Politique

Le procureur du tribunal spécial africain qui juge l'ex-président tchadien, Hissène Habré, à Dakar, a réclamé, mercredi, 10 février, sa condamnation pour crimes contre l'humanité, en tant que "véritable chef de service" de l'appareil de répression sous son régime (1982-1990).

Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud, est unique en son genre. Voilà un chef d'Etat en liaison dangereuse (d'affairisme) avec une richissime famille d'origine indienne, employeur et du fils de Zuma et de la troisième épouse de Zuma. Cela ne peut se passer que dans le royaume de Jacob Zuma. L'opposition veut s'en servir pour le faire tomber.

Les services secrets nigérians ont annoncé, mardi, 9 février, l'arrestation d'un "recruteur du groupe Etat islamique (EI)" et de sept membres présumés du groupe Ansaru, faction dissidente du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Comme s'ils n'avaient pas grand chose à se dire, les présidents français, François Hollande et zambien, Edgar Lungu, et, puis, du Bénin, Boni Yayi, ont passé l'essentiel de leur temps, hier, à parler du Burundi. Au sortir de leurs entretiens, ils ont lancé un appel au président burundais, Pierre Nkurunziza, qui s'en moque éperdument.

Le président des Etats-Unis a promulgué lundi, 8 février, une loi adoptée la semaine dernière par le Congrès, qui vise à inciter le secteur privé à investir en Afrique afin de fournir l'électricité à 50 millions d'Africains supplémentaires.

Le général français, Jean-Claude Lafourcade, a été entendu en janvier à Paris comme témoin assisté par un juge sur le rôle et l'attitude de la force française Turquoise lors du génocide de 1994 au Rwanda.

La tenue au Sénégal de l'exercice militaire annuel Flintlock, organisé par les Etats-Unis en Afrique avec une trentaine d'Etats, montre qu'"il n'y a pas de place pour une idéologie de haine" dans ce pays, a estimé lundi l'ambassadeur américain lors du lancement de l'édition 2016.

L'Algérie sera toujours l'Algérie. Un pays qui a pris son destin en main où aucun diktat provenant de l'extérieur n'est accepté. Immobilisé, presque, dans son fauteuil roulant, le président, Abdelaziz Bouteflika, malgré les cris et grincements de dents de l'intérieur, et surtout, de l'extérieur, fait les choses comme il l'entend. La modification de la constitution en est un ultime exemple.

Vote largement favorable, hier, à l'Assemblée nationale, en faveur du premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Désormais, il détient les soutiens qu'il faut, pour se mettre au travail.

La délégation du Conseil de sécurité de l'ONU a étalé son impuissance, en janvier, dernier, devant le président, Pierre Nkurunziza. Au lieu de ruminer cet échec, l'ONU utilise des stratagèmes pour dissimuler ses manquements.

La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye a annoncé, samedi, 6 février, l'ouverture d'une enquête pour déterminer comment les noms d'au moins quatre témoins protégés au procès de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, ont été dévoilés par erreur.

Venu, essentiellement, combattre aussi bien la corruption que la secte Boko Haram, le président, Muhammadu Buhari, a laissé la procédure visant à confondre le président du sénat, aboutir. Sans intervenir. Résultat, cet éminent membre de son parti va, maintenant, être jugé par les tribunaux. Comme tout justiciable nigérian.

Le chef de l'Etat sud-africain, Jacob Zuma, n'en a pas fini avec le scandale de sa résidence privée de Nkandla. L'affaire prend une tournure particulière parce qu'elle oppose deux ennemis intimes, hier, indéfectibles alliés : Jacob Zuma et Julius Malema. Le premier ayant cherché à détruire le deuxième sans y parvenir, vraiment, ce dernier a l'occasion inespéré pour se venger.

Après l'échec de l'initiative de l'Union africaine (UA) de déployer 5.000 soldats, au Burundi, les Nations-Unies ont pris le relais. Dorénavant, c'est Ban Ki-moon qui gère le dossier. La Belgique se dit prête à intervenir, au Burundi, dans le cadre des Nations-Unies. Bujumbura rétorque que la colonisation est finie et qu'on laisse le Burundi s'occuper, lui-même, de ses affaires.

Ce qu'on redoutait est en train de se réaliser, sans vraiment faire réagir personne. Chassés par les bombardements des avions russes qui soutiennent l'offensive terrestre de l'armée régulière syrienne de Bashar al-Assad, les combattants de l'Etat islamique (EI ou Daesh) n'ont qu'un seul (vrai) terrain de repli : la Libye.

Au moins, une personne a été tuée et cinq blessées, mercredi, 3 février, à la mi-journée, par l'explosion de trois grenades, en plein centre-ville de Bujumbura. Nkurunziza avait fait dire à la délégation qui le représentait au Sommet de l'Union africaine, que « le pays est sécurisé à 99% ».

Les Burkinabé affichent leur colère à l'idée de voir le cas Guillaume Soro se régler par « voie diplomatique » comme le préconiserait, le président, Roch Marc Christian Kaboré.

Le Clergé catholique béninois a exigé, mardi, 02 février, la démission du premier ministre franco-béninois, Lionel Zinsou, candidat à l'élection présidentielle du dimanche 28 février. Une demande que l'opposition reprend à son compte.

Décidément, Jacob Zuma passe de mauvais moments. Sa (catastrophique) gouvernance n'est protégée que par le fait que le système démocratique de l'Afrique du Sud favorise, encore, la suprématie d'une ANC, bien que, de plus en plus, contestée. Sinon, Jacob Zuma serait, déjà, passé par la case prison.

Les avocats de l'ancien ministre sénégalais, Karim Wade, détenu, à Dakar, où il a été condamné, en mars 2015, à six ans de prison, pour enrichissement illicite, ont annoncé avoir déposé, mardi, 2 févier, à Paris, une plainte pour dénoncer sa "détention arbitraire".