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Politique

Ce mardi, 2 avril, la Cour suprême a proclamé les résultats définitifs du scrutin du 24 mars 2019. Sur un nombre total de 309.137 inscrits, on a compté 163.801 votants, soit, un taux de participation de 52,99%. Le nombre de bulletins blancs ou nuls s'élève à 6.502 tandis que la Cour suprême, elle-même, a annulé 16.603 votes. Autrement dit, il y a eu 140.696 suffrages exprimés.

Belle fête au Centre expos de Diamniadio, qui a abrité la cérémonie d'investiture du deuxième mandat du président, Macky Sall. Une belle brochette de chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le déplacement de Dakar pour y participer.

Une soixantaine d’associations de la société civile tanzanienne ont dénoncé une série de mesures répressives contre l’opposition et demandé, expressément, au président, John Magufuli, de dialoguer avec ses opposants pour sauver l’unité et la paix du pays. Pour l'heure, Magufuli reste fermé à toute possibilité d'ouverture de son régime.

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité dans ce pays se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

C'est fini, Abdelaziz Bouteflika a décidé de jeter l'éponge. Au lendemain de la formation de son ultime gouvernement, dimanche, 31 avril, il annonce son départ du pouvoir avant la fin de son mandat, c'est-à-dire, le 28 avril. La rue aura eu raison de lui.

Sibeth Ndiaye, la seule noire visible du Cabinet d'Emmanuel Macron, à l'Elysée, est promue porte-parole du gouvernement, en remplacement de Benjamin Griveaux, qui aspire à remplacer Anne Hidalgo du parti socialiste, comme maire de Paris. Amélie de Montchalin s'empare des Affaires européennes et Cédric O du numérique.

Les travaux du 30e Sommet de la Ligue arabe ont démarré dimanche, 31 mars, dans la capitale tunisienne, en présence de 12 leaders arabes, sous de hautes mesures de sécurité. La question du Golan focalise les débats.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

Le pouvoir vénézuélien a accentué, jeudi, 28 mars, la pression sur Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, surtout, occidentaux ou alliés des Etats-Unis, en le déclarant inéligible durant 15 ans. En quelques temps, il a effectué près d'une centaine de voyages dont la plupart à l'étranger, ce qui pose le problème du financement de ceux-ci et de son mouvement insurrectionnel. Juan Guaido a, aussitôt, rejeté cette sanction. C'est un nouveau bras de fer qui commence au moment où, après avoir vociféré et braillé sans jamais mordre, en menaçant Maduro qu'il allait voir ce qu'il allait voir, Washington assiste, impuissant, à l'arrivée progressive mais impressionnante de la Russie dans le pays, à la demande du pouvoir légal et légitime de Nicolas Maduro, qui est, désormais, sous sa protection.

Le président rdcongolais, Félix Tshisekedi, a levé la mesure suspendant l'installation du nouveau sénat de la République démocratique du Congo, satisfait par le rapport préliminaire d'enquête sur les allégations de corruption de grands électeurs, selon un communiqué de la présidence lu ce vendredi, 29 mars, à la télévision d'Etat.

La capitale du petit archipel des Comores a été secouée, jeudi, 28 mars, par de violents échanges de tirs survenus après l'arrestation d'un des chefs de l'opposition, qui refuse de reconnaître la réélection jugée frauduleuse du président Azali Assoumani.

Pour qui Donald Trump se prend-il ? Les Etats-Unis sont-ils devenus les Nations-Unies pour donner des ordres à la Russie qui définit sa ligne diplomatique comme elle l'entend ? Le président américain a appelé, mercredi, 27 mars, la Russie à quitter le Venezuela, après un pic de tension lié à l'envoi par Moscou de militaires et de matériel à Caracas. Cette implication éloigne la chute du régime de Nicolas Maduro que Washington avait planifiée avec le « président par intérim », Juan Guaido, en concertation avec certains pays de la sous-région. Washington sait que la présence militaire de la Russie aux côtés de Maduro va déjouer tous ses plans comme ce fut le cas avec le président syrien, Bachar al-Assad. D'où la colère du vieillard de la Maison Blanche.

A quelque chose malheur est bon. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), annonce que tous les étrangers parmi les collégiens pris en otage par leur chauffeur près de Milan, seront naturalisés. Il met, ainsi, fin à une semaine de vive polémique. Si l'acte, en lui-même, est condamnable et abominable, le problème de son mobile reste une question de fond. Et sur ce plan, le gouvernement italien a pris, ces dernières semaines, des positions courageuses, notamment, sur le rôle néfaste du F CFA (monnaie française utilisée dans 14 pays africains de l'Ouest et du Centre) en Afrique, positions qui ont été reprises dans les nombreux milieux anti-F CFA qui pullulent, désormais, en Afrique et au sein des diasporas africaines.

C'est vrai que les soutiens du président (encore pour combien de temps ?), Abdelaziz Bouteflika, s'effritent de jour en jour. L'Algérie est en train d'écrire son roman. Bien que le mythique FLN que préside le président ait confirmé son indéfectible soutien, lundi, 25 mars, à sa personne, le RND de l'ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia, s'est retiré, lui, du bloc de partis politiques qui soutiennent le pouvoir actuel. Mardi, 26 mars, c'était le coup de tonnerre (pas de grâce) de l'armée qui demande l'application de l'article 102 de la constitution, qui consacre l'incapacité du président à assurer ses hautes fonctions. Pourquoi en arriver là alors que le patron de l'armée algérienne, le général, Gaïd Salah, est, lui-même, un pur produit de Bouteflika ? La politique a ses raisons que la raison ignore, peut-on dire.

Le chef de l'Etat comorien sortant, Azali Assoumani, a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle avec 60,77% des suffrages, selon des résultats annoncés, mardi, 26 mars, soir, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Après le changement de la constitution, fin juillet dernier, il entame, ainsi, son premier mandat de cinq ans avec comme objectif affiché pendant la campagne, faire des Comores un pays émergent dans une dizaine d'années.

La main du gouvernement est vraiment tendue et prête à récupérer tous les rebelles de bonne foi. Trois importants chefs rebelles du Centrafrique ont, ainsi, été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi, 25 mars. La réconciliation semble souhaitée par d'autres dirigeants politiques de premier plan de l'opposition. Dans une interview à paraître, la semaine prochaine, dans le numéro 475 d'avril d'Afrique Education, l'ancien premier ministre et actuel président du MLPC, Martin Ziguélé, salue l'ouverture d'esprit du gouvernement et demande, aussi, aux rebelles de faire preuve de responsabilité.

C'est le Conseil constitutionnel qui est habilité à déclencher la procédure de destitution du chef de l’Etat.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a prévenu son homologue russe, Sergueï Lavrov, que les Etats-Unis ne resteraient pas "les bras croisés" si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". En fait, pour faire face à la volonté manifeste de Washington de faire tomber le pouvoir vénézuélien actuel, le président, Nicolas Maduro, a fait appel à Vladimir Poutine qui a ordonné le renforcement de la coopération russe pour protéger le Venezuela du coup d'état américain en préparation. Comme en Syrie, hier, Pompeo sait qu'avec l'implication de la Russie dans la protection de Maduro, la déstabilisation américaine ne passera pas. Voilà pourquoi il est en colère.

Ibrahim Boubacar Keita (IBK) est dépassé par les événements. Complètement et totalement. Les faits le montrent tous les jours. Sa réélection pour un deuxième mandat, l'année dernière, avait montré que le Mali était sans solution de rechange. Devait-on attendre des miracles de lui ? Il ne peut faire pendant ce deuxième mandat que ce qu'il avait montré lors du premier, c'est-à-dire, pas grand-chose pour le Mali et les Maliens. Les populations n'ont que les yeux pour pleurer avec ce qui vient d'arriver dans les villages d'Ogossagou et de Welingara.

C'est ce samedi, 23 mars, que le président, Ali Bongo Ondimba, est, définitivement, rentré, à Libreville, après cinq mois passés à se faire soigner, respectivement, en Arabie Saoudite et au Maroc, suite à un AVC qui l'avait frappé, fin octobre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie Saoudite.

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