Politique

Quarante huit heures après la démission du premier ministre chef du gouvernement, Franck Emmanuel Issoze Ngondet, suite à la décision de la Cour constitutionnelle de dissoudre l'Assemblée nationale et de démissionner le gouvernement, le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a reconduit Franck Emmanuel Issoze Ngondet au même poste. A charge pour lui de mettre sur pied, rapidement, sans perdre de temps, une équipe gouvernementale opérationnelle qui permettra l'organisation, dans de brefs délais, et dans de bonnes conditions, des élections législatives, qu'il a pour mission de gagner.

A l’invitation de Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar, Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République togolaise a effectué une visite officielle d’amitié et de travail, à Doha, au Qatar, les 29 et 30 avril 2018. Les deux pays ambitionnent de renforcer leurs relations bilatérales.

Le coup de tonnerre opéré par la Cour constitutionnelle, le 30 avril, est, sans doute, une mauvaise affaire pour le gouvernement et son chef, et non pour le PDG (Parti démocratique gabonais), dans son ensemble. Prenant acte de cette décision, le secrétaire général du parti présidentiel, Eric Dodo Bounguendza, veut tirer le meilleur de cette situation afin que son parti conserve son avance (même si elle n'est plus pléthorique) dans la future Assemblée nationale. Le secrétaire général du PDG se dit : quand on a la majorité, on fait tout pour la garder, surtout, quand celle-ci permet de consolider le pouvoir, à la tête de l'Etat, du président du parti, Ali Bongo Ondimba.

Quand on veut, on peut. La volonté précède toujours la capacité. En marge de la 5e Conférence ministérielle Euro-Afrique sur la migration et le développement, organisée au Maroc, le ministre togolais des Affaires étrangères et président de la Conférence des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le professeur, Robert Dussey, a effectué une visite de travail, le 2 mai, à Marrakech, à l'invitation de son homologue, Nasser Borita, ministre chérifien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Objectif : évoquer les sujets d'intérêt commun afin d'engager un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays frères.

Téhéran a démenti "fermement", mercredi, 2 mai, les accusations du Maroc, qui a annoncé la veille, rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran en lui reprochant d'avoir facilité une livraison d'armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental.

Maintenant, les affrontements entre groupes armés, ont atteint la capitale Bangui. A son arrivée à la tête du pays, il y a deux ans, deux départements, seulement, sur seize étaient sous l'emprise des milices. Aujourd'hui, quatorze sur seize sont régis par ces forces négatives. La ville de Bangui qui a un statut spécial est, logiquement, sécurisée par la présence de la Minusca. Mais, les massacres qui commencent à l'affecter poussent à se poser la question de l'efficacité d'une telle présence. Plus grave : certains pays à l'instar du Gabon ont engagé le retrait de leur contingent de la Minusca. En langage diplomatique, cela veut dire que le pouvoir centrafricain a échoué à ramener la paix dans le pays. On en tire, donc, les conséquences. En effet, les pays de la sous-région participent, depuis de très longues années, à la résolution de la crise centrafricaine, sans voir le moindre résultat. Au contraire, la situation ne fait que s'envenimer. A quoi bon continuer à faire des efforts qui ne servent, strictement, à rien ? Du coup, la question de l'absence de leadership à la tête de l'Etat, commence à être posée avec insistance. Il ne faut plus éluder ce problème, mais, plutôt, y trouver une solution car le temps passé à tourner en rond, coûte cher à tout le monde.

Coup de tonnerre dans le ciel chaud de Libreville, en cette soirée de lundi, 30 avril 2018. Constatant les retards pris par le gouvernement pour organiser les élections législatives, ce qui avait entraîné plusieurs reports successifs, la Cour constitutionnelle a dissout l'Assemblée nationale et demandé la démission du premier ministre et de tout le gouvernement. Un autre gouvernement devrait être nommé, responsable devant le seul président de la République. Lui aussi disparaîtra avec la désignation d'un nouveau premier ministre issu de la nouvelle configuration à venir de l'Assemblée nationale.

Les députés tchadiens ont adopté, lundi, 30 avril, une nouvelle Constitution instaurant un régime présidentiel et renforçant les pouvoirs du président, Idriss Déby Itno, lors d'un scrutin boycotté par l'opposition qui a tenté de manifester devant le parlement entouré d'un important dispositif de sécurité. En adoptant une constitution qui lui donne les pouvoirs d'un véritable monarque, il donne, amplement, raison à Afrique Education qui le considère comme un sultan et non comme un simple président de la République.

Le Nigeria a la clé qui permet la survie ou l'anéantissement de la secte terroriste Boko Haram. Tant que des espaces du territoire du Nigeria seront, encore, confisqués par cette secte, les autres pays qui arrivent à la maîtriser chez eux, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, subiront, toujours, le moment venu, ses assauts au départ des territoires qu'elle contrôle au Nigeria. C'est pourquoi la capacité de l'armée du Nigeria à devenir un réel danger pour Boko Haram, comme le sont les trois autres armées, est une condition nécessaire pour son démantèlement. Boko Haram n'est vraiment pas invincible à condition que l'armée du Nigéria se montre (quelque peu) à la hauteur.

Une offensive policière internationale "sans précédent" a permis de paralyser les principaux organes de propagande en ligne du groupe État islamique (EI ou Daesh), selon l'agence européenne de police Europol.

Chaque année, à la même période, l'ambassadeur du Togo en France, Calixte Batossié Madjoulba, se livre au même exercice : réunir ses compatriotes de tous les coins de l'hexagone, ainsi que, les amis du Togo, pour commémorer l'anniversaire de l'indépendance de son pays. Pour ce 58e du genre, le discours de l'ambassadeur a été centré sur le « vivre ensemble » cher au président, Faure Gnassingbé. Un thème d'actualité qui prévaut, actuellement, au Togo.

A force de tourner en rond, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a fini par lâcher ce qu'il gardait en travers de la gorge : la demande du déblocage des fonds promis par les contributeurs afin de démarrer le fonctionnement effectif de la Force G5 Sahel.

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a signé, lundi, 23 avril, un décret portant ouverture de la campagne électorale pour le référendum constitutionnel burundais du 17 mai prochain. Quand le Burundi plongera-t-il dans l'abîme car ce n'est qu'une question de temps maintenant ? Avec ce référendum, Pierre Nkurunziza ne fait qu'enfoncer son pays, encore plus, dans une crise qu'il a créée de toutes pièces. En effet, en se représentant, en 2015, pour avoir un troisième mandat qui lui était, formellement, interdit, non seulement, par les Accords d'Arusha, mais aussi, par la constitution, il faisait valoir une lecture bien personnelle de ces Accords et indiquait à qui voulait l'entendre que c'est au terme de son troisième mandat qu'il quittera la présidence de la République. Mais l'appétit venu en mangeant, il a pris goût à la fonction et c'est la constitution qu'il va, maintenant, « déformer » pour rester au pouvoir, au moins, jusqu'en 2034, alors que le pays qu'il préside est, déjà, sur le ban de la communauté internationale. Totalement isolé, Nkurunziza a la phobie du coup d'état. Résultat, il ne sort plus du Burundi depuis trois ans, et ce sera le cas aussi longtemps qu'il restera président du Burundi dans les conditions actuelles. Son maintien forcé à la tête du pays est condamné par les Nations-Unies, l'Union africaine, la Francophonie et les grands partenaires bilatéraux occidentaux. Seules la Chine et la Russie lui trouvent des circonstances atténuantes, au nom de leur politique extérieure qui est fondée sur le principe de la non-ingérence dans les affaires d'un autre Etat.

Surnommé « Baba Go Slow » pour sa lenteur légendaire avant la prise de toute décision, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, commence-t-il à confondre vitesse et précipitation ? Ou bien c'est la peur de ne pas se faire réélire, en 2019, qui lui fait, soudainement, brûler les étapes, lui qui est, souvent, lent à la décision ? Toujours est-il que, anticipant sa rencontre avec le président, Donald Trump, le 30 avril, lors de son voyage aux Etats-Unis, il s'est permis de signer un accord pour l'achat de 12 avions de combat, sans s'en référer, auparavant, au parlement, pour avoir son autorisation préalable, comme l'exige la constitution. Il en a informé, par la suite, les parlementaires par simple courrier. Mais le courroux de ces derniers est, tellement, grand qu'il en faudra plus pour les calmer d'autant plus qu'ils ne vont pas par quatre chemins pour menacer le président de destitution.

Le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, est dans le collimateur de l'opposition dont la montée en force est un grand risque pour son maintien à la tête de l'Etat. En effet, cette opposition a durci, mardi, 24 avril, son discours contre le gouvernement en exigeant, ni plus ni moins, la démission du président de la République, lors de la quatrième journée consécutive de manifestations dans la capitale Antananarivo. C'est la première fois que cette revendication est, publiquement, clamée. Quand on connaît la puissance de l'opposition, le président de la République ne peut qu'être très inquiet.

C'est à inscrire dans le Guinness des records : La différence d'âge entre Jacob Zuma et sa future épouse, Nonkanyiso Cono, est de 52 ans. Alors, question : Où s'arrêtera ce Bantu qui, à mesure qu'il prend de l'âge, fait montre d'une sexualité performante à toute épreuve ? On peut se demander, alors qu'il était le président de l'Afrique du Sud avec les responsabilités qu'une telle charge faisait peser sur ses épaules, où trouvait-il le temps pour satisfaire la libido de ses six femmes et huit maîtresses officielles sans compter ses autres femmes (sans statut spécial) dont beaucoup n'aiment pas s'afficher à la Une des médias ? Jacob Zuma est un sujet sexuel qui mériterait, vraiment, des études poussées dans des facultés de sexologie, pour savoir comment il fonctionne. Pour aujourd'hui, le scandale est ailleurs : il va convoler, bientôt, en justes noces avec Nonkanyiso Cono, cette jeune Sud-Africaine de 24 ans, qui vient de lui offrir un cadeau : un bébé né il y a quelques jours. Pour mémoire, Jacob est un grand-père de 76 ans. Autrement dit, Cono n'a pas l'âge de sa fille, mais, de sa petite fille.

C'est une bataille en passe d'être gagnée, celle de l'esclavage qui, malgré les textes de lois les uns plus coercitifs que les autres, continue de gangrener la société mauritanienne. Lundi, 23 avril, trois Mauritaniens ont été condamnés à des peines d'un an de prison ferme pour avoir "traité autrui d'esclave", une première pour ce type de délit dans un pays où la persistance de pratiques esclavagistes est, régulièrement, dénoncée par des ONG.

On ne s'attendait pas au limogeage de quatre ministres, et non des moindres, juste un mois avant le référendum constitutionnel du 17 mai prochain qui va faire de Pierre Nkurunziza un président à vie. On pensait que Nkurunziza et ses 20 ministres formaient un bloc de granit, bien soudé à toute épreuve, pour affronter n'importe quel danger. C'est l'impression qui a, toujours, été affichée. Mais voilà que la façade de l'édifice se lézarde au point où de l'extérieur, on voit, aisément, les faiblesses du système.

Décentralisation, déconcentration, régionalisation, que de mots ? Peut-être pas seulement ! C'est vrai que dans leurs discours, les chefs d'Etat de la sous-région les prônent. Tous sans exception. Mais, dans les faits, peu d'entre eux les mettent en pratique. Ali Bongo Ondimba vient de joindre sa parole du 31 décembre 2017 à l'acte, en allouant, ce samedi, 21 avril, à Franceville, sa capitale provinciale natale, la somme de 1 milliard de F CFA (1,5 million d'euros) à la province du Haut Ogooué, afin de permettre à ses autorités de financer et d'accompagner les projets qui créent l'emploi et réduisent le mal-vivre et la pauvreté.

Comme prévu, le « leader bien aimé », Kim Jung-un, déroule son calendrier comme il l'avait prévu, surtout, en ne tenant compte de la menace de qui que ce soit. Après avoir, lui-même, reconnu que ses hurlements et ses aboiements ne faisaient que ridiculiser les Etats-Unis et leur soi-disant toute puissance, Donald Trump s'est mis à tempérer ses critiques à l'endroit du « leader bien aimé ». Mieux, il a laissé son allié sud-coréen faire à sa place. Gage de la survie de son régime, les essais nucléaires ne pouvaient être stoppés tant que les missiles de Pyongyang échouaient à atteindre le territoire américain. Une fois que la technologie nord-coréenne a mis le territoire américain à sa portée, Camarade Kim est passé à la deuxième étape de son programme : la négociation diplomatique qui le mettrait face à face, en bilatéral, avec Donald Trump. Voilà ce qui a été exigé et obtenu. Objectif : négocier les moyens financiers, matériels et technologiques, qui puissent permettre à la Corée du Nord d'améliorer, nettement, le niveau de vie de ses habitants. Comme on voit, c'est, donc, Kim Jung-un qui mène Donald Trump par le bout du nez et non le contraire.