Politique

Malgré son emprisonnement pour détournement de fonds publics, depuis mars 2017, le maire de Dakar, Khalifa Sall, continuait de jouir de ses prérogatives de maire, même étant en prison. Il signait des actes, procédait à des nominations et exerçait toutes ses fonctions de maire à la seule différence qu'il le faisait derrière les barreaux. Depuis, vendredi, 31 août, il ne pourra plus le faire.

L’ancien président effectue sa rentrée médiatique, ce vendredi, 31 août, à Cherbourg, pour une séance de dédicaces de son livre, "Les leçons du pouvoir". Une façon de continuer à laisser planer le doute sur un éventuel retour, qui agace, non seulement, au parti socialiste, mais surtout, Emmanuel Macron dont le pouvoir risque d'être sans cesse parasité par ce retour de François Hollande qu'il avait affaibli en son temps quand il fut son ministre.

Les méthodes coup de poing de Donald Trump ont une limite. Elles ne peuvent réussir que si les autres pays, par faiblesse ou par complaisance, les laissent passer. Pour affronter le président américain, il faut utiliser ses propres façons de faire, user des rapports de force qu'il affectionne surtout quand ceux-ci lui sont défavorables. Aux Nations-Unies, par exemple, la Russie vient de bloquer un rapport critique d'experts chargés de l'application des sanctions internationales contre la Corée du Nord. Ce rapport fait la part trop belle aux positions de Washington dont on sait qu'elles sont jusqu'au boutistes. Moscou est en désaccord sur certains de ses éléments, ce qui est une première depuis l'imposition, en 2017, de vastes sanctions économiques contre ce pays. Parfois et surtout, avec l'aide de la Chine dans leur application.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), une des trois grandes formations politiques du pays, a demandé, mercredi, 29 août, un report des prochaines élections locales et dénoncé les "menaces" du parti du président, le RDR (Rassemblement des républicains), son ancien allié dans la coalition au pouvoir, en vue du scrutin. Mais, rien n'indique que le président, Alassane Ouattara, accède à cette demande de son ancien allié en passe de (re)devenir son principal adversaire politique.

Avec des amis occidentaux comme Michel Gally, Bernard Houdin, Albert Bourgi ou Me Jean Balan (bravo à eux !), nous luttons, chaque jour, pour la fin du F CFA, ainsi que, pour la fermeture et le départ des bases militaires étrangères présentes dans certains pays africains ; nous désirons jouir des richesses de nos sols et sous-sols ; nous ne voulons plus que nos matières premières soient pillées ou achetées à vil prix ; nous souhaitons que l’ancienne puissance coloniale arrête de décider à notre place aux Nations-Unies et de nous dire ce qui est bon/mauvais pour nous ou qui doit nous diriger.

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

La vice-présidente de la Cour suprême du Kenya, Philomena Mwilu, a été arrêtée, mardi, 28 août, soupçonnée d'enrichissement personnel illégal, a annoncé le procureur en chef du pays. Cette arrestation s'opère alors que le président, Uhuru Kenyatta, effectue une visite officielle de quatre jours aux Etats-Unis, à l'invitation de son homologue, Donald Trump.

L'élu républicain était soigné, depuis 2017, pour un cancer du cerveau. Sa famille a annoncé, vendredi, 24 août, qu'il avait décidé d'arrêter tout traitement. John McCain était le seul républicain qui donnait de la réplique à Donald Trump et n'hésitait à voter contre ses extravagances au Congrès. Trump le redoutait plus que tout démocrate. Il faut donc croire que son décès va donner du répit au chef de la Maison Blanche qui est prié de ne pas assister aux obsèques de l'ancien pilote de chasse au Vietnam conformément à son testament. Les larmes de crocodile de Donald Trump, visiblement, John McCain, même outre tombe, n'en veut pas.

Le président, Imam Azali Assoumani, a de l'ambition pour les Comores qu'il veut transformer en un pays émergent à l'horizon 2030. Très belles îles, les Comores sont une destination de rêve, une terre d'opportunités qui ne demandent qu'à être exploitées. C'est exactement la vision profonde de son président en place depuis mai 2016. Il a été élu pour, seulement, cinq ans, avant de céder sa place à un successeur issu d'une autre île, qui viendrait aussi pour faire cinq ans, avant de laisser la place à quelqu'un autre dans le cadre de la présidence tournante. Si ce système (unique en son genre dans le monde) a permis de consolider la démocratie en installant l'alternance politique dans les mentalités (pas à coup de kalachnikov mais au moyen d'un bulletin de vote), il est devenu un gros handicap pour des investisseurs qui réfléchissent par rapport à la durée, surtout, quand il s'agit d'investissements lourds à consentir. La modification de la constitution pour passer à un mode d'élection classique, comme partout ailleurs, puise sa raison d'être d'abord et avant tout dans le domaine des investissements. En effet, tout opérateur économique veut voir loin (parfois très loin) avant d'avancer ses billes. Ce n'est pas le cas aux Comores, qui accusent un certain retard dans le domaine économique. Quand il dit : « Je veux moderniser les Comores », Imam Azali Assoumani entend mettre les bouchées doubles et rattraper le temps perdu. Grâce à deux mandats légaux normaux. D'où le référendum du 30 juillet qui permettra l'événement d'une nouvelle constitution modernisée et débarrassée de sa présidence tournante au profit d'une présidence classique comme dans toute démocratie qui se respecte. Ce sujet et plusieurs autres sont au cœur de l'entretien à suivre.

La Cour d'appel de Séoul a alourdi, vendredi, 24 août, à 25 ans de détention, la peine de l'ancienne présidente, Park Geun-hye, qui avait été destituée, l'année dernière, dans un retentissant scandale de corruption et d'abus de pouvoir. A quelque chose, malheur est bon. C'est sa descente aux enfers qui a permis l'accession au pouvoir de Moon Jae-in du Centre-Gauche, artisan du rapprochement spectaculaire avec le « leader bien aimé » de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

“Je ne comprends pas pourquoi des personnes sont parachutées dans certaines localités pour être des élus de la Nation alors que le président, Félix Houphouët-Boigny, nous a appris la géopolitique. Aujourd’hui, celui qui parle au nom des Dida de Lakota à l’Assemblée nationale s’appelle Kouyaté Abdoulaye. Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’Assemblée nationale s’appelle Adama Bictogo, que celui qui parle au nom des Agni d’Aboisso s’appelle Sylla.” Mais, il n'y a pas de réciprocité dans la partie musulmane du pays.

La Haute cour constitutionnelle malgache (HCC) a annoncé, mardi, 22 août, avoir enregistré pas moins de 46 candidatures pour l'élection présidentielle prévue à la fin de l'année dans le pays, dont celles de ses trois derniers chefs de l'Etat en date. Les Malgaches n'auront que l'embarras du choix. Mais à qui profite cette multitude de candidatures ? Sans doute pas à la démocratie. Parmi les candidats, on compte, les anciens présidents, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, mais surtout, l'amiral rouge, Didier Ratsiraka, qui, à 81 ans, voudrait revenir au premier plan.

L'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a été inculpé et placé en détention dans le cadre d'une enquête sur des détournements de fonds opérés lors d'une vaste fraude aux passeports, a-t-on appris mardi auprès de son avocate. Dans une interview à Afrique Education (numéro 466-467 de juillet-août 2018), actuellement, chez les marchands de journaux, le président, Azali Assoumani, était revenu en long et en large sur le problème Sambi. Cette interview sera visible sur le site quotidien d'Afrique Education (www.afriqueeducation.com), samedi, 25 août 2018.

Comme l'a souhaité le président américain, le chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un, s'est assis à la table de négociations avec Donald Trump. On ne peut, donc, guère dire qu'il n'y a pas de volonté manifestée par le leader nord-coréen, qui, dans la foulée, avait commencé à démanteler certains sites nucléaires, preuve de sa bonne volonté. Cependant, côté américain, on montre un certain empressement on ne sait pour quelle raison, alors que nous sommes dans un domaine où la prudence devrait être de mise : la Corée du Nord ne peut pas détruire en quelques mois (comme le souhaite Washington) une industrie nucléaire conçue pendant plusieurs décennies, par le grand-père, puis, le père de l'actuel leader. Les délais proposés par Donald Trump sont-ils alignés sur le calendrier électoral américain ? Non seulement, gagner la bataille des élections de mi-mandat pour ne pas permettre aux démocrates d'avoir la majorité dans les deux chambres, mais surtout, préparer sa réélection à la Maison Blanche, dans deux ans, tel semble être le principal souci de Donald Trump. Comme si la Corée du Nord devrait, désormais, vibrer selon le calendrier politique des Etats-Unis. C'est tout simplement inadmissible. La dénucléarisation est et sera le fruit de la coopération entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, et non, le fruit d'un diktat de Washington.

La plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu'elle a, dit un proverbe bantou. Pays (encore) émergent, au niveau de son économie et surtout de son industrie, la Russie est une superpuissance mondiale (avec les Etat-Unis) au niveau de son industrie militaire et ses renseignements. Voilà pourquoi Washington respecte Moscou et tient compte de ses positions au Conseil de sécurité des Nations-Unies. A défaut de fournir les capitaux aux pays africains comme la Chine ou d'y favoriser la coopération sur le plan économique, industriel ou culturel, la Russie offre son savoir-faire sur le plan militaire. C'est le cas en Guinée équatoriale où elle entretient une base navale primaire, et de plus en plus en Centrafrique et au Burkina Faso où elle va soutenir Ouagadougou dans sa lutte contre le terrorisme islamique. En Egypte, Moscou est revenu à sa coopération d'antan, avec une base militaire qui lui permet d'avoir l'oeil sur les mouvements militaires occidentaux dans la sous-région. On remarque que la montée en puissance de la Russie se fait au moment où, faute de moyens, les pays occidentaux à l'exemple de la France, commencent à battre en retraite. L'Afrique coûte trop cher, entend-on dire, par exemple, à Paris.

Le président malien sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, a été, officiellement, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle et entamera son deuxième mandat de cinq ans, le 4 septembre, a annoncé, lundi, 20 août, la Cour constitutionnelle du Mali, dont la décision est sans appel. Quid des protestations de son adversaire, Soumaïla Cissé, qui a décidé de contester cette réélection, par tous les moyens, car elle serait, selon lui, entachée de grosses irrégularités.

Après l'annonce de la mise en service d'un nouvel avion de combat par l'Iran, dès cette semaine, le couple Etats-Unis/Israël s'organise, déjà, pour contrer cette éventualité. Hier, nous écrivions que l'annonce du ministre iranien de la Défense allait déclencher une levée de bouclier en Israël qui est sous la menace (au moins verbale du régime des Mollahs) d'être rayé de la carte du monde. Arrivé en Israël, presqu'en catastrophe, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, John Bolton, et le premier ministre israélien ont appelé, dès ce lundi, 20 août, les pays européens à intensifier la pression sur l'Iran, lors d'une rencontre à Jérusalem.

Israël est inquiet depuis que l'Iran a montré que malgré les sanctions, les pressions américaines, le régime des Mollahs continue de dérouler ses plans de défense, au niveau de la sous-région comme si de rien n'était. En effet, Téhéran va dévoiler, dans les prochains jours, un nouvel avion de combat et améliorer ses capacités balistiques pour répondre aux "menaces" d'Israël et des Etats-Unis, ses ennemis jurés. C'est l'annonce que fait le ministre de la Défense, Amir Hatami, cité ce dimanche, 19 août, par l'agence Tasnim.

L'ancien secrétaire général des Nations-Unies, le Ghanéen, Kofi Annan, est décédé, ce samedi, 18 août, de suite d'une « courte maladie ». En tant que personnalité de premier plan ayant participé à la conduite des affaires du monde, on ne peut pas dire qu'il ait été d'une (totale) grande utilité pour l'Afrique, pendant ses dix ans au secrétariat général des Nations-Unies. Cela dit, Afrique Education fait part de ses condoléances au chef de l'Etat ghanéen et à tout le peuple du Ghana auprès duquel il n'avait pas choisi de vivre, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Le défilé du 58e anniversaire de l'indépendance sur le Front de Mer aura été l'un des plus courts de l'histoire du Gabon : 1h30, et le boulevard s'est vidé de son monde. La veille, devant 1,5 million de Gabonais, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a essayé de remobiliser ses compatriotes en les assurant du bienfondé de ses réformes dont le but est d'équilibrer les comptes publics et créer les emplois. Le président a égrainé la liste de ce qu'il y a à faire : une tâche tout simplement titanesque à commencer par le secteur de l'Education nationale où on n'a compté aucune Mention Très Bien ni Bien au Bac 2018. Mais qu'on compte sur le chef de l'Etat : il n'y a pas là motif à découragement. Au contraire, il faut se retrousser les manches.