Politique

L'opposant malawite, Lazarus Chakwera, arrivé deuxième de la présidentielle du 21 mai, a rejeté "les résultats frauduleux" de l'élection remportée de justesse par le chef de l'Etat sortant, Peter Mutharika, qui a été, officiellement, investi, vendredi, 31 mai, dans un stade de la capitale Blantyre.

La dépouille du chef rebelle angolais, Jonas Malheiro Savimbi, tué au combat en 2002, a été remise vendredi, 31 mai, à sa famille pour être inhumée, samedi, 1er juin, lors des obsèques publiques, organisées à la suite d'un accord avec le gouvernement.

Le samedi 25 mai 2019, la jeunesse malienne est sortie massivement dans les rues de Bamako pour conspuer et menacer la France. « France Dégage », « France Terroriste », « Mort à la France », « France Complice », ou encore, « Plus jamais la France au Mali », pouvait-on lire sur quelques pancartes brandies par les manifestants. Comme l’on était loin de l’époque où les Maliens, arborant le drapeau français, chantaient pour la France et Hollande, les remerciant de les avoir libérés d’islamistes barbares !

Le ministre guinéen de la Justice, Cheick Sako, a présenté sa démission au président, Alpha Condé. Un de ceux qui n'approuvent pas l'idée que le président de la République fasse entorse à la constitution en briguant un troisième mandat, il a préféré jeter l'éponge au moment où le pays connaît un vif débat sur l'opportunité d'une nouvelle constitution dont l'une des principales finalités reste la possibilité donnée à Alpha Condé de rester en place après ses deux mandats constitutionnels.

Le Maroc a, officiellement, lancé une "Commission nationale" de lutte contre la traite des êtres humains, trois ans après l'adoption d'une loi sur la traite des personnes.

Des années d'implantation et la situation de terrorisme ne change guère, les djihadistes continuant de se comporter comme s'ils n'étaient nullement sous pression, en organisant des tueries sur des populations civiles et même sur les forces de défense et de sécurité. A se demander à quoi servent, réellement, les bases militaires que certains pays accueillent, avec l'espoir d'éradiquer la menace terroriste. Que non ! Ces bases sont un moyen pour les pays concernés de mieux s'installer dans le pays où, sous le couvert de la lutte antiterroriste, ils se repositionnent (ou se positionnent) dans le cadre de leur géostratégie et de leur géopolitique d'ensemble, avec une vision affirmée sur le contrôle et l'exploitation des ressources naturelles dudit pays. Car une puissance militaire qui implante une base militaire dans un pays comme le Niger a des facilités de fait pour favoriser la signature de contrats en faveur des grands groupes industriels pétroliers, gaziers et miniers de son pays. En cela, le Niger ne fait pas exception à cette règle.

La question se pose avec insistance en Algérie où le chef d'état-major des armées, le général, Ahmed Gaïd Salah, est parvenu à rester, pratiquement, seul, aux commandes du pays, après avoir écarté, un par un, tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre dont certains détenaient le pouvoir sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. C'est incontestable qu'il est, désormais, de facto, le seul et unique homme fort du pays. Pour calmer les inquiétudes des nombreux manifestants qui continuent d'écumer les rues des grandes villes, il a assuré, mercredi, 22 mai, n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. Présidentielle dont le candidat du pouvoir pourrait être lui-même, ce qui fait craindre la répétition du hold up à la Abdel Fattah al-Sissi, du nom de cet ancien chef d'état major égyptien, devenu, président de la République, à la suite des dérapages répétés du président, Mohamed Morsi, à l'endroit des Egyptiens qui ne pensaient ni ne voyaient les choses comme lui, l'éminent membre de la Confrérie des Frères musulmans d'Egypte.

En échec total sur le Brexit, la première ministre britannique, Theresa May, vient d'annoncer qu'elle démissionnera le 7 juin de sa fonction de chef du gouvernement. La campagne au sein du parti conservateur pour désigner son remplaçant commencera la semaine prochaine. Ancienne ministre de l'Intérieur, elle est considérée comme la plus piètre des premiers ministres britanniques de tous les temps.

L'Accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés, dont l'application accumule les retards, a été entaché, mardi, 21 mai, par le massacre de 26 civils dans l'Ouest du pays. Le plus inquiétant, c'est que le responsable de cette tuerie, le groupe armé 3R, est signataire de l'Accord de Khartoum, ou plus exactement, ce qui en tient encore lieu car on peut, légitimement, se demander si, à la suite de son piétinement par le FDPC (Front démocratique du peuple centrafricain) du général, Abdoulaye Miskine (qu'on ne présente plus en Centrafrique), cet accord lie toujours les parties qui l'ont signé. Visiblement non. Seuls l'armée et quelques groupes armés y croiraient encore. A qui la faute : selon certaines indiscrétions, le gouvernement est responsable de cette situation. On lui reproche d'avoir faibli ses efforts après la signature de l'Accord alors que c'est en ce moment qu'il aurait pu les redoubler. Autrement dit, le gouvernement a eu tort de considérer que la signature de l'Accord était un moment de répit, la fin du conflit alors que ce n'était que le début d'un processus difficile, programmé sur un très long terme.

Certaines personnes, y compris dans le camp des supporters de Laurent Gbagbo, ne se contentent plus de s’enthousiasmer pour « le travail abattu » par Dramane Ouattara depuis qu’il a été installé dans le fauteuil présidentiel par le voyou et assassin Nicolas Sarkozy. Elles estiment, aussi, qu’on doit lui dire merci. Ont-elles raison ?

Une religieuse catholique de nationalité franco-espagnole, âgée de 77 ans, a été retrouvée décapitée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'Ouest du Centrafrique. Un acte d'une lâcheté inqualifiable que le Saint-Père, François, a qualifié de « barbare », ce mercredi, 22 mai, à Rome. Les responsables de ce forfait n'osent même pas se dévoiler. Même pas honte !

L'investiture du président des Comores, Azali Assoumani, aura lieu, dimanche, 26 mai, au Stade omnisports de Malouzini, en présence de plusieurs chefs d'Etat et de délégations étrangères. Après avoir modifié la constitution qui prônait la présidence tournante (5 ans pour le ressortissant de chacune des trois îles), et remis son mandat en jeu, Azali Assoumani a gagné l'élection du 24 mars, dès le premier tour, avec 59,09% des suffrages. Une élection, régulièrement, validée par la Cour suprême des Comores. En attendant l'investiture, il n'est pas resté les bras croisés. Dès l'annonce de sa victoire, il a repris ses activités au Palais de Beit Salem, fin mars. C'est dans l'exercice de celles-ci qu'il a été invité par les princes des Emirats arabes unis. Un séjour qui tombe à point nommé au moment où il met, résolument, le cap sur la recherche de l'émergence économique et sociale vers 2030, pour laquelle il a modifié la constitution et demandé le vote de ses compatriotes.

La Cour de cassation française s'est penchée, mardi, 21 mai, sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso où la justice le réclame. Frère de l'ex-président déchu, Blaise Compaoré, il est mis en cause, notamment, dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo. La disparition de ce dernier avait provoqué un véritable malaise dans le pays où ce genre d'assassinat, généralement, attribué au régime, n'était, jamais, élucidé. Il était mis dans la rubrique « Pertes et Profits ». Très mal en point, Roch Marc Christian Kaboré qui a succédé à Blaise Compaoré et qui compte se représenter, en 2020, alors que son bilan à la tête du pays, n'est pas très élogieux, se doit de tout faire pour calmer certains mécontentements. Les choses vues sous cet angle, l'extradition de ce sbire de l'ancien régime auprès de la justice burkinabé, ne serait pas une très mauvaise affaire pour Roch car le procès qui s'engagerait avant l'élection présidentielle, ne pourrait lui faire que du bien.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a répondu, lundi, 20 mai, aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran". Le chef de la diplomatie iranienne sait de quoi il parle. Après avoir été mis au pas en Syrie par Bachar el-Assad (soutenu par Vladimir Poutine), et en Corée du Nord par Kim Jong-un (soutenu par Xi Jinping), jamais deux sans trois, pensent les Iraniens qui affirment que les menaces du locataire de la Maison Blanche, n'auront, strictement, aucun effet sur leur pays qui restera intact jusqu'au départ de ce dernier de la Maison Blanche. Même pas peur !

Après quatre mois d'attente, le nouveau président de la (RDC) République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé un premier ministre au profil très singulier : il a été proposé par son prédécesseur, Joseph Kabila, pour former un gouvernement de coalition. L'expérience de la cohabitation se poursuit, pour le moment, sans couac, mais, de façon très ralentie.

Une équipe des reportages très sereine dirigée par la directrice des Rédactions TV de la CRTV, Madeleine Soppi Kotto, sous la « supervision générale » du patron de la télévision publique, Charles Ndongo, qui a préféré être aux côtés de ses équipes techniques et rédactionnelles au lieu de prendre place à la tribune avec les officiels, a pu retransmettre, sans fausse note, l'ensemble du défilé, celui-ci étant d'ailleurs repris par les chaînes privées camerounaises de télévision. Le défilé du 20 mai aussi bien militaire que civil aura été un bon moment tel que les Camerounais souhaiteraient en avoir, souvent, pour magnifier leur vivre ensemble. Commencé à 11 h 00 (9 h GMT), il a pris fin à 13 h 30 (11 h 30 GMT).

L'immigration est un sujet central pendant cette campagne pour les élections européennes, au même titre que le pouvoir d'achat et l'emploi. Pour certains partis populistes comme le Rassemblement national (Ex-Front national en France), l'immigration est cause du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat dans la mesure où les immigrés prennent la part qui aurait dû être allouée aux Français. Les associations qui oeuvrent en faveur d'un bon accueil des migrants et de leur insertion en France, sont, évidemment, contre cette façon de présenter le problème. Pour se faire entendre, plusieurs centaines de leurs militants ont pris, pratiquement, un hall de l'aéroport CDG2 (Charles de Gaulle 2) en otage, dimanche, 19 mai, pendant quelques heures, ce qui a permis à leurs représentants de se faire recevoir par les responsables d'Air France (la compagnie aérienne qui transporte les migrants renvoyés dans leur pays) et des Aéroports de Paris (ADP).

Les leaders de la contestation au Soudan se sont dits déterminés à ce qu'un civil dirige le futur Conseil souverain, institution-clé de la transition dont la composition sera au coeur de la reprise prévue des négociations avec l'armée à partir de ce dimanche,19 mai, soir.

Philippe Etienne, qui avait, auparavant, été ambassadeur auprès de l'Union européenne et à Berlin, rejoindra, cet été, les Etats-Unis en tant qu'ambassadeur à Washington, le poste le plus important de la diplomatie française avec celui d'ambassadeur auprès des Nations-Unies où on peut brandir le droit de veto quand on n'est pas d'accord avec une résolution.
Le nouveau «sherpa» du chef de l'Etat, Emmanuel Bonne, ancien ambassadeur au Liban, est un spécialiste du Moyen-Orient. Il sera remplacé comme directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, par Nicolas Roche, actuel directeur des affaires stratégiques au Quai d’Orsay. Un jeu des chaises musicales en quelque sorte.

L’abbé Richard Bilé du diocèse de Grand-Bassam s’est-il donné la mort le 24 avril 2019 ? Une lettre supposée avoir été laissée par lui a fait croire à une telle éventualité. Quelques jours plus tard, cette thèse a été battue en brèche par un prêtre que nous appellerons l’abbé Nathanaël en souvenir de ce disciple qui n’avait pas sa langue dans sa poche et dont Jésus fit l’éloge en le décrivant comme « un Israélite en qui il n'y a point de fraude » (Jean 1, 47).