par le procureur de la République, et conclut à une situation de non-droit caractérisé, qui va, à coup sûr, décrédibiliser le pouvoir de celui qu'on nomme déjà le « nouveau boulanger d'Abidjan » (Alassane Ouattara). Entendez, celui qui roule tout le monde dans la farine. Les arguments d'Ange-Olivier Grah sont imparables et relèvent à la fois du droit et du simple bon sens. La question, en les lisant, est de savoir si Ouattara est arrivé à un point de désespoir qui lui fait ignorer les qu'en dira-t-on que son non-respect des institutions dont il est le garant, va susciter ?

Guillaume Soro, candidat à l'élection présidentielle ivoirienne de 2020 visé par un mandat d'arrêt, est accusé d'avoir préparé "une insurrection civile et militaire" par le procureur de la République d'Abidjan, Richard Adou. Des accusations "fallacieuses", estime, jeudi, 26 décembre, la défense de l'ex-chef rebelle. Entre les deux anciens amis, qui dit la vérité ? Qui est le menteur ?

Le président, Recep Tayyip Erdogan, va intervenir, militairement, en Libye, où son armée, après un vote au parlement, ira soutenir le gouvernement légal de Tripoli, face à l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal, Khalifa Haftar. La Libye est un cas typique de la méchanceté de l'Occident à l'endroit des pays du monde qui lui résistent. Voilà un pays qui ne demandait rien à personne, et qui donnait, parfois, autant à certains pays africains que les pays dits développés. Parfois plus. Enervé de voir un dirigeant africain, en l'occurrence, le frère guide Mu'ammar al Kadhafi, qui avait une vision panafricaine aux antipodes des objectifs des Occidentaux sur l'Afrique, les pays de l'OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) l'ont, carrément, assassiné, et, complètement, détruit son pays, qui est, aujourd'hui, totalement, méconnaissable. Sans autre forme de procès. La France qui a été la tête de pont (pensante) de cette affreuse déstabilisation, voit, aujourd'hui, les limites de sa puissance, maintenant, où tout le monde prône la réconciliation et la reconstruction de ce pays jadis très prospère. Paris ne sait plus sur quel pied danser. Sa diplomatie et son armée sont d'une efficacité nulle en Libye. Le Qatar qui avait été le premier à répondre à l'appel de cette déstabilisation initiée par Nicolas Sarkozy, alors président français, a disparu des radars, même si, de temps en temps, Doha fait semblant de soutenir Sarraj. Du bout des lèvres. La vérité est que, quand il fallait détruire et tuer, le Qatar était présent et très actif. Maintenant où il faut réparer, le Qatar est aux abonnés absents. Son émir est d'une discrétion vaticane. Quant au grand « visionnaire », Nicolas Sarkozy, il évite même de parler de la Libye et de Kadhafi dans ses rares interventions publiques. En aurait-il honte ? Quand ira-t-il à Tripoli demander pardon aux Libyens ? Face au désordre ambiant que connaît ce pays, en cette fin de 2019, le président turc à qui l'Occident ne cesse de donner des leçons (des leçons qu'il botte heureusement en touche), va intervenir en Libye. Pays où la France, est aujourd'hui incapable de faire quoi que ce soit, son armée n'ayant plus aucune capacité à y être déployée, du fait de sa présence au Sahel, en Syrie et sur d'autres théâtres du monde. Quand on veut jouer aux impérialistes, il faut en avoir les moyens !

Quand on a accepté de diriger un parti politique, qu’on ait été élu ou nommé, c’est pour conquérir et exercer le pouvoir d’Etat en vue d’améliorer les conditions de vie du peuple. Or, en Afrique comme ailleurs, le pouvoir n’a pas que des avantages que sont les honneurs, le tapis rouge, les lambris et l’argent de la République, etc. Il comporte aussi des contraintes et des désagréments en ce sens que vous pouvez être gazé et arrêté au cours d’une manifestation de protestation contre la politique du parti au pouvoir, être emprisonné, voire, éliminé.

Une dizaine de soldats burkinabé ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi, 25 décembre, lors d'une attaque contre un détachement militaire à Hallalé, dans le Nord du Burkina Faso, quelques heures, seulement, après l'attaque d'Arbinda. Cette attaque perpétrée en pleine nuit de Noël, la fête de la nativité célébrée par les chrétiens du Burkina Faso, montre, clairement, qu'au-delà des enjeux politiques, les djihadistes veulent éradiquer le christianisme implanté dans cette partie du pays. Autrement dit, les djihadistes ne mènent pas seulement une guerre politique, de « valeurs » et une façon de concevoir la vie, mais, ils mènent, aussi, une guerre religieuse avec comme objectif final, la suprématie de l'islam radical (et non tolérant) qui autorise de couper les bras et les jambes en guise de punition. Ce qui se passe, aujourd'hui, au Burkina Faso ne concerne pas uniquement ce pays, car les terroristes, une fois qu'ils auront mis le grappin sur ce pays, passeront à d'autres pays dont certains abritent, déjà, sans parfois le savoir, des cellules dormantes de djihadistes. La CEDEAO doit dépasser l'étape du discours et prendre les choses en main car le terrorisme est une épreuve de longue haleine qui ne peut, jamais, jamais, être vaincue par la seule coopération internationale. Pour être efficace, celle-ci ne doit venir qu'en appui aux véritables efforts fournis par le pays lui-même pour le combattre.

A quoi sert, réellement, la présence des soldats américains au Sahel ? Leurs énormes moyens de surveillance, n'ont pas permis de déjouer des attaques qui ont coûté, en centaines d'hommes, ces derniers temps, les armées des trois pays concernés, à savoir, le Burkina Faso, le Niger et le Mali.
Si les dirigeants africains se sentent bâillonnés ou ont peur de dire ce qu'ils pensent, tel n'est pas le cas des peuples africains, qui expriment haut et fort ce qu'ils qualifient de double-jeu des armées occidentales présentes dans le Sahel. Parfaitement lynchée dans les réseaux sociaux et sur internet, l'armée française, par exemple, est invitée à lutter (vrai vrai) contre les terroristes ou à plier bagages. Le fait que son chef suprême, le président, Emmanuel Macron, vole à son secours en « convoquant » les cinq présidents du G5 Sahel, le 13 janvier, à Pau, en France, ne change rien à la situation. La Force Barkhane doit se montrer à la hauteur de la situation, sinon, sa présence au Sahel n'est pas nécessaire, même si on reconnaît, très très honnêtement, le rôle joué par les forces françaises pour empêcher les djihadistes de s'emparer de Bamako, il y a sept ans. C'est justement d'une telle armée (performante et sécurisante) dont les peuples du Sahel disent avoir besoin et non de sa version Barkhane actuelle.
Donald Trump profite-t-il de cette polémique pour mettre fin à la présence de ses boys au Sahel ? Toujours est-il que les Etats-Unis envisagent de réduire considérablement leur présence militaire en Afrique de l’Ouest, voire, d’y retirer complètement leurs troupes engagées dans la lutte antiterroriste, selon le  New York Times, citant des responsables américains.

Le candidat à la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, a dénoncé, mardi, 24 décembre, "la brutalité inacceptable" des forces de l'ordre à l'encontre de ses partisans, quelques heures après l'émission d'un mandat d'arrêt international à son encontre par la justice ivoirienne. Soro, le chrétien, voulait fêter Noël auprès de sa femme, ses enfants et ses partisans. La fête de la nativité a un sens pour tout chrétien. Mais, Ouattara, le musulman, regarde, plutôt, du côté de la Mecque. Noël pour lui ne revêt qu'une importance relative. Sur le fond, Guillaume Soro peut avoir raison d'en vouloir à Alassane Ouattara. Mais, toutes choses égales par ailleurs, il ne doit s'en prendre qu'à lui-même. Ce qui lui arrive, aujourd'hui, n'est que la conséquence de ses propres turpitudes politiques d'ancien enfant gâté, faiseur de la pluie et du beau temps, pendant plusieurs années en Côte d'Ivoire.