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Politique

Incontestablement, l'exil doré de Blaise Compaoré, à Abidjan, a pris fin avec le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui, par la justice burkinabé. Désormais, le « Beau Blaise » vit dans la tourmente, très peur de ce que demain serait fait.

Après avoir déjà dit non à l'Union africaine (UA), Pierre Nkurunziza reste logique avec lui-même. Son Conseil national de sécurité vient de confirmer le refus du Burundi d'accueillir toute force militaire de l'UA. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies pourrait se saisir de cette affaire.

Sassou Nguesso n'avait pas d'autre choix que de se dévoiler ce matin, devant les députés convoqués en session extraordinaire. L'élection présidentielle aura lieu en mars 2016. Candidat à sa succession, mais pas encore déclaré, il cherche comment l'annoncer à son peuple afin que la pilule passe au niveau de la communauté internationale.

19 morts (pour le moment) selon l'opposition, survenus, le 21 décembre, lors d'une réunion de l'opposition. 7 morts selon le ministre des Affaires étrangères, qui s'improvise ministre de la Sécurité publique. Comme d'habitude, le président Guelleh est aux abonnés absents. Jusqu'à quand ?

Au Sénégal, comme en France, la guerre contre le terrorisme fait l'objet d'un déficit de débat et de communication, entre les autorités et le peuple. Les conséquences de cette politique ont un coût difficilement supportable.

Le représentant spécial du secrétaire général pour la Libye, l'Allemand, Martin Kobler, s'est félicité, jeudi, 18 décembre, de la signature, à Skhirat, au Maroc, d'un Accord politique entre plusieurs parties au conflit en Libye.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, ne dévie pas de sa logique suicidaire. Son régime vient de convoquer la presse, ce samedi, pour l'informer de sa décision d'envoyer neuf militaires « putschistes » devant le tribunal militaire. A deux mois de la présidentielle, Issoufou déclare la guerre à l'armée et à l'opposition alors que c'est Boko Haram qu'il devrait combattre.

Après avoir muselé la presse et l'opposition dont certains ténors sont, carrément, en prison comme Victoire Ingabire, le dictateur rwandais, Paul Kagame, vient de dérouler une mascarade de référendum, dont le seul but est de mourir au pouvoir. Mais le monde changeant, Kagame devrait savoir que les choses ne se passeront pas ainsi.

Sassou Nguesso, Pierre Nkurunziza et Paul Kagame, sont, tous, des partisans du troisième mandat. Mais celui-ci ne leur apporte pas que du bonheur. Sassou qui en sait quelque chose invite à se serrer les coudes, devant l'adversité.

Même pas peur de la justice française ! Dans un long réquisitoire prononcé, ce vendredi, devant les députés de l'Assemblée nationale, en fin de deuxième session parlementaire, Guillaume Soro n'a épargné personne, montrant qu'il en avait gros sur le cœur.

Candidat à sa succession, Omar Guelleh est considéré comme un très mauvais président : arrogant et ignare. Il fait tout pour n'avoir que des personnes médiocres autour de lui, pour s'assurer du caractère indispensable de sa personne. Bref, il tue le pays à petit feu.

Après avoir annoncé un vrai-faux coup d'état en 2011, procédé à une dizaine d'arrestations de militaires qui, finalement, n'ont donné lieu à aucun procès, mais, plutôt, à leur relaxe pure et simple, le président, Mahamadou Issoufou, récidive. Maintenant, il est question de sauver sa peau, sa réélection en février 2016 étant loin, très loin, d'être assurée.

Après quatre jours d'absence, afriqueeducation.com est de nouveau en ligne. Sans vous mentir, le quotidien du net n'a pas été victime d'une attaque informatique comme on pouvait le craindre. Mais, plutôt de son succès dont nous n'avions pas prévu l'ampleur. Nous sommes, cependant, de retour.

Claude Bartolone aurait certainement pu gagner son élection, s'il n'avait pas été desservi par la mauvaise politique (congolaise) de François Hollande. Voici pourquoi.

Les Congolais n'ont qu'à bien se tenir. Bien au chaud là où ils sont. Denis Sassou Nguesso est en train de leur concocter un programme qu'ils ne seront pas prêts d'oublier de sitôt.

« Manque d'assistance à peuple burundais en danger », voilà ce qu'on va retenir du génocide montant, au Burundi, où les seuls beaux discours du Conseil de sécurité, de Washington et de Bruxelles, ne suffisent plus. Nkurunziza massacre son peuple. Impunément. N'est-ce pas une honte pour tout le monde de le laisser faire ?

Il y a de la colère à Fotokol, une fois de plus, où Boko Haram a fait introduire une fillette transformée en bombe ambulante, pour se faire exploser à l'intérieur d'une concession où se déroulait un deuil. Du coup, on a eu droit à un double deuil beaucoup plus sanglant : 11 morts en tout.

Alors que le djihadisme frappe le Maghreb, l'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est, l'Afrique australe et insulaire, n'est pas encore touchée. Mais pour combien de temps le restera-t-elle ? En Ile Maurice, les autorités sont sur le qui-vive, à cause d'un Mauricien qui invite ses compatriotes à rejoindre l'Etat islamique.

Pierre Nkurunziza vient d'échapper, même s'il n'a pas été directement visé, à une attaque militaire dont le but final, était de le chasser du pouvoir qu'il a arraché par la force militaire, lors d'une élection controversée, en juillet dernier. C'est la deuxième fois qu'il parvient à s'en sortir sans dommage. La troisième fois sera-t-elle la bonne ?

Dans ce libre propos rédigé comme une lettre ouverte, Mohamed Moussa Yabeh s'adresse directement aux chefs d'état major de l'armée djiboutienne, accusés de ne pas honorer la tenue qu'il portent.

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