Politique

Un collectif d'intellectuels congolais et africains lance un appel à boycotter le référendum du dimanche, 25 octobre.

A quelques heures du scrutin, la stratégie de boycott est, encore, prônée par certains Ivoiriens qui pensent que les dés sont, déjà, jetés.

Malgré les manœuvres diverses et variées de Sassou, l'opposition reste unie pour l'essentiel : faire échouer le référendum du 25 octobre.

Rien n'a changé dans le mot d'ordre de l'opposition : « Dimanche, 25 octobre, pas de référendum  au Congo». Malgré l'impressionnante présence de la police et des mercenaires étrangers, les consignes sont reçues 5 sur 5.

L'ancien premier ministre ivoirien et candidat indépendant à l'élection présidentielle du dimanche, 25 octobre, Charles Konan Banny, n'a pas voulu se ridiculiser. Il annonce son retrait de la course, ce vendredi, 23 octobre.

Les violences se sont intensifiées depuis que Pierre Nkurunziza a annoncé qu'il briguerait un troisième mandat, que lui interdisent la constitution et les Accords d'Arusha.

Pris à son propre piège, Denis Sassou Nguesso essaie par tous les moyens de contrôler une situation qui lui échappe désormais.

Le soutien du président français à l'endroit du dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, passe très mal auprès des Africains. Son reniement fait des ravages sur l'image de la France.

Le secrétaire général des Nations-Unies est très inquiet de la situation qui prévaut au Congo où Sassou Nguesso veut faire voter une constitution qui lui permet de mourir au pouvoir.

C'est en vrai sapeur pompier que le représentant de Ban Ki-moon, en Afrique centrale, arrive, vendredi, 23 octobre, à Brazzaville. Objectif : éteindre le feu qui est en train de se répandre.

Les journalistes du Temps assisteront aux derniers jours de campagne en spectateurs. Et pour cause : l'organe de régulation suspend le quotidien pour trois parutions.

Le soutien au référendum de Sassou Nguesso par le président français, passe mal auprès de la diaspora et de l'opposition congolaise au Congo. Les gens sont en colère contre François Hollande.

Les Congolais demandaient à François Hollande de prendre position. Comme Salomon, dans la Bible, il a parlé, ce mercredi, 21 octobre, sans donner satisfaction.

Après les morts de mardi et mercredi, le pouvoir de Brazzaville ou ce qui en reste, procède, maintenant, à des arrestations, qui, malheureusement, ne changent en rien, la donne.

Quatre ans après la mort de l'ancien dictateur libyen, Mu'ammar al Kadhafi, son héritage pèse encore sur le pays.

Depuis, mardi, 20 octobre, le Congo compte sa douzaine de morts du référendum pour la modification de la constitution, que Denis Sassou Nguesso tente, pour le moment sans succès, d'imposer au peuple congolais.

Ibrahim Boubacar Keita effectue une visite d'Etat de 4 jours à l'invitation de son homologue français. François Hollande ne sera pas gêné de s'afficher aux côtés d'un chef d'Etat démocratiquement élu.

Sassou a abandonné Brazzaville aux manifestants et est parti se réfugier à Oyo, son village natal. Sans commandant en chef, on ne sait pas qui dirige, vraiment, le Congo.

Après quelques difficultés surmontées par le dynamique peuple burkinabé, la transition au Faso poursuit son bonhomme de chemin. Il n'y a plus de nuage à l'horizon avant la présidentielle.

La bataille fait rage dans l'entourage de Denis Sassou Nguesso, entre les durs et les modérés.