Politique

Hama Amadou va passer Noël et le réveillon de la Saint-Sylvestre avec d'autres pénitenciers de Filingué. Telle est la volonté de celui qu'il fut élire chef de l'Etat, il y a moins de cinq ans, Mahamadou Issoufou. Comme quoi, on n'est pas toujours bien récompensé quand on est faiseur de roi.

La demande formelle d'extradition de l'ancien président, Blaise Compaoré, n'est pas, encore, transmise, à la Côte d'Ivoire. Il y a, donc, de fortes chances que le président, Alassane Ouattara, participe à l'investiture de RMC Kaboré, mardi, 29 décembre, à Ouagadougou, sans l'avoir reçue.

Le fils du président mauritanien, Ahmedou Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, vient d'être arraché à l'affection des siens, par un terrible accident survenu hors de la capitale.

Jacques Chirac a quitté l'hôpital dans lequel il avait été admis, au début de mois, ce mercredi, 23 décembre. Il a regagné son domicile du 7e arrondissement parisien où il observera une période de repos.

Avec la mort de l'opposant, Hocine Aït-Ahmed, aujourd'hui, en Suisse, c'est le dernier encore en vie des neuf « fils de la Toussaint » qui s'en va. L'Algérie est, incontestablement, en deuil.

Les Maliens sont pris en otage, pendant cette période de fêtes où les pouvoirs publics ont instauré un état d'urgence, afin de les protéger du terrorisme des djihadistes qui ont pignon sur rue dans le pays. Contre mauvaise fortune, ils sont obligés de faire bon cœur car cette mesure impopulaire préserve leur sécurité.

Accusé d'entretenir une rébellion armée (en gestation) au Rwanda, afin de chasser le président, Pierre Nkurunziza, du pouvoir, le chef de l'Etat du Rwanda, Paul Kagame, ne compte pas envoyer des troupes dans le cadre de la Mission de paix de l'Union africaine au Burundi. Ce serait trop dangereux pour ses soldats.

Le compte à rebours vient-il de commencer pour le régime de Pierre Nkurunziza ? Sourd aux appels de la communauté internationale à dialoguer avec son opposition, muet devant les massacres de la population burundaise, le petit dictateur a perdu tout crédit, et ce n'est pas d'un mauvais œil qu'on voit arriver une rébellion qui ambitionne de le chasser du pouvoir.

Après les massacres du lundi, 21 décembre, dont les bilans sont controversés (7 morts pour le gouvernement,19 morts pour l'opposition), Djibouti est, vraiment, à la croisée des chemins. Il est minuit moins cinq pour le régime d'Ismaël Omar Guelleh, qui compte organiser une présidentielle dans quatre mois.

C'est une position qui va isoler encore plus, le général, Noureddine Adam, qui souhaite créer la République du Logone. Une des composantes de son mouvement refuse toute partition du pays. Voici du reste la position de son coordonnateur.

Incontestablement, l'exil doré de Blaise Compaoré, à Abidjan, a pris fin avec le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui, par la justice burkinabé. Désormais, le « Beau Blaise » vit dans la tourmente, très peur de ce que demain serait fait.

Après avoir déjà dit non à l'Union africaine (UA), Pierre Nkurunziza reste logique avec lui-même. Son Conseil national de sécurité vient de confirmer le refus du Burundi d'accueillir toute force militaire de l'UA. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies pourrait se saisir de cette affaire.

Sassou Nguesso n'avait pas d'autre choix que de se dévoiler ce matin, devant les députés convoqués en session extraordinaire. L'élection présidentielle aura lieu en mars 2016. Candidat à sa succession, mais pas encore déclaré, il cherche comment l'annoncer à son peuple afin que la pilule passe au niveau de la communauté internationale.

19 morts (pour le moment) selon l'opposition, survenus, le 21 décembre, lors d'une réunion de l'opposition. 7 morts selon le ministre des Affaires étrangères, qui s'improvise ministre de la Sécurité publique. Comme d'habitude, le président Guelleh est aux abonnés absents. Jusqu'à quand ?

Au Sénégal, comme en France, la guerre contre le terrorisme fait l'objet d'un déficit de débat et de communication, entre les autorités et le peuple. Les conséquences de cette politique ont un coût difficilement supportable.

Le représentant spécial du secrétaire général pour la Libye, l'Allemand, Martin Kobler, s'est félicité, jeudi, 18 décembre, de la signature, à Skhirat, au Maroc, d'un Accord politique entre plusieurs parties au conflit en Libye.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, ne dévie pas de sa logique suicidaire. Son régime vient de convoquer la presse, ce samedi, pour l'informer de sa décision d'envoyer neuf militaires « putschistes » devant le tribunal militaire. A deux mois de la présidentielle, Issoufou déclare la guerre à l'armée et à l'opposition alors que c'est Boko Haram qu'il devrait combattre.

Après avoir muselé la presse et l'opposition dont certains ténors sont, carrément, en prison comme Victoire Ingabire, le dictateur rwandais, Paul Kagame, vient de dérouler une mascarade de référendum, dont le seul but est de mourir au pouvoir. Mais le monde changeant, Kagame devrait savoir que les choses ne se passeront pas ainsi.

Sassou Nguesso, Pierre Nkurunziza et Paul Kagame, sont, tous, des partisans du troisième mandat. Mais celui-ci ne leur apporte pas que du bonheur. Sassou qui en sait quelque chose invite à se serrer les coudes, devant l'adversité.

Même pas peur de la justice française ! Dans un long réquisitoire prononcé, ce vendredi, devant les députés de l'Assemblée nationale, en fin de deuxième session parlementaire, Guillaume Soro n'a épargné personne, montrant qu'il en avait gros sur le cœur.