Politique

Le ministère des Armées a annoncé, dimanche, 2 février, que la France allait renforcer sa présence militaire dans la bande sahélo-saharienne avec 600 soldats supplémentaires, portant les effectifs de l’Opération Barkhane à 5 100 hommes. Cette mesure urgente afin de parer au plus pressé, doit permettre, aux autres pays européens, de renforcer le dispositif tout au long de cette année, et surtout, au Niger, au Burkina Faso et au Mali, de mettre la formation de leur armée dans la lutte contre le djihadisme au centre de leurs priorités, et cesser de baser leur stratégie de défense de leurs frontières sur le bon vouloir d'un pays ami (la France en l'occurrence) qui a ses propres problèmes à résoudre et ses priorités d'ordre national à assurer.

Evidemment, quand on est sponsorisé par un dictateur inamovible comme le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, on ne peut que crier victoire trop tôt. Le candidat, Umaro Sissoco Embalo, a, donc, tiré plus vite que Lucky Luke. Conséquence, la CEDEAO, qui supervise, depuis de longues années, le processus visant à restabiliser le processus politique et démocratique en Guinée-Bissau, impose aux deux parties de remettre la balle à terre, en procédant au ré-comptage des bulletins de vote, en sa présence, seule façon crédible de départager les deux camps. Il faut ajouter que Sassou-Nguesso ne peut soutenir un candidat et lui conseiller d'être transparent. Cela n'existe pas dans son ADN ; lui-même Sassou n'a, jamais, gagné une élection présidentielle à la régulière. Comment en serait-il autrement pour son poulain Embalo qui, sans attendre le verdict de la Cour suprême, avait couru, à Brazzaville, remercier Sassou à haute voix, avant de dire Merci à ses propres électeurs en Guinée Bissau ?

Face au parti pris systématique de Donald Trump et à une amitié affichée et sans complexe avec Israël, le président palestinien, Mahmoud Abbas, n'avait guère de choix. Toutefois, personne aux Etats-Unis ne le pensait capable d'avoir une position aussi tranchée, aussi, radicale. Mais, pour Abbas, la Palestine n'a plus rien à perdre et si cette rupture des relations diplomatiques, peut desservir Trump, pendant sa difficile campagne présidentielle, ce sera, toujours, cela de gagné côté Palestine. L'ambition, semble-t-il, c'est de le déranger autant que possible pour qu'il ne se succède pas à lui-même, sinon, ce serait néfaste pour les intérêts de la Palestine. Cette rupture va, à coup sûr, être exploitée par le camp démocratique pour qui Trump est un président indigne pour la grande Amérique.

Alexandre Djouhri est le protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est mis en examen pour corruption active et blanchiment.

Les pays du champ vont-ils finir par s'émanciper de l'ancienne métropole alors que l'économie de cette dernière n'est pas reluisante ? Augmentation des déficits réprimandés par Bruxelles, maintien du chômage à un niveau anormalement élevé, dislocation du tissu social creusé par des injustices causées par des politiques menées, etc. Bref, la France bien que considérée comme un grand pays, n'est plus à l'abri d'une implosion sociale généralisée depuis l'épopée des « Gilets Jaunes » et des grèves à répétition contre la réforme des retraites.

Dans “69 jours ou le temps des assassins”, le documentaire révisionniste et abject du Français, Jérôme Pin, fils d’un diplomate français qui avait des accointances avec Dramane Ouattara, le Béninois, Francis Akindès, devenu Ivoirien et enseignant la sociologie à l’Université de Bouaké, parle de “rebelles super bien organisés [qui] ont réussi à marquer les esprits à Abidjan” et regrette qu’ils aient “raté leur cible qui était la prise du pouvoir” et qu’ils se soient “repliés sur Bouaké”. Pour donner du crédit ou du poids à son dithyrambe, il ajoute avoir “rencontré des fonctionnaires des Nations-Unies, et plus particulièrement, de l'OMS” qui [qualifiaient Soro et sa bande de] rebelles civilisés.

Après plusieurs demandes restées sans suite, le général, Djibrill Bassolé, a, finalement, obtenu l'accord du pouvoir burkinabè pour être évacué en France pour des soins. Pourquoi maintenant alors qu'atteint d'un cancer difficilement soignable au Faso, le pouvoir rechignait à le laisser partir en France. En 2018, c'est en Tunisie qu'il fut envoyé pour traitement, ce qui lui a permis de tenir jusqu'à ce jour. Cela dit, le général arrive en France à un moment où Guillaume Soro, l'ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, y séjourne, aussi, après des démêlées judiciaires rencontrées dans son pays. Ces deux auraient fomenté un coup d'état contre le pouvoir burkinabé en 2015. Les enquêtes se poursuivent au Burkina Faso où Soro a refusé d'aller témoigner. D'où la question de savoir si la présence des deux comploteurs en terre française, à ce moment précis, est juste une coïncidence ou une manœuvre savamment orchestrée par Paris à l'encontre du très rebelle pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré ?

Des dizaines de personnes ont été tuées le week-end du 25 janvier dans des affrontements intercommunautaires entre miliciens à Bria, ville diamantifère de l'Est du Centrafrique, au coeur des conflits qui ravagent ce pays depuis près de 20 ans. On avait cru à une accalmie dans le pays. Certains annonçaient même prématurément la fin des violences. Malheureusement, ces nouveaux massacres (en dizaines de tués) viennent montrer que le Centrafrique n'est pas, encore, au bout de l'horreur, et que le pouvoir, au lieu de dormir sur ses lauriers, en pensant que les Accords de Khartoum ont résolu le problème de la violence dans le pays, doit redoubler d'ardeur, afin que son bilan soit à peu près défendable pendant la prochaine campagne présidentielle.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais répondre à ceux qui croient à tort que l’église catholique est irréprochable et que je lui en veux. Non, l’église n’est pas sans tache, sinon Jean-Paul II, à la veille de l’année jubilaire (2000), n’aurait pas demandé pardon pour ses manquements, compromissions et lâchetés dans l’Histoire ; sinon, Benoît XVI n’aurait pas sanctionné certains prêtres et évêques coupables de pédophilie ; sinon François n’aurait pas limogé certains évêques dépensiers et aimant le luxe comme Mgr Frans-Peter Tebartz-Van Elst qui dirigeait le diocèse de Limburg (Sud-Ouest de l’Allemagne).

L'attaque de ce dimanche, 26 janvier, a eu lieu, à Sokolo, à 400 kilomètres, au Nord du Mali. On a dénombré, au moins, 19 soldats tués et 5 blessés. Des renforts ayant été dépêchés, le poste de gendarmerie était, sous contrôle FAMa, début d'après-midi. Mais à quel prix ? Le ratissage de l'avion militaire malien sur zone, n'a pu rien donner, encore moins, les gros moyens de surveillance des Américains et des Forces Barkhane qui écument le secteur. Sans jamais jamais rien voir de suspect. A un moment donné, ça commence à être trop. Du matériel a été endommagé et ou emporté par les assaillants. Comment les populations maliennes ne doivent-elles pas se poser des questions ? Ce sont des attaques qui se suivent et se rassemblent et en face, aucune réaction alors que les meilleures armées du monde (Etats-Unis, France, etc.) campent sur place.

Après avoir réussi à mater son opposition politique et celle à l'intérieur de son parti, le CNDD/FDD, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, avait un boulevard devant lui. Car sans opposition digne de son nom, il aurait pu se représenter pour un quatrième, un cinquième, voire, un sixième mandat. Bref, la nouvelle constitution lui garantissait le pouvoir jusqu'en 2034. L'un de ses principaux conseillers en la matière, le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, avait financé sa campagne, il y a trois ans, pour briguer un troisième mandat qui lui était interdit. Par la suite, il continuait d'oeuvrer, à ses côtés, pour qu'il reste, plus longtemps, au pouvoir au Burundi, comme lui-même tente de le faire au Congo-Brazzaville, malgré l'exaspération de l'opposition et de la société civile. Mais, contre toute attente, Nkurunziza a choisi de jeter l'éponge. Pourquoi ? Pour sa succession, plusieurs noms circulaient mais c’est celui du secrétaire général du parti qui a été retenu. Ainsi, le général, Evariste Ndayishimiye, essayera de succéder au président sortant, Pierre Nkurunziza, lors de la présidentielle du 20 mai prochain.

Activisme diplomatique, libertés publiques et populisme… Depuis sa prise de pouvoir en janvier 2019, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, tente de se démarquer de son prédécesseur, Joseph Kabila, avec qui il partage, cependant, le pouvoir au sein d'une coalition déséquilibrée où ce dernier contrôle l'Assemblée nationale et le Sénat. Et la majorité des gouverneurs de province. Elément déterminant de son année au pouvoir : Trump a contrecarré les plans de Kabila dont les partisans voulaient détruire l'avion présidentiel en plein vol l'année dernière, dans le Kivu, ce qui a fait dire que Washington souhaitait le succès du pouvoir en place à Kinshasa.

Donald Trump a commis un abus de pouvoir pour son profit politique personnel et doit être destitué car "le bien et la vérité comptent", a assuré, jeudi, 23 janvier, l'accusation, au troisième jour du procès historique du président américain devant le Sénat. Pour les démocrates, en effet, Trump est un faussaire qui n'a plus le droit de diriger une grande nation comme l'Amérique. Après avoir usé du faux pour battre Hillary Clinton, il compte utiliser les mêmes méthodes pour s'octroyer un deuxième mandat. Trop c'est trop, rétorquent les démocrates, qui sont prêts à tout pour le renvoyer de la Maison Blanche.

Le RDR, qui se réjouissait en 2010-2011 des déclarations partisanes et hasardeuses de Jean Salomon Lezoutié (Yopougon), d’Antoine Koné (Odienné) et de Siméon Ahouanan (Bouaké), refuse, aujourd’hui, que les évêques demandent la libération de tous les prisonniers politiques, des élections justes et ouvertes à tous, la non-inféodation de la Commission électorale au pouvoir exécutif et le désarmement des ex-rebelles. Lui qui aimait marcher pour un “oui” ou un “non”, avec couteaux, machettes et gourdins, s’offusque que les catholiques d’Abidjan veuillent marcher pacifiquement.

Ce n'est que la troisième fois de l'histoire des Etats-Unis qu'un président fait l'objet d'une procédure de destitution. Cela dit, l'accusation est la plus fâcheuse car elle tend à prouver les méthodes d'un faussaire qui est arrivé à la Maison en utilisant le faux.

A la fin de la 114e Assemblée plénière de leur Conférence, les évêques et archevêques catholiques de Côte d’Ivoire, réunis au Centre Notre-Dame du Rosaire de Lataha (Korhogo) du 13 au 19 janvier 2020, ont adressé un message à “nos gouvernants, à nos concitoyens et à tous ceux qui sont épris de justice et de paix pour notre beau pays, la Côte d’Ivoire”.

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a fait plusieurs morts, dans la nuit de dimanche à lundi, 20 janvier, dans la province du Lac Tchad. Une jeune femme munie d'une ceinture s'est introduite dans une concession dans le village de Kaïga-Kindjiria où elle s'est faite exploser.

Le procureur général et ministre de la Justice de Gambie, Aboubacarr Tambadou, a promis, dimanche, 19 janvier, que l'ancien président, Yahya Jammeh, serait arrêté et poursuivi pour crimes contre l'humanité s'il remettait un jour les pieds dans le pays. Une déclaration qui se passe de tout commentaire.

Les participants au Sommet de Berlin se sont prononcés, dimanche, 19 janvier, en faveur d'un renforcement de l'embargo sur les armes imposé à la Libye dans l'espoir de parvenir à un cessez-le-feu durable. Mais, les belligérants, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, ne sont pas parvenus "pour l'instant" à entamer un "dialogue sérieux", selon le ministre russe des Affaires étrangères. Pire, alors qu'ils étaient tous les deux dans le même espace, ils ne se sont même pas serrés la main encore moins embrassés.

A Christophe Boisbouvier de RFI, qui l’interrogeait, le 31 décembre 2019, sur le mécontentement et la colère des populations de l’Afrique francophone contre la France, Achille Mbembe répondit qu’il n’y avait pas de sentiment anti-français mais “une demande de décolonisation qui n’est pas dirigée contre la France”.