Politique

L'investiture du président des Comores, Azali Assoumani, aura lieu, dimanche, 26 mai, au Stade omnisports de Malouzini, en présence de plusieurs chefs d'Etat et de délégations étrangères. Après avoir modifié la constitution qui prônait la présidence tournante (5 ans pour le ressortissant de chacune des trois îles), et remis son mandat en jeu, Azali Assoumani a gagné l'élection du 24 mars, dès le premier tour, avec 59,09% des suffrages. Une élection, régulièrement, validée par la Cour suprême des Comores. En attendant l'investiture, il n'est pas resté les bras croisés. Dès l'annonce de sa victoire, il a repris ses activités au Palais de Beit Salem, fin mars. C'est dans l'exercice de celles-ci qu'il a été invité par les princes des Emirats arabes unis. Un séjour qui tombe à point nommé au moment où il met, résolument, le cap sur la recherche de l'émergence économique et sociale vers 2030, pour laquelle il a modifié la constitution et demandé le vote de ses compatriotes.

La Cour de cassation française s'est penchée, mardi, 21 mai, sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso où la justice le réclame. Frère de l'ex-président déchu, Blaise Compaoré, il est mis en cause, notamment, dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo. La disparition de ce dernier avait provoqué un véritable malaise dans le pays où ce genre d'assassinat, généralement, attribué au régime, n'était, jamais, élucidé. Il était mis dans la rubrique « Pertes et Profits ». Très mal en point, Roch Marc Christian Kaboré qui a succédé à Blaise Compaoré et qui compte se représenter, en 2020, alors que son bilan à la tête du pays, n'est pas très élogieux, se doit de tout faire pour calmer certains mécontentements. Les choses vues sous cet angle, l'extradition de ce sbire de l'ancien régime auprès de la justice burkinabé, ne serait pas une très mauvaise affaire pour Roch car le procès qui s'engagerait avant l'élection présidentielle, ne pourrait lui faire que du bien.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a répondu, lundi, 20 mai, aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran". Le chef de la diplomatie iranienne sait de quoi il parle. Après avoir été mis au pas en Syrie par Bachar el-Assad (soutenu par Vladimir Poutine), et en Corée du Nord par Kim Jong-un (soutenu par Xi Jinping), jamais deux sans trois, pensent les Iraniens qui affirment que les menaces du locataire de la Maison Blanche, n'auront, strictement, aucun effet sur leur pays qui restera intact jusqu'au départ de ce dernier de la Maison Blanche. Même pas peur !

Après quatre mois d'attente, le nouveau président de la (RDC) République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé un premier ministre au profil très singulier : il a été proposé par son prédécesseur, Joseph Kabila, pour former un gouvernement de coalition. L'expérience de la cohabitation se poursuit, pour le moment, sans couac, mais, de façon très ralentie.

Une équipe des reportages très sereine dirigée par la directrice des Rédactions TV de la CRTV, Madeleine Soppi Kotto, sous la « supervision générale » du patron de la télévision publique, Charles Ndongo, qui a préféré être aux côtés de ses équipes techniques et rédactionnelles au lieu de prendre place à la tribune avec les officiels, a pu retransmettre, sans fausse note, l'ensemble du défilé, celui-ci étant d'ailleurs repris par les chaînes privées camerounaises de télévision. Le défilé du 20 mai aussi bien militaire que civil aura été un bon moment tel que les Camerounais souhaiteraient en avoir, souvent, pour magnifier leur vivre ensemble. Commencé à 11 h 00 (9 h GMT), il a pris fin à 13 h 30 (11 h 30 GMT).

L'immigration est un sujet central pendant cette campagne pour les élections européennes, au même titre que le pouvoir d'achat et l'emploi. Pour certains partis populistes comme le Rassemblement national (Ex-Front national en France), l'immigration est cause du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat dans la mesure où les immigrés prennent la part qui aurait dû être allouée aux Français. Les associations qui oeuvrent en faveur d'un bon accueil des migrants et de leur insertion en France, sont, évidemment, contre cette façon de présenter le problème. Pour se faire entendre, plusieurs centaines de leurs militants ont pris, pratiquement, un hall de l'aéroport CDG2 (Charles de Gaulle 2) en otage, dimanche, 19 mai, pendant quelques heures, ce qui a permis à leurs représentants de se faire recevoir par les responsables d'Air France (la compagnie aérienne qui transporte les migrants renvoyés dans leur pays) et des Aéroports de Paris (ADP).

Les leaders de la contestation au Soudan se sont dits déterminés à ce qu'un civil dirige le futur Conseil souverain, institution-clé de la transition dont la composition sera au coeur de la reprise prévue des négociations avec l'armée à partir de ce dimanche,19 mai, soir.

Philippe Etienne, qui avait, auparavant, été ambassadeur auprès de l'Union européenne et à Berlin, rejoindra, cet été, les Etats-Unis en tant qu'ambassadeur à Washington, le poste le plus important de la diplomatie française avec celui d'ambassadeur auprès des Nations-Unies où on peut brandir le droit de veto quand on n'est pas d'accord avec une résolution.
Le nouveau «sherpa» du chef de l'Etat, Emmanuel Bonne, ancien ambassadeur au Liban, est un spécialiste du Moyen-Orient. Il sera remplacé comme directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, par Nicolas Roche, actuel directeur des affaires stratégiques au Quai d’Orsay. Un jeu des chaises musicales en quelque sorte.

L’abbé Richard Bilé du diocèse de Grand-Bassam s’est-il donné la mort le 24 avril 2019 ? Une lettre supposée avoir été laissée par lui a fait croire à une telle éventualité. Quelques jours plus tard, cette thèse a été battue en brèche par un prêtre que nous appellerons l’abbé Nathanaël en souvenir de ce disciple qui n’avait pas sa langue dans sa poche et dont Jésus fit l’éloge en le décrivant comme « un Israélite en qui il n'y a point de fraude » (Jean 1, 47).

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a chaud, en ce moment. C'est comme si les djihadistes avaient signé sa perte. En effet, ils ne lui laissent plus un petit espace de respiration, ce qui commence à constituer un vrai problème, quelques mois avant la tenue de l'élection présidentielle de la fin de l'année prochaine.

A la demande du président, Pierre Nkurunziza, la justice burundaise a ordonné la saisie des biens notamment immobiliers d’une trentaine d'opposants en exil et de neuf militaires condamnés à la perpétuité pour leur participation au coup d'état de 2015. Le « petit despote de Bujumbura » commence-t-il à préparer la présidentielle de 2020 en désorientant l'attention de l'opinion publique ?

Après le président du Togo, Faure Gnassingbé, mardi, 7 mai, dernier, c'est au tour du président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, d'être venu s'enquérir, à Libreville, de l'état de convalescence de son cadet, Ali Bongo Ondimba. Que n'avait-il pas entendu sur l'état de santé de ce dernier contre qui on allait jusqu'à demander la mise en place du processus de vacance du pouvoir ! Pourtant, la personne avec laquelle le chef de l'Etat ivoirien a discuté, aujourd'hui, est loin d'être le grabataire dont on parlait dans les réseaux sociaux et encore moins le sosie du fils du patriarche Ondimba. C'est bel et bien Ali Bongo Ondimba en chair et en os qui a devisé avec son aîné de Côte d'Ivoire. Des retrouvailles qui, après celles avec Faure Gnassingbé, vont, sans doute faire taire l'opposition. Définitivement.

Les gens vivant de part et d'autre de la frontière entre l'Ouganda et le Rwanda à Katuna n'avaient jamais trop prêté d'attention à cette ligne de démarcation : les enfants la traversaient pour se rendre à l'école, les adultes pour aller travailler et le commerce prospérait. Cette harmonie a volé en éclats en février quand le Rwanda a, soudainement, décidé de fermer la frontière. Chauffeurs routiers et commerçants ont déserté les lieux, pendant que les soldats des deux pays s'y déployaient.

Ce titre insolite fait la Une du numéro 476 de mai du magazine Afrique Education. Non-professionnel de la politique devenu chef de l'Etat du Bénin en remportant démocratiquement la présidentielle d'avril 2016, Patrice Talon surprend les Béninois, les Africains et la communauté internationale, en ramenant le Bénin de trente années en arrière sur le plan de la démocratie et des droits de l'homme. Le magazine explique pourquoi et comment il est devenu le bon élève de la classe du dictateur congolais, Denis Sassou-Nguesso, son inspirateur et modèle en politique. Une situation ubuesque susceptible de faire retourner (jusqu'à) Mathieu Kérékou dans sa tombe.

Majoritairement de l'Afrique de l'Ouest, région à laquelle appartient le Bénin, des universitaires et écrivains ont envoyé une lettre au président du Bénin, Patrice Talon, dans laquelle ils condamnent, fermement, l'exclusion de plusieurs partis de l'opposition du processus électoral, et l'invitent, fortement, à organiser d'autres élections législatives, cette fois, inclusives.

La Sud-Coréenne secourue en même temps que les otages français dans le Nord du Burkina Faso est une «simple touriste», jure-t-on à l'Ambassade de la Corée du Sud à Paris. Sans rire. Il en serait de même de l'Américaine dont on sait très peu de choses dans la mesure où elle a, immédiatement, été exfiltrée (ni vue ni connue) par les forces américaines venues la récupérer au Burkina Faso. Elle n'avait même pas eu le temps de saluer Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso, qui avait tenu à rencontrer les otages pour leur communiquer l'affection du peuple burkinabé après cette opération. L'Américaine et la Sud-Coréenne avaient été enlevées alors qu'elles passaient, en voiture, la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso. Mais, chose curieuse : les gouvernements américain et sud-coréen n'avaient jamais (jamais) communiqué sur leur rapt (sauf peut-être de façon interne), jusqu'à ce que l'opération des Forces spéciales françaises, vienne faire sauter le couvercle du secret qui entourait cette affaire.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a assuré, dimanche, 12 mai, que son Congrès national africain (ANC) allait "tirer les leçons" de sa victoire en demi-teinte aux législatives du 8 mai et promis de créer des emplois, éradiquer la corruption et changer le parti. Il faut dire que l'ANC pâtit de la très mauvaise gouvernance de son ancien président, Jacob Zuma, qui, à la tête de l'Etat, s'était illustré dans de multiples affaires de corruption qui font de lui, aujourd'hui, un bon client de la justice sud-africaine. Il en est de même de plusieurs de ses anciens ministres, ainsi que, beaucoup de ses camarades de l'ANC. L'insouciance dont Zuma faisait preuve malgré la sonnette d'alarme qui était, régulièrement, tirée pour qu'il adopte un comportement rigoureux et prenne en compte le bien commun, montre qu'il avait pris parti pour son seul confort personnel et des siens au détriment du sacrifice consenti par un peuple, pour accéder à l'indépendance politique, économique et sociale.

Après avoir initialement exprimé son mécontentement, le président américain, Donald Trump, s'est ravisé, affirmant que les récents tirs de missiles nord-coréens n'avaient en rien entamé sa relation avec Kim Jong-un. En réalité, Trump n'a plus le choix à deux ans de l'élection présidentielle où la majorité des Américains souhaitent le voir partir. Une pétition qui vient d'atteindre 10 millions de signatures, circule actuellement dans ce sens. Après sa politique unilatérale dans les conflits israélo-palestinien et iranien, il ne peut plus se permettre un échec dans le dossier nord-coréen. D'autant plus que le « leader bien aimé » a su sortir de son isolement diplomatique en contournant la raideur de son interlocuteur américain, et en s'attirant la protection de deux membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir, la Russie et la Chine. Le jeune leader charismatique nord-coréen n'est-il pas en train de mener, actuellement, le vieux président de la Maison Blanche, par le bout du nez ?

Que Dramane Ouattara n’attende pas trop longtemps avant de prendre les décisions qu’il juge nécessaires (par exemple, démettre les personnes qui ne partagent plus sa vision, faire arrêter les gens soupçonnés d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat, etc.), personne n'en disconvient et on ne peut que l’en féliciter car le président de la République, qui jure de « défendre l’intégrité territoriale de l’Etat et de protéger les Droits et Libertés des citoyens », ne doit pas jouer avec la vie des populations. Son devoir est de veiller sur la vie et les biens de ses compatriotes et des étrangers. Voilà pourquoi il devrait sanctionner, le plus tôt possible, les serviteurs de l’Etat qui détournent à leur profit les deniers publics ou les individus qui menacent de rendre le pays ingouvernable si…

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai dernier. Ils viennent d'être libérés après dix jours de captivité. Mais l'opération bien que réussie ne s'est pas déroulée sans dommage. Malheureusement. Deux militaires français ont été tués au cours de celle-ci. L'Elysée et la ministre des Armées, Florence Parly, ont salué la mémoire de ces deux militaires morts pour la France. Un hommage sera organisé Aux Invalides dès le rapatriement de leurs dépouilles.