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Politique

Coup de tonnerre dans le ciel parisien ! La Cour de cassation française a validé, mardi, 4 juin, l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant le pourvoi déposé par le frère de l'ex-président déchu, mis en cause dans son pays dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du célèbre journaliste Norbert Zongo. Il va devoir affronter, pour la première fois, la justice du Burkina Faso. Pour être effective, cette extradition doit, encore, être autorisée par un décret du gouvernement français, lui-même, susceptible d'un recours devant le Conseil d'Etat. Ce ne sont que des formalités loin d'être insurmontables à l'exemple du décret du gouvernement. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, entretient, par ailleurs, d'excellentes relations avec son homologue français, Emmanuel Macron, qui avait effectué une visite remarquée, à Ouagadougou, fin 2017, pendant laquelle il rencontra les étudiants dans le grand amphithéâtre de l'Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Un échange resté mémorable entre le président français et les étudiants. Macron n'aurait donc aucun intérêt à freiner la procédure. Au contraire même !

«Plus de 35» personnes sont mortes et «des centaines» ont été blessées dans la dispersion, lundi, 3 juin, sur ordre du Conseil militaire, du sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum, a annoncé, le lendemain, mardi, 4 juin, le Comité central des médecins soudanais. Il s'agit du dernier bilan provisoire fourni par ce groupe de professionnels proche du mouvement de contestation, qui précise dans un communiqué que de nombreux blessés sont en «soins intensifs». Donc, possibilité d'enregistrer d'autres morts.

Trois jours de deuil sont imposés depuis, samedi, 1er juin, aux habitants et commerçants du quartier PK5 de Bangui, après l'annonce de la mort du chef de l'un des principaux groupes "d'autodéfenses" de ce quartier à majorité musulmane. Le général, Nimery Matas Djamous (alias Force), est mort samedi des suites d'une longue maladie. Ses partisans accusent le président, Faustin-Archange Touadéra, de l'avoir négligé en refusant de l'envoyer se faire soigner au Maroc, en Afrique du Sud, ou même, à Douala au Cameroun qui compte des structures de bon standing médical dont l'une avait accueilli, l'ancien président, Ange-Félix Patassé, en avril 2011. De la méchanceté (gouvernementale) pure et simple, s'exclament-ils !

Le 31 mai 2019, lors de la célébration des 74 ans de l’ancien président ivoirien, Hubert Oulaye a dit une chose qui, pour certains Ivoiriens, n’est pas vraiment une révélation : Laurent Gbagbo ne peut rentrer en Côte d’Ivoire qu’avec l’accord du gouvernement français et de Dramane Ouattara. Pourquoi fallait-il s’attendre à cela ? Parce que c’est la France et Ouattara qui l’ont kidnappé et déporté illégalement à la Haye.

Le Conseil constitutionnel en Algérie a annulé de facto, dimanche, 2 juin, l'élection présidentielle prévue le 4 juillet après avoir invalidé les dossiers des deux seuls candidats, préconisant le prolongement du mandat du président par intérim qui se termine le 9 juillet. Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président, Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril, sous la pression de la rue et de l’armée.

L'Iran et l'Iran étaient sur la sellette pendant ce 14e Sommet de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) que le roi Salman, en plein ramadan, accueillait dans sa très belle ville de La Mecque. Il a eu tout ce qu'il a demandé à ses pairs des autres 56 pays, à savoir, la mise au pilori de l'Iran et de l'Etat d'Israël ou si l'on veut du rappel du soutien que l'OCI apporte à la Palestine et la nécessité de former un Etat indépendant avec comme capitale, Jérusalem Est.

Cette question mérite d'être posée. En effet, la justice sierra-léonaise a renforcé, vendredi, 31 mai, le poids au parlement de la formation du président, Julius Maada Bio, en destituant 10 députés du principal parti d'opposition. Ni plus ni moins. Sans se voiler la face, c'est une décision qui a provoqué des heurts entre ses partisans et la police, qui a procédé à des dizaines d'arrestations, et qui pousse beaucoup de personnes à se demander si la justice est encore indépendante dans ce pays ?

L'opposant malawite, Lazarus Chakwera, arrivé deuxième de la présidentielle du 21 mai, a rejeté "les résultats frauduleux" de l'élection remportée de justesse par le chef de l'Etat sortant, Peter Mutharika, qui a été, officiellement, investi, vendredi, 31 mai, dans un stade de la capitale Blantyre.

La dépouille du chef rebelle angolais, Jonas Malheiro Savimbi, tué au combat en 2002, a été remise vendredi, 31 mai, à sa famille pour être inhumée, samedi, 1er juin, lors des obsèques publiques, organisées à la suite d'un accord avec le gouvernement.

Le samedi 25 mai 2019, la jeunesse malienne est sortie massivement dans les rues de Bamako pour conspuer et menacer la France. « France Dégage », « France Terroriste », « Mort à la France », « France Complice », ou encore, « Plus jamais la France au Mali », pouvait-on lire sur quelques pancartes brandies par les manifestants. Comme l’on était loin de l’époque où les Maliens, arborant le drapeau français, chantaient pour la France et Hollande, les remerciant de les avoir libérés d’islamistes barbares !

Le ministre guinéen de la Justice, Cheick Sako, a présenté sa démission au président, Alpha Condé. Un de ceux qui n'approuvent pas l'idée que le président de la République fasse entorse à la constitution en briguant un troisième mandat, il a préféré jeter l'éponge au moment où le pays connaît un vif débat sur l'opportunité d'une nouvelle constitution dont l'une des principales finalités reste la possibilité donnée à Alpha Condé de rester en place après ses deux mandats constitutionnels.

Le Maroc a, officiellement, lancé une "Commission nationale" de lutte contre la traite des êtres humains, trois ans après l'adoption d'une loi sur la traite des personnes.

Des années d'implantation et la situation de terrorisme ne change guère, les djihadistes continuant de se comporter comme s'ils n'étaient nullement sous pression, en organisant des tueries sur des populations civiles et même sur les forces de défense et de sécurité. A se demander à quoi servent, réellement, les bases militaires que certains pays accueillent, avec l'espoir d'éradiquer la menace terroriste. Que non ! Ces bases sont un moyen pour les pays concernés de mieux s'installer dans le pays où, sous le couvert de la lutte antiterroriste, ils se repositionnent (ou se positionnent) dans le cadre de leur géostratégie et de leur géopolitique d'ensemble, avec une vision affirmée sur le contrôle et l'exploitation des ressources naturelles dudit pays. Car une puissance militaire qui implante une base militaire dans un pays comme le Niger a des facilités de fait pour favoriser la signature de contrats en faveur des grands groupes industriels pétroliers, gaziers et miniers de son pays. En cela, le Niger ne fait pas exception à cette règle.

La question se pose avec insistance en Algérie où le chef d'état-major des armées, le général, Ahmed Gaïd Salah, est parvenu à rester, pratiquement, seul, aux commandes du pays, après avoir écarté, un par un, tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre dont certains détenaient le pouvoir sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. C'est incontestable qu'il est, désormais, de facto, le seul et unique homme fort du pays. Pour calmer les inquiétudes des nombreux manifestants qui continuent d'écumer les rues des grandes villes, il a assuré, mercredi, 22 mai, n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. Présidentielle dont le candidat du pouvoir pourrait être lui-même, ce qui fait craindre la répétition du hold up à la Abdel Fattah al-Sissi, du nom de cet ancien chef d'état major égyptien, devenu, président de la République, à la suite des dérapages répétés du président, Mohamed Morsi, à l'endroit des Egyptiens qui ne pensaient ni ne voyaient les choses comme lui, l'éminent membre de la Confrérie des Frères musulmans d'Egypte.

En échec total sur le Brexit, la première ministre britannique, Theresa May, vient d'annoncer qu'elle démissionnera le 7 juin de sa fonction de chef du gouvernement. La campagne au sein du parti conservateur pour désigner son remplaçant commencera la semaine prochaine. Ancienne ministre de l'Intérieur, elle est considérée comme la plus piètre des premiers ministres britanniques de tous les temps.

L'Accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés, dont l'application accumule les retards, a été entaché, mardi, 21 mai, par le massacre de 26 civils dans l'Ouest du pays. Le plus inquiétant, c'est que le responsable de cette tuerie, le groupe armé 3R, est signataire de l'Accord de Khartoum, ou plus exactement, ce qui en tient encore lieu car on peut, légitimement, se demander si, à la suite de son piétinement par le FDPC (Front démocratique du peuple centrafricain) du général, Abdoulaye Miskine (qu'on ne présente plus en Centrafrique), cet accord lie toujours les parties qui l'ont signé. Visiblement non. Seuls l'armée et quelques groupes armés y croiraient encore. A qui la faute : selon certaines indiscrétions, le gouvernement est responsable de cette situation. On lui reproche d'avoir faibli ses efforts après la signature de l'Accord alors que c'est en ce moment qu'il aurait pu les redoubler. Autrement dit, le gouvernement a eu tort de considérer que la signature de l'Accord était un moment de répit, la fin du conflit alors que ce n'était que le début d'un processus difficile, programmé sur un très long terme.

Certaines personnes, y compris dans le camp des supporters de Laurent Gbagbo, ne se contentent plus de s’enthousiasmer pour « le travail abattu » par Dramane Ouattara depuis qu’il a été installé dans le fauteuil présidentiel par le voyou et assassin Nicolas Sarkozy. Elles estiment, aussi, qu’on doit lui dire merci. Ont-elles raison ?

Une religieuse catholique de nationalité franco-espagnole, âgée de 77 ans, a été retrouvée décapitée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'Ouest du Centrafrique. Un acte d'une lâcheté inqualifiable que le Saint-Père, François, a qualifié de « barbare », ce mercredi, 22 mai, à Rome. Les responsables de ce forfait n'osent même pas se dévoiler. Même pas honte !

L'investiture du président des Comores, Azali Assoumani, aura lieu, dimanche, 26 mai, au Stade omnisports de Malouzini, en présence de plusieurs chefs d'Etat et de délégations étrangères. Après avoir modifié la constitution qui prônait la présidence tournante (5 ans pour le ressortissant de chacune des trois îles), et remis son mandat en jeu, Azali Assoumani a gagné l'élection du 24 mars, dès le premier tour, avec 59,09% des suffrages. Une élection, régulièrement, validée par la Cour suprême des Comores. En attendant l'investiture, il n'est pas resté les bras croisés. Dès l'annonce de sa victoire, il a repris ses activités au Palais de Beit Salem, fin mars. C'est dans l'exercice de celles-ci qu'il a été invité par les princes des Emirats arabes unis. Un séjour qui tombe à point nommé au moment où il met, résolument, le cap sur la recherche de l'émergence économique et sociale vers 2030, pour laquelle il a modifié la constitution et demandé le vote de ses compatriotes.

La Cour de cassation française s'est penchée, mardi, 21 mai, sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso où la justice le réclame. Frère de l'ex-président déchu, Blaise Compaoré, il est mis en cause, notamment, dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo. La disparition de ce dernier avait provoqué un véritable malaise dans le pays où ce genre d'assassinat, généralement, attribué au régime, n'était, jamais, élucidé. Il était mis dans la rubrique « Pertes et Profits ». Très mal en point, Roch Marc Christian Kaboré qui a succédé à Blaise Compaoré et qui compte se représenter, en 2020, alors que son bilan à la tête du pays, n'est pas très élogieux, se doit de tout faire pour calmer certains mécontentements. Les choses vues sous cet angle, l'extradition de ce sbire de l'ancien régime auprès de la justice burkinabé, ne serait pas une très mauvaise affaire pour Roch car le procès qui s'engagerait avant l'élection présidentielle, ne pourrait lui faire que du bien.

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