Politique

Candidat à sa succession, Omar Guelleh est considéré comme un très mauvais président : arrogant et ignare. Il fait tout pour n'avoir que des personnes médiocres autour de lui, pour s'assurer du caractère indispensable de sa personne. Bref, il tue le pays à petit feu.

Après avoir annoncé un vrai-faux coup d'état en 2011, procédé à une dizaine d'arrestations de militaires qui, finalement, n'ont donné lieu à aucun procès, mais, plutôt, à leur relaxe pure et simple, le président, Mahamadou Issoufou, récidive. Maintenant, il est question de sauver sa peau, sa réélection en février 2016 étant loin, très loin, d'être assurée.

Après quatre jours d'absence, afriqueeducation.com est de nouveau en ligne. Sans vous mentir, le quotidien du net n'a pas été victime d'une attaque informatique comme on pouvait le craindre. Mais, plutôt de son succès dont nous n'avions pas prévu l'ampleur. Nous sommes, cependant, de retour.

Claude Bartolone aurait certainement pu gagner son élection, s'il n'avait pas été desservi par la mauvaise politique (congolaise) de François Hollande. Voici pourquoi.

Les Congolais n'ont qu'à bien se tenir. Bien au chaud là où ils sont. Denis Sassou Nguesso est en train de leur concocter un programme qu'ils ne seront pas prêts d'oublier de sitôt.

« Manque d'assistance à peuple burundais en danger », voilà ce qu'on va retenir du génocide montant, au Burundi, où les seuls beaux discours du Conseil de sécurité, de Washington et de Bruxelles, ne suffisent plus. Nkurunziza massacre son peuple. Impunément. N'est-ce pas une honte pour tout le monde de le laisser faire ?

Il y a de la colère à Fotokol, une fois de plus, où Boko Haram a fait introduire une fillette transformée en bombe ambulante, pour se faire exploser à l'intérieur d'une concession où se déroulait un deuil. Du coup, on a eu droit à un double deuil beaucoup plus sanglant : 11 morts en tout.

Alors que le djihadisme frappe le Maghreb, l'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est, l'Afrique australe et insulaire, n'est pas encore touchée. Mais pour combien de temps le restera-t-elle ? En Ile Maurice, les autorités sont sur le qui-vive, à cause d'un Mauricien qui invite ses compatriotes à rejoindre l'Etat islamique.

Pierre Nkurunziza vient d'échapper, même s'il n'a pas été directement visé, à une attaque militaire dont le but final, était de le chasser du pouvoir qu'il a arraché par la force militaire, lors d'une élection controversée, en juillet dernier. C'est la deuxième fois qu'il parvient à s'en sortir sans dommage. La troisième fois sera-t-elle la bonne ?

Dans ce libre propos rédigé comme une lettre ouverte, Mohamed Moussa Yabeh s'adresse directement aux chefs d'état major de l'armée djiboutienne, accusés de ne pas honorer la tenue qu'il portent.

Le président de transition, Michel Kafando, a reçu, son futur successeur, le président, démocratiquement, élu, Roch Marc Christian Kaboré, hier. La collaboration, entre les deux hommes, est au beau fixe. Le transfert du pouvoir aura lieu, mardi, 22 décembre, à Kosyam.

L'ancien président, Jacques Chirac, est hospitalisé, depuis hier, dans une structure parisienne. Rien de grave, assure son entourage.

Le Centrafrique s'engage, enfin, vers la fin de la transition. Première étape de cette dernière ligne droite, l'organisation du référendum constitutionnel, dimanche, 13 décembre. Résultats provisoires, le 18 décembre.

Décédé alors qu'il n'était plus au pouvoir, le général, Mathieu Kérékou, aura droit à des obsèques dignes d'un chef d'Etat, encore en fonction, grâce à son successeur, Yayi Boni.

La déception est grande au sein de l'Union européenne où on se rend compte que Pierre Nkurunziza et son régime, sont devenus infréquentables.

A cause de la frousse qui l'envahit à l'idée de croiser Hama Amadou, pendant la campagne présidentielle, le président candidat à sa succession, Mahamadou Issoufou, arrive à imposer une justice à ses ordres. Il lui fait prendre des décisions qui ne tiennent pas debout et qui la discréditent totalement. Jusqu'où les Nigériens le laisseront-ils faire ?

La juge d'instruction parisienne, Sabine Khéris, a levé, dans la soirée, le mandat d'amener à l’encontre du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.

C'est la dernière trouvaille du président de transition, Michel Kafando, avant de céder, bientôt, son fauteuil, au président démocratiquement élu, Roch Marc Christian Kaboré : la mise sur pied d'une commission pour aboutir à la dépolitisation de l'armée.

Denis Sassou Nguesso voulait nommer un premier ministre et lancer sa nouvelle constitution en novembre 2015. Il n'a pas pu le faire, voyant comment l'hostilité est forte contre son très controversé texte. Maintenant, il veut suivre un autre chemin, moins, périlleux. Lisez plutôt.

Ce n'est pas encore le conflit diplomatique ni la crise entre Paris et Abidjan, mais ce serait faux de ne pas admettre que le pouvoir ivoirien n'est pas en colère, par la façon dont est traité le deuxième personnage de l'Etat.