Politique

Les anciens présidents de Côte d'Ivoire, Henri Konan Bédié (PDCI-RDA) et Laurent Gbagbo (FPI) se sont rencontrés, lundi, 29 juillet, à Bruxelles, ce dernier bien que sorti de prison, n'étant pas, encore, autorisé, à regagner sa terre natale de Côte d'Ivoire. S'ils se sont combattus, hier, notamment, lors de l'élection présidentielle d'octobre 2010, à laquelle Henri Konan Bédié avait apporté son soutien à Alassane Ouattara, aujourd'hui, c'est le président Bédié qui est venu à la rencontre de son jeune frère pour lui proposer une alliance politique, qui conduirait à l'éviction du système Ouattara du pouvoir en 2020. Le premier pas étant facile dans la mesure où rien ne s'opposait à un tête à tête entre les deux hommes d'Etat, le plus dur, maintenant, commence car, si le FPI et le PDCI traînent la majorité de l'électorat de Côte d'Ivoire à même de les voter, et donc, peuvent escompter une victoire à la présidentielle, s'ils savent marcher comme Bédié et Ouattara avaient su marcher en 2010 et 2015 pour s'octroyer deux victoires, ils peuvent accéder au pouvoir. Pour l'heure, ils ont réussi juste à créer un début de panique dans les rangs du RHDP où Alassane Ouattara aurait, semble-t-il, commencé à perdre le sommeil. Car même s'il est au pouvoir, il connaît la force de frappe des deux hommes d'Etat, qui, en plus, auraient un certain Guillaume Soro à leur côté.

L'élection présidentielle américaine approche. Elle aura lieu à la fin de l'année 2020, ce qui veut dire que les prétendants à la Maison Blanche commencent à ouvrir les hostilités. Candidat à un second mandat (qui serait fatal pour le bon équilibre du monde), Donald Trump commence à se distinguer par des propos indignes d'un président des Etats-Unis. Ce week-end, il a attaqué, violemment, un élu noir de la ville de Baltimore. Comme si cela ne suffisait pas, ce lundi, 29 juillet, il vient de traiter une figure du mouvement de défense des droits des Noirs d'« escroc » qui « déteste les Blancs et les Policiers ! ». Nous posons la question sans ambiguïté : qui débarrassera l'Amérique (et le monde) de l'ordure qui hante les couloirs de la Maison Blanche ?

Alexis Thambwe a été élu président du sénat de la RDC (République démocratique du Congo), au cours de la plénière organisée, samedi, 27 juillet. Seule surprise : la défaite d'Evariste Boshab, un autre fidèle de Joseph Kabila, qui briguait le poste de premier vice-président du sénat.

Alpha Condé, le chef de l'Etat guinéen, lui-même, ancien enseignant d'universités de la région parisienne, suit cette affaire de très près, en contact direct avec les autorités françaises. Il faut dire qu'il y en a marre de ces cas de racisme, qui, parce que banalisés, se déroulent, désormais, au vu et au su de tous, sans honte des qu'en dira-t-on. Si tel n'était pas le cas, le jeune enseignant-chercheur guinéen, Mamadou Barry, n'aurait jamais (jamais) été attaqué par quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Il faut faire très attention aux réflexes d'auto-défense et éviter la loi du Talion, en convoquant la réaffirmation des lois républicaines et du vivre-ensemble sans lesquelles, la France deviendrait une Jungle en miniature car, il ne faut pas se le cacher, la montée vertigineuse de l'extrême-droite montre que le danger est là.

Des milliers de Tunisiens ont rendu un dernier hommage à leur président, Béji Caïd Essebsi, enterré, samedi, 27 juillet, en présence de plusieurs chefs d’Etat étrangers dont aucun venant de l'Afrique noire. Les relations entre les pays africains au Sud-Sahara et la Tunisie, contrairement, aux pays comme le Maroc, l'Egypte et l'Algérie, demandent à être développées. C'est un scandale qu'aucun chef d'Etat négro-africain n'ait effectué le déplacement de Tunis. Premier président de la Tunisie démocratique, Béji Caïd Essebsi, qui n'a pas fait grand chose, non plus, depuis 2014 qu'il était en poste, pour développer les dites relations, est décédé, jeudi, 25 juillet, à l’âge de 92 ans.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé jeudi, 25 juillet, la création d’une commission de six membres, chargée de superviser un dialogue national et d’organiser la prochaine élection présidentielle, destinée à mettre un terme à des mois de remous politiques. On ne sait pas comment la rue (qui se réunit tous les vendredis) prendra cette proposition présidentielle d'autant plus qu'elle n'est pas représentée dans les Six.

Béji Caïd Essebsi n'est plus. Après avoir lutté contre la mort pendant plusieurs semaines, sinon, plusieurs mois, le président tunisien a rendu l'âme. La mort a, finalement, eu raison de sa résistance ce jeudi, 25 juillet, matin. Son bilan à la tête de la Tunisie est positif. Après plusieurs années d'insécurité et de déstabilisation, le pays est, à nouveau, sur les rails.

Le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de son homologue, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française. Si cette rencontre relève de tout ce qu'il y a de classique, les deux ministres ont mis les pieds dans le plat en mettant l'accent sur ce qui ne va pas, notamment, sur le plan multilatéral.

Contrairement à ce qu'on peut penser, notamment, au sein de la diaspora comorienne et dans certains milieux français proches de l'Elysée, c'est le président de la très petite République des Comores, Azali Assoumani, qui mène le jeu dans la relation avec sa très puissante partenaire, la France, d'Emmanuel Macron. Ce dernier peut bomber le torse (comme c'était le cas lundi 22 juillet chez lui à l'Elysée) devant la presse, mais, c'est son invité, le colonel, Azali Assoumani, qui donne le véritable ton à leur relation bilatérale.

Les vols en direction du Caire opérés par les compagnies britannique, British Airways, et allemande, Lufthansa, ont été suspendus, samedi, 20 juillet. Cette suspension qu'on espère provisoire, est motivée par des raisons de sécurité.

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait, fortement, condamné les crimes coloniaux, « crimes contre l'humanité » comme il les avait qualifiés, et appelé à leurs réparations. Deux années après son entrée en fonction, les pays africains commencent à poser des actes qui l'interpellent, alors qu'il semble avoir oublié cette promesse de campagne. Têtes de pont de cette nouvelle vague de pays contestataires, l'Algérie et la Tunisie, en attendant, certainement, d'autres, se rappellent à son bon souvenir.

C'est un honneur de reconnaître son erreur. C'est encore mieux de la corriger de la meilleure des manières. Au lendemain de la déconfiture de certains pays à la CAN Egypte 2019, on a assisté au limogeage, sans tarder, des sélectionneurs qu'on paie à prix d'or mais dont les prestations sont à pleurer.

Le président du Forum civil pour le changement (FCPC), Abderrahmane Arar, a dévoilé, mercredi, 17 juillet, une liste composée de treize personnalités nationales, connues pour leur "neutralité", pour conduire le dialogue, qui mènerait vers une sortie de crise en Algérie.

La diaspora comorienne en France compte organiser une marche, vendredi, 19 juillet, à Paris, pour protester contre la venue du président des Comores, Azali Assoumani, invité par la France à effectuer une visite officielle dans l'Hexagone. La diaspora comorienne n'a pas (encore) compris que le gouvernement comorien et ses partenaires extérieurs considèrent l'élection présidentielle de mars comme de l'histoire ancienne, et entendent passer à autre chose : l'avenir de ce pays et les propositions de partenariat que le pays met sur la table de ses partenaires extérieurs dont la France.
Dans cette interview à suivre accordée par le président, Azali Assoumani, à Afrique Education, au lendemain de son investiture, à Moroni, il reconnaît le soutien financier que la diaspora apporte au pays, notamment, aux familles. L'union faisant la force, il déclare toute grandement ouverte sa porte à Beit Salam (présidence de la République) pour recevoir et écouter tous les membres de la diaspora qui souhaitent à quelque titre que soit, et de quelque parti politique qu'on appartienne. Personne au gouvernement ne va dire Non à un membre de la diaspora qui souhaite apporter sa contribution à l'émergence économique et sociale fixée vers 2030. Le président l'a dit et redit, et la diaspora ne l'a qu'à prendre au mot. De la même façon, il serait prêt et désireux de rencontrer les membres de la diaspora pourvus d'idées et de projets susceptibles d'aider le pays à avancer, lors de son très prochain séjour à Paris. Là aussi, la diaspora (au lieu de contester pour contester) est appelée à collaborer juste et bien pour l'avancement du pays. La balle, ici aussi, est dans son camp. Va-t-elle faire honneur au pays en se montrant digne, engagé et volontaire ?

Depuis le 26 mai, date de son investiture, le président, Azali Assoumani, est, résolument, lancé dans la bataille de l'émergence, fixée à l'horizon 2030. C'est cette raison qui explique qu'il ait modifié la constitution, fin juillet 2018, à la suite des Assises nationales convoquées à la demande de la Société civile comorienne. Aujourd'hui, l'heure est à la mobilisation de toutes les énergies : tous les Comoriens et toutes les Comoriennes de l'intérieur et de la diaspora sont invités à se retrousser les manches. Objectif : bâtir les Comores en vue de son émergence prévue dans une dizaine d'années. En bon officier supérieur, le président a donné sa parole : sa porte est ouverte à toutes les bonnes volontés, qu'elles soient de son camp politique, mais aussi, de l'opposition et de la diaspora. N'ayez pas peur, dit le président, le pays attend chacun et chacune de ses fils et filles pour l'exaltante œuvre de construction nationale qui démarre.

Les violentes attaques de Donald Trump contre quatre élues démocrates issues de minorités ont suscité, lundi, 15 juillet, des réactions indignées jusque dans son propre camp, au sein duquel des responsables l'ont appelé à s'excuser pour ses tweets "racistes". Mais, Donald Trump, qui est né avant la honte (comme on dit chez les Bantou) n'en a cure. Il croit dur comme fer que c'est de cette façon qu'il renouvellera son bail à la Maison Blanche. Ses déclarations provoquent un tollé général dans le pays. Et même auprès des alliés de Washington dans le monde.

L’homme d’affaire franco-libanais, Ziad Takieddine, a fait savoir, lundi, 15 juillet, qu’il maintenait sa version dans le dossier du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, après la publication par le Journal du Dimanche d’articles alimentant la thèse d’une machination contre l’ancien chef de l’Etat.

S’il est un mot qui n’a pas toujours eu bonne presse, c’est bien celui d’insoumis. Pourquoi ? Parce que certaines personnes prennent l’insoumis pour un indiscipliné, un anarchiste, un rebelle, quelqu’un qui refuse de se soumettre. Telle est aussi la définition du dictionnaire Larousse. Je trouve cette définition incomplète dans la mesure où elle ne nous dit pas pourquoi et à qui ou à quoi X ou Y refuse de se soumettre. Pour moi, l’insoumis ne conteste pas pour contester, ne dit pas « non » pour le plaisir de dire « non », ne s’installe pas dans une contestation permanente.

Les manifestations en Algérie se sont poursuivies, vendredi, 12 juillet, afin de réclamer des réformes, ainsi que, le départ des dirigeants proches d'Abdelaziz Bouteflika.

La première conférence régionale africaine de haut niveau sur la lutte antiterroriste s'est terminée, jeudi, 11 juillet, à Nairobi, avec l'adoption de plusieurs résolutions visant à relancer la guerre contre le terrorisme, qui menace le progrès et la stabilité économiques du continent.

Le président français respecte (et craint) la démocratie ghanéenne et l'indépendance d'esprit des Ghanéens. Il s'en était rendu compte lors de son voyage en novembre 2017 à Accra. En visite officielle en France, le président du Ghana a déjeuné ce midi avec son homologue français. La France connaissant suivre ses intérêts, surtout, quand ceux-ci sont menacés, il s'agira, surtout, de la question du F CFA à l'heure où cette monnaie va être abandonnée, à partir de 2020, au profit de l'ECO, nom de la monnaie choisie par les chefs d'Etat de la CEDEAO, réunis à Abuja, au Nigeria, le 29 juin 2019.