Politique

L'organisation des élections locales prévues en octobre au Mozambique a été suspendue pour cause de divergences entre le gouvernement et l'ex-rébellion devenue opposition, la Renamo, a annoncé, mercredi, 4 juillet, la Commission électorale. Après avoir été très active dans la lutte armée contre le pouvoir en place, la Renamo a abandonné cette forme de contestation en devenant un parti politique d'opposition en bonne et due forme. Aujourd'hui, elle met tout en œuvre pour briguer le pouvoir suprême, ou le cas échéant, le partage véritable de celui-ci, d'où son exigence d'une transparence totale du processus électoral.

Soit, cette armée prend les Zimbabwéens pour des moutons qui vont aller voter à la présidentielle et aux législatives de cette fin de mois, sans rien comprendre au pacte scellé par certains de ses chefs et le nouveau pouvoir, soit, elle se sent, tellement, décrédibilisée qu'elle cherche à (re)devenir cette armée adulée, qui permit à l'ex-Rhodésie du Sud de chasser du pouvoir le colon britannique et ses racistes fantoches comme Ian Smith. Rappel des faits : c'est l'armée qui, après avoir pris position dans le débat politique, a chassé à Robert Mugabe du pouvoir en lui faisant un coup d'état militaire. A titre de récompense, son chef d'état major, le général, Constantino Chiwenga, est devenu vice-président de la République. En effet, ce dernier avait réussi à chasser Mugabe du pouvoir sans tirer un coup de feu dans Harare. Pour les observateurs comme pour une partie de la ZANU-PF, le Zimbabwe compte, actuellement, une armée putschiste. Une étiquette que chercherait à enlever ses nouveaux chefs. Est-ce pour cela qu'elle prend les devants en criant sa neutralité lors des prochaines élections ?

L'ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade, est dans tous ses états, depuis que la direction générale des élections (qui dépend du ministère de l'Intérieur) a refusé l'inscription du nom du candidat du PDS à la présidentielle, Karim Wade (fils d'Abdoulaye Wade), sur les listes électorales, ce qui est synonyme de rejet pur et simple de sa candidature, au regard de la législation en vigueur. Au PDS, on soupçonne un coup fourré du président, Macky Sall, qui redoutait un affrontement électoral avec le fils de l'ancien président. Mais, on ne l'entend pas de cette oreille. Les avocats proches d'Abdoulaye Wade, sous la direction de son ancien chef de la diplomatie, Me Madické Niang, organisent la riposte qui va être à la fois judiciaire et politique. La présidentielle sénégalaise prévue en février 2019, risque de commencer plusieurs mois avant l'heure.

On sait que le cœur du dictateur ne bat que pour les membres de sa famille et de son seul clan. Pour le reste, il affiche un cœur de pierre. Parlant du cas de Paulin Makaya, le président de l'UPC et ex-directeur de cabinet de Bernard Kolelas quand il était maire de Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso s'est donné des raisons pour bien le maltraiter. Il aurait même planifié son assassinat après avoir ouvert les portes de sa cellule à dessein afin qu'il prenne la poudre d'escampette. Un piège que Paulin évita soigneusement. Voilà pourquoi il est, toujours, en vie. Quand il résidait à Londres, Sassou-Nguesso, dans sa classique politique de diviser l'opposition pour mieux régner sur le Congo, lui avait demandé de retourner au Congo afin qu'il lui confie des responsabilités politiques comme il l'a fait pour ses frères proches de feu Bernard Kolelas, ancien président du MCDDI. En effet, c'est cette main tendue qui avait permis à Guy Brice Parfait Kolelas, puis, à son frère Euloge Landry Kolelas, mais aussi, à Hellot Matson Mampouya, de figurer dans le gouvernement. Paulin, qui est, idéologiquement, bien bâti résista à cette offre satanique et refusa de rallier Brazzaville, même quand le dictateur, pour mieux l'appâter, lui promit, contrairement, aux trois autres kolelistes, un poste de ministre d'Etat. Défié de cette sorte par un « vierge » en politique (Paulin Makaya), outre son expérience acquise aux côtés de Bernard Kolelas (avec qui il chemina en exil au Bénin, en Côte d'Ivoire, puis, au Mali), Sassou lui garda une rancune bien tenace. Son arrestation suivie de son incarcération en décembre 2016 pour une soi-disant atteinte à la sûreté de l'Etat et possession d'armes de guerre, ne vaut que pour des régimes staliniens comme celui de Brazzaville. Paulin Makaya comme hier son maître à penser Bernard Kolelas, ne sait pas se servir d'une arme. Son arme, c'est la parole, c'est l'écriture, qui soulèvent les foules chaque fois qu'il fait appel au peuple de l'opposition pour protester contre la dictature de Sassou-Nguesso.

Président en exercice de l'Union africaine (UA), Paul Kagame, sans s'embarrasser des susceptibilités, a introduit le débat sur la candidature de sa protégée, l'actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, au sein des instances de l'organisation panafricaine qui compte, aussi, les anglophones, les lusophones et les arabophones. C'est du jamais vu. Tout comme c'est la première fois qu'on voyait le chef d'un Etat membre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), aller directement requérir le soutien du président français pour le poste de secrétaire général de l'OIF, avant d'en parler à ses pairs africains francophones. Paul Kagame a, ainsi, bousculé tous les codes en voulant mettre d'accord tous les futurs votants africains, en faveur de sa candidate. Bonne méthode ? Mauvaise méthode ? Visiblement, le président rwandais n'en a cure. Seul compte pour lui le résultat final. Et il pense être prêt du but, les observateurs s'attendant, déjà, au communiqué du Canada indiquant que sa candidate va jeter l'éponge, après 4 années à la tête de l'organisation. Info ou intox ? L'ancienne gouverneure du Canada se mure dans un silence de cathédrale. Comme si elle était dépassée par les événements alors que l'activisme de Paul Kagame montre que son combat est, encore, loin d'être gagné.

Ouuuf !!! Quelle sacrée avancée ! L'Union africaine, ce machin selon une expression gaullienne bien connue, décide de créer un ...Observatoire sur la migration. Un organisme qui va observer le départ massif des jeunes Africains sans avenir dans leur pays à cause de la mal-gouvernance locale additionnée aux politiques de coopération européennes entachées de corruption comme la fameuse Françafrique que le président Emmanuel Macron défend, avec beaucoup de finesse et de perspicacité, depuis qu'il a succédé à François Hollande à l'Elysée. Il faut préciser que l'ordre du jour du Sommet de l'UA avait complètement « zappé » la question des migrations. Très en colère à cause de cette volonté de passer sous silence cette importante question à l'UA, Afriqueeducation.com avait crié « Scandale » dans un article posté samedi 30 juin à 11h04 : « L'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement, vers l'Europe, réunie en Sommet, jeudi, 28 juin, à Bruxelles, sur cette question, ne figure pas au programme officiel (du Sommet de Nouakchott). Pourquoi ? Parce que c'est une spécialité africaine : la fuite en avant, le refus de prendre ses responsabilités, surtout, quand on sait que c'est à cause de l'échec dans le développement du pays que les jeunes s'embarquent dans l'aventure européenne via la Méditerranée ». Même si la proposition de cette création est marocaine, Afriqueeducation.com ne boudera pas son plaisir d'avoir été écouté par la présidence de la Commission de l'Union africaine.

La diplomatie a ses secrets que la diplomatie ignore. Au Cameroun, pays de Um Nyobe, Moumié, Manga Bell, Ouandié, Ossendé Afana, Mbida, Atangana et j'en passe, on n'est pas né de la (première) pluie. On sait qui est qui et qui aime quoi, comment et pourquoi ? Dans sa suffisance suprême, Donald Trump n'a pas utilisé le tact de Barack Obama ou la finesse d'Hillary Clinton, pour coopérer avec le Cameroun sans sympathiser avec ses dirigeants. Le milliardaire de la Maison Blanche, diplomatiquement, parlant peut être comparé à un éléphant qui fait irruption dans un magasin de porcelaine. Sinon, il se serait embarrassé des qu'en dira-t-on avant d'envoyer son ambassadeur au Cameroun dire urbi et orbi à Paul Biya de suivre l'exemple de Nelson Mandela en ne se présentant pas à la présidentielle d'octobre. C'est une provocation tellement de bas étage que ne peuvent tolérer même les pires ennemis du président camerounais, au nom de l'indépendance et de la souveraineté de leur pays.

Les dirigeants de l'Union africaine (UA) se retrouvent, dimanche, 1er juillet et lundi, 2 juillet, à Nouakchott, pour un Sommet centré sur la corruption qui fait des ravages en Afrique : 50 milliards de dollars de pertes sèches, chaque année, selon Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'UA. Président en exercice de cette organisation, Paul Kagame a convié son homologue français, Emmanuel Macron, à ce Sommet. Ce dernier (ancien banquier d'affaire) y sera pour « démarcher » les chefs d'Etat africains, avant de terminer son séjour en Afrique par le Nigeria où il rencontrera, le président, Muhammadu Buhari. D'une pierre, les présidents Kagame et Macron vont faire deux coups : grâce au (discret) soutien du président français dont on connaît l'efficacité de la politique en Afrique (terre d'influence traditionnelle de la France), Paul Kagame essaiera de vendre la candidature au secrétariat général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie), de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Kagame a besoin de Macron car sa francophonie est (toute) récente, voire, douteuse. Non seulement, il a du mal à aligner deux phrases en français, mais, il prendrait en otage l'OIF s'il y plaçait sa compatriote. Convaincre les présidents africains de cette « incursion » rwandaise en francophonie, demande un appui (politique et diplomatique) que lui donnera Macron, à Nouakchott. On peut alors dire que Paul Kagame va utiliser le Sommet de l'UA, à Nouakchott, à des fins de politique intérieure. Appréciera qui pourra ou voudra dans le gotha des chefs d'Etat francophones d'Afrique.

"Plateformes de débarquement" de migrants, "centres contrôlés", renforcement des frontières extérieures : voici les principaux points de l'accord (a minima) trouvé, vendredi, 29 juin, au petit matin, entre les dirigeants des pays de l'UE (Union européenne) sur les migrations, après une nuit de tractations tendues. Tout le monde s'est montré content (devant les caméras des télévisions), des Italiens et Maltais aux Polonais et Hongrois en passant par les Français et Allemands. Autant dire qu'il s'agit, en réalité, d'un non-accord (qui ne dit pas son nom) car rien n'est contraignant dans ce qui a été adopté. Chaque pays est libre de faire ce qu'il veut chez lui.

Madagascar, habitué aux crises qui aboutissent parfois à des coups d'état militaires et à la transition politique, a failli récidiver, n'eût été le sursaut de tout un pays qui en a marre de cet éternel recommencement. Ecoutant son opposition et se pliant aux injonctions des institutions dont la Haute Cour constitutionnelle, le président de la République, Heri Rajaonarimampianina, a nommé un premier ministre de consensus et annoncé la tenue de l'élection présidentielle ouverte à tous, avant la fin de cette année. La température a, immédiatement, rebaissé en attendant l'ouverture de la campagne électorale.

De l'odyssée de l'Aquarius au blocage d'autres navires en Méditerranée, l'Union européenne (UE) se déchire depuis deux semaines autour de la question des migrants. Avant le sommet des Vingt-Huit, prévu jeudi 28 et vendredi 29 juin à Bruxelles, le commissaire européen aux Migrations a estimé que "le projet européen" était "en danger". Dimanche 24 juin, la tenue d'un mini-sommet d'urgence entre les dirigeants de 16 pays de l'UE n'a pas permis d'apaiser les tensions et aucune stratégie commune n'est ressortie de la réunion. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi aucun consensus ne se dégage-t-il ? On vous aide à comprendre pourquoi l'Europe se divise sur l'immigration. Cela dit, il faut noter que l'immigration (africaine) est provoquée par l'extrême pauvreté des arrivants. Cette extrême pauvreté est la conséquence des mauvaises politiques de coopération entre l'Europe et l'Afrique, lesquelles politiques ne profitent pas aux peuples, c'est-à-dire, aux arrivants africains en Europe. La mal-gouvernance en Afrique ne bénéficie pas non plus aux 28 pays européens, mais à quelques-uns seulement, qui ont eu un passé colonial en Afrique. La France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal et l'Italie, sont les anciens colonisateurs des pays africains. Leur coopération en Afrique est très décriée car elle n'atteint pas les peuples. Elle est détournée au profit de certaines élites de ces pays donneurs d'aide et partagée avec leurs alliés des pouvoirs africains. A titre d'exemple, cette mauvaise politique entre la France et les pays francophones d'Afrique, est appelée « Françafrique ». La démanteler serait synonyme de très grand affaiblissement de la France dans le domaine économique, au moment où la France perd des parts de marché dans le monde. Voilà le problème central à résoudre et qui, tôt ou tard, entraînera l'implosion de l'UE, dans sa forme actuelle.

Le chef de l'Etat zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a accusé les partisans de l'ancienne première dame, Grace Mugabe, d'avoir fomenté l'attentat dont il est sorti indemne ce week-end, en pleine campagne électorale pour la présidentielle du 30 juillet. En fait, il s'agit d'une simple précaution de langage pour ne pas créer la polémique alors qu'il va se présenter à l'élection présidentielle, la première de sa vie, dans quelques semaines. Mais, en cercles fermés, le président candidat à sa succession aurait demandé aux services de sécurité d'avoir Grace Mugabe à l'oeil. Il est convaincu que si Camarade Bob, son prédécesseur, a, définitivement, tourné sa page politique, Grace Mugabe, toujours ambitieuse, est loin d'avoir dit son dernier mot.

La Commission nationale libyenne des droits de l'homme a rejeté, mardi, 26 juin, la "tentative européenne unilatérale" de création de camps d'immigration en Libye. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, lors de son voyage, en Libye, lundi, 25 juin, l'avait laissé entendre. Une annonce, immédiatement, démentie, quelques heures plus tard par le vice-premier ministre libyen, Ahmed Miitig. Le gouvernement algérien n'en veut pas non plus, selon les propos de son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, ce mercredi, 27 matin, sur Radio France Internationale. Il n'y a que le Niger et le Tchad, qui ont accepté l'installation de « hot spots » sur leur territoire, à la demande du président français Emmanuel Macron. Depuis, ces deux pays font l'objet de beaucoup de critiques de la part de leurs oppositions et de la société civile.

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.

L'Union européenne (UE) estime que la campagne électorale n'a pas été "équitable", après la victoire d'Erdogan. En effet, Recep Tayyip Erdogan a revendiqué, dès dimanche, 24 juin, soir, sa victoire à l'élection présidentielle en Turquie et celle de son parti, l'AKP, aux élections législatives. Colère dans les principales capitales européennes, qui auraient souhaité la victoire de l'opposition. Car après avoir modifié la constitution, Recep Tayyip Erdogan est perçu, au sein de l'UE, comme un dictateur qui veut diriger son pays (à l'africaine). Le président turc, lui, n'a, vraiment, cure des états d'âme de Bruxelles, qui ne veut pas de la Turquie comme membre à part entière de l'UE à cause des considérations, suprêmement, extra-objectives. A l'intérieur ou hors de l'UE, Erdogan est décidé à relancer l'économie de son pays pour enrayer le chômage et éradiquer, totalement, le phénomène djihadiste. Pour cela, entend-on dire au sein de l'AKP, il restera au pouvoir le temps qu'il faudra pour atteindre cet objectif.

Comme on pouvait s'y attendre (afriqueeducation.com l'avait prédit), le Mini-Sommet sur l'immigration des Huit (puis des Seize), de dimanche, 24 mars, à Bruxelles, est une montagne qui a accouché d'une souris. L'Union européenne (UE) est en train de, véritablement, imploser à cause des problèmes d'immigration. Pour sauver les meubles, la France et l'Allemagne ont, immédiatement, appelé à des accords à plusieurs pays sur les défis migratoires pour contourner l'absence de consensus. L'UE se voile la face car les accords à plusieurs pays que demandent la France et l'Allemagne, ne résisteront pas à la réalité. Car ils essaient de contourner le problème en évitant, soigneusement, de l'attaquer de face pour le résoudre. Et pour le résoudre, il faut poser les questions qui fâchent, et qui sont au centre des relations entre certains pays européens et les pays africains exportateurs de migrants dont beaucoup se situent en Afrique d'expression française. Afriqueeducation.com demande aux dirigeants de l'UE, en l'occurrence, la chancelière, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, de s'attaquer à la question de la mal-gouvernance en Afrique où certains dirigeants confisquent le pouvoir en modifiant la constitution ou n'assurent leur réélection qu'avec le concours de certaines capitales européennes comme Paris. La question de fond est là, que certains appellent « Françafrique ». Sans sa résolution, l'Europe, malgré des barrières de dix mètres de hauteur, verra, toujours, la déferlante migratoire africaine sur son sol. Car les Africains fuient avant tout la misère et la pauvreté chez eux. Rien d'autre.

Qui en veut au successeur de Robert Mugabe à ce point ? Cette question est sur toutes les lèvres au Zimbabwe où l'attentat à l'explosif inédit qui a visé une réunion de campagne du président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a plongé, dimanche, 24 juin, le pays dans l'incertitude à un mois de ses premières élections de l'ère post-Robert Mugabe. Le « crocodile » se rend, fatalement, compte que cette élection présidentielle ne sera pas une partie de plaisir pour lui, et que s'il ne fait pas attention, il risque d'y laisser sa peau.

Plusieurs personnes ont été tuées, samedi, 23 juin, par l'explosion d'une grenade lancée au milieu d'une foule immense venue écouter le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, dans le Centre d'Addis Abeba, déclenchant un mouvement de panique qui a, ensuite, viré à la manifestation anti-gouvernementale. Le premier ministre venait de finir son discours et saluait la foule quand l'explosion s'est produite, provoquant un mouvement de foule vers l'estrade et des scènes de confusion.

La mission des Casques bleus de l'ONU en Centrafrique "est débordée" et "les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s'accroître", a affirmé, jeudi, 21 juin, au Conseil de sécurité, Parfait Onanga-Anyanga, l'émissaire onusien pour ce pays. La difficulté, c'est que les Nations-Unies restent sans solution. C'est comme si elles étaient dépassées par le problème centrafricain.

Plusieurs hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdits d'entrée aux Etats-Unis en raison de leur "implication" dans des cas de "corruption visant à entraver le processus électoral", a annoncé, jeudi, 21 juin, le département d'Etat américain. C'est la toute première fois que l'équipe de Kabila au pouvoir, habituée à jouer avec les nerfs des RDCongolais, se rend compte qu'elle n'a pas intérêt à ne pas tenir la date de fin décembre 2018 indiquée pour la tenue de la présidentielle, sinon, elle pourrait aller au devant des mesures de rétorsion non souhaitables.