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Politique

Le Centrafrique s'engage, enfin, vers la fin de la transition. Première étape de cette dernière ligne droite, l'organisation du référendum constitutionnel, dimanche, 13 décembre. Résultats provisoires, le 18 décembre.

Décédé alors qu'il n'était plus au pouvoir, le général, Mathieu Kérékou, aura droit à des obsèques dignes d'un chef d'Etat, encore en fonction, grâce à son successeur, Yayi Boni.

La déception est grande au sein de l'Union européenne où on se rend compte que Pierre Nkurunziza et son régime, sont devenus infréquentables.

A cause de la frousse qui l'envahit à l'idée de croiser Hama Amadou, pendant la campagne présidentielle, le président candidat à sa succession, Mahamadou Issoufou, arrive à imposer une justice à ses ordres. Il lui fait prendre des décisions qui ne tiennent pas debout et qui la discréditent totalement. Jusqu'où les Nigériens le laisseront-ils faire ?

La juge d'instruction parisienne, Sabine Khéris, a levé, dans la soirée, le mandat d'amener à l’encontre du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.

C'est la dernière trouvaille du président de transition, Michel Kafando, avant de céder, bientôt, son fauteuil, au président démocratiquement élu, Roch Marc Christian Kaboré : la mise sur pied d'une commission pour aboutir à la dépolitisation de l'armée.

Denis Sassou Nguesso voulait nommer un premier ministre et lancer sa nouvelle constitution en novembre 2015. Il n'a pas pu le faire, voyant comment l'hostilité est forte contre son très controversé texte. Maintenant, il veut suivre un autre chemin, moins, périlleux. Lisez plutôt.

Ce n'est pas encore le conflit diplomatique ni la crise entre Paris et Abidjan, mais ce serait faux de ne pas admettre que le pouvoir ivoirien n'est pas en colère, par la façon dont est traité le deuxième personnage de l'Etat.

François Bozizé Yangouvonda, candidat du parti Kwa Na Kwa (KNK), ancien président du Centrafrique de 2003 à 2013, n'a pas été admis à se présenter à la présidentielle du 27 décembre. Ainsi en avait décidé le Forum de Bangui de mai dernier.

Le numéro 428 du 1er au 15 décembre, encore en vente pour quelques jours, est fidèle à la légende du bimensuel : incisif et irrespectueux envers ceux qui gouvernent le monde.

C'est certainement une prochaine fois que le président du Bénin, Yayi Boni, rencontrera le dictateur burundais, Pierre Nkurunziza. Le président béninois est chargé de faciliter le dialogue entre le pouvoir et l'opposition du Burundi.

L'armée du Nigeria est en train de respecter le timing prescrit par son commandant en chef, le général-président, Muhammadu Buhari, de libérer le pays, au plus tard, fin décembre 2015.

La sortie du, désormais, général de division et non moins premier ministre du Burkina Faso, Isaac Zida, sur le caractère authentique de la conversation téléphonique entre Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, et le général, Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères du Faso, actuellement, en prison, fait couleur beaucoup d'encre.

Est-il vrai que le Gabon s'achemine, dans quelques mois, vers une présidentielle que d'aucuns considéraient, hier, comme étant de tous les dangers pour le titulaire du poste ? Aujourd'hui, il n'en est rien et ce serait même bénéfique pour le pouvoir actuel d'organiser une présidentielle anticipée.

Le premier ministre, Isaac Zida, vient de mettre les pieds dans le plat en annonçant que les conversations téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, sont authentiques.

Multimilliardaire en F CFA et millionnaire en euros, l'homme d'affaires, Patrice Talon, aspire à succéder à Boni Yayi, un des rares dirigeants africains à avoir respecté, malgré plusieurs vents contraires, la limitation de mandats que lui imposait la constitution. Candidat sérieux, aujourd'hui, Talon pourrait devenir un candidat redoutable.

A 78 ans, Abdelaziz Bouteflika n'a-t-il pas le droit de faire un bilan de santé en France ? La question ne se poserait pas, en ces termes, si le pouvoir algérien savait communiquer sur l'état de santé du premier responsable du pays.

Bientôt chassé de la Syrie et de l'Irak, l'Etat islamique (EI) va, certainement, prendre ses quartiers en Libye, où règne un désordre total, avec deux gouvernements qui se font la guerre. L'Afrique retient son souffle.

Trois personnes ont été assassinées, par la police, ce vendredi, 4 décembre, à Bujumbura, ce qui porte à plus de 300 morts, par balles, depuis avril. Pierre Nkurunziza, malgré les menaces de la CPI (Cour pénale internationale) continue de faire tuer. Impunément.

Sentant la déstabilisation dans les relations afro-chinoises venant de l'Occident, le président chinois, Xi Jinping, a profité du Sommet Chine-Afrique de Johannesburg pour renforcer la solidarité entre les deux parties.

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