Politique

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a fêté ses 92 ans, lundi, 2 mai, à Harare. Il est en pleine forme et garde l'âme du combattant qu'on lui connaît.

Comme en a décidé le gendarme électoral, à savoir, la Cour constitutionnelle, le vote sera repris dans 13 bureaux qui totalisent, en tout, 6.305 électeurs. Le candidat, Azali Assoumani, se dit « très serein » et demande une victoire massive aux Anjouanais, mercredi, 11 mai prochain.

Le marabout nigérien, Tandja Bachir, a fait une mise au point fracassante parue dans la presse (Brazza News-Congo Objectifs du 4 août 2015) aux termes de laquelle, il a eu des démêlés avec le président, Denis Sassou-Nguesso, en faveur duquel il travaillait depuis le 21 décembre 1997 pour envoûter le peuple congolais afin de le soumettre mystiquement à sa personne.

On savait que Sassou Nguesso arrive à conserver le pouvoir par la ruse et le sang. Dans cette interview, l'ancien premier ministre, Alphonse Souchlaty Poaty, fait état de révélations fracassantes qui peuvent déstabiliser le clan qui dirige le pouvoir congolais.

Bongo Ondimba Ali (BOA) est en train de réussir l'exploit de faire imploser ce que son père avait laissé de très cher à ses partisans politiques : le Parti démocratique gabonais (PDG). Sauf à miser sur la fraude, une fraude gigantesque, on ne sait plus sur quel instrument il peut s'appuyer pour gagner la présidentielle d'août prochain. Ca semble cuit pour lui.

Une petite erreur judiciaire (d'inattention et de précipitation) d'un juge (un peu zélé) ne va pas priver le peuple burkinabé, sinon, le continent africain, tout entier, d'un palpitant procès sur une des affaires les plus cruciales de l'histoire de l'Afrique : l'assassinat de Thomas Sankara et, par extension, la tentative de coup d'état de septembre 2015 pour faire capoter la transition.

Le président sud-africain Jacob Zuma va, de nouveau, être poursuivi pour plus de 700 charges de corruption dans une affaire de contrat d'armement, suite à une décision de la justice sud-africaine qui le fragilise un peu plus, au moment où il accumule les déboires.

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, croyait, à tort, que le fait de devenir président en exercice de l'Union africaine, au moment où il organise l'élection présidentielle tchadienne, allait lui permettre d'assurer son passage en force, tout tranquille. Il a eu tout faux.

Roch Marc Christian Kaboré n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. Dans le pays des hommes intègres, il est, désormais, interdit à tout fonctionnaire d'accepter un pot de vin de 35.000 F CFA (53 euros). Le peuple applaudit.

La Commission électorale nationale vient d'annoncer les résultats provisoires : Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo est réélu avec 93,7% contre six autres candidats qui se partagent le reste des suffrages. L'issue de ce scrutin ne faisait aucun doute, Obiang ne disposant d'aucun adversaire à sa pointure.

Jacob Zuma fait le dos rond devant les nombreuses demandes de démission, aussi bien, au sein de son parti, l'ANC, que dans le reste du pays, dont il fait l'objet. Mais jusques à quand ?

Pas d'étonnement. Ce n'est pas un poisson d'avril non plus. Nelson Mandela, Le Grand Madiba, a atterri en Palestine. Pas en chair et en os. Mais en statue géante qui vient d'être offerte, à Ramallah, par l'Afrique du Sud.

Sassou Nguesso a désigné Clément Mouamba premier ministre chef du gouvernement. Mouamba n'aura pas à choisir à proprement parler les ministres avec qui il souhaiterait travailler. Il a trouvé la liste du gouvernement déjà toute faite, prête à être consommée.

L'Union africaine n'attend que le feu vert du dictateur pour désigner un médiateur de la crise congolaise. De son côté, Ban Ki-moon vient en renfort dans un courrier où il lui demande de favoriser le dialogue avec l'opposition.

Après Lomé (avant son investiture) et Abidjan, le 18 avril, Patrice Talon, sera, à Paris, mardi, 26 avril, pour rencontrer François Hollande et nouer des contacts utiles pour son (unique) quinquennat en cours.

Candidat à un cinquième mandat, Idriss Déby Itno a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 10 avril par la Commission électorale nationale indépendante. Il fallait être naïf comme un rat du Tibesti pour croire qu'il en serait autrement. Ce serait déjà une avancée notable si l'opposition se convainquait, enfin, que ce n'est pas par les urnes qu'elle accédera au pouvoir.

Après s'être auto-proclamé porte-parole de l'Afrique et Maître du Bassin du Congo, grand poumon écologique mondial après l'Amazonie, le dictateur qui avait co-financé la COP 21, à Paris, n'a pas été invité à la signature de l'accord sur la COP 21 qui aura lieu, à l'ONU, le 22 avril. Colère noire à Mpila.

La Belgique a mis fin, aujourd'hui, mercredi, 20 avril, aux contrôles systématiques à sa frontière avec la France, qu'elle avait, unilatéralement, instaurés, il y a plusieurs semaines, bousculant, du même coup, le dispositif Schengen.

Sassou Nguesso a beau résister à la communauté internationale et être plus fort que le ciel et la terre réunis. Il est, déjà, acculé. Sa situation risque, même, de devenir intenable s'il n'a pas la sagesse de desserrer, vite, l'étau.

On peut l'espérer. On ose l'espérer. On croit l'espérer. Les deux hommes ne s'apprécient plus. Même devant les caméras, ils n'arrivent pas à faire semblant.