Politique

Après un silence de cimetière de plusieurs jours, le gouvernement déclare avoir demandé l'authentification de la conversation supposée entre le général, Djibrill Bassolé, et le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro. Il était temps de dire quelque chose.

Le système clientéliste mis en place dans les Forces armées est de plus en plus dénoncé. Il provoque l'hémorragie de jeunes officiers, particulièrement, performants, qui n'acceptent pas de travailler au rabais. Certains d'entre eux vont jusqu'à souhaiter un changement de régime.

L'opposant congolais, Paulin Makaya, va-t-il finir par devenir un martyr au regard des souffrances énormes que lui fait endurer Sassou Nguesso, au commissariat central de Brazzaville ?

La société civile burkinabé est aux anges. Elle a été primée pour avoir réussi sa révolution en chassant du pouvoir Blaise Compaoré, qui voulait y mourir, après y avoir passé 27 ans de sa vie.

De quoi le général, Robert Gueï, est-il mort exactement ? Et dans quelles circonstances ? Voilà quelques questions que les Ivoiriens veulent élucider depuis cet effroyable assassinat qui a marqué ce pays où la paix, au temps d'Houphouët, était un comportement.

François Hollande et Matteo Renzi se sont concertés ce matin, à Paris, sur la Syrie, avant de s'attarder sur la Libye. Déstabilisée par l'assassinat de Kadhafi, la Libye est devenue un véritable boulet pour la communauté internationale.

Au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à 14 agents de la sécurité présidentielle tunisienne, le président, Béji Caïd Essebsi, qui a annulé la visite officielle qu'il devait effectuer, ce jour, en Suisse, prend des mesures draconiennes.

Sous Mahamadou Issoufou, le Niger connaît un véritable bond en arrière en matière des libertés et des droits de l'homme. Le président du Niger fonctionne avec un logiciel usé du parti unique, alors que les temps ont beaucoup changé.

Impulsé par Denis Sassou Nguesso, qui, finalement, s'est retrouvé, tout seul, à Libreville, avec Ali Bongo Ondimba, le Sommet de la CEEAC qui devait, normalement, réunir 11 chefs d'Etat, n'en a réuni que deux.

Alors que le continent, dans son ensemble, progresse, une certaine Afrique régresse. Celle dont les présidents cherchent à mourir au pouvoir. C'est le cas, notamment, du Djiboutien, Omar Guelleh, qui perpétue une dictature ni vue ni connue, du Rwandais, Paul Kagame, du Congolais et sanguinaire, Sassou Nguesso, et de quelques autres.

L'Etat islamique (EI ou Daesh) vient de frapper les soldats de la sécurité présidentielle, en plein cœur de Tunis. Bilan : plusieurs agents tués et blessés, et, l'autocar totalement calciné. Le président annule son voyage en Suisse.

Président de Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya croupit sous les geôles de la DGST, à Brazzaville, après un petit tour chez le substitut du procureur. Là bas comme ici, pas de dossier d'accusation. Mais il est, néanmoins, gardé, déshabillé, laissé sans boisson, sans nourriture.

L'ancien président, Moncef Marzouki, qualifié d'anti-djihadiste primaire, serait dans le collimateur des djihadistes qui veulent lui faire la peau. Ses proches demandent le renforcement de sa sécurité.

Pierre Nkurunziza est de plus en plus conscient de mener le Burundi vers la catastrophe. Va-t-il accepter de négocier comme on le lui demande ? La situation s'aggrave de jour en jour avec des morts à la pelle. Les Belges sont appelés à quitter le pays.

L'élection présidentielle au Ghana aura lieu en 2016 à une date encore indéterminée. Mais elle ne suscite pas de commentaire outre mesure sans doute parce que la démocratie ghanéenne coule comme un long fleuve tranquille.

L'enquête sur l'attentat du Radisson de Bamako suit son cours. Le procureur est, déjà, en mesure de dire que les deux terroristes ont bénéficié des complicités sur place.

Cinq chefs d'Etat se sont réunis, à N'Djamena, le 20 novembre, pour prendre des mesures sur la sécurité dans les pays du Sahel. La montagne, une fois de plus, a accouché d'une souris.

A quelques jours des élections présidentielle et législatives du 29 novembre, le Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples, a rendu visite aux putschistes du 16 septembre, afin de s'enquérir de leur condition d'internement.

Le président français a revêtu sa plus belle tenue de commandant en chef de la lutte contre Daesh, qui doit rassembler le plus grand nombre de nations possibles. A défaut de réduire le chômage et les inégalités en France, voilà un terrain où son succès est garanti.

L'attaque des djihadistes de Al-Mourabitoun est terminée. Place maintenant au bilan et au deuil. Mais aussi aux questions qui pour le moment restent sans réponse : pourquoi cette attaque ? Pourquoi ne l'a-t-on pas évitée ?