Politique

La chancelière allemande, Angela Merkel, vit des moments pas faciles dans le cadre de sa coalition gouvernementale où on compte des « anti-immigration » notoires. Elle est obligée d'en tenir compte sous peine de la voir implosée car les désaccords sur cette question sont importants. C'est la raison principale de sa visite en Algérie où elle a demandé le retour des immigrés algériens dans le cadre d'un accord avec Alger. Seule condition posée par les autorités algériennes : utiliser la compagnie nationale, Lufthansa, pour rapatrier (dignement) ces Algériens et non des vols charters, spécialement, aménagés pour eux. On croit savoir qu'il s'agit, ici, d'une question de dignité.

La raison du plus fort est toujours la meilleure ? Voire ! Le plus fort, Denis Sassou-Nguesso, a, arbitrairement, emprisonné Paulin Makaya. Sans motif valable. Uniquement pour casser sa popularité montante. Depuis fin 2015, il est coupé de sa jeune et tendre épouse, de ses enfants, surtout, des militants de l'UPC (Union pour le Congo), le parti politique qu'il a créé et qu'il préside depuis sa création. Sassou-Nguesso est, tellement, lâche qu'il a eu la faiblesse d'abattre sa fougue sur une personne dont la seule arme est la parole et son stylo-bille. En effet, Paulin Makaya ne méritait pas d'aller en prison. Même pour un jour. Le dictateur devrait, vraiment, trembler car chaque chose a une fin. La preuve : son opposant le plus craint (Paulin Makaya) n'est-il pas libre de ses mouvements ? Sassou, lui, reste embourbé, empêtré dans ses problèmes au point qu'on peut se demander s'il a un sommeil paisible.

Le président, Emmanuel Macron, traverse, actuellement, une mauvaise passe. On espère que celle-ci est passagère sinon il est fort probable qu'il ne puisse pas terminer son mandat. Certains dans l'opposition le pensent. Les réformes qui le rendent impopulaires sont celles qu'il était chargé de mettre en œuvre quand il était le ministre de l'Economie pendant le quinquennat de François Hollande. Il démissionna, avec fracas, faute de pouvoir les appliquer à cause des incessantes hésitations de l'ancien président. Aujourd'hui président de la République, lui-même, il doit faire ce qu'on lui interdisait hier de faire. Fidèle à son image, il a annoncé faire ce qu'il dit et dire ce qu'il fait. Résultat, sa popularité auprès des Français plonge.

Les relations entre l'ancienne métropole et les anciens pays colonisés sont, rarement, un long fleuve tranquille. Celles entre la Guinée équatoriale et l'Espagne, par exemple, le montrent. Pourtant, Madrid ne compte que cette ancienne ex-colonie en Afrique. Il y avait, donc, de quoi développer une coopération exemplaire entre les deux parties. Que non ! On constate, plutôt, un climat de guerre froide entre l'Espagne et la Guinée équatoriale. Il en est de même des relations entre les anciennes colonies françaises et la France qui est, fortement, accusée d'y pratiquer la Françafrique, qui est une politique qui consiste à maintenir les liens de domination et de subordination de Paris en Afrique. L'appartenance à la zone franc dénoncée par les élites et les peuples concernés, en est la principale caractéristique.
L'Angola n'échappe pas à cette situation. Son indépendance a été acquise en 1975 au prix d'une guerre de libération la plus féroce enregistrée sur le continent : le colon portugais refusait, tout simplement, de quitter les lieux. Car il s'y trouvait très très bien. Par la suite, l'Angola a préféré se tourner vers l'ex-Union soviétique et les anciennes démocraties populaires de l'Europe de l'Est, pour assurer son émancipation. Avec le départ du pouvoir de José Eduardo dos Santos et l'arrivée de son ancien ministre de la défense à la tête de l'Etat, le général, Joao Lourenço, les relations entre l'Angola et le Portugal sont en passe de se normaliser. Et pour cause !

L'opposition rwandaise doit dire : « Merci la Francophonie » ! Non parce que cette organisation a mérité le Prix Nobel de la démocratie. Loin de là, elle est même accusée de caresser les dictateurs (africains) et leur mentor de l'Elysée dans le sens du poil. Mais, parce que Paul Kagame (que tout le monde n'aime pas) est conscient qu'il n'a aucune chance de faire gagner sa candidate, Louise Mushikiwabo, qui brigue le secrétariat général de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) en octobre, alors que ses prisons, à Kigali, sont remplies d'opposants dont le seul crime est d'avoir fait leur travail d'opposant. Eh oui, l'actuel président en exercice de l'Union africaine (UA), ne supporte pas la contradiction. Lui dire Non est un crime de lèse majesté, qui conduit tout droit en prison. C'est dans ce contexte que l'ex-général de l'APR (Armée patriotique rwandaise) croit manipuler ses pairs avant de faire briguer le siège de l'OIF à sa compatriote.

La Russie et la Chine vont être, de plus en plus, des partenaires et non des concurrents en Afrique, où elles ont tout à gagner. Les domaines couverts par l'une, sur le continent, ne le sont pas, forcément, par l'autre. Exemple : la Chine assure les financements aux Etats africains sans rechigner et construit des infrastructures, partout, où on le lui demande. Mais, encore faudrait-il que les pays bénéficiaires vivent en paix et en sécurité, à long terme. La Russie dont le point fort se concentre dans les questions militaires et de sécurité, pourrait donner aux pays africains, cette chose qui leur fait défaut, parfois. Les choses vues sous cet angle, il est sûr que le développement des pays africains serait mieux assuré.

On ne badine pas avec la loi à San Salvador. Personne n'est au-dessus des règlements et la justice est indépendante. Pour preuve, l'ancien président salvadorien, Elias Antonio Saca, a été condamné, mercredi, 12 septembre, à dix ans de prison et à rembourser la somme de 260,7 millions de dollars, sur les 301 millions qui ont été détournés pendant qu'il était au pouvoir entre 2004 et 2009. De quoi faire réfléchir en Afrique...

Six responsables de l'opposition congolaise, dont deux candidats à la présidentielle, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, ont appelé, ensemble, mercredi, 12 septembre, le régime du président, Joseph Kabila, à respecter la loi électorale, sous peine d'entraîner le "chaos" dans le pays. Le calme observé par Kinshasa est déconcertant. Après avoir été pressé, par la communauté internationale, d'organiser la présidentielle, Joseph Kabila surnommé le « boulanger de Kinshasa » pour sa capacité à rouler ses adversaires dans la farine, déploie une stratégie qui laisse penser que le pouvoir va rester à son candidat, même si, numériquement, on peut penser que l'opposition est, largement, majoritaire dans le pays. Comment faire à ce que la majorité des populations qui soutiennent l'opposition se transforme en majorité électorale le jour du vote ? Réunis, à Bruxelles, mercredi, 12 septembre, les principaux candidats de l'opposition ne prennent pas le chemin de l'unité et du candidat unique, ce qui est à l'avantage du « boulanger de Kinshasa ».

Ce matin, j’ai regardé, dans les journaux abidjanais, le compte-rendu de la conférence de presse animée hier par Abou Drahamane Sangaré (le représentant de l'aile du FPI qui a pour président Laurent Gbagbo, ndlr). Alors que je pensais y trouver quelque chose de nouveau, je me suis aperçu que le conférencier reprenait simplement une ancienne demande de Bédié : le report des élections municipales et régionales du 13 octobre 2018 à une date ultérieure et la réforme de la Commission électorale. Une demande à laquelle Dramane Ouattara avait, déjà, opposé une fin de non-recevoir.

Après l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme, les puissances étrangères continuent à être les bienvenues en Afrique pour piller les ressources avec la complicité de nos gouvernants, mais, paradoxalement, les Africains qui sont chez eux font l’objet de traitements inhumains : assassinats, détentions en prison parfois injustes, déportations, etc… le cas des milliers de Sénégalais en Allemagne en est une illustration éloquente.

On se dirige droit vers la bunkerisation de l'Union européenne (UE). Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé, mercredi, 12 septembre, devant le parlement européen à un renforcement significatif de l'agence européenne de garde-frontières, proposant qu'elle puisse disposer d'ici 2020 de 10.000 agents mobilisables aux confins de l'Union, contre 1.500 personnes actuellement. On ne sera pas à un garde-frontière tous les 100 mètres, mais, le renforcement de la surveillance sera telle qu'il deviendra difficile aux migrants africains de contourner ce dispositif de surveillance. Resterait, maintenant, à Juncker de trouver les fonds car le financement de cette opération n'est pas la moindre des difficultés.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a écarté, mardi, 11 septembre, tout risque de sanction internationale s'il engage sa réforme agraire, qui prévoit, notamment, des expropriations sans indemnisation au profit de la majorité noire du pays.

Le chef de l'opposition zimbabwéenne, Nelson Chamisa, qui dénonce les conditions frauduleuses de la victoire du chef de l'Etat, Emmerson Mnangagwa, lors des récentes élections, va se faire investir, samedi, 15 septembre, président "légitime" du pays. Une situation de casse-tête pour les nouvelles autorités du pays qui croyaient avoir apaisé les contradictions après la tenue de l'élection présidentielle.

Le président tanzanien, John Magufuli, a appelé les femmes à "abandonner" les moyens de contraception, estimant qu'il "est important de se reproduire". Le président dit, ainsi, tout haut ce que beaucoup de ses homologues pensent tout bas. Plus important, il se positionne contre les théories occidentales qui font pression sur les dirigeants africains pour qu'ils instaurent le contrôle des naissances. Au moment où l'Europe connaît une certaine stagnation de sa population, celle de l'Afrique atteindra 2,5 milliards de personnes en 2050, selon les nations-unies. De quoi effrayer l'Occident triomphant. En Europe, par exemple, les dirigeants donnent un très mauvais exemple à leurs compatriotes en choisissant de ne pas avoir d'enfant. C'est le cas des dirigeants allemand, français, anglais, luxembourgeois, par exemple. Ils sont mariés le plus naturellement du monde, depuis de très longues années, sans aucun enfant. Un choix assumé. C'est tout simplement impensable en Afrique où on reconnaît la valeur d'un homme dans le grand nombre d'enfants qu'il possède. En demandant aux femmes d'abandonner la contraception, le très courageux président, John Magufuli, reste égal à lui-même. C'est un authentique africain qui parle au nom des peuples d'Afrique.

Que vont-ils encore nous dire, ces présidents africains de fédération (mentalité de colonisé oblige), qui ne jurent qu'aux noms des sélectionneurs non-africains ? Ils auront, bientôt, de moins en moins d'arguments pour convaincre l'opinion africaine, décidée à nationaliser les postes de sélectionneurs de football.
En effet, les résultats obtenus, lors de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2019, devraient faire revoir leur logiciel à ces présidents de fédérations africains qui continuent de penser que le succès de leur football ne se fera qu'avec des techniciens étrangers. Sans citer leurs noms, on en compte (malheureusement) au Cameroun, au Gabon, en Gambie, au Congo-Brazzaville, pour ne citer que ces pays africains. Ce sont des présidents de fédération qui ont une vision à court terme du football, laquelle arrange (certainement) leurs petites affaires du moment. Mais, bientôt, ils devront se résoudre à l'évidence et faire des choix qui s'imposent à leur football.

C'est devenu plus fort que lui. La façon dont Donald Trump est en train de désacraliser la fonction de président des Etats-Unis (première puissance du monde) a poussé son prédécesseur, Barack Obama, à violer la sacro-sainte règle (non écrite) qui veut qu'un président sortant ne critique pas son successeur. Donald Trump est en train de tout faire voler en éclats à la Maison Blanche. Il est un président ordurier, qui ne respecte aucun code, qui est, complètement, hors normes, ce qui a obligé Barack Obama à dénoncer, vendredi, 7 septembre, le mutisme des républicains face aux dérives de son successeur, dans un discours passionné visant à mobiliser les démocrates à l'approche d'élections législatives cruciales. Avec ce retour, l'Amérique profonde va, enfin, pousser un Ouf de soulagement, car Donald Trump, aura, maintenant, de la réplique à la hauteur de ses gaffes. Lui qui dit en avoir encore pour six ans et demi à la Maison Blanche.

Bien fait pour sa sale g... Grossier comme il est tel que ne l'a jamais été un autre président américain, Donald Trump fait jubiler l'Amérique (et le monde) à mesure qu'il perd les pédales dans deux récentes parutions chez Oncle Sam. Placé sur la défensive par un livre décapant et une tribune anonyme explosive, il se cabre et tente de discréditer les témoignages qui mettent en doute sa capacité à diriger les Etats-Unis. Pourtant, cette incapacité est bien réelle. On mesure les dégâts de l'intrusion des agents russes dans la disqualification d'Hillary Clinton pendant la dernière élection présidentielle. Le coup porté par Moscou à la démocratie américaine pèse très lourd dans la bonne marche des Etats-Unis aujourd'hui. Le pays, en effet, se livre en spectacle ahurissant par un président, totalement, incompétent. Les manoeuvres russes ont faussé l'élection en permettant l'accouchement d'un enfant hybride mi-prématuré et semi-normal appelé Donald Trump. Une intrusion qui désavantage tellement les Etats-Unis qu'on se demande combien de temps durera le calvaire actuel des Américains alors que l'intéressé annonce qu'il en a, encore, pour six ans et demi à la Maison Blanche.

L'ex-président angolais, Ingénieur, Jose Eduardo dos Santos, prend, samedi, 8 septembre, sa retraite politique définitive en cédant la direction du parti au pouvoir à son successeur à la tête du pays, Joao Lourenço. Il fait ce qu'il avait dit même si la transition entre les deux hommes d'Etat, ne se passe pas comme prévu. Il y a de la crispation dans le camp du partant dont les deux enfants (José Filemeno et Isabel) ont maille à partir avec la justice angolaise.

Le Sommet Chine-Afrique a pris fin, le 4 septembre, à Beijing. Le prochain aura lieu, à Dakar, dans trois ans. D'ores et déjà, le témoin a été transmis à Macky Sall, président du Sénégal. Le président du Togo, Faure Gnassingbé, a participé, de bout en bout, à toutes les phases de ce grand rendez-vous, qui a réuni 53 pays africains dont une quarantaine de chefs d'Etat. Après la clôture du Sommet, le chef de l'Etat togolais a continué à rencontrer des grands partenaires de l'Etat, du parti et du secteur économique, avec lesquels le Togo entretient d'étroites relations. Jeudi, 6 septembre, il s'est retrouvé avec son homologue, Xi Jinping, pour asseoir ce qui va caractériser leur partenariat, dans les mois et années à venir.

Il n'y a pas que du bon chez les Chinois. Comme dans toute relation humaine, le partenariat gagnant-gagnant initié par Beijing a des hauts et des bas, des couacs et des moments qui poussent à se poser des questions, même après avoir, religieusement, écouté le discours du grand camarade, Xi Jinping, à, Beijing, le 3 septembre. La réaction de son compatriote, qui dirige une entreprise au Kenya, est assimilable au comportement d'une petite brebis galeuse. De quoi s'agit-il ? Un homme d'affaires chinois a été arrêté au Kenya après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo où il compare les Kenyans et leur président, Uhuru Kenyatta, à des "singes", selon le service de l'immigration de Nairobi. On peut se poser la question de savoir, ce qui lui est passé par la tête avant de réagir ainsi.