Politique

Le Niger se lance dans la confection de cartes électorales biométriques en prévision des élections générales de 2021. Il s'agit de la présidentielle et des législatives que la classe politique attend avec grand intérêt, le président actuel, Mahamadou Issoufou, n'étant plus candidat à sa succession. Cette situation ouvre le jeu politique en ce sens que l'opposition a une réelle chance d'accéder au pouvoir. Pour montrer que ces deux scrutins seront transparents, le 17 février, le président, Mahamadou Issoufou, s’est fait enrôler tandis que la Commission électorale nationale indépendante est, d'ores et déjà, à pied d’œuvre.

Le principal groupe d'opposition du Soudan du Sud, le Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLM-IO) de l'ancien vice-président, Riek Machar, a rejeté, dimanche, 16 février, une offre de paix du gouvernement visant à faire revenir le pays au système fédéral de dix Etats pour tenter de restaurer l'espoir de mettre fin à six années de conflit.

Alors qu'il se montrait ferme, vendredi, le samedi, 15 février, le président, Salva Kiir, a annoncé avoir accepté une des principales revendications de l'opposition notamment le retour à un système fédéral, à 10 Etats, comme le lui demandait son ancien vice-président, Riek Machar.

Au Burkina Faso, Yacouba Isaac Zida, ex-président et ex-premier ministre de transition, se lancera dans la course pour la présidentielle du 22 novembre 2020. L’annonce a été faite, ce samedi, 15 février, matin, au cours d’une conférence de presse par le professeur, Augustin Loada, président du Mouvement patriotique pour le salut (MPS) dont l'ancien général (à la retraite) est le président d'honneur.

On est, encore, loin de l'accord, les deux leaders n'arrivant toujours pas à s'entendre sur le principal point d'achoppement. Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a rejeté, vendredi, 14 février, les pressions internationales pour parvenir à un compromis avec le chef rebelle, Riek Machar, à une semaine d'une date butoir pour la formation d'un gouvernement d'union. Désormais fixée au 22 février, cette échéance a, déjà, été reportée à deux reprises en 2019, mais, M. Kiir a réitéré son opposition à tout compromis sur le nombre d'Etats régionaux et leurs frontières, principale point de discorde des négociations.

Qu'il le veuille ou non, le dictateur, Idriss Déby Itno, finira par organiser les élections législatives. Sans cesse repoussées depuis 2015, pour des raisons fallacieuses, elles se tiendront, finalement, le 13 décembre 2020, sauf si Déby Itno qui dirige ce pays depuis plus de 30 ans, change d'avis une fois de plus. Il en est capable car au Tchad où son pouvoir est absolu, il fait ce qu'il veut, quand il veut, comme dans une République bananière. Il ne rend compte à personne. Les opposants (comme Ibni Oumar Mahamat Saleh) qui pouvaient lui tenir tête, dans un cadre démocratique, ont été zigouillés, leur corps plongé dans l'acide. Pour que la famille ne puisse jamais faire le deuil. Résultat, Déby Itno (qui n'est plus menacé par les Janjawids venus du Soudan) n'a plus rien à craindre d'autant plus que l'armée française basée à N'Djamena, le protège. Comme elle le sauva de la mort en 2008 alors que les rebelles venus le chasser du pouvoir étaient à 300 mètres du palais présidentiel où il était reclus. Aujourd'hui, l'opposition, totalement, inoffensive, ne lui fait aucunement peur. On comprend pourquoi depuis cinq ans, il tergiverse pour organiser les élections législatives, ce qui serait un scandale ailleurs en Afrique. Mais, au Tchad, le pays qui marche sur la tête, personne ne peut le rappeler à l'ordre car les institutions se confondent avec la personne d'Idriss Déby Itno.

Le président déchu, Omar el-Béchir, poursuivi depuis plus d'une décennie par la justice internationale sur des accusations de crimes contre l'humanité dans le cadre du conflit au Darfour, sera remis à la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé, mardi, 11 février, Mohamed al-Taayichi, membre du Conseil souverain soudanais, dans un communiqué. A afriqueeducation.com, on n'a pas peur de nos opinions, surtout, pour dire que si ce transfert s'effectuait, comme c'est annoncé, ce serait la plus grosse connerie de l'actuel gouvernement de transition dont l'accession au pouvoir, en 2019, fut saluée par la grande majorité des peuples d'Afrique. Car au moment où l'Union africaine (UA) recommande la sortie des pays africains de la CPI, cette instance qui ne sait juger que les (seuls) criminels africains, au moment où cette CPI, avec les Affaires Gbagbo et Blé Goudé, montre, tous les jours, sa partialité et la mainmise dont elle fait l'objet de la part des puissances occidentales membres du Conseil de sécurité, en l'occurrence, les Etats-Unis (qui n'en sont même pas membres), la France et la Grande Bretagne, il y a lieu de s'interroger, sérieusement, sur le profil des gouvernants qui officient, aujourd'hui, à Khartoum, après l'éviction du général, Omar el-Béchir. Qui sont-ils réellement ? Pourquoi se font-ils, grossièrement, manipuler par Washington qui en avait gros le coeur contre Béchir ?

Dans le cadre du 33eme Sommet de l'Union  africaine (UA), le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur, Robert Dussey, qui représentait le président, Faure Essozimna Gnassingbé, empêché, a présenté, lundi, 10 février, devant la grande assistance des chefs d'Etat et de gouvernement, une importante communication au nom du chef de l'Etat du Togo, portant sur le lancement de la « Décennie des racines et des diasporas africaines ». C'est un ambitieux programme à la fois politique, économique et culturel, qui englobe, non seulement, le (traditionnel) retour aux sources des vieilles et récentes diasporas africaines éparpillées de par le monde, mais aussi, leurs capacités à accompagner de multiples façons, l'émergence de ce continent qui les a vu naître, eux ou leurs ancêtres, et sans lequel ils ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. Comme il faut battre le fer quand il est chaud, le Togo, sous l'égide de l'UA, va accueillir, très rapidement, le premier « Forum économique des diasporas africaines ». Ainsi, le train sera lancé.

Les élections législatives et municipales se sont déroulées, dimanche, 9 février, au Cameroun, sur l'ensemble du territoire national. Contrairement aux appréhensions, tout s'est, globalement, bien passé et ce lundi, 10 février, veille de la fête de la jeunesse, la journée a été décrétée fériée chômée et payée dans les dix provinces du Cameroun. On peut dire que c'est la victoire de la paix et de la responsabilité pour tous les Camerounais qui ne souhaitaient pas que leur pays sombre dans des lendemains incertains suite à des menaces de boycott.

Les signaux d’un décrochage définitif s’accumulent pour le jeune président. Un peu à la façon d’un François Hollande, Emmanuel Macron se retrouve peu à peu lâché de toutes parts : sondages, opinion publique, partenaires sociaux, et même députés de la majorité : en trois ans, il a perdu 14 députés sur les 314 que comptait son parti, La République en Marche (LAREM). Sa majorité n'est pas encore en danger car il faut 289 députés pour faire passer un texte sans quémander les voix ailleurs. Mais, au rythme où les défections se font (trois départs rien que ces dix derniers jours), il y a lieu de craindre. Aujourd'hui, le jeune président tombe à moins de 25 % d’opinions favorables dans les sondages, comme François Hollande après trois ans de présidence. La défiance envers l'actuel locataire de l'Elysée est quasi unanime. Par rapport à son prédécesseur, elle se double d’une haine tenace, féroce. Car contrairement à Hollande, les Français se persuadent, massivement, d’une quadruple imposture. En effet, Macron, pour devenir président de la République, leur a menti. Il s'est présenté dans la peau d'une personne qu'il n'est pas. En colère, fortement, contre lui (on n'a qu'à voir les Gilets Jaunes et la multiplication des grèves dans tous les secteurs y compris chez les policiers), les Français vont le lui faire payer très (très) cher en avril-mai 2022.

Pour Denis Christel Sassou-Nguesso, les ennuis commencent. Ses adversaires ne vont pas attendre que la justice française se détermine sur la légalité de la procédure qui a conduit à la saisie de ses trois biens immobiliers à Paris et à Neuilly-sur-Seine, d'une valeur de plus de 30 millions d'euros. Aujourd'hui, ils demandent ni plus ni moins, la levée de l'immunité parlementaire du député à Isidore Mvouba.

Cinq chefs d'une milice centrafricaine ont été condamnés, vendredi, 7 février, à Bangui, aux travaux forcés à perpétuité pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" pour le massacre de dizaines de civils en 2017. Une première dans ce pays ravagé par la guerre civile depuis 2013.

L'ambassadeur de Tunisie aux Nations-Unies a été limogé pour incompétence, ont annoncé, vendredi, 7 février, les autorités après que des diplomates à l'ONU ont fait état de son rappel probablement en lien avec un projet palestinien de résolution condamnant une initiative américaine de paix.

Les ministres battus, lors des municipales des 15 et 22 mars, resteront en place et ne devront pas démissionner. Emmanuel Macron et Edouard Philippe refusent de tirer des leçons nationales d'un scrutin local, en s'appliquant la Doctrine Balladur, qui veut qu'un ministre qui se présente aux élections et qui les rate, démissionne, ipso facto du gouvernement. Depuis le gouvernement Balladur, en 1993-1995, tous les gouvernements ont appliqué cette règle non écrite. Aujourd'hui, elle est refusée par Macron et Philippe pour ne pas voir leur gouvernement vidé de la quasi-moitié de son effectif. C'est un signe qui ne trompe pas et qui montre que le pouvoir actuel devient impopulaire.

A l’invitation du secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur, Robert Dussey, vient d'effectuer une visite à Washington. Objectif : procéder au lancement, aux côtés de ses pairs, de l'initiative Alliance sur la liberté religieuse (Religious Freedom Alliance) pour combattre l'intégrisme et l'extrémisme violent.

En fuite depuis le début du mois de janvier, la première dame du Lesotho, petit pays d’Afrique australe, s’est rendue à la police. Elle est accusée du meurtre de l’ancienne épouse de son mari, en 2017.

« Insubmersible » est l’adjectif qui me vient spontanément à l’esprit quand je relis le parcours politique de Laurent Gbagbo, tant il est vrai que les épreuves auxquelles il fut confronté tous les dix ans, n’ont réussi ni à le faire plier ni à tuer en lui le rêve d’une Côte d’Ivoire maîtresse de son destin ni à lui enlever le désir de se battre pour la justice et la vérité.

Mgr Philippe Kpodzro demande à voter le candidat Agébéyomé Kodjo, après avoir échoué à faire désigner un candidat unique pour l'ensemble de l'opposition. Mais, qu'on ne s'y trompe guère, la démarche de l'archevêque émérite de Lomé est, suprêmement, solitaire. Elle est même condamnée par l'épiscopat togolais et désapprouvée au Saint-Siège. A la limite, elle est perçue par certains Togolais comme anti-religieuse, voire, haineuse, et montre une attitude fortement hostile à l'encontre du candidat de Unir, non pas parce qu'il est le candidat de Unir, mais, parce qu'il s'appelle Faure Gnassingbé. Pour un prélat qui a passé sa vie à prêcher l'amour du prochain, c'est le ratage complet de sa vocation.

Daniel Arap Moi a présidé des années de répression et de troubles économiques au Kenya. Le pays observe un deuil national jusqu'à son enterrement, selon le désir du président, Kenyatta. Mais, malgré ses années de forte répression, les Kenyans ne gardent que son bon côté, la discipline avec la chicotte, l'amour pour le drapeau national, la pensée unique (la sienne), la parole unique (la sienne), etc. Résultat, le Kenya a gardé son rang dans le top 6 des grands pays africains, et ce dans tous les domaines. En somme, une bonne dictature qui a fait progresser le pays.

Depuis le signalement des premiers cas de coronavirus, le 5 janvier, les scientifiques multiplient les découvertes sur ce nouveau virus, mais, de nombreuses inconnues empêchent, encore, de déterminer l'impact mondial de l'épidémie. "Une mystérieuse pneumonie". C'est ainsi qu'était présenté le coronavirus 2019-nCov lors de son premier signalement par les autorités chinoises, dimanche, 5 janvier.