Politique

Cette fois, c'est bien fini. On n'entendra plus parler de Robert Mugabe. Les plus malheureux à le regretter se recruteront chez toutes ces personnes pour qui il était la source de toutes les difficultés actuelles du Zimbabwe. Elles n'auront plus leur bouc émissaire. Une position que ne devraient pas partager les Africains et que vulgarisent à souhait les Britanniques et les Américains. D'où la question suivante : Les Africains devraient-ils joindre leurs voix à celle des Occidentaux quand on sait qu'ils sont à l'origine du changement de cap politique de Camarade Bob ? Pour formuler la chose autrement : les Zimbabwéens (Africains) ont-ils les mêmes intérêts que les Britanniques et les Américains quand ils s'obstinent à condamner Robert Mugabe dont la politique économique n'a changé qu'après le lâche lâchage de Londres après que les premiers ministres anglais successifs eurent refusé d'appliquer les Accords de Lancaster House ?
Comme toute personne, Robert Mugabe alignait des défauts. Mais, ceux-ci sont une goutte d'eau par rapport à ses qualités. C'est le bon côté du Big Brother que devraient surtout garder les Africains, qui manquent, aujourd'hui, un leader charismatique de sa trempe à l'échelle continentale capable de dire les vérités aux grandes capitales occidentales, sans peur, au nom du continent.

L'ex-ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga, soupçonné de détournement de fonds alloués à la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC), a été «placé en garde à vue», à Kinshasa, a annoncé la police, samedi, 14 septembre.

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent, samedi, 14 septembre, à Ouagadougou, pour tenter de trouver une solution aux menaces djihadistes, qui affectent leurs pays. Le terrorisme étant un vrai danger, qui ne connaît pas de frontières, le Sommet sera étendu aux pays non membres de la CEDEAO, qui sont, également, affectés par la gangrène terroriste. Il s'agit du Tchad et de la Mauritanie, qui font partie du G 5 Sahel sans être membres de la CEDEAO et du Cameroun, qui subit, de temps en temps, les assauts de la secte terroriste, Boko Haram, qui est, confortablement, installée dans le Nord-Est du Nigeria.

Au moment où son pays, la Tunisie, se prépare à élire son nouveau président, le 15 septembre, Zine el-Abidine Ben Ali a été hospitalisé pour de graves problèmes de santé en Arabie Saoudite, a-t-on appris, ce jeudi, 12 septembre. Agé de 83 ans, l’ancien président tunisien vit en exil depuis sa destitution en 2011.

59 ans après les indépendances, le plus grand, ancien et prestigieux lycée de Yaoundé, s'appelle, « Lycée Général Leclerc » (colonisation française). Son équivalent de la ville de Douala, s'appelle « Lycée Joss » (colonisation allemande). Point d'Université Um Nyobe nulle part, pas de Lycée Um Nyobe, de Collège ou d'école primaire portant son nom. Que font les différents ministres des Enseignements primaires, secondaires et supérieurs, qui se succèdent, depuis le 1er janvier 1960, date à laquelle le Cameroun accéda à son indépendance ?

Après plusieurs longs mois d'attente, le président, Paul Biya, a annoncé, mardi, 10 septembre, à 20 h 00 (19h00 GMT), dans un assez-long discours de sa voix rocailleuse, la convocation d'un dialogue sur la crise anglophone. Celui-ci se tiendra, à Yaoundé, à la fin de ce mois de septembre. Présidé par le premier ministre, Joseph Dion Ngute, ce dialogue ouvert à toutes les sensibilités camerounaises aussi bien de l'intérieur que de la diaspora, parlera de tous les sujets et préoccupations de l'heure, dans le cadre de la constitution, et d'un Cameroun « un et indivisible ».

Après une semaine de violences en Afrique du Sud, dirigées contre les étrangers, et qui s'est soldée par la mort de 12 personnes, pour le moment, le consul du Nigeria à Johannesburg a annoncé, lundi, 9 septembre, le rapatriement de quelque 600 compatriotes. En tout, plus de 100.000 Nigérians vivent dans le pays de Cyril Ramaphosa. Ce chiffre pourrait augmenter, les violences étant loin de cesser et les autorités sud-africaines (gouvernement et parti ANC) ne prenant pas, encore, le taureau par les cornes. Face à cette mollesse, voire, inaction, c'est la société civile qui essaie, avec ses moyens qui ne sont pas ceux de l'Etat, de faire entendre raison à des Sud-Africains, généralement, de la couche des défavorisés, qui pensent (à tort) que leur mauvais sort actuel est provoqué par l'afflux d'autres Africains dans leur pays.

Au Burkina Faso, un camion de transport a sauté, dimanche, 8 septembre, sur un engin explosif improvisé dans la province du Sanmatenga. Une autre attaque a visé un convoi de vivres sur l'axe Dablo-Kelbo, à une cinquantaine de kilomètres de Barsalogho. Bilan total : 29 morts tous des civils. Cette tuerie massive qui survient au lendemain de la condamnation des généraux, Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, n'est-elle pas un message au pouvoir du président, Roch Marc Christian Kaboré, à savoir, les djihadistes ne sont pas d'accord du verdict et le feront savoir, par les moyens qui leur sont propres, c'est-à-dire, des assassinats des militaires et même des civils jusqu'à ce que le pouvoir entende raison ?

A peine le décès du grand combattant a-t-il été annoncé que les médias occidentaux, dont il est établi aujourd’hui qu’ils sont manipulateurs et à la solde d’oligarques de petite vertu, se sont mis à faire ce qu’ils savent faire le mieux : caricaturer, diaboliser et insulter les Africains qui tiennent tête à leurs dirigeants et les mettent au pas.

La nouvelle ministre de l’Intérieur italienne, Luciana Lamorgese, est une parfaite inconnue sur la scène politique, tant nationale qu’internationale. Le choix d’une technicienne à ce poste clé démontre-t-il la volonté du premier ministre, Giuseppe Conte, de tirer un trait sur la gouvernance scabreuse en matière d'immigration de l'ancien ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef du parti d'extrême-droite, La Ligue du Nord ? S'il faudra attendre quelques mois avant de tirer les premiers enseignements, on peut, tout de suite, avancer que le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte est pro-européen contrairement au précédent qui était euro-sceptique.

L'Afrique est en deuil. L'ancien président, Robert Mugabe, héros de l'indépendance qui a dirigé le Zimbabwe de 1980 à 2017, est décédé à 95 ans. Anti-colonialiste primaire, il était, depuis l'assassinat du frère guide, Mu'ammar al Kadhafi, celui qui osait dire la vérité à l'Occident, de face, sans avoir peur, parfois, du haut de la tribune de l'Union africaine. Aujourd'hui, seul l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, essaie de défendre, sans peur, le continent africain devant les multiples menaces auxquelles il fait face.

« L'autopsie d'un Etat totalitaire : Crimes d'un génocidaire Sassou Nguesso, Accusé, Répondez ! » est disponible depuis ce vendredi, 6 septembre, en France. Un pavé de 486 pages signé Me Maurice Massengo-Tiassé, docteur d'Etat en droit, vice-président de la Commission nationale des droits de l'homme du Congo, actuellement, en exil involontaire en France. Sans jeu de mots, l'ouvrage est un réquisitoire tel qu'on n'en a plus vu depuis l'ère de feu le maréchal, Mobutu Sese Seko (ex-Zaïre actuelle République démocratique du Congo) et de feu le général, Idi Amin Dada (Ouganda).

Des gens se disant socialistes (Abdou Diouf) se sont affichés avec le “voyou et assassin” Sarkozy et ont prononcé les paroles les plus méchantes sur Laurent Gbagbo. D’autres comme Moustapha Niasse ne se sont pas gênés pour dérouler le tapis rouge à ceux qui avaient tué gendarmes et civils désarmés dans un pays qu’ils accusaient de les traiter comme des citoyens de seconde zone. D’autres encore comme feu Ousmane Tanor Dieng étaient devenus aphones. Et on se demandait ce que tous avaient fait des valeurs socialistes telles que la solidarité, la passion pour la justice et la vérité ; on se demandait si la peur de provoquer l’ire de l’ancien colonisateur ne les avait pas poussés à mettre leur dignité et honneur dans la poche.

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

L'armée du président, Muhammadu Buhari, va-t-elle finir de désespérer les Nigérians, après une dizaine d'années de contre-performance et d'inefficacité, qui ont fini par rendre la secte Boko Haram invincible ? En effet, dix fois l'armée du Nigeria a annoncé avoir décapité la secte et tué son leader, et dix fois les faits ont démenti ses déclarations. En fait, Boko Haram doit sa survie à une seule chose : la faiblesse (notoire) de l'armée nigériane, qui pour certains observateurs, n'en est pas une. La récente sortie de cette dernière est-elle à prendre au sérieux ou à mettre sur la longue liste des déclarations tonitruantes et mensongères que les faits sur le terrain ne vont pas tarder à démentir ?

Le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a suggéré, lundi, 2 septembre, qu’il est « opportun » de convoquer le corps électoral le 15 septembre prochain, pour des élections avant la fin de l’année. Le corps électoral est, en effet, convoqué 90 jours avant le jour du scrutin. Dans le cas d’une convocation le 15 septembre, l’élection présidentielle aurait lieu autour du 15 décembre. En faisant cette suggestion, Ahmed Gaïd Salah réfute l'idée d'un dialogue national avant l'élection présidentielle que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, avait appelé de ses vœux, début juillet dernier. La guerre de leadership entre les deux hautes personnalités est, désormais, sur la place publique.

Ce lundi, 2 septembre, n'est pas un bon jour pour les anciens barons du régime de Blaise Compaoré. Accusés d'être les cerveaux du coup d'état manqué de 2015 au Burkina Faso, les généraux, Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, ont été condamnés, respectivement, à 20 ans et 10 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Ouagadougou. Ils vont faire appel.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, est arrivé, à Paris, lundi, 2 septembre, à la première heure, en provenance de Brazzaville, pour une visite officielle de soixante-douze heures. Il avait quitté Brazzaville dimanche soir. Après les rendez-vous de ce jour avec des personnalités françaises, il rencontrera, mardi, 3 septembre, Emmanuel Macron, à l'Elysée. Les sujets de discussion sont nombreux : la Libye avant la grande conférence organisée par les Nations-Unies, la Forêt du Bassin du Congo toujours sans financements de la France et des gros pollueurs du monde, l'avenir du F CFA en Afrique centrale après sa disparition en Afrique de l'Ouest, la présence économique de la France au Congo où la Chine devient envahissante, etc. A 19 mois de l'élection présidentielle, le dictateur (5 étoiles) va s'assurer que personne en France ne lui mettra les bâtons dans les roues quand il organisera son passage en force pour un nouveau mandat de 5 ans.

Ces Africains sont, pour la plupart, inconnus du grand public, ce qui est une bonne chose. Car ceux dont les noms sont connus ont, déjà, fait quoi pour l'Afrique ? C'est donc avec optimisme et curiosité qu'on suivra, avec intérêt, la toute première édition de la Conférence internationale pour Plus d'engagements pour l'Afrique, en sigle CIPEA. Cet événement marquera, aussi, le lancement officiel de la dynamique #KIMIA à qui on souhaite Bonne Chance.

L'ancien président soudanais, Omar el-Béchir, continue à vivre son long chemin de croix. Ce qui lui arrive, aujourd'hui, est la conséquence des actes qu'il posait sous sa présidence. N'est-il pas écrit dans la Sainte Bible (et certainement dans le Saint Coran) que « qui crache en l'air retombe sur sa face » ? Destitué par l'armée le 11 avril après 30 années de pouvoir, il a été inculpé, ce samedi, 31 août, par un tribunal de Khartoum pour possession illégale de fonds étrangers et utilisation frauduleuse de ces fonds, selon le juge. Il devra s'expliquer.