Politique

En marge de la COP 22, à Marrakech, le roi du Maroc, Mohammed VI, a organisé un Sommet africain qui a réuni une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement pour parler des enjeux climatiques, d'une seule voix, et aussi, annoncer son retour au sein de la grande famille continentale.

L'action concertée des Etats victimes des exactions de Boko Haram et de l'Etat islamique, donne de bons résultats. Ici aussi, l'union fait la force. Le Nigeria et l'Irak voient le nombre de morts causés par le terrorisme, nettement, diminuer. Cependant, les pays gagnés par le terrorisme augmentent, du fait du redéploiement des stratégies de Boko Haram en Afrique noire et de l'Etat islamique dans le monde arabo-musulman et en Europe.

Candidat, depuis ce matin, à la présidence de la République, Emmanuel Macron, trouvaille de François Hollande, pourrait, finalement, se présenter contre lui. Si une telle candidature suscite un certain espoir dans les milieux qui souhaitent le redressement de la France en utilisant les solutions de l'économie libérale, elle brouille, pour le moment les cartes, aussi bien, à gauche qui est supposée être son camp politique, qu'à droite et au centre, où les primaires sont en passe de vouloir désigner leur candidat.

Un accord à l'amiable ou une gestion commune (?) entre pays frères du Gabon et de la Guinée équatoriale des richesses pétrolières, gazières et autres, contenues sur l'Ile de Mbanié est, désormais, acquis. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a, en effet, présidé, mardi, 15 novembre, à Marrakech, au Maroc, une cérémonie de signature d'un accord entre les deux pays, allant dans ce sens. Les deux parties vont,maintenant, se retrouver devant la CIJ (Cour internationale de Justice) de La Haye.

Après avoir testé la communauté internationale, pendant plus d'un an, et vu qu'elle est comparable à un chien qui aboie mais ne mord pas, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, passe à la vitesse supérieure. Après avoir formalisé le retrait du Burundi de la CPI (sans dommage), et menacé de retirer ses 5.000 soldats de Somalie si l'Union européenne persiste dans sa décision de vouloir les payer directement, sans passer par le Trésor public du Burundi, le petit despote de Bujumbura vient d'informer Ban Ki-moon que son représentant au Burundi est persona non grata dans le pays. Une forme de chantage qui ne dit pas son nom.

Secrétaire Général-Adjoint de la présidence de la République, fonction qu'il cumulait avec celle de directeur de la Communication, Essodéina Petchezi a rendu l'âme, vendredi, 11 novembre, après avoir lutté, pendant longtemps, contre une maladie qui a, finalement, eu raison de lui.

Reporters sans frontières, le Committee to Protect journalists, Pen America et Freedom Now, écrivent au président de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour demander la libération du blogueur, Mohamed Cheikh Ould Mohamed. Il a été condamné à mort pour un article écrit, en 2013, dans lequel il critiquait le système de castes. A ce jour, ses appels au pardon et sa repentance n'ont, toujours, pas été entendus.

Comme annoncé, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, va nommer le premier ministre de transition, Augustin Matata ayant annoncé, ce lundi, 14 novembre, sa démission. Il va s'agir d'un chef de gouvernement issu de l'opposition en application d'un accord sur le report de la prochaine présidentielle en avril 2018. Comme quoi, Joseph Kabila a gagné sur toute la ligne. L'opposition n'a que ses yeux pour pleurer.

Une émission phare de la chaîne britannique BBC, qui devait être tournée, au Maroc, a été annulée par les autorités marocaines. Confrontées à l'islamisme (qui est certes maîtrisé grâce à une vigilance de tous les instants), les autorités font très attention à ne pas prêter le flanc.

Une délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies en visite en République démocratique du Congo (RDC) a appelé, samedi, 12 novembre, à Kinshasa, à "une transition pacifique" vers une "élection apaisée" dans ce pays divisé sur le report de la prochaine présidentielle.

Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé, vendredi, 11 novembre, l'ouverture d'une enquête visant, entre autres, la force des Nations-Unies dans le pays, après la mort de quatre civils, à Bangui, lors d'une manifestation le 24 octobre dernier.

Les autorités françaises sont au courant des risques qu'encourt l'ambassadeur du Gabon en France. Les autorités gabonaises aussi. Mais pas la majorité des Gabonais et des Gabonaises. Après avoir échappé à un lynchage en règle, pendant l'été dernier, sauvé in extremis par la police française, Germain Ngoyo Moussavou est, toujours, dans le collimateur de certains Gabonais de France. Il n'a pas peur de le dire ni d'accuser Jean Ping d'en être le principal instigateur.

On croyait que la justice malienne, au demeurant, d'une lenteur à faire noircir un djihadiste, l'avait, complètement, oublié. Aujourd'hui, général 4 étoiles de l'armée malienne, l'ex-capitaine, Amadou Sanogo, responsable, en grande partie, de la grave situation malienne actuelle, va, bientôt, répondre de ses forfaits, devant les tribunaux maliens. Il était temps.

Ils sont, toujours, indéboulonnables depuis six mois que la Coalition internationale veut les bouter hors de Syrte. Les djihadistes de l'Etat islamique (EI ou Daesh) refusent, toujours, d'abdiquer.

La victoire de Donald Trump est-elle synonyme de non-interventionnisme (politique et militaire) en Afrique comme sous l'ère du démocrate Barack Obama ? On le croit fermement en Afrique.

La question mérite d'être posée car le très officiel quotidien gouvernemental, The Herald, se réjouit, dans son éditorial de ce jeudi, 11 novembre, matin, de la défaite de la « belliciste » Hillary Clinton. Donald Trump, vainqueur de cette élection, n'est pas le seul chef d'Etat à dire du mal de l'ancienne secrétaire d'Etat, à haute et intelligible voix.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, englué dans une litanie de scandales de corruption, est confronté, jeudi, 10 novembre, à une nouvelle motion de défiance au Parlement, qu'il devrait, toutefois, surmonter malgré la colère, qui monte (monte) au sein de son parti.

C'est le genre de sujet qui fait polémique et où personne n'a raison ou tort. La victoire de Donald Trump a surpris la terre entière, à l'exception de ses partisans qui ont cru en lui jusqu'à la fin. Maintenant qu'il va devenir le chef de la Maison Blanche, il sera obligé de mettre les pieds sur terre. De devenir le président de la première puissance du monde. Ce qui suppose des responsabilités particulières. Sa politique étrangère (et plus précisément africaine) sera-t-elle ce qu'il a annoncé ou ce qu'on croit ?

Réuni, le 8 novembre, à Addis Abeba, en Ethiopie, les chefs d'Etat présents ont désigné le président congolais, Denis Sassou N'Guesso, président du Comité de Haut niveau de l'Union africaine (UA), chargé de réconcilier et pacifier la Libye de feu le colonel Kadhafi. Après avoir évincé le leader libyen de la manière dont tout le monde sait, l'Occident est en panne de solution, ayant été incapable, depuis 2011, de faire un service après vente (démocratique) minimum, raison officielle de l'assassinat du colonel.

Sitôt libéré, après plus de sept jours d'interpellation, le milliardaire et ancien candidat à l'élection présidentielle, Sébastien Ajavon, a, embarqué, dimanche, 6 novembre, à bord d'un avion d'une compagnie européenne, pour se rendre en France. Il met, actuellement, son séjour à profit pour faire son check up médical.