Politique

C'est la question à un million d'euros : Denis Sassou-Nguesso a condamné Jean-Marie Michel Mokoko à 20 ans de prison. Mais pour Guillaume Soro, Denis Sassou-Nguesso est un grand sage et non un dictateur (5 étoiles).
Alassane Ouattara vient de condamner Guillaume Soro à 20 ans de prison, exactement, la même chose. Pourtant, Guillaume Soro traite Alassane Ouattara de dictateur. Et Sassou-Nguesso de grand sage. Cherchez l'erreur !

Pékin aurait fait de Joe Biden son favori pour la prochaine présidentielle américaine, a expliqué le président américain, Donald Trump, dans un entretien accordé aux confrères de Reuters, à la Maison Blanche, mercredi, 29 avril. A six mois de la présidentielle, Trump commence à soupçonner tout le monde et à voir les sorciers partout. Hier, il a accusé Hillary Clinton d'apporter son soutien à Joe « le dormeur » (comme il aime l'appeler). En effet, l'ex-First Lady, ancienne secrétaire d'Etat de Barack Obama, va faire campagne aux côtés de Joe Biden pour battre Donald Trump. Avec un bilan économique calamiteux et une imprévoyance dans sa gestion de la pandémie du coronavirus jamais vue chez un président américain depuis des lustres, l'actuel locataire de la Maison Blanche ne se voit plus se succéder à lui-même, même si certains observateurs pensent qu'il n'est pas impossible qu'il redresse la situation d'ici le 3 novembre.

Donald Trump n'a qu'à bien se tenir. Alors que l'économie américaine est, complètement, par terre avec un niveau de chômage inégalé, points sur lesquels comptait le candidat républicain pour favoriser sa succession, un souci supplémentaire va se dresser dans sa campagne. En effet, l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, annonce son soutien au candidat démocrate, Joe Biden, mardi, et va faire campagne à ses côtés en vue de débarrasser la Maison Blanche de l'actuelle administration qui ne fait pas honneur à l'Amérique. C'est le moins qu'on puisse dire.

Le remède contre le COVID-19 découvert au Bénin et à Madagascar, les Européens ne veulent pas en entendre parler parce qu'ils pensent que c'est toujours leur volonté qui doit compter, parce qu’ils n’ont jamais eu de considération pour nos choses (religions, institutions, lois, coutumes, résistants, etc.). Bref, pour eux, rien de bon ne peut venir ou sortir de l’Afrique. Ils sont convaincus d’être le seul continent à posséder et à offrir ce qui est bon, beau et vrai aux autres qui seraient arriérés et maudits. Ils sont persuadés d’être les seuls peuples à savoir et à décider qui mérite de vivre ou de mourir. Mais pour qui se prennent-ils à la fin ? Peut-être se croient-ils au-dessus de Dieu puisqu'ils ne croient plus en Lui depuis qu’un certain Nietzsche a décrété sa mort sans autre forme de procès. Sur notre dos, ils veulent une fois de plus gagner de l'argent, le seul dieu qu'ils adorent et respectent, nous vendre leur médicament contre le coronavirus, médicament qui, forcément, coûtera plus cher que l’Apivirine ou le Covid-Organics comme les voitures françaises nous reviennent plus cher que celles fabriquées par le Japon. Alors, ils essaient de nous empêcher de nous soigner avec le médicament que nos braves chercheurs ont trouvé.

Un chinois et une Africaine font connaissance à Paris. Ils engagent une conversation qui interpellerait tout Africain qu'il soit chef d'Etat, ministre, opérateur économique, politique, social ou culturel, universitaire ou simplement chômeur. A un moment donné, les Africains doivent se regarder en face et se dire les vérités : ils ont tellement passé leur temps à dormir, à manger, à boire, à porter les beaux habits, qu'il est bienvenu, aujourd'hui, que le coronavirus les ait réveillés. Un réveil brutal certes mais salvateur. Suivez ce dialogue édifiant et dénué de racisme et de toute considération superflue. Il est très instructif.

Nous nous interrogeons. Au Congo Brazzaville, les mesures d'état d'urgence sanitaire et de confinement pour barrer la route à la pandémie du coronavirus sont entrées en vigueur, dans la nuit de mardi, 31 mars 2020. Mesures dont la durée est prorogée, au delà de 20 jours, au motif que ne se ralentit pas la progression du COVID-19.

Selon les chiffres du 24 avril et en attendant la commande du roi du Maroc Mohammed VI (3.568 malades), du président sud-africain et président en exercice de l'Union africaine Cyril Ramaphosa (3.953 malades), du président algérien Abdelmadjid Tebboune (3.007 malades), du président égyptien Fatha al Sissi (3.891 malades), du président du Cameroun Paul Biya (1.334 malades) et des autres, mais aussi, des deux pays africains non encore touchés, actuellement, par le COVID-19, à savoir, les Comores et le Lesotho (0 malade), on dira, simplement, vive Macky Sall et Félix Tshisekedi. Car si ce dernier a été le premier chef d'Etat africain à féliciter, publiquement, les scientifiques malgaches et leur président, Andry Rajoelina, pour cette découverte, son homologue sénégalais, Macky Sall, lui, est passé, directement, à la caisse en faisant commande d'un bon stock de « Covid-Organics » pour ses 479 malades actuels et ceux à venir. Une excellente initiative que devrait encourager l'OMS dont les lobbys mafieux (qu'on a déjà identifiés) ne trouvent pas de mots assez durs pour décourager l'initiative malgache que salue pourtant toute l'Afrique.

C'est ainsi qu'on devient dictateur. A force de grignoter des pans de liberté qui vous dérangent alors que vous vous en serviez quand vous cherchiez à arriver au pouvoir, on fait régresser la démocratie. Et quoi qu'on dise, la démocratie et l'état de droit reculent au Bénin, depuis l'arrivée du milliardaire et homme d'affaires, Patrice Talon, à la tête du Bénin.

Comme si le fait d'avoir supprimé l'Obama Care ne suffisait pas pour conduire de nombreux Américains vers la mort, Donald Trump continue dans la voie de l'irresponsabilité et même du crime en encourageant, maintenant, les malades américains à carrément aller vers le suicide thérapeutique. En effet, il a donné une conférence de presse, cette nuit, où il s’est permis de formuler plusieurs spéculations sur des méthodes pour lutter contre le COVID-19 : par exemple, tester les injections de désinfectant pour les personnes contaminées. Hypothèses qui ont suscité l’indignation de médecins qui ont alerté sur les risques d’empoisonnement.

Après la suspension de la contribution des Etats-Unis à l'OMS, on pensait que l'appel des Nations-Unies de donner la priorité à la lutte contre la pandémie du coronavirus, avait pris le dessus sur les polémiques, qui dispersent les énergies. Que non ! L'initiative du premier ministre australien, Scott Morrison, vient montrer que la hache de guerre est loin d'être enterrée et que la tête du directeur général de l'OMS est plus que jamais mise à prix.

L’Etat du Missouri a décidé de porter plainte contre le gouvernement chinois, accusant ce dernier d’avoir caché la réalité de l’épidémie de nouveau coronavirus, ainsi que, le bilan humain.

Pour le Collectif « Sortir du F CFA », le président français, Emmanuel Macron, dit quelque chose et son contraire. Le jeune président n'est pas sincère. Le Collectif attire les Africains sur le fait que le président Macron ne fait que de la communication et qu'en réalité, c'est aux pays africains membres de la Zone France de demander des comptes à la France : le fonctionnement du Compte d'Opération leur donne amplement raison. C'est à la France de payer l'Afrique. C'est pourquoi elle lutte, malgré la décision des pays de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) de créer leur propre monnaie, pour garder cette mainmise monétaire.

Lentement "l'Union Jack" glisse le long du mât. Une immense clameur s'élève dans le stade Rufaro à Salisbury. Il est un peu plus de minuit ce vendredi 18 avril 1980 : le Zimbabwe est né. Trente-six mille poitrines fêtent, avec enthousiasme, la montée du drapeau rouge, vert, jaune et noir, frappé de l'étoile et de l'oiseau sacré, symboles du nouvel Etat, qui a abandonné son ancien nom de Rhodésie.

Le professeur, Joseph Owona, va enrichir le Conseil constitutionnel de sa connaissance et de son expérience, le président, Paul Biya, ayant porté son choix sur sa personne, après le décès inattendu de Jean Foumane Akame, en Suisse, en janvier 2019. Agrégé des facultés françaises de droit depuis ...43 ans, il va y siéger aux côtés de deux autres sommités de droit public : le professeur agrégé,Charles Etienne Lekene Donfack, par ailleurs, ancien ministre, et leur maître à tous, le (très respecté) professeur, Joseph-Marie Bipoun-Woum. Créé en 1996 et mis en place en février 2018, le Conseil constitutionnel est l'instance compétente en matière constitutionnelle et l'organe régulateur du fonctionnement des institutions. Il est présidé par Clément Atangana, un magistrat hors hiérarchie.

La pandémie actuelle du Coronavirus nécessite de développer tous azimuts, toutes les coopérations internationales entre les Etats, les institutions internationales et les initiatives citoyennes pour stopper la pandémie.

Le semestre dernier, dans le cadre de mon cours de littérature africaine, j’ai visionné une vidéo sur Seydou Badian Kouyaté, auteur du roman, “Sous l’orage”, que je devais faire découvrir à mes étudiants. Réalisée en janvier 2017, l’interview portait sur les relations franco-maliennes. Sans ambiguïté ni faux-fuyant, l’ancien compagnon et ministre de Modibo Keïta, président du Mali de 1960 à 1968, déclarait ceci : “Ils [les dirigeants français] racontent du bla-bla-bla. Ce qu’ils font est tout le contraire de ce qu’ils disent. Le pays le plus riche en pensée et en penseurs progressistes devient accroché aux colonies. Au lieu de voir l’amitié des peuples, c’est des intérêts auxquels ils tiennent. Qu’est-ce que Hollande a à nous envoyer quelqu’un [Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères] qui ne connaît pas l’Afrique, qui ne cherche pas à la connaître et qui, au fond, n’a aucune considération pour l’Afrique ” ?

Pour l'ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice de la République du Congo que je suis, j'estime que les établissements pénitentiaires du pays ont vieilli et sont insalubres.

Le lendemain de la demande du Saint-Père, dans son message Urbi et Orbi, de l'effacement de la dette des pays pauvres, le président français, Emmanuel Macron, est allé, lundi, 13 avril, dans la direction prônée par le pape François en demandant, aussi, l'annulation de la dette des pays africains. Le président français venait à la rescousse de son ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui clame, depuis plusieurs jours, la nécessité d'aider, massivement, les pays africains dont les économies, déjà, fragiles vont, sérieusement, être secouées par le coronavirus. Toutefois, beaucoup voient dans la déclaration de Macron la volonté déguisée de soutenir les dictateurs africains qu'il affectionne de manière générale. D'autre part, le président français fait, plutôt, un croc-en-jambe à la Chine dont il est jaloux de la position de choix acquise en Afrique : en effet, la Chine détient à elle toute seule 40% de l'endettement des pays africains. Quand Macron demande l'effacement de la dette publique, la Chine en souffrirait beaucoup plus que tous les autres pays. En outre, le jeune président français pense, secrètement, que la survenue du coronavirus va freiner la fougue des peuples africains qui pressent leurs dirigeants de quitter la zone franc au profit d'une monnaie authentiquement africaine. Il va sans dire que les opérations de réduction, voire, d'annulation de la dette que demande le jeune président, ne peuvent que retarder une telle échéance en Afrique de l'Ouest et du Centre. Cela donnera un peu de répit à Paris qui cherche toujours et encore comment faire échouer cette démarche des Africains. Pour l'opposant congolais, Bienvenu Mabilemono, l'initiative d'Emmanuel Macron n'est pas une bonne affaire pour les démocrates comme lui qui cherchent la chute du régime avant de retourner dans leur pays. Voici son texte.

Les Chinois jouent le double-jeu, celui qui continue à sourire aux Africains jusqu'aux oreilles, et à les poignarder dans le dos à leur insu. S'ils continuent dans cette mauvaise direction, le crédit qu'ils bénéficient en Afrique chutera comme celui des Français. La chaîne de restaurants Mc Donald’s a présenté ses excuses après avoir interdit l’un de ses restaurants en Chine aux Noirs. Ce revirement survient après que plusieurs pays africains ont dénoncé la montée du racisme en Chine (pays de l'amitié avec l'Afrique) sur fond de coronavirus.

Si la main de celui qui donne est au-dessus de celle qui reçoit, la suspension de la contribution américaine à l'OMS (Organisation mondiale de la santé) risque d'exploser en plein visage de son ordonnateur, Donald Trump. L'histoire de l'arroseur arrosé n'est pas du tout à écarter quand on voit le nombre de marques de sympathie que l'OMS totalise depuis que le président américain a rendu publique sa décision. En effet, les Nations-Unies jusqu'à la Chine en passant par l'Europe, désapprouvent, en choeur, l'annonce par Donald Trump de la suspension de la contribution américaine à l'OMS.