Politique

Ne pas faire paraître le magazine, c'est une décision qui s'impose à nous depuis mars, quand les chefs d'Etat français et africains, ont décidé, unilatéralement, de fermer les espaces aériens de leurs pays (plus d'avion) et mis leurs populations en mode confinement, rendant difficile la vente même en France du magazine. Mais, alors que nos fidèles lecteurs ont laissé passer avril et mai, pensant que juin devrait connaître le retour chez les marchands de journaux du magazine Afrique Education, voilà que le distributeur fait faux bond. En effet, Presstalis, le grand distributeur de la presse française, a été placé en redressement judiciaire, ses filiales régionales, purement et simplement, liquidées, vendredi, 15 mai. Une très mauvaise nouvelle mais qui ne va pas nous empêcher de publier Afrique Education.

L’Afrique en général, le Cameroun en particulier, doit enfin réapprendre à vivre chez Elle (Lui) tout simplement !

S'agit-il d'une mort suspecte ou d'une mort naturelle ? La question se pose, avec vigueur, dans la mesure où le nouvel ambassadeur de Chine à Tel Aviv, Du Wei, n'était pas malade, n'était pas toxicomane, et n'avait, a priori, rien, qui pouvait penser qu'il allait être retrouvé mort dans sa résidence à Tel Aviv. Une ville qu'il était, d'ailleurs, en train de découvrir puisqu'il n'était en poste que depuis trois mois. A 57 ans, il a, donc, été retrouvé mort dans sa résidence ce dimanche 17 mai, laissant Pékin sans voix. Sacrifié sur l'autel de la compétition sino-américaine ? On sait une chose : les Chinois qui cultivent le mystère, le secret et la ruse, conditions sine qua non pour être un bon diplomate, doivent savoir le pourquoi de cette mort, alors que la guerre avec l'administration Trump bat son plein. Une enquête, dit-on, est en cours pour déterminer les circonstances de son décès. Vraiment ? Il est fort probable qu'on n'en sache jamais rien de celle-ci.

Le premier ministre, Edouard Philippe, et son gouvernement sont sur la sellette à cause de leur mauvaise gestion du coronavirus. Même si la France aborde, progressivement, son déconfinement avec un succès relatif, depuis lundi, 11 mai, le gouvernement redoute la suite du processus. Les Français, en général, sont en colère contre Emmanuel Macron et le gouvernement. Si le président échappe, pour le moment, aux actions judiciaires des Français, de par son statut, tel n'est pas le cas de ses ministres et de leur chef, qui risquent de payer cher.

Quatre experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burundi, dont son représentant dans le pays, seront expulsés vendredi, 15 mai, a annoncé le ministère burundais des Affaires étrangères. Non contents de faire le jeu des multinationales pharmaceutiques qui ont littéralement pris l'OMS en otage, les employés de cette organisation (devenue mafieuse au plus point) au Burundi ont poussé leur provocation jusqu'à s'ingérer dans les décisions souveraines du Burundi.

Nous vous proposons la tribune du président de Guinée, Alpha Condé, sur le coronavirus. Celle-ci nous est parvenue hier et nous la saluons avec tout le respect que nous devons à son illustre auteur. Pour vaincre le Covid-19, la Guinée, a-t-il assuré, se propose de partager avec ses pays frères africains (qui le souhaitent) ses connaissances acquises dans la résolution de la crise Ebola.

L'ancien président français, Valéry Giscard d'Estaing dit VGE, n'en a pas fini avec les affaires des fesses de femmes, malgré son âge très avancé. Les Africains, pendant sa présidence, s'étaient offusqués du mauvais tour qu'il joua à son « cher parent », l'ex-empereur du Centrafrique, Jean Bedel Bokassa. L'impératrice Catherine était, en effet, tombé dans les bras du grand fauve de Chamalières. L'ex-empereur n'eut que les yeux pour pleurer, bien que ce genre de passe-passe soit admis dans certaines traditions africaines. Mais pas avec un « parent » blanc. VGE et les femmes, ce n'est donc pas une histoire qui étonne en France d'autant plus que ses successeurs (peut-être pas l'actuel) ne badinent pas dans leurs relations avec le sexe dit faible : Hollande, Sarkozy, Chirac, Tonton, furent, tous, tranchants dans ce domaine. Ce qui étonne, c'est que malgré ses 94 ans, VGE a gardé tous ses réflexes de brave mâle intactes. Malheureusement, cet instinct animal le conduit, aujourd'hui, chez les juges. Par ce temps de coronavirus, on a là, enfin, une histoire cocausse.

Le 5 mai 2020, le pape François a nommé Jacques Assanvo Ahiwa, prêtre du diocèse de Grand-Bassam, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Bouaké. Certaines personnes n’ont guère tardé à se demander si le nouvel auxiliaire n’avait pas vocation à succéder à Paul-Siméon Ahouanan, si l’objectif à long terme de cette nomination n’était pas de permettre à l’actuel archevêque de Bouaké de succéder, dans un an ou deux, à celui d’Abidjan qui aura atteint l’âge de la retraite (c’est Paul VI qui en 1966 décida que tout évêque devrait rendre sa démission à 75 ans), si l’intention du Vatican n’était pas de remplacer un ébrié par un autre ébrié et un membre du clergé d’Abidjan par un autre membre du clergé d’Abidjan et si tout cela était catholique. Qu’est-ce qui est vrai et faux dans ces interrogations ?

Le dynamique président de Madagascar que le monde entier est, progressivement, en train de découvrir grâce à son courage et son franc-parler, a, une fois de plus, défendu le « Covid-Organics » lors d'une interview-fleuve codirigée par Marc Perelman de France 24 et Christophe Boisbouvier de RFI. Deux médias coloniaux dont le rayonnement international est assuré par le continent africain, ce qui les autorise, très souvent, à prendre les dirigeants africains par le haut. Cela a failli être le cas mais, très vite, le vaillant président de Madagascar, Andry Rajoelina, ne leur en a pas donné l'occasion.

L'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, a jugé que la gestion de la pandémie de son successeur, Donald Trump, était un "désastre chaotique absolu". Il n'y a pas qu'Afrique Education qui trouve que la survenue de ce monsieur à la Maison Blanche a été (et reste) une catastrophe pour l'Amérique et le monde entier. Contrairement aux usages, voilà son successeur, Barack Obama, qui se met, lui aussi, à le critiquer à ciel ouvert. Sans porter des gants. Parce qu'il ne peut plus se taire : trop c'est trop.
Obama a raison de se mettre hors de lui : Son Obama Care a été supprimé par Trump juste pour des raisons de méchanceté politique alors que ce dispositif aurait pu (très bien) atténuer la mortalité COVID-19. Selon le décompte du samedi, 9 mai, effectué par Johns Hopkins, l'Amérique totalise 78.746 morts COVID-19. Avec l'Obama Care, on en serait très très loin (en moins). D'où la colère (justifiée) du premier président africain-américain de l'histoire des Etats-Unis.

La justice du Malawi a confirmé, vendredi, 8 mai, l'annulation pour fraudes caractérisées de la réélection, en 2019, du président, Peter Mutharika. Un nouveau scrutin sera organisé le 2 juillet. Après la disparition du coronavirus.

Le dictateur (5 étoiles) joue les équilibristes. Quand il donne aux Arabes, il fait très attention pour en donner aussi aux Juifs. Objectif : ne pas faire de mécontents. Pour ceux qui se posent des questions, on leur explique : le Qatar, sans parler des autres pays du Golfe, investit dans le pétrole et le gaz chez le dictateur. Les Israéliens, eux, sont dans le système sécuritaire de ce dernier, mais aussi ailleurs...

Marc Mapingou Mitoumbi, pour ceux qui ne le connaissaient pas, était le fils du gaulliste et youliste, Basile Mapingou, lui-même, député de la première Assemblée nationale congolaise sous l’étiquette de l’UDDIA-RDA de l’abbé Fulbert Youlou. C’est en 1980 pendant la célébration du Centenaire de la ville de Brazzaville que Marc Mapingou et son frère aîné, Paul Alexandre Mapingou, prennent la place de leur papa, absent de Brazzaville, à la réception de Jacques Chirac, à l'époque, maire de Paris et président du RPR (Rassemblement pour la République), parti gaulliste. Le futur président français était invité au Congo Brazzaville à cette occasion.

L'affaire est embarrassante parce qu'il ne s'agit pas que du premier ministre. Ce dernier, en l'occurrence, a un intérimaire en la personne de Hamed Bakayoko, actuel ministre de la Défense, qui coordonne l'action gouvernementale en son absence. C'est embêtant parce que le premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, est le candidat désigné pour représenter le RHDP, le parti présidentiel, à l'élection présidentielle d'octobre prochain. S'il devenait indisponible, cela deviendrait gênant pour son mentor Alassane Ouattara. Le fait qu'il ait prolongé son séjour médical en France de plusieurs semaines ne rassure personne à Abidjan.

C'est comme si, au lieu de s'attaquer à la température qui monte à cause de la fièvre, Trump choisissait de casser le thermomètre. Pays le plus touché par la pandémie, les Etats-Unis continuent d’enregistrer quotidiennement des milliers de nouveaux décès liés au COVID-19 : plus de 71.000 morts ce mercredi, 6 mai. Mais, curieusement, pour y faire face, le président américain entend plutôt dissoudre son équipe chargée de gérer la crise du coronavirus. Curieuse manière de résoudre le problème de cette pandémie, qu'il négligeait il n'y a pas si longtemps. Toutefois, aux dernières nouvelles, il a décidé de maintenir cette cellule sanitaire supervisée par son vice-président. Un revirement spectaculaire qui en étonne plus d'un.

Un légionnaire français a été "tué au combat", lundi, 4 mai, lors d’une opération de lutte contre les groupes armés djihadistes au Mali. La présidence de la République française, qui a publié cette douloureuse information, confirme, ainsi, le deuxième décès, en quatre jours, dans les rangs de la force française Barkhane au Sahel.

La Côte d'Ivoire, malgré les dix ans d'Alassane Ouattara à sa tête, deux quinquennats que magnifient ses anciens employeurs comme le FMI, ne dispose, toujours, pas d'un hôpital digne de ce nom. Pour se soigner, le chef de l'Etat est obligé de prendre son Grumman pour venir à Paris. Entre 2011 et 2013, il avait effectué une cinquantaine de voyages (privés) à Paris pour être suivi, par ses médecins. A l'époque, il se faisait soigner à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris, aujourd'hui fermé. La présidence de Côte d'Ivoire était, totalement, muette sur les incessants mouvements entre Abidjan et Paris du président de la République. Sa santé s'est-elle, finalement, stabilisée ? On doit reconnaître qu'il n'a rien fait pour encourager les dignitaires de son régime à se soigner en Côte d'Ivoire.

On espère (on souhaite) que nul ne viendra plus casser l'unité africaine prônée jadis par Nasser, N'Krumah et Sékou Touré, et jamais mise en œuvre. Et pour cause ! Aujourd'hui, le coronavirus a, clairement, montré aux Africains qu'ils n'ont pas d'amis, ni les Occidentaux qui concoctent des potions à faire administrer à leurs enfants pour réduire leur natalité future, ni les gros menteurs de la Chine, qui ne sont rien d'autre que des faux « frères » tels qu'ils l'ont eux-mêmes démontré à la première occasion. La solidarité et l'unité africaines, ce ne sont pas seulement des discours, ni de vains mots. Ce sont avant tout des actes tels qu'en pose à l'heure actuelle, le président de Madagascar, Andry Rajoelina, dont les chercheurs ont mis au point un traitement efficace à titre à la fois préventif et curatif contre le COVID-19. L'Occident avait (malicieusement) prédit un million de morts COVID-19, avant l'été en Afrique, le continent (comme tout le monde sait) ne disposant pas des mêmes moyens sanitaires que les pays du Nord pour faire face à cette pandémie. Mais, pour l'heure, et grâce au seul Dieu qui sait comment il protège ce continent, on en est très loin. Cela dit, à quelque chose malheur est bon : l'attitude des Occidentaux et des Chinois à l'endroit des Africains, pendant cette pandémie, a montré qui ils sont, réellement, et la nécessité pour les Africains d'être soudés. Désormais, cette solidarité et cette unité vont se traduire au quotidien sous la surveillance des peuples africains au travers des réseaux sociaux. Ceux-ci ne laisseront plus rien passer.

Depuis l'alerte de la pandémie du coronavirus, c'est par dizaines de milliers que les prisonniers ont vu s'ouvrir les portes des maisons d'arrêt en Afrique et ailleurs dans le monde. En France, par exemple, pays-modèle du président congolais et de son gouvernement, près de 11.500 détenus ont, déjà, été libérés sur les 72.600 que comptent les établissements pénitentiaires. Partout, la peur de la propagation du COVID-19, en milieu carcéral, a fini par pousser les autorités à se résoudre à désencombrer les prisons. Sauf dans le Congo-Brazzaville de Sassou-Nguesso ?

Le rapporteur des Nations-Unies sur la justice transitionnelle a appelé les Etats à ne pas octroyer de grâce, d’amnistie ou d’avantages dans l’exécution des peines des personnes condamnées pour crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. Le Sénégal est-il visé suite à la permission de sortie donnée à Hissein Habré, l'ancien dictateur tchadien ?