Politique

A la demande du petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, l'Assemblée nationale du Burundi a adopté, vendredi, 23 décembre, un projet de loi qui doit permettre au gouvernement de mettre fin "au désordre et la confusion" dans le domaine des ONG internationales, en imposant un contrôle strict de leurs finances et projets. Rares sont les ONG qui accepteront de travailler sous ce régime d'inquisition. Car le Burundi devient un pays, tout simplement, invivable.

L'église catholique a annoncé, ce samedi, 24 décembre, qu'elle continuait sa médiation en vue de permettre la signature, le 30 décembre, d'un accord pour sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. Ce dernier ayant accepté le principe de son départ de la présidence de la République, après la transition, les négociations ont dû être suspendues, les évêques se rendant dans leurs diocèses respectifs pour célébrer avec les fidèles, la fête de la nativité.

Visiblement satisfait, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a déclaré ce samedi, 24 décembre, que l'armée avait "écrasé" Boko Haram dans la forêt de Sambisa, l'un des derniers bastions du groupe islamiste dans le Nord-Est du pays. C'est la débandade du côté de la secte où Abubakar Shekau est en fuite, activement, recherché par l'armée nigériane.

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) tenu, à Yaoundé, vendredi, 23 décembre, aura permis à Bongo Ondimba Ali (BOA) de faire d'une pierre deux coups : y participer aux côtés de ses cinq autres homologues, et, revoir, son « papa » Paul Biya dont il a ignoré les sages conseils, ces dernières années, avec les conséquences qu'on sait, aujourd'hui, sur la vie politique au Gabon.

Après avoir vu qu'il ne pouvait pas, lui tout seul, faire face au peuple congolais (avec sa cohorte de morts à cause de sa mal-démocratie), au Saint-Père François avec qui il entretient de très bonnes relations, et à la communauté internationale, qui lui demande de respecter la constitution, Joseph Kabila, en homme intelligent, a refusé de prendre le risque d'un Pierre Nkurunziza au Burundi, et se retrouver prisonnier dans Kinshasa, après avoir obtenu un troisième mandat. Il a, donc, clairement, fait savoir aux évêques qu'il quitterait le pouvoir, fin 2017, au lendemain d'une présidentielle à laquelle il ne sera pas candidat.

Un avion de ligne intérieure libyen vient d'être détourné vers Malte. Les terroristes menacent de le faire exploser.

Avec 5 000 personnes disparues en Méditerranée, 2016 est l'année la plus meurtrière depuis le début de la crise migratoire. En 2015, 3 777 migrants avaient péri en tentant de rejoindre l'Europe par la Mer méditerranée, selon l'Organisation internationale pour les migrants (OIM). 

Après avoir effectué ses deux mandats de cinq ans, Joseph Kabila a, catégoriquement, refusé, sans aucune raison valable, et ce malgré la pression du peuple rdcongolais et de la communauté internationale, de quitter le pouvoir. Il s'y accroche en marchant sur des cadavres. C'est ce qui vient de se passer. Pour la seule journée du 20 décembre, il y en a eu plusieurs dizaines. Et ce n'est qu'un début.

Voilà un président, « démocratiquement », élu, en juillet 2015, qui, depuis cette date, a une peur bleue de sortir de son pays, ne serait-ce que pour assister à un sommet international, dans sa sous-région. Pierre Nkurunziza redoute une révolution de palais qui le mettrait, définitivement, hors d'état de nuire au Burundi. Conséquence, il voit le danger partout, alors que les Burundais voudraient passer dans la joie et l'allégresse, la fête de la nativité et de la Saint-Sylvestre.

Les frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, sont, désormais, ouvertes, preuve incontestable de l'affaiblissement de la secte, Boko Haram. Alors que son leader, Abubakar Shekau, est encerclé par les armées du Nigeria et du Cameroun, dans la forêt de Sambisa, l'armée du Nigeria vient de procéder à une capture de 500 éléments de la secte.

Après leur rencontre avec le Saint-Père, François, à Rome, lundi, 19 décembre, le président et le vice-président de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), sont rentrés, hier soir, à Kinshasa, gonflés à bloc. Ils ont repris les négociations, ce mercredi, matin, avec le pouvoir et l'opposition, et n'ont pas hésité à lancer un véritable ultimatum pour qu'un accord soit trouvé, absolument, « avant Noël ».

BOA (Bongo Ondimba Ali) va sabler le champagne, ce soir, à Libreville, en bon musulman qui ne doit boire ni l'alcool ni consommer le porc. Mais l'occasion étant trop belle, il ne refusera pas de trinquer avec les camarades. Le putsch fomenté à Nairobi, au Kenya, où se réunissaient les Pays ACP et l'Europe, a été étouffé. Meurtris par cet échec, les Européens vont changer de fusil d'épaule. A Strasbourg.

Le procès en appel de l'ancien président tchadien, Hissène Habré, condamné, en mai 2016, à la prison à vie pour crimes contre l'humanité par un tribunal spécial africain à Dakar, s'ouvrira le 9 janvier 2017.

L'opposition revancharde n'est pas une bonne chose pour l'Afrique où beaucoup de pays sont à la recherche de l'alternance. Il faut être logique avec soi-même : quel est ce chef d'Etat qui va accepter son éjection du pouvoir se sachant menacé par des poursuites judiciaires après la perte de son immunité ? Le fait que certains proches d'Adama Barrow aient commencé à proférer des menaces à l'endroit de Yahya Jammey, qui avait félicité le vainqueur et proposé ses services pour son succès à la tête de la Gambie, n'est pas une faute. C'est une bêtise politique. Il appartient, maintenant, à la même opposition de donner toutes les garanties au président sortant qu'il vivrait tranquille, après son départ du pouvoir. C'est le prix à payer pour la tranquillité de la Gambie.

La coalition RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) aura, sans aucun doute, la majorité dans la nouvelle assemblée nationale, afin de permettre à Alassane Ouattara de terminer les travaux entrepris pendant son deuxième mandat. Mais, nul doute que le culot a payé : certains indépendants ont damé le pion aux candidats parachutés par le RHDP tandis que le limogeage de deux ministres ne leur a pas porté la poisse en tant que candidats à la députation.

Le procès de 27 militaires burkinabè, qui projetaient, en 2015, de libérer des collègues emprisonnés après un putsch raté, s'est ouvert, mardi, 20 décembre, devant un tribunal militaire à Ouagadougou.

Le constat est unanime. Depuis son arrivée aux affaires, en avril, on ne refuse rien au président, Patrice Talon. A l'Assemblée nationale où le fait de placer la virgule au mauvais endroit peut faire bloquer les travaux pendant une semaine, les députés viennent de voter son budget 2017 comme une lettre à la poste. A 100%. Pas un seul d'entre eux ne s'est opposé à celui-ci alors qu'il est en augmentation de plus de 40% par rapport au budget de l'année dernière. Autant dire que le crédit fait à Patrice Talon est immense. Pourra-t-il le garder durant tout son mandat ?

Les diplomates gambiens accrédités à l’étranger ont, dans une lettre commune, rendue publique, hier, lundi, 19 décembre, exhorté Yahya Jammeh à respecter sa parole en cédant le pouvoir à Adama Barrow dont il a, déjà, reconnu la victoire, à l’issue de l’élection présidentielle du 1er décembre dernier.

La situation politique est en train de se durcir en République démocratique du Congo (RDC). L'opposant historique, Etienne Tshisekedi, appelle ses concitoyens "à ne plus reconnaître" Joseph Kabila comme président, dans une vidéo mise en ligne, sur YouTube, dans la nuit de lundi à mardi, dernier jour du mandat du chef de l’Etat.

Il s'agit d'un acte de terrorisme international, qui frappe, à la fois, la Turquie (qui en a l'habitude) et la Russie : l'assassinat de son ambassadeur sur qui on a tiré à bout portant alors qu'il visitait une galerie d'art.