Politique

Nouvel épisode dans la saga des "biens mal acquis": la justice française a ouvert une enquête visant l'entourage du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, à la suite d'une plainte de l'ONG Sherpa sur l'acquisition de propriétés immobilières à Paris. Djibouti n'a pourtant ni pétrole ni gaz mais rien que son port et sa position stratégique sur la Corne de l'Afrique.

Après la visite, cet été, du président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, au Cameroun, visite pendant laquelle il a rencontré le président, Paul Biya, et qu'à l'issue de cette audience, il avait déclaré que «La CAF ne disposait pas d'un Plan B » pour la CAN 2019, les Camerounais n'avaient plus de doute quant à l'organisation de cette compétition sur leur terre. Paul Biya, lui-même, lors de ses rares sorties publiques, avait tenu à rassurer l'opinion africaine en disant qu'il en faisait une affaire (rigoureusement) personnelle et que « La CAN serait organisée au jour dit », et dans d'excellentes conditions. Mais, une fois de plus, le président de la CAF a déjoué les pronostics. Il change de position comme le vent du désert change de direction. Il rend triste, cette fin d'année, tout un pays qui n'avait les yeux que pour cette CAN 2019.

Des centaines d’Ivoiriens sont toujours en exil, exposés à des maladies de toutes sortes. Certains comme Mamadou Ben Soumahoro, Pol Dokui ne sont revenus au pays que dans un cercueil. Bruno Dogbo Blé, Jean-Noël Abehi, Anselme Séka Yapo et d'autres dignes et valeureux soldats sont encore en prison. Les prix des denrées alimentaires ne cessent de grimper. De jour en jour, l’espace des libertés se réduit comme peau de chagrin. Pendant ce temps, des entreprises étrangères comme Orange, Bouygues ou Bolloré, s’enrichissent, tranquillement, et ceux qui disaient avoir pris les armes pour développer le Nord ivoirien construisent, partout, sauf à Mankono ou à Kouto. Nous voulons tous que les choses changent. Mais, cela est-il possible quand certains compatriotes attendent des mots d'ordre avant d'agir ? Je voudrais inviter ces derniers à lire ou à relire Une si longue lettre de la Sénégalaise Mariama Bâ.

C'est ce jeudi, 29 novembre, matin, que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sont arrivés, à Rabat, au Maroc, pour un séjour de convalescence et de rééducation. La survenue du couple présidentiel à Rabat est la réponse donnée à une requête expresse du roi, Mohammed VI, qui est le frère du président, Ali Bongo Ondimba.

Le communiqué vient, cette fois, de la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba. Elle remercie les autorités royales saoudiennes, le personnel médical du King Faysal de Riyad, et annonce le départ de son époux, pour Rabat, le mercredi, 28 novembre, pour suivre sa convalescence.

L'ancien candidat à la présidentielle américaine, Bernie Sanders, envisage de se présenter, en 2020, s'il est le "mieux placé" pour battre le républicain, Donald Trump, a-t-il confié au New York Magazine. "Si quelqu'un d'autre apparaît qui puisse, pour une raison ou une autre, faire un meilleur boulot que moi, alors je ferais tout ce que je peux pour qu'il ou elle soit élu", déclare le sénateur indépendant âgé de 77 ans, dans un entretien publié dimanche. Mais "s'il s'avère que je suis le meilleur candidat pour battre Donald Trump, alors je serais probablement candidat", ajoute-t-il.

Le président, Muhammadu Buhari, va porter ses galons de général pour aller défier Boko Haram sur ses terres. Il se rendra, lui-même, mercredi, à Maiduguri, aux avant-postes de la guerre contre le groupe djihadiste Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, où les attaques d'envergure contre l'armée se sont multipliées ces derniers mois. "Le président Buhari devrait ouvrir la conférence annuelle du Chef d'état-major des armées le 28 novembre (...) à Maiduguri, dans l'Etat de Borno", a annoncé sur Twitter un porte-parole du président, Bashir Ahmad. Il s'agit d'une expédition de la dernière chance. Si après cette escapade (involontaire car dictée par les succès de Boko Haram sur la piètre armée du Nigeria), il n'y a pas de changement dans la guerre menée contre Boko Haram (côté nigérian), il ne faudra pas donner cher de sa peau à l'élection présidentielle de février prochain.

Des syndicats et associations en Tunisie ont appelé à manifester lundi, 26 novembre, contre la venue du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, attendu, mardi, à Tunis, dans le cadre de sa première tournée à l'étranger depuis le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Le Saoudien, Jamal Khashoggi, éditorialiste et critique du pouvoir, a été tué et démembré, le 2 octobre, au consulat de son pays, à Istanbul, un meurtre qui a terni l'image de l'Arabie saoudite, notamment, celle du prince héritier accusé par la presse et des responsables turcs d'avoir donné l'ordre de le tuer.

Chargé de l'exécution de coups bas sous le régime de Compaoré, le général, Gilbert Diendéré, depuis la perte du pouvoir par son mentor, n'assume plus rien. Devenu orphelin après la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, il a tout fait pour l'aider à revenir au pouvoir sans succès, y compris, par des moyens anti-démocratiques, objet de sa comparution, ce lundi, 26 novembre, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Mais, avec toute la lâcheté qui le caractérise depuis la dissolution du RSP (Régiment de sécurité présidentielle) dont il était le chef, régiment qui faisait la pluie et le beau temps, il a nié avoir été le cerveau de la tentative de coup d'état de 2015. A-t-il convaincu le tribunal ?

L'ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, âgé de 94 ans, est soigné, depuis deux mois, à Singapour, et ne peut plus marcher, a affirmé ce samedi, 24 novembre, son successeur, Emmerson Mnangagwa. Ce dernier s'exprimait, lors d'un meeting de son parti, la Zanu-PF, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980. Très affaibli politiquement à cause des reproches qu'on lui fait de n'avoir pas réussi à relancer l'économie, le nouveau président de la République divulgue, là, un secret médical sans l'autorisation du corps médical soignant son prédécesseur. C'est comme s'il utilisait les arguments de bas de la ceinture pour se tirer d'affaire.

C'est la clinique royale de Rabat qui, finalement, accueillera le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour la deuxième partie de son traitement qui sera, beaucoup plus, axée sur la rééducation, le malade ayant récupéré presque tous ses sens. Les Gabonais peuvent remercier la clinique King Faysal de Riyad car le « distingué camarade » du PDG partait pour l'éternité. Maintenant, ils sont sûrs et certains que dans quelques semaines ou mois, il leur reviendra en chair et en os, pour ré-occuper son fauteuil présidentiel au Palais du Bord de Mer.

Voilà la question qui commence à tarauder l'esprit de certains bien-pensants au Nigeria. Car il faut se rendre à l'évidence de l'échec patent du général, Muhammadu Buhari, face à ce qui fut l'une de ses deux principales priorités de campagne en 2015 : l'éradication de la secte Boko Haram. Presque cinq années, plus tard, Boko Haram est aussi fort que lors de son accession au pouvoir, sinon, plus fort encore, ce qui constitue un manquement grave pour l'ancien général très respecté des forces armées nigérianes qu'il est. A moins de trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, on voit mal comment il pourra inverser une tendance qu'il n'a pas fait bouger pendant toute la durée de son mandat.

Martin Fayulu, le candidat de la coalition de l'opposition rdcongolaise, est arrivé, à Kinshasa, pour livrer la bataille de la libération du Congo. Officiellement, il lance sa campagne, vendredi, 23 décembre, avec le soutien des poids lourds de l'opposition dont Jean-Pierre Bemba et le gouverneur, Moïse Katumbi, mais sans, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, eux aussi, candidats à la même élection.

Quand quelque chose est bien, il faut le dire. On connaissait Madame Kolinda Grabar-Kitarovic comme la présidente de la Croatie et première supportrice de la sympathique équipe croate de football, vice-championne du monde. On l'avait vue braver la pluie, après la finale du Mondial France-Croatie, pour remonter le moral des footballeurs croates qui venaient d'être corrigés par les Bleus : 1 contre 4. Elue présidente de Croatie, en 2015, elle a, en seulement, 3 ans, gagné le respect du monde entier. Pourquoi ?

Quoi de plus banal ! Il s'agit - certainement - de l'accélération de l'apprentissage du métier de président de la République. Au moins, en Guinée équatoriale, on fait les choses en y mettant les formes. On ne s'improvise pas président de la République. On se prépare à l'être comme un prince dans un royaume apprend à devenir roi. Teodorin Obiang Nguema Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale et fils du président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a pour, la première fois, présidé, mardi, 20 novembre, un Conseil des ministres. L'événement mérite qu'on s'y attarde parce qu'il a fait l'objet de beaucoup de commentaires.

Le candidat du président sortant de la RDCongo Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a promis, lundi, 19 novembre, 86 milliards de dollars pour le développement du pays sur cinq ans, en présentant son programme pour l'élection présidentielle prévue le 23 décembre. Du renforcement de l'autorité de l'Etat à la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, tout y va.

Deux événements importants ont eu lieu en peu de temps dans la Corne de l’Afrique : la réconciliation entre l’Ethiopie et l’Erythrée, en juillet dernier, et, la levée de l’embargo sur les armes, décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 11 novembre 2018.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a lancé, officiellement, la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle, où il est candidat à sa propre succession et entend poursuivre sa lutte contre la corruption et contre la secte terroriste Boko Haram.

Donald Trump est un chef d'Etat pour le moins imprévisible et inclassable. Il est difficile de savoir par où le prendre. En France et en Allemagne, deux pays moteurs de l'Union européenne, le cas Trump commence à être étudié dans les universités. Au niveau du sommet des Etats aussi : pour preuve, Angela Merkel et Emmanuel Macron vont s'organiser en front uni face à Donald Trump et aux populismes, malgré de persistants désaccords entre eux sur le fond.

On n'a pas besoin d'avoir une licence en droit de l'Université de Butare (Rwanda) pour savoir que Paul Kagame est un général de l'ex-APR (Armée patriotique rwandaise) qui aime la violence. Ce sont ses hommes qui tirèrent sur le Falcon 50 à bord duquel avaient pris place les présidents du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et du Burundi, Cyprien Ntaryamira, ainsi que, leurs collaborateurs, un acte qui déclencha des tueries massives en guise de riposte, et qui finalement, se transforma en génocide faisant au bas mot 800.000 morts selon un décompte onusien. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il organisa une véritable chasse à l'homme hutu dans les deux Kivu au lendemain de son accession au pouvoir dans les années 2000. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il voulut régler son compte à Laurent Désiré Kabila juste parce que ce dernier refusa de gérer la « très grande » République démocratique du Congo (RDC) sous la haute supervision du « tout petit Rwanda » (paroles de Kabila mises entre guillemets). C'est parce qu'il est un homme violent qu'il organise, de temps en temps, l'assassinat de ses anciens partisans, dans les pays étrangers comme l'Afrique du Sud, où ils obtiennent l'asile politique. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il ne tolère pas la liberté d'expression et de la presse au Rwanda. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il s'autorise des victoires à la présidentielle avec des taux qui rivalisent avec ceux de Leonid Brejnev du temps de la grande Union Soviétique. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il a foutu en prison de sympathiques opposants comme Victoire Ingabire et consorts pour qu'ils n'apportent pas un autre son de cloche au débat politique national envahi par la seule parole unique, le seul discours unique et le seul parti unique du général-président. On pourra allonger ces griefs pour montrer que Paul Kagame aurait été un excellent dirigeant rwandais avant les années 90, quand le multipartisme n'avait pas encore cours en Afrique. Aujourd'hui, il est l'exemple à ne pas suivre sur un continent qui entend prendre son destin en main. D'abord, par la démocratie et le respect des droits de la personne humaine.