Politique

Le Centrafrique poursuit, toujours, sa marche folle vers la mort. Malgré les efforts des autorités pour le sortir de son trou actuel, le pays continue d'être tiré vers le bas par certains groupes armés. Rien que ces derniers jours, 16 morts et des dizaines de blessés, à l'intérieur du pays. Morts gratuitement.

Le Maroc et plusieurs pays arabes ont quitté le Sommet Union africaine/Ligue arabe, qui se tenait mercredi, 23 novembre, à Malabo, en Guinée équatoriale, pour protester contre la présence d'une délégation du Front Polisario. Un spectaculaire coup d'éclat qui a fait échouer le Sommet de Malabo, au grand désarroi des dirigeants africains.

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'homme (HCDH) se dit très préoccupé par la détention au secret de deux journalistes gambiens, qui n'ont pas accès à leur famille ni à des avocats.

Le Président du Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, Choi Kyonglim , a annoncé, mardi, 22 novembre, la nomination des trois membres de la Commission d'enquête sur le Burundi : Fatsah Ouguergouz (Algérie), Reina Alapini Gansu (Bénin) et Francoise Hampson (Royaume-Uni). L'Algérien, Fatsah Ouguergouz, assumera les fonctions de président de cette Commission d'enquête, qui devra travailler sans tenir compte des pressions du pouvoir burundais.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, déclare ne "pas souhaiter" que de nouveaux pays africains quittent la Cour pénale internationale (CPI), après le départ du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie. Il l'a dit, mardi, 22 novembre, à l'issue d'un entretien avec son homologue français, François Hollande, à Paris.

Le régime de Pierre Nkurunziza s'est mis à la marge de la communauté internationale. Ses dernières initiatives ne sont pas de nature à calmer les inquiétudes. Si les dirigeants, grâce aux privilèges de toutes sortes, arrivent à tirer leur épingle du jeu, ce n'est pas le cas du reste de la population, qui souffre, énormément, à l'intérieur du pays, comme en exil.

La victoire n'a pas, encore, été, officiellement, proclamée, mais, de l'avis des autorités sanitaires, l'essentiel est acquis. Et irréversible. Au terme de dix ans d'efforts, l'épidémie de paludisme est en voie de totale éradication sur les trois îles des Comores. Bravo !

Au Tchad, on n'est pas avare en expressions : « Pays Mort » ou « Ville Morte » ? C'est au choix car on a les deux.

L’église catholique du Rwanda a, une nouvelle fois, demandé pardon "pour tous les chrétiens" impliqués dans le génocide, en 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts, selon le président de la Commission épiscopale du pays.

Il est loin, ce temps où les officiels ivoiriens déclaraient refuser des postes à l'international, parce qu'ils préféraient travailler en Côte d'Ivoire où le président, Félix Houphouët-Boigny, avait réussi à faire du pays un véritable « miracle ivoirien ».

Les primaires de la droite ont rendu leur verdict. L'ancien président, Nicolas Sarkozy, candidat à la succession de François Hollande, a été relégué en troisième position. Prenant de la hauteur, il a, immédiatement, apporté son soutien à François Fillon et souhaité bonne chance à la France.

Six semaines après sa victoire aux législatives au Maroc, le premier ministre islamiste, Abdelilah Benkirane, n'est, toujours, pas parvenu à former une coalition gouvernementale, un feuilleton politico-médiatique qui pourrait tourner, bientôt, à la crise politique.

Le parti au pouvoir en Guinée-Bissau a rejeté, samedi, 19 novembre, le nouveau premier ministre désigné par le chef de l'Etat, José Mario Vaz, qui a, en revanche, reçu le soutien du président de l'Assemblée nationale, Cipriano Cassama.

Le site www.taqadoumy.co a publié un document signé par la branche d'Al-Qaïda dans le Maghreb (AQMI)  qui confirme l'existence d'un accord de non-agression entre la République islamique de Mauritanie et l'organisation terroriste.

Le président congolais, Joseph Kabila, a créé la surprise en nommant, jeudi, 17 novembre, Samy Badibanga, comme premier ministre, un député issu de l'opposition, mais, radié depuis plusieurs années de son parti, ce qui pourrait diviser, encore, un peu plus, l'opposition.

Si le régime d'Idriss Déby Itno au Tchad a désamorcé, jeudi, 17 novembre, l'examen d'une motion de censure déposée par l'opposition, quelques heures avant un meeting prévu dans l'après-midi, à N'Djamena, malgré son interdiction par les autorités, il ne peut, encore, crier victoire. Rentré, précipitamment, de Marrakech où il devait co-présider avec le roi, Mohammed VI, un Sommet africain en marge de la COP 22, Idriss Déby Itno connaît une fronde des députés de son propre camp politique.

C'est aujourd'hui, 17 novembre, que le pouvoir centrafricain, fait face à ses bailleurs de fonds et partenaires au développement, à Bruxelles. Objectif : obtenir des financements, sur cinq ans, d'un programme qu'il a confectionné, et que la Banque africaine de développement a validé, il y a quelques semaines, lors d'une visite du président, Faustin Archange Touadéra, à Abidjan. Le professeur Touadéra préside, lui-même, la délégation du Centrafrique pendant cette journée de donateurs. Compte tenu des besoins énormes du pays qui revient de très loin, le premier ministre, le professeur, Simplice Mathieu Sarandji, n'hésite pas à solliciter le double de l'enveloppe requise. Nous l'avions rencontré au Sommet sur le terrorisme et la piraterie maritimes en Afrique, le mois dernier, à Lomé. Dans cette interview, il a commencé par donner ses sentiments sur la tenue de ce Sommet avant d'aborder les problèmes de fond que connaît le Centrafrique.

Le Franco-Libanais et milliardaire, Ziad Takieddine, s'est mis à table. Convoqué par les enquêteurs de la police judiciaire pour en savoir plus, après ses déclarations faisant état de valises de billets de banque qu'il aurait transportés de Tripoli pour le compte de Nicolas Sarkozy, il a été entendu ce matin et est sorti libre après l'interrogatoire.

Les Franciliens se souviennent de l'ancienne secrétaire d'Etat issue de la diversité, Fadela Amara, qui avait été débauchée de la direction de l'association, Ni Putes ni Soumises », en juin 2007, par Nicolas Sarkozy, pour en faire un membre de son gouvernement. Par la suite, cette association n'a plus beaucoup fait parler d'elle, jusqu'à ce jour où la présidente de la région Ile de France, Valérie Pécresse, intervient pour la sortir de ses difficultés.

C'est le genre de nouvelles dont la Côte d'Ivoire n'est plus très coutumière : la violence armée avec mort de civils ou de militaires. Le pays s'est, en effet, normalisé même si la réconciliation n'est pas, encore, totalement, au rendez-vous. Mais, mercredi, 16 novembre, deux gendarmes ont été assassinés, dans l'exercice de leurs fonctions. Ce n'est pas la première fois que cela arrive dans cette zone. Du coup, de mauvais souvenir refont surface.