Politique

Décidément, l'Egypte confirme son leadership (total) dans le dossier libyen, au nom du réalisme, de la connaissance du terrain, de la proximité et de l'efficacité militaro-diplomatique. Alors que le Congo-Brazzaville annonçait, il y a quelques jours, un Sommet sur le dossier libyen, à Brazzaville, en date du 25 janvier, l'Egypte qui s'est saisi de ce dossier, il y a quelques jours, seulement, annonce, de son côté, la tenue d'une rencontre au sommet entre les frères ennemis libyens, au Caire, à savoir, le premier ministre, Fayez al-Sarraj et le maréchal, Khalifa Haftar. Avant la tenue du Sommet de l'Union africaine à Addis Abeba ou juste après. C'est la preuve que le principal interlocuteur africain pour la Libye, est bien le maréchal président, Abdel Fattah al-Sissi, et non, le Congolais, Denis Sassou Nguesso.

Les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont fait une déclaration après leur 105e Assemblée plénière tenue, à Katiola, du 16 au 22 janvier 2017. Qu’ils soient remerciés d’avoir rappelé que “certains de nos compatriotes [environ 300 pro-Gbagbo] sont, encore, injustement, détenus en prison” et que, sans l’élargissement de ces prisonniers politiques, la paix et la réconciliation dans notre pays ne seront que comédie et escroquerie morale.

Les hôpitaux de la ville de Kinshasa n'étant pas en mesure de lui prodiguer des soins médicaux conséquents, le doyen, Etienne Tshisekedi, s'est envolé, ce matin, pour Bruxelles où il va être, médicalement, suivi, pendant quelque temps.

La Côte d'Ivoire a-t-elle, déjà, eu une armée ? Les mutineries de ces dernières journées ajoutées aux grèves générales que vit la fonction publique, aujourd'hui, tendent à démontrer que le pays va mal, même si ses agrégats de la comptabilité nationale, sont positifs. Alassane Ouattara risque de quitter le pouvoir, en 2020, en laissant la Côte d'Ivoire sur un baril de poudres. Dans cette analyse, le professeur, Mamadou Koulibaly, président du parti politique, Lider, pose des questions et trace des perspectives pour une armée qui n'en a jamais été une. Depuis la présidence du Sage Houphouët.

Pourquoi Manuel Valls a du souci à se faire pour le second tour ? L'ancien premier ministre n'est arrivé qu'en deuxième position à l'issue du premier tour, derrière Benoît Hamon. Sans (grandes) réserves de voix, il se retrouve, désormais, dans la position d'outsider. On peut, aujourd'hui, constater que l'activisme des Congolais de la diaspora contre Manuel Valls, accusé, de soutenir le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, lors de la modification controversée de la constitution, est en train de porter les fruits. Les Congolais faisaient campagne contre l'ancien premier ministre français, dans le métro et le RER, à des heures de grande affluence. Cela semble avoir payé.

Après l'Union européenne et les ONG locales mises sous surveillance, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, s'attaque, maintenant, aux avocats, proches des organisations internationales des droits de l'homme. Il vient, ainsi, de frapper quatre avocats burundais proches de la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme). Il ne recule devant rien.

Le président sortant gambien, Yahya Jammeh, n'est pas le seul président africain a avoir quitté le pouvoir contraint forcé. Il ne sera, sans doute, pas le dernier. Le pouvoir en Afrique est, tellement, attachant qu'on n'aime, rarement, le lâcher. Voici la liste des chefs d'Etat partis des affaires sans le vouloir.

En sa qualité de président du Comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la Libye, depuis le 9 novembre 2016, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, devrait être, logiquement, le « Monsieur Afrique » sur la question libyenne, ayant la capacité de discuter en tant que tel, devant les interlocuteurs occidentaux, impliqués, eux aussi, dans cette question libyenne. Cela ne sera pas le cas, l'Egypte s'octroyant de facto ce dossier pour cause de proximité avec la Libye et de meilleure compréhension de ce dossier plus que le lointain Congo-Brazzaville qui, décidément, veut être de toutes les médiations en Afrique, même quand il n'en a pas la capacité. Sassou-Nguesso a, d'ores et déjà, programmé un Sommet sur la Libye, le 25 janvier, à Brazzaville. Aura-t-il, encore, lieu ?

Le doyen des chefs d'Etat d'Afrique, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a le vent en poupe, en ce moment. Alors que le président gambien sortant, Yahya Jammeh, avait le choix entre le Maroc, le Qatar, la Mauritanie et la Guinée Conakry, pour s'exiler, il a, finalement, préféré poser ses valises à Malabo, en Guinée équatoriale, qui va, désormais, être sa terre d'accueil. Au moins, dans un premier temps.

Les présidents mauritanien et guinéen ont obtenu, vendredi, 20 janvier, à Banjul, l'accord de principe de Yahya Jammeh pour quitter la Gambie, mais, les discussions se poursuivaient sur les conditions de son départ, prolongeant, de facto, la suspension d'une opération militaire ouest-africaine. D'autre part, il serait, aussi, question de se mettre d'accord sur le traitement que les proches de Yahya Jammeh feraient l'objet, après son départ du pouvoir, et de son éventuelle immunité judiciaire afin qu'il ne soit pas pourchassé par les juridictions gambiennes ou internationales. Les négociations ne sont pas simples.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a effectué une visite, jeudi, 19 janvier, à Kinshasa, où il a rencontré les évêques catholiques, le premier ministre, ainsi que, le chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC).

Human Rights Watch (HRW) ne passe pas par quatre chemins pour dire que les Imbonerakure sont une organisation criminelle au cœur du pouvoir.

A cause du refus du président sortant, Yahya Jammeh, de quitter le pouvoir, le président élu, Adama Barrow, a dû, avec le soutien des autorités du Sénégal, « prêter serment », à l'ambassade de Gambie, à Dakar. Ce serment est pour la forme, un autre devant être organisé, à Banjul, devant les chefs d'Etat invités et les autorités gambiennes compétentes (Cour suprême, autorités politiques, militaires, religieuses et civiles), après le départ (d'une façon ou d'une autre) de Yahya Jammeh du pouvoir.

Le dictateur a horreur d'être contrarié. Il n'aime pas non plus la contradiction. Se sachant très impopulaire, il se maintient, au pouvoir, par la (seule) force des armes. Parce qu'il redoute, fortement, l'avenir qui ne lui sourit plus, il s'est mis à mettre, un par un, en prison, tous ses grands opposants qu'il redoute. C'est le cas de Paulin Makaya, de Jean Marie Michel Mokoko et depuis quelques jours, d'André Okombi Salissa. Ces deux derniers opposants l'ont battu à la présidentielle de mars 2016 avant qu'il n'inverse les résultats en sa faveur. Mais, même s'il a transformé Brazzaville en une prison à ciel ouvert, Sassou-Nguesso ne fait plus peur à personne. C'est, au contraire, lui qui a, désormais, peur des Congolais qui entendent prendre leurs responsabilités, à l'instar de Claudine Munari, qui agit à la tête de l'opposition unie.

L'investiture d'Adama Barrow n'aura pas lieu ce 19 janvier, comme prévu. Le président sortant, Yahya Jammeh, a mis ses menaces à exécution en s'octroyant une prorogation de son mandat de trois mois. Cette investiture n'aura pas lieu, non plus, à Dakar. Après l'échec des négociations de la dernière chance menées par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, place à la force militaire. L'armée de l'air nigériane a, déjà, envoyé 200 hommes et des avions au Sénégal, dans le cadre du mandat régional ouest-africain conféré à Abuja, pour faire appliquer, en Gambie, la victoire du président élu, Adama Barrow, face au sortant Yahya Jammeh. L'épreuve de force se met en place.

L'explosion d'une voiture piégée a fait, au moins, 30 morts, dans un camp militaire de l'ONU à Gao. Il s'agit d'une attaque au véhicule piégé, selon certains observateurs sur place. Le camp visé abrite des troupes gouvernementales, ainsi que, les membres de divers groupes armés.

Yahya Jammeh sera, bientôt, un homme seul. Quatre nouveaux ministres du président gambien ont quitté le gouvernement, déjà, touché par une série de départs depuis son refus de céder le pouvoir à son successeur élu, Adama Barrow, le 19 janvier.

Au moins, 50 personnes, dont six humanitaires de la Croix-Rouge locale, ont été tuées lorsqu'un avion de l'armée de l'air nigériane a bombardé, par erreur, un camp de déplacés dans le Nord-Est du Nigeria.

Des militaires mutins tirent en l'air et patrouillent dans Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, rackettant les habitants, ont affirmé plusieurs témoins, ce mardi. Ils occupent la préfecture des 1er et 2e arrondissements de cette ville. Contrairement à ce qui avait été déclaré, la situation n'est pas sous contrôle. Aux dernières nouvelles, la Garde républicaine a attaqué les mutins. Déjà au moins un mort, ce qui a provoqué d'autres mutineries à Man, Dimbroko, Bouaké et Daloa.

Le parquet militaire a requis, lundi, 16 janvier, cinq à vingt ans de prison ferme contre les 27 soldats membres de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ex-garde prétorienne du président déchu, Blaise Compaoré, accusés d'avoir voulu libérer leurs collègues emprisonnés après le putsch raté en septembre 2015.