Politique

De très forts soupçons ont, toujours, pesé sur l'implication des Russes dans la victoire du candidat, Donald Trump, lors de l'élection présidentielle de 2016. Hillary Clinton, qui avait toutes les chances de remplacer Barack Obama à la Maison Blanche, a été, contre toute attente, devancée, par Donald Trump, avec le soutien de la Russie, qui aurait réussi à perforer ses données électorales. Pourquoi ne pas ré-essayer ce qui avait tellement bien marché la dernière fois ? Objectif : affaiblir Joe Biden (qui a de fortes chances de croiser Trump à la prochaine présidentielle) en jetant de la suspicion dans les relations d'affaires que son fils, entretient, en Ukraine. On estime que c'est suffisant pour discréditer Joe Biden aux yeux d'une partie de l'opinion américaine, et favoriser la réélection de Trump par la même occasion. Pour y parvenir, Donald Trump a demandé l'assistance du nouveau président ukrainien qu'on dit novice en politique, bien qu'il ait été élu président de la République. Malheureusement pour Trump, un lanceur d'alerte a faussé son plan en dénonçant la conversation téléphonique, dans ce sens, entre les présidents américain et ukrainien. L'affaire qui va de rebondissement en rebondissement, a de quoi inquiéter Trump. Voyant que le président des Etats-Unis ne maîtrise plus la situation, le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, étant, lui aussi, dans le viseur du parti démocrate qui va, bientôt, lancer la procédure de destitution au niveau de la Chambre des représentants, Moscou redoute que Washington dévoile les entretiens téléphoniques entre Trump et Poutine, ce qui pourrait mettre sur la place publique le rôle joué par Poutine dans l'élection de Trump. Mais de quoi le pouvoir russe a-t-il peur s'il n'a vraiment rien à se reprocher ?

“ Chirac, grand humaniste ; Chirac, sincère défenseur de l’Afrique " ! Si de tels qualificatifs étaient sortis de la bouche de ceux qui, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, ont éventré des femmes enceintes et ôté la vie à des centaines d’Ivoiriens dont Me Emile Boga Doudou, le général, Robert Gueï, et une soixantaine de gendarmes désarmés, on aurait trouvé cela un peu “normal” puisque c’est la France, dirigée à l’époque par le criminel et colon Chirac, qui avait armé et soutenu ces voyous et incultes pompeusement baptisés “Forces nouvelles”, avant d’exiger qu’ils soient nommés ministres comme si George W. Bush pouvait demander au même Chirac d’octroyer des portefeuilles ministériels aux assassins du préfet Claude Erignac.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Lyon a maintenu les poursuites engagées contre un ancien espion suspecté d'avoir voulu tuer un opposant congolais en France. Le procès aura donc lieu, ce qui permettra, peut-être, à Ferdinand Mbaou de savoir si oui ou non, le président, Denis Sassou-Nguesso, est le commanditaire de cet assassinat raté.

C'est une histoire rigoureusement personnelle que le décès de l'ancien président français, Jacques Chirac, me permet de vous livrer aujourd'hui. Nous sommes en avril 2002. Comme tous les deux à quatre mois, je me rends à Lomé pour échanger avec le Sage de l'Afrique. L'exercice se répète depuis longtemps et je suis considéré comme un familier du président. Tous les quinze jours, il lit le bimensuel Afrique Education que se charge de lui faire parvenir son excellence, Tchao Sotou Berre, l'ambassadeur du Togo en France. Ce mois d'avril 2002, comme tous les trimestres, le bimensuel Afrique Education produit un numéro double qui couvre tout le mois.

Jacques Chirac est mort. Sa famille l'a annoncé, ce jeudi, 26 septembre, matin, à l'Agence France Presse. "Le président Jacques Chirac s'est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement", a déclaré son gendre, Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac. Une rumeur vite démentie l'avait déjà annoncé pour mort, mardi, 24 septembre. Aujourd'hui, c'est la famille, elle-même, qui confirme son décès.

Menacé par une procédure de destitution explosive, Donald Trump a dû publier, mercredi, 25 septembre, le contenu d'une conversation téléphonique dans laquelle il demande à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival Joe Biden. Un échange "accablant" pour les démocrates, qui sont en train de rassembler d'autres preuves avant de lancer la procédure de destitution au niveau de la Chambre des représentants que préside Nancy Pelosi.

Le président américain est soupçonné d'avoir demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, possible candidat démocrate à la future élection présidentielle américaine.

Dans l’article ci-dessous, je cède la parole à Justin Katinan Koné, ex-ministre du Budget de la Côte d’Ivoire. En 2011, après le renversement de Laurent Gbagbo par les bombes et le mensonge, j’ai rencontré M. Koné au Ghana, où il se trouvait en exil forcé. Economiste de formation, il m’avait alors fourni beaucoup de renseignements utiles pour comprendre le conflit dans son pays. Aujourd’hui, alors que Laurent Gbagbo vient d’être acquitté par la Cour pénale internationale des crimes qui lui ont été injustement imputés par la presse aux ordres du G7 depuis le déclenchement de la guerre civile en Côte d’Ivoire, au mois de septembre 2002, Justin Katinan Koné est, lui, encore traqué par le tyran Alassane Ouattara. Depuis son exil, il m’a fait parvenir l’article ci-dessous à l’occasion du décès de Robert Mugabe. Le lecteur y trouvera un éclairage édifiant qui est absent des grands médias occidentaux. - Bernard Desgagné -

Le Burkina Faso commence à être en ébullition à 15 mois d'une élection présidentielle qui paraît, particulièrement, indécise. Candidat à sa succession, l'actuel président, Roch Marc Christian Kaboré, n'a aucune garantie qu'il sera réélu, les attaques répétées des djihadistes et les massacres des populations et des militaires, qui vont avec, constituant l'un des principaux points noirs de sa gouvernance. C'est dans ce contexte d'incertitude que le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) cherche à faire revenir son président d'honneur, Blaise Compaoré, de son exil doré en Côte d'Ivoire.

A l’invitation de son homologue, Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire, le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, a effectué une visite officielle, à Alger, les 18 et 19 septembre 2019. Au cours de cette visite, il a été reçu en audience par le président par intérim, Abdelkader Bensallah. Il a, également, eu une séance de travail avec son homologue algérien au cours de laquelle les deux ministres ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment, la coopération entre les deux pays. Une coopération qui existe bien depuis les années 80, mais, dont le résultat sur le terrain, ne reflète pas, encore, le potentiel affiché par les deux pays. Cette situation va être corrigée.

L'armée nigériane a accusé Action contre la faim (ACF) d'aider les terroristes en leur fournissant nourriture et médicaments dans le Nord-Est du Nigeria, en proie à une insurrection djihadiste et où les militaires ont fermé les bureaux de l'ONG française. L'armée nigériane ne prend pas une telle décision parce qu'elle serait inhumaine, mais, parce que cette interdiction est une arme pour combattre la secte Boko Haram. En effet, quand cette dernière n'a rien pour alimenter ses effectifs, elle est obligée de se découvrir en allant piller dans les localités environnantes, ce qui la fragilise car, parfois, elle essuie des attaques de l'armée. En lui procurant des vivres et des médicaments, ACF la renforce, militairement. L'ONG n'agit pas dans le cadre des droits de l'homme. C'est un secours aux terroristes, totalement, inapproprié et mal venu, que l'armée du Nigeria a l'obligation et la responsabilité de combattre, par tous les moyens.

Amadou Ba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, est en visite officielle en Espagne. Jeudi, 19 septembre, il a eu une séance de travail avec son homologue espagnol, Josep Borrell Fontelles, à l'occasion de la 2e session des consultations politiques entre les deux pays. L'objectif poursuivi par le chef de la diplomatie sénégalaise, est de renforcer la coopération avec le royaume d'Espagne, aussi bien, dans les domaines politiques, économiques que culturels.

L'ancien président tunisien, Zine el Abidine Ben Ali, est mort, en exil, en Arabie saoudite, à l'âge de 83 ans. Le royaume saoudien lui avait offert gîte et couvert, depuis janvier 2011, après avoir été déchu du pouvoir en Tunisie à la suite d'un mouvement révolutionnaire orchestré par ses anciens « amis » et « alliés » occidentaux qu'il servait avec beaucoup de zèle.

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a déclaré, jeudi, 18 septembre, vouloir poursuivre pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, deux ex-chefs de milice centrafricains, Patrice-Edouard Ngaïssona, président de la Fédération centrafricaine de football, et Alfred Yekatom, député. A un an de son départ de la CPI, pour fin de mandat, la Gambienne entend garnir son tableau de chasse qui ne compte que du « gibier » africain, ses huit ans à la CPI comme procureure ne lui ayant jamais permis de débusquer aucun sanguinaire européen, américain ou asiatique, ni tueur d'aucune autre région du monde que l'Afrique.

Toutes les conditions "propices" à la tenue de la présidentielle dans la transparence sont réunies. Véritable homme fort du pays, le général 4 étoiles, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) a affirmé, mercredi, 18 septembre, à Tamanrasset, que toutes les conditions "propices" à la tenue de l'élection présidentielle dans "un climat de confiance et de transparence ont été réunies", confirmant la décision du président par intérim, Abdelkader Bensalah, prise deux jours plus tôt de convoquer le corps électoral le 12 décembre prochain. Les manifestants ne l'entendent pas de cette oreille, d'où un potentiel risque de conflit en devenir.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a exclu, mardi, 17 septembre, toute négociation avec Washington à l'heure où le président américain, Donald Trump, s'est dit disposé à rencontrer son homologue iranien, Hassan Rohani, tout en menaçant Téhéran à la suite d'attaques ayant visé l'Arabie saoudite. Ces attaques, menées, samedi, 14 septembre, par des drones sur deux installations pétrolières importantes du royaume, ont été revendiquées par les rebelles houthis du Yémen qui sont soutenus par l'Iran, le grand rival régional du royaume saoudien. Elles ont entraîné une chute de moitié de la production saoudienne, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit, environ, 6% de l'approvisionnement mondial de pétrole. Pour contenir la surchauffe, Washington a décidé de calmer le marché en y injectant une partie des réserves stratégiques du pays.

Hafedh Caïd Essebsi, fils de l'ex-président tunisien et chef du parti fondé par son père, actuellement, en France, n'a pas assisté aux funérailles de sa mère lundi, 16 septembre, évoquant un climat délétère en Tunisie, après des luttes fratricides dans le cadre des élections. «Je rentrerai quand le climat sera acceptable», a déclaré Hafedh Caïd Essesbi sur la radio Express FM, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle.

Je vois quelques similitudes entre les retrouvailles du PDCI et du FPI, le 14 septembre 2019, et celles de la parabole de l’enfant prodigue lue le lendemain dans toutes les églises catholiques. D’abord, l’éloignement. De même que le plus jeune fils était parti loin du père, ainsi, le PDCI et le FPI s’étaient-ils éloignés de l’héritage laissé par Houphouët. Cet héritage, qui avait permis au pays de vivre dans une relative paix et de construire, pendant 3 décennies, des routes, écoles et hôpitaux que certains pays africains nous enviaient, c’est le dialogue, la non-violence, l’ambition de doter le pays d’infrastructures de qualité.

Enfin, les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) semblent se résoudre à l'idée qu'il leur appartient à eux et à eux seuls d'éradiquer le djihadisme chez eux, en usant de leurs propres moyens et de leurs seules forces. A l'issue de son Sommet extraordinaire tenu à Ouagadougou, samedi, 14 septembre, Sommet élargi à la Mauritanie et au Tchad, la CEDEAO a annoncé un plan d'action 2020-2024 d'un milliard de dollars pour la lutte contre le djihadisme. Simple effet d'annonce ? Certains éléments dudit plan restent critiquables.

Cette fois, c'est bien fini. On n'entendra plus parler de Robert Mugabe. Les plus malheureux à le regretter se recruteront chez toutes ces personnes pour qui il était la source de toutes les difficultés actuelles du Zimbabwe. Elles n'auront plus leur bouc émissaire. Une position que ne devraient pas partager les Africains et que vulgarisent à souhait les Britanniques et les Américains. D'où la question suivante : Les Africains devraient-ils joindre leurs voix à celle des Occidentaux quand on sait qu'ils sont à l'origine du changement de cap politique de Camarade Bob ? Pour formuler la chose autrement : les Zimbabwéens (Africains) ont-ils les mêmes intérêts que les Britanniques et les Américains quand ils s'obstinent à condamner Robert Mugabe dont la politique économique n'a changé qu'après le lâche lâchage de Londres après que les premiers ministres anglais successifs eurent refusé d'appliquer les Accords de Lancaster House ?
Comme toute personne, Robert Mugabe alignait des défauts. Mais, ceux-ci sont une goutte d'eau par rapport à ses qualités. C'est le bon côté du Big Brother que devraient surtout garder les Africains, qui manquent, aujourd'hui, un leader charismatique de sa trempe à l'échelle continentale capable de dire les vérités aux grandes capitales occidentales, sans peur, au nom du continent.