Politique

L'enquête sur l'attentat du Radisson de Bamako suit son cours. Le procureur est, déjà, en mesure de dire que les deux terroristes ont bénéficié des complicités sur place.

Cinq chefs d'Etat se sont réunis, à N'Djamena, le 20 novembre, pour prendre des mesures sur la sécurité dans les pays du Sahel. La montagne, une fois de plus, a accouché d'une souris.

A quelques jours des élections présidentielle et législatives du 29 novembre, le Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples, a rendu visite aux putschistes du 16 septembre, afin de s'enquérir de leur condition d'internement.

Le président français a revêtu sa plus belle tenue de commandant en chef de la lutte contre Daesh, qui doit rassembler le plus grand nombre de nations possibles. A défaut de réduire le chômage et les inégalités en France, voilà un terrain où son succès est garanti.

L'attaque des djihadistes de Al-Mourabitoun est terminée. Place maintenant au bilan et au deuil. Mais aussi aux questions qui pour le moment restent sans réponse : pourquoi cette attaque ? Pourquoi ne l'a-t-on pas évitée ?

Le bilan va être lourd. Selon un ministre malien, on compte déjà 18 personnes tuées. Al-Mourabitoun a revendiqué l'attaque.

En Afrique centrale, on sait qui est Denis Sassou Nguesso. Un homme qui souhaiterait diriger toute cette partie du continent. Mais à défaut de le pouvoir, il se donne les moyens d'enquiquiner ses voisins. C'est ainsi qu'au Gabon et en Centrafrique, notamment, il entretient un (solide) réseau d'honorables correspondants. C'est aussi le cas au Cameroun où cette information, dans le passé, n'a pas souvent été prise, très, au sérieux. Maintenant que les langues commencent à se délier au Congo, on commence à parler, à dire des choses, qui fâchent. Notre confrère, Brazza News, qui a échappé à l'enterrement première classe de la presse privée par Sassou (15 magazines sont passés à la trappe car n'épousant pas la ligne éditoriale de Télé Congo et des Dépêches de Brazzaville), donne quelques lumières qui pourraient (devraient) intéresser les autorités de Yaoundé. Voici l'article de Brazza News dans son intégralité (sans aucune modification).

Le Mali n'en a pas fini avec le djihadisme. Au cœur même de Bamako qu'on croyait sécurisé. Ce matin, les djihadistes de la mouvance Ansardine ont pris 170 personnes en otage à l'hôtel Radisson. La contre-offensive de l'armée est en cours.

A trois ans de la fin du mandat de son président de mari, la première dame du Zimbabwe, la très élégante, Grace Mugabe, présidente de la puissante Ligue des femmes du parti, prend son bâton de pèlerin pour faire réélire Big Brother, en 2018.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a vraiment évolué dans sa position. Il demande, maintenant, une grande coalition mondiale pour combattre le djihadisme, chose qu'il soutenait encore hier, en Egypte, et, pas seulement.

Mariam Sankara, la veuve de Thomas, arrivera, dimanche, 22 novembre, à Ouagadougou, pour participer à la dernière semaine de campagne du candidat, Bénéwendé Stanislas Sankara.

Le président, Muhammadu Buhari, continue de faire le ménage au sein de l'administration nigériane. Dans l'armée, la corruption règne, d'où des défaites successives que Boko Haram a fait subir au pays tout entier, et la honte qui allait avec.

Accusé de « haute trahison » par les parlementaires de l'opposition, Mahamadou Issoufou a été sauvé par sa majorité qui a « rejeté » cette requête. Le chef de l'Etat connaît, cependant, une fin de mandat tumultueuse.

Les Etats-Unis viennent de condamner le processus de réforme constitutionnelle qui conduit le président, Paul Kagame, à être en poste, au moins, jusqu'en 2034. A Paris, c'est comme si on disait, « Circulez, n'y a rien à voir » !

Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, est convoqué par une juge d'instruction, à Paris, pour le 24 novembre prochain. L'intéressé jure ne pas avoir reçu de convocation.

Le général, Paul Kagame, un ancien maquisard qui se respecte, vient de conduire, presqu'à son terme, le processus qui lui permet de devenir président à vie. Objectif : échapper à la justice internationale, alors qu'il est accusé de génocide.

Les démissions se suivent en cascade au sein du PDG avec comme conséquence, l'affaiblissement du chef de l'Etat dont la candidature à l'élection présidentielle de 2016, est attendue.

Face à des tueries qui continuent de plus belle à Bujumbura, l'Union européenne élève le ton. Le problème est que Nkurunziza s'en moque éperdument. Il se dit "illuminé".

François Hollande vient de s'adresser au Congrès réuni, à Versailles, ce lundi, 16 novembre. Avec un certain succès au regard de l'applaudimètre. Des mesures fortes ont été annoncées. Reste maintenant à gérer la suite.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, n'est pas sur une bonne pente pour se succéder à lui-même. Seul contre tous, piètre communicateur en plus, il ambitionne de gagner dès le premier tour. Comme Apha Condé. Sur qui compte-t-il ?