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Politique

L’un des titres portés par le pape est « le souverain pontife ». Pontife vient de deux mots latins : pons, pontis = pont et facere = faire, construire. Le « pontifex » est celui qui fait ou construit des ponts. Séry Bailly était à sa façon un pontife parce qu’il était un jeteur de ponts entre les générations, parce qu’il voulait que les jeunes sachent ce que les aînés avaient écrit/fait et inversement.

En reculant à propos de la hausse de la taxe sur les carburants, Emmanuel Macron s'est fragilisé, lui-même, mais pas seulement. Il a, également, déstabilisé son premier ministre, Edouard Philippe, qui ne sait plus exactement sur quel pied danser, l'assurance qu'il affichait, jusque-là, ayant été ébranlée. Le chef de l'Etat reste, cependant, très silencieux. Et pour cause ! Va-t-il reculer comme François Hollande hier ? Il avait beaucoup critiqué l'absence de courage de l'ancien chef de l'Etat. Ses anciens collègues du gouvernement de Manuel Valls suivent, avec très (très) grand intérêt, le déroulement des événements qui surviennent, actuellement, suite à son entêtement de vouloir résoudre l'ensemble des problèmes de la France, parfois, sans l'adhésion des Français.

Coup de tonnerre dans la salle d'audience du tribunal militaire de Ouagadougou. Accusé d'être le commanditaire du coup d'état de septembre 2015, ce qu'il a, toujours, démenti, totalement, le général, Gilbert Diendéré, a demandé « pardon », ce mercredi, 5 décembre, matin, aux victimes. Est-il traversé par l'esprit saint pour qu'il redescende, ainsi, sur terre, après avoir donné l'impression qu'il était insensible à la douleur des victimes ? Cette question, pour l'heure, demeure sans réponse.

Les Etats-Unis ont beau réduire le nombre de leurs soldats en Afrique, ils sont "plus engagés que jamais" sur ce continent dont la stabilité est primordiale pour la sécurité internationale, assure le patron de l'armée de terre américaine en Afrique. Mais, au même moment, les Occidentaux au premier rang desquels on compte la France, grande alliée des Etats-Unis au sein de l'OTAN, critiquent l'arrivée de l'armée russe en Centrafrique (le cœur du continent), mais aussi, en Guinée équatoriale, et surtout, au Burkina Faso où l'aide des militaires américains et français n'arrive pas à contenir les attaques des djihadistes à la frontière burkinabo-malienne où les écoles se ferment, en centaines, au nom de la haine vouée à l'endroit de l'éducation « des Blancs ».

Depuis que le général-major, Pierre Buyoya, est devenu une personnalité recommandable au point de travailler pour la paix pour le compte des Nations-Unies ou de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), il aurait bien souhaité que la page de sa vie d'ancien putschiste soit, complètement, effacée de sa biographie. Que non ! Le major a été un distingué déstabilisateur de son pays, le Burundi, pendant plusieurs années. Sa soif pour le pouvoir a causé la mort de beaucoup de Burundais. Maintenant que le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, le lui rappelle, il pique une crise hystérique, comme si le pouvoir de Bujumbura avait travesti la vérité. Doublement que non ! Le major, aujourd'hui, est, toujours, en costume cravate bien soigné. Il est devenu un faiseur de paix. Excellente reconversion après avoir participé à la mort de 300.000 Burundais. Malheureusement, pour lui, Nkurunziza n'est pas d'accord.

Le chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall, s'est engagé à amener le pays "plus loin et plus haut", lors de son investiture par la coalition présidentielle pour l'élection du 24 février, alors que ses principaux rivaux sont hors course pour des raisons judiciaires. Si le candidat à sa succession est traité de « mauvais joueur » par ses adversaires, lui n'en a cure. Seule compte son passage en force pour un deuxième mandat qui lui tend les bras.

Candidat à sa succession, en 2019, lors de l'élection présidentielle suite au changement de la constitution obtenu par référendum, fin juillet dernier, le président, Azali Assoumani, malgré les rumeurs alarmantes qui affolent les réseaux sociaux, est en bonne santé. On peut même ajouter qu'il sent bien son corps. Il est très bien portant malgré la petite alerte provoquée par sa longue exposition au soleil d'hier. Pour qui connaît Moroni, capitale des Comores, et son (très) beau soleil, un tel malaise n'est pas exceptionnel.

Nouvel épisode dans la saga des "biens mal acquis": la justice française a ouvert une enquête visant l'entourage du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, à la suite d'une plainte de l'ONG Sherpa sur l'acquisition de propriétés immobilières à Paris. Djibouti n'a pourtant ni pétrole ni gaz mais rien que son port et sa position stratégique sur la Corne de l'Afrique.

Après la visite, cet été, du président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, au Cameroun, visite pendant laquelle il a rencontré le président, Paul Biya, et qu'à l'issue de cette audience, il avait déclaré que «La CAF ne disposait pas d'un Plan B » pour la CAN 2019, les Camerounais n'avaient plus de doute quant à l'organisation de cette compétition sur leur terre. Paul Biya, lui-même, lors de ses rares sorties publiques, avait tenu à rassurer l'opinion africaine en disant qu'il en faisait une affaire (rigoureusement) personnelle et que « La CAN serait organisée au jour dit », et dans d'excellentes conditions. Mais, une fois de plus, le président de la CAF a déjoué les pronostics. Il change de position comme le vent du désert change de direction. Il rend triste, cette fin d'année, tout un pays qui n'avait les yeux que pour cette CAN 2019.

Des centaines d’Ivoiriens sont toujours en exil, exposés à des maladies de toutes sortes. Certains comme Mamadou Ben Soumahoro, Pol Dokui ne sont revenus au pays que dans un cercueil. Bruno Dogbo Blé, Jean-Noël Abehi, Anselme Séka Yapo et d'autres dignes et valeureux soldats sont encore en prison. Les prix des denrées alimentaires ne cessent de grimper. De jour en jour, l’espace des libertés se réduit comme peau de chagrin. Pendant ce temps, des entreprises étrangères comme Orange, Bouygues ou Bolloré, s’enrichissent, tranquillement, et ceux qui disaient avoir pris les armes pour développer le Nord ivoirien construisent, partout, sauf à Mankono ou à Kouto. Nous voulons tous que les choses changent. Mais, cela est-il possible quand certains compatriotes attendent des mots d'ordre avant d'agir ? Je voudrais inviter ces derniers à lire ou à relire Une si longue lettre de la Sénégalaise Mariama Bâ.

C'est ce jeudi, 29 novembre, matin, que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sont arrivés, à Rabat, au Maroc, pour un séjour de convalescence et de rééducation. La survenue du couple présidentiel à Rabat est la réponse donnée à une requête expresse du roi, Mohammed VI, qui est le frère du président, Ali Bongo Ondimba.

Le communiqué vient, cette fois, de la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba. Elle remercie les autorités royales saoudiennes, le personnel médical du King Faysal de Riyad, et annonce le départ de son époux, pour Rabat, le mercredi, 28 novembre, pour suivre sa convalescence.

L'ancien candidat à la présidentielle américaine, Bernie Sanders, envisage de se présenter, en 2020, s'il est le "mieux placé" pour battre le républicain, Donald Trump, a-t-il confié au New York Magazine. "Si quelqu'un d'autre apparaît qui puisse, pour une raison ou une autre, faire un meilleur boulot que moi, alors je ferais tout ce que je peux pour qu'il ou elle soit élu", déclare le sénateur indépendant âgé de 77 ans, dans un entretien publié dimanche. Mais "s'il s'avère que je suis le meilleur candidat pour battre Donald Trump, alors je serais probablement candidat", ajoute-t-il.

Le président, Muhammadu Buhari, va porter ses galons de général pour aller défier Boko Haram sur ses terres. Il se rendra, lui-même, mercredi, à Maiduguri, aux avant-postes de la guerre contre le groupe djihadiste Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, où les attaques d'envergure contre l'armée se sont multipliées ces derniers mois. "Le président Buhari devrait ouvrir la conférence annuelle du Chef d'état-major des armées le 28 novembre (...) à Maiduguri, dans l'Etat de Borno", a annoncé sur Twitter un porte-parole du président, Bashir Ahmad. Il s'agit d'une expédition de la dernière chance. Si après cette escapade (involontaire car dictée par les succès de Boko Haram sur la piètre armée du Nigeria), il n'y a pas de changement dans la guerre menée contre Boko Haram (côté nigérian), il ne faudra pas donner cher de sa peau à l'élection présidentielle de février prochain.

Des syndicats et associations en Tunisie ont appelé à manifester lundi, 26 novembre, contre la venue du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, attendu, mardi, à Tunis, dans le cadre de sa première tournée à l'étranger depuis le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Le Saoudien, Jamal Khashoggi, éditorialiste et critique du pouvoir, a été tué et démembré, le 2 octobre, au consulat de son pays, à Istanbul, un meurtre qui a terni l'image de l'Arabie saoudite, notamment, celle du prince héritier accusé par la presse et des responsables turcs d'avoir donné l'ordre de le tuer.

Chargé de l'exécution de coups bas sous le régime de Compaoré, le général, Gilbert Diendéré, depuis la perte du pouvoir par son mentor, n'assume plus rien. Devenu orphelin après la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, il a tout fait pour l'aider à revenir au pouvoir sans succès, y compris, par des moyens anti-démocratiques, objet de sa comparution, ce lundi, 26 novembre, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Mais, avec toute la lâcheté qui le caractérise depuis la dissolution du RSP (Régiment de sécurité présidentielle) dont il était le chef, régiment qui faisait la pluie et le beau temps, il a nié avoir été le cerveau de la tentative de coup d'état de 2015. A-t-il convaincu le tribunal ?

L'ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, âgé de 94 ans, est soigné, depuis deux mois, à Singapour, et ne peut plus marcher, a affirmé ce samedi, 24 novembre, son successeur, Emmerson Mnangagwa. Ce dernier s'exprimait, lors d'un meeting de son parti, la Zanu-PF, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980. Très affaibli politiquement à cause des reproches qu'on lui fait de n'avoir pas réussi à relancer l'économie, le nouveau président de la République divulgue, là, un secret médical sans l'autorisation du corps médical soignant son prédécesseur. C'est comme s'il utilisait les arguments de bas de la ceinture pour se tirer d'affaire.

C'est la clinique royale de Rabat qui, finalement, accueillera le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour la deuxième partie de son traitement qui sera, beaucoup plus, axée sur la rééducation, le malade ayant récupéré presque tous ses sens. Les Gabonais peuvent remercier la clinique King Faysal de Riyad car le « distingué camarade » du PDG partait pour l'éternité. Maintenant, ils sont sûrs et certains que dans quelques semaines ou mois, il leur reviendra en chair et en os, pour ré-occuper son fauteuil présidentiel au Palais du Bord de Mer.

Voilà la question qui commence à tarauder l'esprit de certains bien-pensants au Nigeria. Car il faut se rendre à l'évidence de l'échec patent du général, Muhammadu Buhari, face à ce qui fut l'une de ses deux principales priorités de campagne en 2015 : l'éradication de la secte Boko Haram. Presque cinq années, plus tard, Boko Haram est aussi fort que lors de son accession au pouvoir, sinon, plus fort encore, ce qui constitue un manquement grave pour l'ancien général très respecté des forces armées nigérianes qu'il est. A moins de trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, on voit mal comment il pourra inverser une tendance qu'il n'a pas fait bouger pendant toute la durée de son mandat.

Martin Fayulu, le candidat de la coalition de l'opposition rdcongolaise, est arrivé, à Kinshasa, pour livrer la bataille de la libération du Congo. Officiellement, il lance sa campagne, vendredi, 23 décembre, avec le soutien des poids lourds de l'opposition dont Jean-Pierre Bemba et le gouverneur, Moïse Katumbi, mais sans, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, eux aussi, candidats à la même élection.

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