Politique

Des missiles de l'armée française découverts sur une base pro-Haftar près de Tripoli. La France a admis, mercredi, 10 juillet, que les missiles découverts dans un QG du maréchal, Khalifa Haftar, près de Tripoli lui appartenaient, tout en réfutant les lui avoir fournis, ce qui risque de relancer les accusations de parti pris français à l'égard de l'homme fort de l'Est libyen.

L'Assemblée nationale française a approuvé, largement, ce mardi, 9 juillet, la proposition de loi LREM (La République en marche, parti fondé par Emmanuel Macron) de lutte contre la haine sur internet, qui contraint les plateformes à agir malgré leurs réticences contre le racisme, l'antisémitisme et tout ce qui est haine envers l'autre. C'est une première en France, qui est loin de plaire à ceux qui en faisaient leur élément de défoulement sur internet et les réseaux sociaux. Maintenant, ils réfléchiront avant de poster n'importe quel contenu haineux. Comme quoi, la République est vraiment en marche.

L'ancien chef de guerre congolais, Bosco Ntaganda, a été reconnu coupable par la CPI (Cour pénale internationale) de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des exactions commises en 2002 et 2003 en République démocratique du Congo (RDC).

Présidé (ce mois de juillet) par le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion, tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye, a fait une sortie qui montre que l'Afrique est horrifiée par ce qui se passe dans ce pays jadis prospère. Et surtout, il presse le Conseil de sécurité d'arrêter les tueries en Libye et d'aider au redémarrage de ce pays.

Un nouveau souffle d'espoir a envahi les rues de Khartoum, vendredi, 5 juillet, après un accord entre le pouvoir et la contestation sur une instance de transition, premier signe de sortie de crise après des mois de tensions au Soudan. Cet accord tiendra-t-il la route ?

Le président par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a proposé, dans un discours à la nation, un dialogue pour préparer la présidentielle dans lequel ni les autorités politiques ni l'armée ne seront, selon lui, impliquées. La question est sur toutes les lèvres : Commence-t-on à envisager l'éviction du chef d'état-major des armées, le tout puissant général, Ahmed Gaïd Salah, du processus menant à la prochaine élection présidentielle que l'opposition et la société civile soutenues par la grande majorité de la population, souhaitent, libre et, totalement, transparente ?

Le Kenya et les Nations-Unies (ONU) accueilleront une conférence régionale de deux jours sur la lutte contre le terrorisme au Bureau des Nations-Unies, à Nairobi, les 10 et 11 juillet, afin de chercher des moyens d'éradiquer cette menace dans la région.

Une quarantaine de migrants ont été tués (44 exactement au moment où nous mettons en ligne cet article) dans un raid aérien nocturne contre leur centre de détention près de Tripoli, une frappe attribuée aux forces de Khalifa Haftar engagées dans une offensive sur la capitale libyenne et qui a suscité de vives condamnations.

Le 4 mars 2019, le président du Togo, Faure Gnassingbé, lançait, officiellement, le PND (Programme national de développement), à Lomé, en présence de plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux, dont l'ambition est de faire du Togo, dans les cinq à dix ans à venir, un hub sous-régional dans le domaine des services, de la finance et des transports. On sait, par exemple, que le Togo abrite le siège de deux grandes banques panafricaines, Ecobank et Orabank, mais aussi, le plus grand port en eau profonde de la sous-région ouest-africaine, ainsi qu'une plateforme aéroportuaire, Gnassingbé Eyadèma International Airport, et une compagnie aérienne internationale, Asky, qui dessert, pour le moment, plus d'une vingtaine de pays. Les investissements industriels pour valoriser le sous-sol minier ne sont pas en reste. Si le pays fait, largement, appel aux partenaires extérieurs pour assurer son succès, ce qui explique que Lomé ait abrité, sous le patronage du président, Faure Gnassingbé, les 13 et 14 juin 2019, le tout premier Forum de l'investissement Union européenne-Togo, dans le cadre de ce PND, en attendant, l'organisation d'un autre forum, avant la fin de cette année au Brésil, suite à la visite du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, dans ce pays, il y a quelques jours, les Togolais de l'extérieur, selon le souhait affiché du chef de l'Etat, ne vont être ni écartés, ni ignorés dans ce processus. C'est la raison pour laquelle le professeur, Robert Dussey, a procédé, mardi, 2 juillet, à Lomé, au lancement d'un Haut conseil des Togolais de l'extérieur (HCTE).

L'une des cibles de la contestation en Algérie, le président de l'Assemblée populaire nationale, Moad Bouchareb, a démissionné, mardi, 2 juillet, alors que la contestation et les manifestations continuent dans le pays.

La France et l'Allemagne ont dénoncé, dimanche, 30 juin, l'attitude de l'Italie, qui a, vivement, réagi, après l'arrestation de Carola Rackete, la jeune capitaine du navire humanitaire, Sea-Watch, qui a accosté de force, à Lampedusa, pour débarquer 40 migrants secourus deux semaines plus tôt. Parallèlement, un mouvement de soutien à travers l'Europe a, déjà, permis de récolter plus d'un million d'euros pour financer les frais de justice de la jeune femme et la poursuite des opérations de secours de l'ONG.

Un groupe clé de la contestation au Soudan a appelé, dimanche, 30 juin, les milliers de manifestants mobilisés à Khartoum à marcher vers le palais présidentiel, siège des généraux au pouvoir engagés dans un bras de fer avec les protestataires. Tout le Soudan retient son souffle.

C'est ce dimanche, 30 juin, que les Togolais et les Togolaises élisent leurs conseillers municipaux, qui, à leur tour, désigneront leurs maires. Le Togo renoue avec des élections locales. Un exercice démocratique dont le plaisir n'est pas boudé par l'opposition, sauf quelques rares partis, qui se comptent dans les doigts d'une main. Des irréductibles. Dans leur immense majorité, les partis politiques, y compris ceux de l'opposition, désormais, divisés sur leur stratégie de conquête du pouvoir, présentent des listes pour conquérir des places dans les mairies. Mieux vaut tard que jamais et, surtout, tant mieux !

Pour la première fois depuis trente-deux ans, le Togo organisera les élections locales sur toute l'étendue du territoire. La CENI (Commission électorale nationale indépendante) a pris toutes les mesures nécessaires et indispensables pour un bon déroulement du vote. Afriqueeducation.com qui a des envoyés spéciaux sur place, indique ce qui a été mis en œuvre par la CENI pour que le 30 juin 2019 au Togo, soit un jour de fête (électorale), qui permettra à chaque citoyen de porter, librement et de façon tout à fait indépendante, son choix sur son candidat de cœur ou de raison.

Certaines personnes pensent que le rôle des prêtres et évêques se limite à appeler à la paix politique et sociale. Ce n’est pas mon avis car le psaume 84, pour ne citer que cet exemple, nous apprend que c’est la justice, mais également, la vérité qui conduisent à une paix durable dans un pays. C’est sur la base de ce principe que des prophètes comme Amos, Nathan, Osée, Ezéchiel (Ancien Testament), Jean-Baptiste et Jésus (Nouveau Testament), prenaient la parole pour fustiger tout ce qui blesse ou bafoue la dignité humaine. Car le prophète ne sait pas tourner autour du pot ; de sa bouche ne sortent que des paroles de feu ; il dévoile les choses qui sont cachées ou qu’on veut dissimuler (c’est le sens du mot latin profiteor).

Les élections au Togo donnent, rarement, de l'ennui. Elles constituent, généralement, des moments de vie inoubliables pendant lesquels on peut, facilement, mettre entre parenthèses ses soucis personnels pour laisser place aux rêves que distillent avec grande intelligence les différents candidats. La chance d'Unir (Union pour la République), c'est son héritage, des acquis du défunt RPT (Rassemblement du peuple togolais), qui était un expert hors pair en matière d'animation électorale. Le dernier meeting dans le commune d'Agoè-Nyivé 1 n'a pas échappé à la règle.

Le président camerounais, Paul Biya, se repose, à Genève, depuis dimanche, 23 juin, soir. Il y est, pour quelque temps « un bref séjour » dit un communiqué de la présidence camerounaise, avec la première dame, Chantal Biya. Le chef de l'Etat camerounais n'y avait plus mis les pieds depuis plus de neuf mois. Cela dit, son séjour ne sera pas de tout repos. Après avoir marqué son accord à la proposition de médiation suisse dans le cadre de la crise anglophone, il mettra son « bref séjour » à profit pour rencontrer plusieurs personnalités suisses impliquées dans cette médiation afin de la faire avancer, sachant que les élections régionales seront programmées au courant du dernier trimestre de cette année, ce qui n'est pas le cas des élections locales et législatives qui ont été repoussées à l'année prochaine.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a été hospitalisé dans un état critique, jeudi, 27 juin, le jour où un double attentat suicide revendiqué par l'organisation djihadiste, Etat islamique (EI ou Daesh), a tué un policier à Tunis, faisant ressurgir le spectre de la violence. Avec pour conséquence immédiate, le sabotage de la remontée des réservations touristiques, qui commençait, déjà, à donner de l'espoir au gouvernement tunisien et à ses partenaires extérieurs.

Un style vif, des chapitres courts, pour relater trente ans de sa vie politique. Passions, qui sort, jeudi, 27 juin, et est tiré à 200 000 exemplaires, est à l’image de Nicolas Sarkozy. On y retrouve un ton percutant, qui ne s’embarrasse pas de périphrases, des anecdotes piquantes et drôles et in fine un témoignage très éclairant sur l’histoire intime et humaine de la droite au cours de ces dernières années.

Les responsables militaires et religieux éthiopiens ont rendu hommage au chef d'état-major de l'armée, condamnant son assassinat et ceux de responsables régionaux, samedi, 22 juin, lors d'une cérémonie chargée d'émotion, mardi, 25 juin, durant laquelle le premier ministre, Abiy Ahmed, a, ouvertement, pleuré.