Politique

Le nouveau premier ministre, Bernard Cazeneuve, apportera très peu de changement à l'équipe de Manuel Valls. C'est du reste normal car il sera en poste pour, seulement, cinq mois. La principale information, c'est que Bruno Le Roux atterrit Place Beauvau comme ministre de l'Intérieur. Quant à Jean-Marie Le Guen, il va au Développement.

Après sa déclaration de candidature à la primaire du parti socialiste, lundi, 5 décembre, dans sa ville d'Evry, dans l'Essonne, le premier ministre, Manuel Valls, a remis sa démission, ce mardi matin, à François Hollande, qui, a, immédiatement, nommé Bernard Cazeneuve, premier ministre.

André Okombi Salissa fait la couverture du numéro 447 d'Afrique Education sous le titre : « Le Congo-Brazzaville est en crise ». Dans cette interview exclusive, il dresse l'état de la situation politique au Congo et annonce la couleur des actions politiques à venir. Une interview à lire absolument car elle redonne espoir.

Alors que tant d'espoir avait reposé sur lui, au moment où il succédait à Nicolas Sarkozy, François Hollande a choisi de ne même pas défendre son bilan à la tête de la France, en se présentant aux primaires de son parti, le parti socialiste. Il a, intelligemment, jeté l'éponge afin d'éviter l'humiliation. Sa politique n'a pas, seulement, déçu en France. En Afrique, elle est considérée comme une trahison. Au point où certains Franco-Africains commencent, de plus en plus, à lorgner du côté de Marine Le Pen, la candidate de l'extrême-droite.

Le président angolais, Ingénieur José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis trente-sept ans, ne sera pas candidat, à un nouveau mandat, à la tête du pays, lors des élections générales de 2017, a annoncé, vendredi, 2 décembre, soir, la radio d'Etat. Ce qu'il avait laissé entendre, il y a quelques mois, devient, maintenant, officiel. Une décision, longuement, mûrie dont l'objectif est de préserver l'intérêt supérieur de l'Angola.

Parfait inconnu sur la scène politique, il y a quelques mois, encore, propriétaire d'une agence immobilière et très branché dans l'import-export, Adama Barrow a réussi à détrôner Yahya Jammeh pour devenir le troisième président de la Gambie. Contre toute attente.

François Hollande a mis tous ses proches et très proches devant le fait accompli. Avant de se présenter devant les caméras de 20 heures, personne ne savait ce qu'il allait dire. Avec ses 7 ou 9% que lui créditent les sondages, il a préféré jeter l'éponge et terminer son mandat sans pression. Demain, il prend son avion pour se rendre dans le Golfe persique.

Le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Théodore Holo, a appelé, mardi, 29 novembre, depuis Cotonou, la capitale économique béninoise, les peuples africains à s'opposer à toute révision opportuniste de leur constitution.

Le chef de l'Etat gambien, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, se présente, ce jeudi, 1er décembre, pour la première fois, à une élection présidentielle qui ne paraît pas, totalement, jouée d'avance, face au candidat d'une large coalition d'opposition, le milliardaire, Adama Barrow.

On ne reprochera pas à Bongo Ondimba Ali (BOA) de chercher à (re)devenir un chef d'Etat tout à fait présentable sur le plan international. Le Sommet de la CEEAC de ce 30 novembre 2016 a été organisé à cet effet. Mais c'est raté. BOA devra chercher d'autres solutions pour être bien vu, l'élection du 27 août ayant laissé de profondes traces.

Pour le combat politique, que Dieu lui préserve la vie jusqu'à ce qu'il revienne dans le bon chemin. Car, il fait fausse route aux côtés de son maître, Pierre Nkurunziza. On l'aura compris : le responsable de la communication présidentielle du Burundi, Willy Nyamitwe, a échappé, lundi, 28 novembre, soir, à une tentative d'assassinat, première du genre depuis des mois, et signe que ce pays en crise reste, extrêmement, instable.

Le mouvement djihadiste, Al-Mourabitoune, de l'Algérien, Mokhtar Belmokhtar, visé par une frappe française en Libye et, probablement, mort selon un responsable américain, a rallié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en 2015.

Coup de tonnerre dans le ciel de Pretoria. Au moins, trois ministres du gouvernement sud-africain ont appelé à la démission du président, Jacob Zuma, qui est englué dans une série de scandales de corruption, lesquels scandales suscitent, de plus en plus, de critiques dans son camp. Il résiste, encore, mais jusques à quand ?

Le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) existe-t-il encore ? Deux de ses membres, l'UDPCI (Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire) et l'UPCI (Union pour la Côte d'Ivoire) ont claqué la porte, très mécontents du partage des circonscriptions, en vue des législatives du mois prochain. Cette alliance tient, maintenant, grâce à la volonté partagée par Alassane Ouattara et son aîné, Henri Konan Bédié, bien que la base du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) ait dénoncé la part de lion attribuée aux candidats membres du RDR (Rassemblement des républicains), le parti du président de la République.

Le 16e Sommet de la Francophonie s'est ouvert ce samedi, 26 novembre, matin, à Antananarivo. Jusqu'à demain, dimanche, les chefs d'Etat et de gouvernement vont débattre de la « Croissance partagée et du Développement responsable », un thème qui vaut ce qu'il vaut. Si plusieurs chefs d'Etat africains n'ont pas effectué le déplacement d'Antananarivo, ce n'est pas à cause de l'éloignement du lieu du Sommet.

Après le très inamical coup d'éclat du Maroc, à l'endroit d'un de ses alliés les plus fidèles de l'Afrique centrale (la Guinée équatoriale), lors du 4e Sommet Afrique/Etats arabes, le 23 novembre, à Malabo, l'Algérie a clarifié, jeudi, 24 novembre, sa position par rapport au retour du royaume chérifien au sein de la grande famille continentale (Union africaine).

Dans cette chronique, notre collaborateur, le professeur, Jean-Claude Djéréké, s'en prend, vertement, aux politiciens, et magnifie les politiques. Pas à tort.

Divisions à gauche, querelles intestines à droite, puissance de feu des adversaires de plus en plus redoutable en face, Boko Haram rencontre de sérieux problèmes d'existence en tant qu'organisation terroriste. Il ne se passe pas de jour sans qu'il ne connaisse des désertions dans ses rangs. Le gouvernement camerounais, par exemple, « exploite » des informations très utiles livrées par ses anciens membres, sur le comportement, les méthodes de travail, les lieux de cache et autres, de la secte terroriste. L'objectif, c'est de mieux la connaître afin d'en finir le plus vite possible.

Le gouvernement rwandais est très clair : il a jugé "inadéquates" les excuses présentées par l'église catholique rwandaise pour le rôle de certains de ses membres lors du génocide rwandais de 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts. Pour Kigali, le Vatican, lui-même, devrait demander pardon pour ces crimes. Voilà qui est dit.

Que feront les nationalistes africains quand il ne sera plus là ? Mercredi, 23 novembre, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dans son discours d'ouverture du Sommet Union africaine/Ligue arabe, a été fidèle à son image. Il a bien cogné sur l'Occident, étonnant, beaucoup, les dignitaires arabes qui ont dû se dire : « Existe-t-il, encore, des dirigeants africains aussi courageux » ?