Politique

Lentement "l'Union Jack" glisse le long du mât. Une immense clameur s'élève dans le stade Rufaro à Salisbury. Il est un peu plus de minuit ce vendredi 18 avril 1980 : le Zimbabwe est né. Trente-six mille poitrines fêtent, avec enthousiasme, la montée du drapeau rouge, vert, jaune et noir, frappé de l'étoile et de l'oiseau sacré, symboles du nouvel Etat, qui a abandonné son ancien nom de Rhodésie.

Le professeur, Joseph Owona, va enrichir le Conseil constitutionnel de sa connaissance et de son expérience, le président, Paul Biya, ayant porté son choix sur sa personne, après le décès inattendu de Jean Foumane Akame, en Suisse, en janvier 2019. Agrégé des facultés françaises de droit depuis ...43 ans, il va y siéger aux côtés de deux autres sommités de droit public : le professeur agrégé,Charles Etienne Lekene Donfack, par ailleurs, ancien ministre, et leur maître à tous, le (très respecté) professeur, Joseph-Marie Bipoun-Woum. Créé en 1996 et mis en place en février 2018, le Conseil constitutionnel est l'instance compétente en matière constitutionnelle et l'organe régulateur du fonctionnement des institutions. Il est présidé par Clément Atangana, un magistrat hors hiérarchie.

La pandémie actuelle du Coronavirus nécessite de développer tous azimuts, toutes les coopérations internationales entre les Etats, les institutions internationales et les initiatives citoyennes pour stopper la pandémie.

Le semestre dernier, dans le cadre de mon cours de littérature africaine, j’ai visionné une vidéo sur Seydou Badian Kouyaté, auteur du roman, “Sous l’orage”, que je devais faire découvrir à mes étudiants. Réalisée en janvier 2017, l’interview portait sur les relations franco-maliennes. Sans ambiguïté ni faux-fuyant, l’ancien compagnon et ministre de Modibo Keïta, président du Mali de 1960 à 1968, déclarait ceci : “Ils [les dirigeants français] racontent du bla-bla-bla. Ce qu’ils font est tout le contraire de ce qu’ils disent. Le pays le plus riche en pensée et en penseurs progressistes devient accroché aux colonies. Au lieu de voir l’amitié des peuples, c’est des intérêts auxquels ils tiennent. Qu’est-ce que Hollande a à nous envoyer quelqu’un [Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères] qui ne connaît pas l’Afrique, qui ne cherche pas à la connaître et qui, au fond, n’a aucune considération pour l’Afrique ” ?

Pour l'ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice de la République du Congo que je suis, j'estime que les établissements pénitentiaires du pays ont vieilli et sont insalubres.

Le lendemain de la demande du Saint-Père, dans son message Urbi et Orbi, de l'effacement de la dette des pays pauvres, le président français, Emmanuel Macron, est allé, lundi, 13 avril, dans la direction prônée par le pape François en demandant, aussi, l'annulation de la dette des pays africains. Le président français venait à la rescousse de son ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui clame, depuis plusieurs jours, la nécessité d'aider, massivement, les pays africains dont les économies, déjà, fragiles vont, sérieusement, être secouées par le coronavirus. Toutefois, beaucoup voient dans la déclaration de Macron la volonté déguisée de soutenir les dictateurs africains qu'il affectionne de manière générale. D'autre part, le président français fait, plutôt, un croc-en-jambe à la Chine dont il est jaloux de la position de choix acquise en Afrique : en effet, la Chine détient à elle toute seule 40% de l'endettement des pays africains. Quand Macron demande l'effacement de la dette publique, la Chine en souffrirait beaucoup plus que tous les autres pays. En outre, le jeune président français pense, secrètement, que la survenue du coronavirus va freiner la fougue des peuples africains qui pressent leurs dirigeants de quitter la zone franc au profit d'une monnaie authentiquement africaine. Il va sans dire que les opérations de réduction, voire, d'annulation de la dette que demande le jeune président, ne peuvent que retarder une telle échéance en Afrique de l'Ouest et du Centre. Cela donnera un peu de répit à Paris qui cherche toujours et encore comment faire échouer cette démarche des Africains. Pour l'opposant congolais, Bienvenu Mabilemono, l'initiative d'Emmanuel Macron n'est pas une bonne affaire pour les démocrates comme lui qui cherchent la chute du régime avant de retourner dans leur pays. Voici son texte.

Les Chinois jouent le double-jeu, celui qui continue à sourire aux Africains jusqu'aux oreilles, et à les poignarder dans le dos à leur insu. S'ils continuent dans cette mauvaise direction, le crédit qu'ils bénéficient en Afrique chutera comme celui des Français. La chaîne de restaurants Mc Donald’s a présenté ses excuses après avoir interdit l’un de ses restaurants en Chine aux Noirs. Ce revirement survient après que plusieurs pays africains ont dénoncé la montée du racisme en Chine (pays de l'amitié avec l'Afrique) sur fond de coronavirus.

Si la main de celui qui donne est au-dessus de celle qui reçoit, la suspension de la contribution américaine à l'OMS (Organisation mondiale de la santé) risque d'exploser en plein visage de son ordonnateur, Donald Trump. L'histoire de l'arroseur arrosé n'est pas du tout à écarter quand on voit le nombre de marques de sympathie que l'OMS totalise depuis que le président américain a rendu publique sa décision. En effet, les Nations-Unies jusqu'à la Chine en passant par l'Europe, désapprouvent, en choeur, l'annonce par Donald Trump de la suspension de la contribution américaine à l'OMS.

Le champion de la gauche américaine, Bernie Sanders, s'est, clairement, rallié, lundi, 13 avril, à la candidature de son ex-rival dans les primaires démocrates, le modéré, Joe Biden, avec un objectif assumé : battre Donald Trump, le "président le plus dangereux de l'histoire moderne" des Etats-Unis.

Nguila Moungounga Nkombo n'était pas n'importe qui. Après la chute du régime du professeur, Pascal Lissouba, suite au coup d'état militaire de Denis Sassou-Nguesso en octobre 1997, plusieurs dignitaires de son pouvoir se retrouvèrent en exil dans plusieurs pays africains et européens. Nguila, lui, choisit le pays tombeur du pouvoir de son mentor, à savoir, la France de Jacques Chirac, pour y mener le combat. Preuve qu'il était un leader qui comptait dans la lutte en vue du retour du professeur des professeurs à Brazzaville, Michel Rocard m'avait parlé de lui, lors d'une rencontre à ses bureaux, dans le 7e arrondissement parisien, en 1998. Le patriarche Ondimba, en personne, s'était inquiété de son activisme débordant, lors d'une rencontre, avec lui, en 2001, au Palais du Bord de Mer de Libreville. Deux ans plus tôt, à Londres, au quartier des ambassadeurs où il résidait, le président déchu, Pascal Lissouba, que j'étais parti rencontrer, m'avait dirigé vers lui pour un certain nombre de dossiers dans le cadre de la lutte qui était menée. Car il faut le dire, le président, Pascal Lissouba, et les siens, n'étaient nullement résignés à rester en exil. Ils souhaitaient retourner récupérer leur pouvoir à Brazzaville, par tous les moyens. Autre preuve de son activisme : Nguila avait loué des bureaux dans le seizième arrondissement parisien où le tout Paris politique et diplomatique venait le rencontrer. C'est d'ailleurs pour cela que Michel Rocard le prenait au sérieux au point de me poser quelques questions à son sujet. Mais pour rester objectif, je dois ajouter que Nguila m'avait collé un procès pour avoir diffusé une information ayant trait à l'importation en France des fonds congolais détenus dans une banque suisse dont il détenait encore les codes en tant qu'ancien ministre des Finances. Malheureusement, sa plainte ne prospéra pas pour des raisons de procédure et, finalement, Nguila (à qui j'avais rendu visite dans ses bureaux bien avant sa plainte), me retourna la politesse, en venant nous voir à deux reprises à la rédaction à Montrouge (Sud de Paris). Jusqu'à son décès, on s'appelait au téléphone pour échanger des informations. C'est avec un très grand regret que j'avais appris son décès de suite d'une longue maladie. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai lu l'émouvant témoignage que son frère, camarade de parti (UPADS) et collègue du gouvernement, Joseph Ouabari Mariotti, a adressé à Afrique Education, pour une éventuelle publication. Afrique Education s'associe à l'ancien garde des Sceaux du Congo-Brazzaville pour s'incliner devant la mémoire de ce grand Africain qui est célébrée dans la tribune ci-dessous. Afrique Education s'associe, aussi, à l'appel de l'ancien ministre de la Justice, qui demande au président, Denis Sassou-Nguesso, au nom de la cohésion nationale qu'il a toujours souhaitée dans son pays, de décréter une amnistie politique afin que, lui, le ministre Joseph Ouabari Mariotti, et d'autres Congolais, désireux de rentrer au pays, puissent avoir cette possibilité sans être inquiétés.

Jean Paul Tédga
Docteur des Facultés françaises de droit et d'économie
Fondateur du Groupe Afrique Education

Ce lundi, 13 avril, le coronavirus touche 1.854.464 personnes dans le monde et a fait 114.331 morts au total. Les pays européens ont enregistré le plus gros des dégâts, ainsi que, les Etats-Unis qui comptent, ce lundi, 13 avril, 530.006 cas confirmés pour 22.108 décès. En deuxième position, il y a l'Italie avec 19.899 morts pour 156.363 cas recensés. Après, arrive l'Espagne avec 17.489 décès et 169.496 personnes malades. La France (où le problème deviendra politique après la fin du confinement) compte ce lundi, 13 avril, 14.393 morts (9.253 décès en hôpital et 5.140 dans les centres sociaux et médico-sociaux dont les Ehpad), et 31.826 malades. Et puis, il y a la Grande-Bretagne (dont le premier ministre, en soins intensifs, ces derniers temps, est finalement sorti de l'hôpital non sans avoir applaudi chaudement ses soignants qui l'ont arraché de la mort) a, déjà, enregistré 10.612 morts et 84.270 malades. En Afrique, la situation est, radicalement, différente, alors qu'on y craignait le pire.

Cette année, François a respecté le strict confinement ordonné en Italie, en restant dans la basilique Saint-Pierre pour sa bénédiction Urbi et Orbi. Abolition de la dette pour les pays les plus pauvres et « courage » d'un « cessez le feu mondial » avec arrêt de la fabrication des armes sont les deux demandes majeures du pape dans son traditionnel message de Pâques, prononcé ce dimanche 12 avril 2020 pour un monde « opprimé par la pandémie, qui met à rude épreuve notre grande famille humaine » où il a également demandé « tout spécialement » à l'Europe de ne pas succomber au démon des divisions du passé. François a d'ailleurs poussé ce cri : « indifférence, égoïsme, division, oubli ne sont pas vraiment les paroles que nous voulons entendre en ce temps. Nous voulons les bannir en tout temps ! »

L'armée tchadienne, engagée dans la lutte anti-djihadiste au Sahel et autour du Lac Tchad, va cesser de participer à des opérations militaires en dehors de ses frontières. Le président, Idriss Déby Itno, ne pouvait être plus clair en déclarant urbi et orbi : «Nos soldats sont morts pour le Lac Tchad et pour le Sahel. A compter d'aujourd'hui, aucun soldat tchadien ne participera à une opération militaire en dehors du Tchad». Cette affirmation faite, jeudi, 9 avril, en arabe, devant les caméras de la télévision tchadienne, a été traduite et diffusée en français, le lendemain, vendredi. Afriqueeducation.com avait anticipé en annonçant un tel retrait, dès mercredi, 25 mars 2020, soit, le lendemain de la déculottée que venaient de subir les soldats du généralissime 5 étoiles tchadien, grand ami d'Emmanuel Macron (https://www.afriqueeducation.com/politique/massacre_de_boko_haram_le_pr_...).

Le Mouvement pour la paix comme son appellation indique, a écrit, vendredi, 10 avril, à Emmanuel Macron, afin qu'au niveau du Conseil de sécurité, il pèse de tout son poids afin que le président américain ne mette pas à exécution sa menace d'intervenir au Venezuela pour déposer le président, Nicolas Maduro.

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Comme le coronavirus a fait plus de victimes en Europe qu’en Afrique, un bon nombre d’Africains proposèrent que le vaccin contre le BCG soit testé en premier lieu sur les Européens. Ils désavouaient ainsi deux chercheurs français, Camille Mira et Jean-Paul Locht, qui souhaitaient, sur la chaîne d’informations LCI, le 1er avril 2020, que le test ait lieu en Afrique qui “manque de masques, de traitement, de réanimation”.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), accusée par le président américain, Donald Trump, d'être trop proche de la Chine et de mal gérer la pandémie, n'entend pas se laisser faire. Pour masquer ses insuffisances et manquements, le président américain a cru bon de se défausser sur l'OMS pensant, à tort, qu'elle n'aurait pas de mots suffisamment forts pour se défendre. Que non ! L'OMS, sans autre forme de procès, a répondu du tac au tac en dénonçant, avec vigueur, une «politisation» de la crise de la part d'un président (américain) qui, dans un premier temps, avait nié l'existence du virus avant de le prendre à la légère, préférant, par la suite, jouer sur des formules théâtrales du genre « Virus chinois » pour amuser la galerie, au lieu de définir des mesures énergiques pour y faire face. En organisation responsable, l'OMS a profité de cette mise au point sur les très déplacés propos de Trump pour en appeler à sa responsabilité. «Ne politisez pas le virus. Pas besoin d'utiliser le COVID pour marquer des points politiques», a, sèchement, répliqué, au cours d'une conférence de presse virtuelle le charismatique patron de l'OMS, l'Ethiopien, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au président américain. Et d'ajouter à l'endroit du fou de la Maison Blanche : Cessez de «jouer avec le feu». Comme s'il s'adressait à un petit enfant irresponsable de cinq ans, qui ignore que le feu brûle.

Le président de l'UPC (Unis pour le Congo), Paulin Makaya, alias « Monsieur Propre », a perdu sa mère de suite de maladie, mardi, 7 avril, dans la ville de Pointe-Noire. Décédée à l'âge de 75 ans, autrement dit, encore, relativement, jeune, Maman Cécile Bouanga était la conseillère N° 1 de Paulin Makaya, qui aspire à succéder au dictateur 5 étoiles, Denis Sassou-Nguesso.

Grand Bravo au « leader bien aimé ». La Corée du Nord est l'un des rares pays au monde à ne compter aucun malade de coronavirus, alors que les pays qui lui donnent toutes sortes de leçons de vie et de bien-être, n'arrivent plus à collectionner le nombre de morts, chaque jour que Dieu fait. Que doit-on en conclure ? Il faut préciser que la Corée du Nord travaille sous la surveillance de l'OMS et donc, son affirmation ne devrait pas être analysée sous le prisme de l'ironie.

Le chien aboie, la caravane passe, semble dire Bill Gates. Très contrarié que ses plans de dépeuplement financés par un lobby de milliardaires américains et européens, soient dénoncés sur la place publique, il fait semblant de ne pas être concerné. Mais dans son for intérieur, il sait qu'il est, désormais, sous surveillance : les Africains ne le lâcheront plus. Ses œuvres « caritatives » et de « bienfaisance » seront, maintenant, scrutées à la loupe. Gare au chef d'Etat africain qui lui déroulera le tapis rouge pour lui permettre de dépeupler l'Afrique. Maintenant et plus que jamais, les populations africaines vont suivre à la loupe les approvisionnements des pays d'Afrique en médicaments et en vaccins. Dès la moindre alerte, ça va être chaud pour le chef d'Etat concerné. Celui-ci courira le risque de perdre son pouvoir pour haute trahison. Chaque dirigeant sait, aussi, le risque qu'il prendrait en acceptant de faire de son pays un terrain d'expérimentation des vaccins dont la finalité serait de réduire la population africaine.
Cette situation complique considérablement la tâche de Bill Gates, qui a démissionné, en mars dernier, des conseils d'administration de ses sociétés (Microsoft et le fonds d'investissement Berkshire Hathaway) pour s'adonner à sa nouvelle fonction, à savoir, mener le combat pour réduire la population africaine selon le souhait maintes fois exprimé par des dirigeants occidentaux de premier plan dont le président français Emmanuel Macron. Preuve qu'il ne perd pas au change et que son nouveau business est plus que lucratif, il aurait rassemblé la bagatelle d'environ 200 milliards de dollars pour lui permettre de corrompre très facilement, les dirigeants du tiers-monde dont nombre d'Afrique, qui oseraient lui opposer une quelconque résistance.