Politique

Le chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki Mahamat, devient le nouveau président de la Commission de l'Union africaine, à la place de la Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. Déclaré candidat sur le tard, alors que l'Afrique centrale avait, déjà, un candidat en la personne de l'Equato-Guinéen, Agapito Mba Mokuy, Moussa Faki Mahamat permet à l'Afrique centrale de récupérer ce poste qu'elle avait perdue avec la défaite du Gabonais Jean Ping en 2012.

Le président guinéen, Alpha Condé, est depuis ce matin, et pour un an, président en exercice de l’Union africaine (UA). Il a été élevé à cette fonction au 28e Sommet de l’organisation continentale qui se tiendra, à Addis Abeba, jusqu'à demain. Il succède au président du Tchad, Idriss Déby Itno.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a signé, vendredi, 27 janvier, un décret prévoyant des contrôles renforcés aux frontières et empêchant les ressortissants de certains pays à majorité musulmane d'entrer sur le territoire américain. La Libye, la Somalie et le Soudan, en font partie. Ce samedi, plusieurs associations américaines de défense des droits civiques ont attaqué Trump en justice. Ca promet.

C'est maintenant qu'on se rend compte que le « Sommet » de Brazzaville, convoqué, vendredi, 27 janvier, n'a permis à ses participants que de faire un peu de tourisme, en Afrique centrale, et de respirer l'air oxygéné des forêts du Bassin du Congo, qui permettent, encore, au monde, avec ceux de l'Amazonie, de ne pas, totalement, sombrer dans un monde pollué par toutes sortes de mauvaises choses. Au départ, Brazzaville avait voulu convoquer son « Sommet » pour le mercredi 25 janvier, avant de le tenir, finalement, vendredi, 27 janvier. Cherchez pourquoi !

L'éventuelle réintégration du Maroc devrait dominer les débats du Sommet de l'Union africaine (UA) qui s'ouvre, lundi, 30 janvier, à Addis Abeba. Toutefois, le conflit au Soudan du Sud et l'élection du président de la Commission de l'UA figurent, aussi, parmi les autres priorités du rendez-vous continental. Une inconnue cependant : l'UA continuera-t-elle, encore, à parler d'une même voix avec ce retour du Maroc qui ne se fait pas sans frais et qui cohabitera avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD) ?

La vulnérabilité extrême du Centrafrique continue d'exposer ses enfants à des pires sévices. Hier, c'étaient des militaires français et des Nations-Unies en Centrafrique, qui étaient accusés de violer les filles centrafricaines. Aujourd'hui, ce sont les soldats ougandais présents en Centrafrique pour traquer les miliciens de la LRA de Joseph Kony, qui le sont.

Si elle voulait faire plaisir aux présidents du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, et du Tchad, Idriss Déby Itno, que la France ne s'y serait pas prise autrement. Sans se soucier des qu'en dira-t-on, elle a gelé les avoirs de trois opposants tchadiens et congolais, pour une durée de six mois. Comme si ces derniers étaient titulaires d'une fortune personnelle capable de déstabiliser les Etats du Congo-Brazzaville et du Tchad. On en est, pourtant, très (très) loin. Voilà pourquoi la mesure prise, étonne. Venant, de surcroît, d'un gouvernement socialiste, il y a lieu de se poser mille questions. Qu'est-ce qui arrive, réellement, franchement, à François Hollande pour qu'il agisse de cette façon, ce qui étonne plus d'une personne ? D'autant plus que même son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, accusé d'être réactionnaire, n'était jamais allé aussi loin.

Selon Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo, deux Banyamulenge bon teint qui soutiennent, mordicus, Joseph Kabila, ce dernier ne quittera pas le pouvoir, comme il l'a laissé entendre, à la fin de 2017. Kabila aurait donc menti aux évêques de la CENCO.

"Le Canard enchaîné" a dévoilé que la femme de François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle d'avril, aurait été rémunérée, pendant huit ans, comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci. Elle aurait encaissé 500.000 euros brut. Un scandale en puissance !

Décidément, l'Egypte confirme son leadership (total) dans le dossier libyen, au nom du réalisme, de la connaissance du terrain, de la proximité et de l'efficacité militaro-diplomatique. Alors que le Congo-Brazzaville annonçait, il y a quelques jours, un Sommet sur le dossier libyen, à Brazzaville, en date du 25 janvier, l'Egypte qui s'est saisi de ce dossier, il y a quelques jours, seulement, annonce, de son côté, la tenue d'une rencontre au sommet entre les frères ennemis libyens, au Caire, à savoir, le premier ministre, Fayez al-Sarraj et le maréchal, Khalifa Haftar. Avant la tenue du Sommet de l'Union africaine à Addis Abeba ou juste après. C'est la preuve que le principal interlocuteur africain pour la Libye, est bien le maréchal président, Abdel Fattah al-Sissi, et non, le Congolais, Denis Sassou Nguesso.

Les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont fait une déclaration après leur 105e Assemblée plénière tenue, à Katiola, du 16 au 22 janvier 2017. Qu’ils soient remerciés d’avoir rappelé que “certains de nos compatriotes [environ 300 pro-Gbagbo] sont, encore, injustement, détenus en prison” et que, sans l’élargissement de ces prisonniers politiques, la paix et la réconciliation dans notre pays ne seront que comédie et escroquerie morale.

Les hôpitaux de la ville de Kinshasa n'étant pas en mesure de lui prodiguer des soins médicaux conséquents, le doyen, Etienne Tshisekedi, s'est envolé, ce matin, pour Bruxelles où il va être, médicalement, suivi, pendant quelque temps.

La Côte d'Ivoire a-t-elle, déjà, eu une armée ? Les mutineries de ces dernières journées ajoutées aux grèves générales que vit la fonction publique, aujourd'hui, tendent à démontrer que le pays va mal, même si ses agrégats de la comptabilité nationale, sont positifs. Alassane Ouattara risque de quitter le pouvoir, en 2020, en laissant la Côte d'Ivoire sur un baril de poudres. Dans cette analyse, le professeur, Mamadou Koulibaly, président du parti politique, Lider, pose des questions et trace des perspectives pour une armée qui n'en a jamais été une. Depuis la présidence du Sage Houphouët.

Pourquoi Manuel Valls a du souci à se faire pour le second tour ? L'ancien premier ministre n'est arrivé qu'en deuxième position à l'issue du premier tour, derrière Benoît Hamon. Sans (grandes) réserves de voix, il se retrouve, désormais, dans la position d'outsider. On peut, aujourd'hui, constater que l'activisme des Congolais de la diaspora contre Manuel Valls, accusé, de soutenir le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, lors de la modification controversée de la constitution, est en train de porter les fruits. Les Congolais faisaient campagne contre l'ancien premier ministre français, dans le métro et le RER, à des heures de grande affluence. Cela semble avoir payé.

Après l'Union européenne et les ONG locales mises sous surveillance, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, s'attaque, maintenant, aux avocats, proches des organisations internationales des droits de l'homme. Il vient, ainsi, de frapper quatre avocats burundais proches de la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme). Il ne recule devant rien.

Le président sortant gambien, Yahya Jammeh, n'est pas le seul président africain a avoir quitté le pouvoir contraint forcé. Il ne sera, sans doute, pas le dernier. Le pouvoir en Afrique est, tellement, attachant qu'on n'aime, rarement, le lâcher. Voici la liste des chefs d'Etat partis des affaires sans le vouloir.

En sa qualité de président du Comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la Libye, depuis le 9 novembre 2016, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, devrait être, logiquement, le « Monsieur Afrique » sur la question libyenne, ayant la capacité de discuter en tant que tel, devant les interlocuteurs occidentaux, impliqués, eux aussi, dans cette question libyenne. Cela ne sera pas le cas, l'Egypte s'octroyant de facto ce dossier pour cause de proximité avec la Libye et de meilleure compréhension de ce dossier plus que le lointain Congo-Brazzaville qui, décidément, veut être de toutes les médiations en Afrique, même quand il n'en a pas la capacité. Sassou-Nguesso a, d'ores et déjà, programmé un Sommet sur la Libye, le 25 janvier, à Brazzaville. Aura-t-il, encore, lieu ?

Le doyen des chefs d'Etat d'Afrique, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a le vent en poupe, en ce moment. Alors que le président gambien sortant, Yahya Jammeh, avait le choix entre le Maroc, le Qatar, la Mauritanie et la Guinée Conakry, pour s'exiler, il a, finalement, préféré poser ses valises à Malabo, en Guinée équatoriale, qui va, désormais, être sa terre d'accueil. Au moins, dans un premier temps.

Les présidents mauritanien et guinéen ont obtenu, vendredi, 20 janvier, à Banjul, l'accord de principe de Yahya Jammeh pour quitter la Gambie, mais, les discussions se poursuivaient sur les conditions de son départ, prolongeant, de facto, la suspension d'une opération militaire ouest-africaine. D'autre part, il serait, aussi, question de se mettre d'accord sur le traitement que les proches de Yahya Jammeh feraient l'objet, après son départ du pouvoir, et de son éventuelle immunité judiciaire afin qu'il ne soit pas pourchassé par les juridictions gambiennes ou internationales. Les négociations ne sont pas simples.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a effectué une visite, jeudi, 19 janvier, à Kinshasa, où il a rencontré les évêques catholiques, le premier ministre, ainsi que, le chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC).