Politique

Avant son coup d'état de novembre dernier, le nouveau président, Emmerson Mnangagwa, en collaboration avec ses amis de l'armée zimbabwéenne, avait tenu l'empire du Milieu au courant de la grave situation politique qui prévalait au Zimbabwe et des conséquences qui pouvaient en découler. Sans être, totalement, affirmatif de ce que les Chinois étaient au courant de l'issue de la crise au Zimbabwe, ils avaient, néanmoins, compris la sollicitation qui leur était faite, tout en gardant leur amitié à leur partenaire historique, Robert Mugabe. Cinq mois après sa chute, le nouveau président, Emmerson Mnangagwa est, triomphalement, reçu, sans surprise, à Beijing, par Xi Jinping qui a décidé de maintenir le niveau de coopération entre les deux Etats où il était, et même, de l'élever encore plus. Conclusion : la Chine (comme les pays occidentaux à quelques variables près) n'a pas, réellement, d'amis mais elle a, surtout, des intérêts à préserver.

RSF et ses partenaires dévoilent la "Journalism Trust Initiative (JTI)", un dispositif d’autorégulation des médias visant à lutter contre la désinformation en ligne. La Journalism Trust Initiative (JTI) a été lancée par Reporters sans frontières (RSF) et ses partenaires, l'Agence France-Presse (AFP), l'Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN).

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été condamné, vendredi, 30 mars, à cinq ans de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux, une décision qui l'écarte de la course à la présidentielle sénégalaise de février 2019. Désormais, le président à sa propre succession, Macky Sall, aura comme unique préoccupation, son autre rival et ancien camarade du parti PDS, Karim Wade.

Le parti historique de l'opposition congolaise Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a investi, samedi, 31mars, lors de son congrès, Felix Tshisekedi, candidat à l'élection présidentielle annoncée pour le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC).

A Baku, en Azerbaïdjan, le 17 mars 2018, l'ancien président du Bénin, Nicéphore Soglo, a prononcé un discours sur « La renaissance de l'Afrique au Sud du Sahara », au Forum international de Baku. Nous vous proposons l'intégralité de son intervention.

Le prochain passage à un "régime présidentiel intégral", pilier d'une nouvelle 4e république, va renforcer les pouvoirs du président du Tchad dirigé, depuis 1990, par Idriss Déby Itno, une perspective dénoncée par l'opposition. Le Tchad n'aura plus de président de la République mais un véritable Sultan à la tête d'une République.

Des rebelles tchadiens basés dans le Sud de la Libye ont été bombardés par des avions du maréchal, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

Le président, Ian Khama, s'apprête à démissionner dans le cadre d'une transition politique présentée comme exemplaire. Il ne critiquait pas Camarade Bob pour rien de vouloir s'accrocher à son poste. Il donne le bon exemple en quittant, volontairement, sa fonction de président de la République, chef de l'Etat.

Des centaines de personnes ont manifesté, mercredi, 28 mars, dans les rues d'Accra, au Ghana, pour protester contre un accord de défense controversé conclu avec les Etats-Unis la semaine dernière. L'accord, approuvé le 23 mars par le gouvernement du président, Nana Akufo-Addo, est, vivement, critiqué par l'opposition qui dénonce une "atteinte à la souveraineté" du pays.

Cela ne va pas faire plaisir à Donald Trump que son ennemi juré, le « leader bien aimé » de la Corée du Nord, Kim Jong-un, se rapproche, encore plus, de son protecteur naturel, le président chinois, Xi Jinping, à un mois de la rencontre entre les présidents des deux Corée, prévue fin avril, à la frontière entre les deux pays, et à deux mois de celle avec le chef de la Maison Blanche, fin mai, à un lieu à définir. Alors que Washington prônait l'isolement de Pyongyang, pour, diplomatiquement, l'affaiblir, le « leader bien aimé » montre à Donald Trump qu'il déroule son agenda, exactement, comme il l'avait prévu. Mention Bien au Camarade Kim.

La dégradation socio-sécuritaire s'est généralisée au cours de la semaine écoulée en République centrafricaine (RCA), à la suite d'une série d'affrontements entre des combattants d'ex-séléka et d'anti-balaka. En Centrafrique, les jours, semaines et mois se suivent et se ressemblent, sans qu'on sache ce que fait, exactement, le gouvernement pour faire face à cette insécurité généralisée. On a l'impression que le pouvoir en place a baissé les bras. Tout simplement même s'il n'en dit rien.

La police zimbabwéenne a confirmé, dimanche, 25 mars, enquêter sur l'ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d'avoir empoché des millions de dollars en exportant, illégalement, de l'ivoire de contrebande. N'ayant pas rangé ses ambitions politiques dans le tiroir, l'épouse de Camarade Bob va rester la cible de la nouvelle équipe au pouvoir.

L'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, pourrait comparaître devant la justice, dès avril, pour répondre d'accusations de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans une vieille affaire de vente d'armes. On peut, donc, affirmer que dès, maintenant, commencent les malheurs de Jacob Zuma, son immunité présidentielle ne pouvant plus le protéger, justement, parce qu'il n'est plus président de la République.

Ancien maquisard qui ne sait pas abandonner une cause tant qu'il ne l'a pas gagnée, Robert Mugabe n'a pas encore dit son dernier mot sur sa surprenante perte du pouvoir. Il y a quelques jours, il a surpris en donnant sa caution à la création d'un nouveau parti politique, le Front patriotique zimbabwéen, que préside un ancien général et qui a désigné son candidat à la prochaine élection présidentielle. Il semblerait même qu'il en soit le principal fondateur. Ce parti rassemble toute l'aile de la Zanu-PF qui soutenait Grace Mugabe. Ces dernières heures, c'est son ami, Jacob Zuma (qui a aussi perdu le pouvoir) qu'il attaque en affirmant qu'il aurait dû diligenter une intervention armée pour contrer le coup d'état militaire qui l'a évincé du pouvoir. Qui a dit que Camarade Bob avait perdu sa verve ? Il est plus que jamais présent dans la vie politique du Zimbabwe.

C'est quand même incroyable que l'ancien président devienne si petit et perde de la hauteur que devrait avoir un ancien chef d'Etat quelle que soit la circonstance. Rattrapé par son passé (criminel) en Libye qui a, complètement, détruit ce pays jadis prospère, ce qui a eu pour conséquence immédiate, la propagation du djihadisme dans toute l'Afrique sahélo-saharienne, il a osé se fendre d'une tribune dans Le Figaro de ce jeudi, 22 mars, matin, dans laquelle il affirme « vivre l'enfer de la calomnie depuis 2011 » à cause de ce drame libyen. Question à Monsieur Sarkozy : si, lui, vit cet « enfer » et est « calomnié », les Libyens, eux, vivent quoi ? Eux dont le pays, jadis si prospère, a été, totalement, détruit ? A l'heure actuelle, les Libyens n'ont plus de pays. Mais l'ombre d'un pays. Mieux vaut vivre en Syrie qu'en Libye. Que vivent les Africains qui n'ont jamais, jamais, accepté la destruction de la Libye bien que son leader, le colonel, Mu'ammar Kadhafi, fut tout, sauf un modèle de la démocratie ? L'Afrique attend des excuses de Nicolas Sarkozy, avant qu'il n'aille se confesser, droit, chez le pape, à Rome.

L'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos, a assuré, vendredi, 16 mars, qu'il quitterait, dans un an, au plus, la direction du parti au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1975, sur fond de tensions avec le nouveau chef de l'Etat Joao Lourenço. Entre Joao Lourenço et son prédécesseur, José Eduardo dos Santos, rien ne va plus pour ne pas dire que c'est bientôt la guerre.

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les Républiques soeurs de la Namibie et du Togo, et sur invitation de l’honorable, Netumbo Nandi-Ndaitwah, Ministre des Relations internationales et de la Coopération de la Namibie, le professeur, Robert Dussey, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo, a effectué une visite officielle à Windhoek, en Namibie, du 15 au 17 mars 2018.

Jacob Zuma a joué et perdu. Ayant échoué à se faire succéder par son ancienne épouse, Xhosazana Dlamini-Zuma, qui lui aurait promis de ne rien faire pour provoquer ses ennuis judiciaires, le prédécesseur de Cyril Ramaphosa va devoir affronter les foudres d'une justice indépendante qu'il avait, sérieusement, malmenée pendant sa présidence. Devenu citoyen ordinaire, il doit, maintenant, répondre de tous ses forfaits et ceux-ci sont multiples et variés. Un mois, seulement, après sa chute, il intéresse, déjà, les juges. En effet, le parquet général a annoncé ce vendredi, 16 mars, la relance attendue de ses poursuites dans l'Affaire Thales. Ce n'est que le début du commencement de ses déboires judiciaires.

Robert Mugabe a bel et bien été victime d'un coup d'état militaire, méticuleusement, préparé par l'ancien chef d'état major de l'armée en complicité avec l'ancien vice-président de la République. C'est une « honte à effacer » pour cette armée qui, par sa bravoure, avait chassé l'ancien colon britannique du pays, lui permettant d'accéder à l'indépendance, pense Camarade Bob. Pour la première fois, il vient de s'exprimer, publiquement, sur sa sortie de la scène politique comme acteur principal du Zimbabwe, chez nos confrères de la SABC (télévision sud-africaine).

Dans sa grande amitié qu'il ne cesse d'afficher pour l'Afrique sans que cela ne se vérifie dans son action de tous les jours, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, s'était mis à expulser les immigrés africains malgré les protestations des organisations de droits de l'homme. La Cour suprême a mis fin à cette inhumanité, ce jeudi, 15 mars, ce qui est un grand jour dans la communauté africaine où certains commençaient à compter leurs jours en Israël avant d'emprunter le charter du retour forcé. Netanyahu devra, maintenant, changer de fusil d'épaule s'il tient, absolument, à satisfaire la droite du Likoud et ses amis d'extrême-droite.