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Politique

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a confirmé, samedi, 6 avril, devant son parti, qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle du 17 novembre, pour "ouvrir la porte aux jeunes". Quelle sagesse ! A 92 ans ! Celui qui est depuis 2014 le premier président élu démocratiquement au suffrage universel en Tunisie, a fait cette annonce devant un congrès de son parti, Nidaa Tounès, en proie à de luttes de pouvoir intestines. Il laisse donc une barque en pleine turbulence au milieu de l'océan.

Le président, Emmanuel Macron, a annoncé, vendredi, 5 avril, deux gestes pour tenter d'apurer le rôle de la France durant le génocide rwandais de 1994, avec l'ouverture à des historiens de toutes les archives et un renforcement des moyens pour poursuivre les génocidaires présumés en France.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, actuellement, présent en Libye, s'est dit, jeudi, 4 avril, préoccupé par le "risque de confrontation", après des mouvements vers l'Ouest de troupes loyales à l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar. A quelques jours de la Conférence sur la Libye sous l'égide des Nations-Unies (14-16 avril), Khalifa Haftar veut-il s'imposer comme le seul et unique interlocuteur incontournable ?

L'OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) "ne veut pas d'une nouvelle course aux armements" ou "d'une nouvelle Guerre Froide" avec la Russie, mais, elle saura se défendre si nécessaire, a déclaré, mercredi, 3 avril, son chef à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance.

Soixante-deux personnes ont été tuées entre dimanche, 31 mars, et mardi, 2 avril, lors d'attaques djihadistes suivies d'affrontements inter-communautaires dans la commune d'Arbinda, dans le Nord du Burkina Faso, à la frontalière du Mali, selon un nouveau bilan annoncé, mercredi soir, par le ministre de l'Administration territoriale. Ce lourd bilan survenu près de deux mois, après la réorganisation de l'armée avec la nomination d'un nouveau chef d'état-major et d'un nouveau ministre de la Défense, montre que d'autres mesures fortes sont nécessaires afin que les djihadistes ne continuent pas, impunément, à semer la terreur au sein des populations de toute cette région. On se rend compte que l'armée burkinabé n'est pas apte à assurer la sécurité de tout le territoire, ce qui risque de déboucher sur le phénomène qu'on observe, aujourd'hui, au Mali où la faiblesse de l'armée et l'absence de l'Etat, au Nord et au Centre du pays, font le nid du djihadisme.

Député à l'Assemblée nationale, l'ancien premier ministre et actuel président du principal parti d'opposition, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé, n'a pas mâché les mots pour donner sa lecture des graves événements qui déstabilisent son pays : Accord de Khartoum (le 8e du genre en l'espace de cinq ans), enchères des rebelles, nomination d'un nouveau premier ministre et de plusieurs ministres issus de la rébellion, action du chef de l'Etat à la tête du pays depuis bientôt quatre ans, etc. En responsable politique qui ambitionne de diriger la République centrafricaine, il donne un éclairage de la situation du pays que les dirigeants actuels devraient lire avec intérêt.

Les habitants de Chicago ont élu, mardi, 2 avril, une femme noire à la tête de leur ville, une première historique dans cette cité marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

« Il faut savoir quitter les choses avant que les choses ne vous quittent ». C'est un célèbre proverbe bantou qu'on n'ignore pas en Algérie. Avec sa mauvaise gestion des derniers événements, Abdelaziz Bouteflika n'aura pas bien compris qu'il fallait quitter le pouvoir avant que celui-ci ne le quitte. Il a été jeté dehors par l'armée qui, elle-même, est sous la forte pression de la rue. Tout ceci est regrettable et fait poser la question suivante : le pouvoir est-il donc si mystique qu'il s'avère très très difficile (pour certains) de s'en éloigner ? Le Sénégalais, Léopold Sédar Senghor, et le Tanzanien, Julien Nyerere, qui l'avaient abandonné, de leur propre chef, sans interférence de qui que ce soit, sont-ils, finalement, des êtres hors du commun ? Cela pourrait être un sujet de philosophie pour les candidats au Bac 2019, en Afrique. Au pouvoir depuis 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d'une contestation populaire inédite depuis plus d'un mois, a fini par jeter l'éponge. Malgré lui et visiblement contraint forcé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié, officiellement, ce mardi, 2 avril, au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a appris l'agence de presse algérienne, l'APS, auprès de la présidence de la République.

Ce mardi, 2 avril, la Cour suprême a proclamé les résultats définitifs du scrutin du 24 mars 2019. Sur un nombre total de 309.137 inscrits, on a compté 163.801 votants, soit, un taux de participation de 52,99%. Le nombre de bulletins blancs ou nuls s'élève à 6.502 tandis que la Cour suprême, elle-même, a annulé 16.603 votes. Autrement dit, il y a eu 140.696 suffrages exprimés.

Belle fête au Centre expos de Diamniadio, qui a abrité la cérémonie d'investiture du deuxième mandat du président, Macky Sall. Une belle brochette de chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le déplacement de Dakar pour y participer.

Une soixantaine d’associations de la société civile tanzanienne ont dénoncé une série de mesures répressives contre l’opposition et demandé, expressément, au président, John Magufuli, de dialoguer avec ses opposants pour sauver l’unité et la paix du pays. Pour l'heure, Magufuli reste fermé à toute possibilité d'ouverture de son régime.

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité dans ce pays se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

C'est fini, Abdelaziz Bouteflika a décidé de jeter l'éponge. Au lendemain de la formation de son ultime gouvernement, dimanche, 31 avril, il annonce son départ du pouvoir avant la fin de son mandat, c'est-à-dire, le 28 avril. La rue aura eu raison de lui.

Sibeth Ndiaye, la seule noire visible du Cabinet d'Emmanuel Macron, à l'Elysée, est promue porte-parole du gouvernement, en remplacement de Benjamin Griveaux, qui aspire à remplacer Anne Hidalgo du parti socialiste, comme maire de Paris. Amélie de Montchalin s'empare des Affaires européennes et Cédric O du numérique.

Les travaux du 30e Sommet de la Ligue arabe ont démarré dimanche, 31 mars, dans la capitale tunisienne, en présence de 12 leaders arabes, sous de hautes mesures de sécurité. La question du Golan focalise les débats.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

Le pouvoir vénézuélien a accentué, jeudi, 28 mars, la pression sur Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, surtout, occidentaux ou alliés des Etats-Unis, en le déclarant inéligible durant 15 ans. En quelques temps, il a effectué près d'une centaine de voyages dont la plupart à l'étranger, ce qui pose le problème du financement de ceux-ci et de son mouvement insurrectionnel. Juan Guaido a, aussitôt, rejeté cette sanction. C'est un nouveau bras de fer qui commence au moment où, après avoir vociféré et braillé sans jamais mordre, en menaçant Maduro qu'il allait voir ce qu'il allait voir, Washington assiste, impuissant, à l'arrivée progressive mais impressionnante de la Russie dans le pays, à la demande du pouvoir légal et légitime de Nicolas Maduro, qui est, désormais, sous sa protection.

Le président rdcongolais, Félix Tshisekedi, a levé la mesure suspendant l'installation du nouveau sénat de la République démocratique du Congo, satisfait par le rapport préliminaire d'enquête sur les allégations de corruption de grands électeurs, selon un communiqué de la présidence lu ce vendredi, 29 mars, à la télévision d'Etat.

La capitale du petit archipel des Comores a été secouée, jeudi, 28 mars, par de violents échanges de tirs survenus après l'arrestation d'un des chefs de l'opposition, qui refuse de reconnaître la réélection jugée frauduleuse du président Azali Assoumani.

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