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Politique

Le candidat du président sortant de la RDCongo Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a promis, lundi, 19 novembre, 86 milliards de dollars pour le développement du pays sur cinq ans, en présentant son programme pour l'élection présidentielle prévue le 23 décembre. Du renforcement de l'autorité de l'Etat à la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, tout y va.

Deux événements importants ont eu lieu en peu de temps dans la Corne de l’Afrique : la réconciliation entre l’Ethiopie et l’Erythrée, en juillet dernier, et, la levée de l’embargo sur les armes, décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 11 novembre 2018.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a lancé, officiellement, la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle, où il est candidat à sa propre succession et entend poursuivre sa lutte contre la corruption et contre la secte terroriste Boko Haram.

Donald Trump est un chef d'Etat pour le moins imprévisible et inclassable. Il est difficile de savoir par où le prendre. En France et en Allemagne, deux pays moteurs de l'Union européenne, le cas Trump commence à être étudié dans les universités. Au niveau du sommet des Etats aussi : pour preuve, Angela Merkel et Emmanuel Macron vont s'organiser en front uni face à Donald Trump et aux populismes, malgré de persistants désaccords entre eux sur le fond.

On n'a pas besoin d'avoir une licence en droit de l'Université de Butare (Rwanda) pour savoir que Paul Kagame est un général de l'ex-APR (Armée patriotique rwandaise) qui aime la violence. Ce sont ses hommes qui tirèrent sur le Falcon 50 à bord duquel avaient pris place les présidents du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et du Burundi, Cyprien Ntaryamira, ainsi que, leurs collaborateurs, un acte qui déclencha des tueries massives en guise de riposte, et qui finalement, se transforma en génocide faisant au bas mot 800.000 morts selon un décompte onusien. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il organisa une véritable chasse à l'homme hutu dans les deux Kivu au lendemain de son accession au pouvoir dans les années 2000. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il voulut régler son compte à Laurent Désiré Kabila juste parce que ce dernier refusa de gérer la « très grande » République démocratique du Congo (RDC) sous la haute supervision du « tout petit Rwanda » (paroles de Kabila mises entre guillemets). C'est parce qu'il est un homme violent qu'il organise, de temps en temps, l'assassinat de ses anciens partisans, dans les pays étrangers comme l'Afrique du Sud, où ils obtiennent l'asile politique. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il ne tolère pas la liberté d'expression et de la presse au Rwanda. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il s'autorise des victoires à la présidentielle avec des taux qui rivalisent avec ceux de Leonid Brejnev du temps de la grande Union Soviétique. C'est parce qu'il est un homme violent qu'il a foutu en prison de sympathiques opposants comme Victoire Ingabire et consorts pour qu'ils n'apportent pas un autre son de cloche au débat politique national envahi par la seule parole unique, le seul discours unique et le seul parti unique du général-président. On pourra allonger ces griefs pour montrer que Paul Kagame aurait été un excellent dirigeant rwandais avant les années 90, quand le multipartisme n'avait pas encore cours en Afrique. Aujourd'hui, il est l'exemple à ne pas suivre sur un continent qui entend prendre son destin en main. D'abord, par la démocratie et le respect des droits de la personne humaine.

Le chien aboie la caravane passe, peut-on dire du « dialogue » qui caractérise la relation entre le « leader bien aimé » nord-coréen, Kim Jong-un, et le belliqueux président américain, Donald Trump. Pour preuve, le dirigeant nord-coréen a supervisé l'essai d'une "nouvelle arme tactique ultramoderne", a annoncé ce vendredi,16 novembre, l'agence officielle nord-coréenne d'information, une mesure qui est perçue par les analystes comme un message politique plus qu'une grave provocation. Mais, même si c'était perçu à Washington comme une provocation, Pyongyang n'a, nullement, peur d'assumer.

Alors que chacun de nous espérait qu’il tiendrait le coup jusqu’à la libération de Laurent Gbagbo pour faire la passation de service avec lui, voici qu’Aboudrahamane Sangaré nous quitta, le 3 novembre 2018. Ce jour-là et les autres qui suivirent furent vécus ici et là comme une catastrophe, tant nous étions assommés, dévastés, anéantis. Nous pleurâmes et pleurâmes alors, versant quantité de larmes. Cette subite disparition nous apparaissait comme une injustice, nous mettait en colère, et nul ne savait où trouver la force de porter la croix de cette autre cruelle épreuve, après le départ inattendu de Raymond Abouo N’Dori et de Marcel Gossio. Nous en étions réduits à nous demander pourquoi le sort nous frappait et nous malmenait de cette façon, sept ans après le renversement et la déportation de Laurent Gbagbo par les forces impérialistes. Bref, sans crier gare et avant de remettre les clés du « Temple » à son alter ego, Sangaré s’en alla mais, il restera de lui ce qu’il a semé et ce qu’il a partagé aux mendiants de la liberté et de la justice. Ce qu’il a semé et partagé, en d’autres, en nous, germera. Mais qu’a-t-il semé et partagé ? Quel est le message essentiel qu’il nous laisse et que nous avons l’obligation de faire fructifier ?

Tendu et visiblement amer depuis le revers des républicains lors des élections législatives, le président américain, Donald Trump, envisage - dans une certaine confusion - un nouveau remaniement de son équipe qui prend des allures de psychodrame. C'est une véritable jouissance de savoir que le belliqueux président américain entre dans une réelle zone turbulence.

Le dictateur est (vraiment) à la manœuvre. Son fort, en général, c'est de savoir anticiper, c'est de sentir des opportunités et agir en conséquence avant tout le monde. Profite-t-il de l'état de santé précaire de son jeune homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour tenter de lui régler (définitivement) son compte ? Toujours est-il que le bal des opposants et ennemis du président gabonais qu'il a organisé, ces derniers jours, à Paris, en marge de son séjour pour le Centenaire de l'Armistice, montre qu'il a un (odieux) plan dans la tête, lui qui ne fait rien pour rien.

Les Etats-Unis ont réaffirmé mardi, 13 novembre, qu'ils étaient prêts à retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Pourtant, doublement, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), le président du Soudan, le général, Omar el-Béchir, est resté égal à lui-même. Pourquoi les Etats-Unis sont-ils obligés de changer de fusil d'épaule ? Pour certains observateurs, l'Iran détient quelques clés de réponse. Mais aussi le Soudan du Sud.

La honte ! La terrible déception ! La très grande désillusion ! Chacun qualifiera cela comme il l'entend. Toujours est-il que l'unité tant saluée ces dernières semaines n'a même pas tenu 24 heures : deux poids lourds de l'opposition congolaise ont annoncé dès lundi, 12 novembre, qu'ils se retiraient de l'accord qu'ils avaient signé la veille pour désigner un candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC). On n'a pas besoin d'être le marabout de Sassou-Nguesso pour savoir que Joseph Kabila a sablé le champagne, maintenant qu'il commence, vraiment, à être rassuré de la possible réalisation de son plan de maintien (via son candidat) au pouvoir. Du coup, la retraite anticipée de sa charge de prêtre du cardinal, Laurent Mosengwo, il y a, quelques jours, prend toute son importance. Afriqueeducation.com avait alors titré : « Présidentielle en RDC : Le cardinal Laurent Mosengwo en embuscade » (2 novembre 2018 à 12h38), s'attirant quelques foudres de fidèles catholiques rdcongolais.

Le gouvernement français qui compte plus de 20.000 ressortissants français au Gabon a prévu, par le biais de son consulat local, des mesures spéciales au cas où le Gabon sombrerait dans les troubles dus à la santé du président, Ali Bongo Ondimba. Cela dit, l'hypothèse d'une instabilité s'éloigne de plus en plus. Le pays tend - plutôt - vers la normalisation.

Ce n'était pas une mauvaise idée de faire rencontrer les chefs d'Etat et de gouvernement du monde autour d'une cérémonie qui rappelle la cruauté de la guerre 1914-1918. Le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, le 11novembre 1918, est un rassemblement qui ne doit, cependant, pas rester celui d'un jour, mais celui qui symbolise la seule chose qui vaille, la paix.

Après avoir, volontairement, retardé la tenue des élections législatives afin de permettre à la CEDEAO et aux chefs d'Etat de Guinée et du Ghana, de mener une facilitation visant à rapprocher les deux camps politiques (opposition et majorité présidentielle), le gouvernement vient de prendre ses responsabilités en fixant la date des élections législatives le 20 décembre prochain. Cette date qui avait permis pendant plusieurs mois aux négociations de se faire ne tombe pas, aujourd'hui, comme un cheveu dans la soupe : elle avait été avancée par le gouvernement comme hypothèse de travail pour permettre à la classe politique de se préparer à ces législatives. L'opposition n'y avait, d'ailleurs, opposé aucune objection. Comme d'habitude, elle a attendu le dernier moment pour signifier son désaccord avec une argumentation fallacieuse, qui montre une certaine mauvaise foi à l'endroit de la CEDEAO et des deux chefs d'Etat facilitateurs. La balle étant, désormais, dans son camp, à elle de se déterminer si elle va y participer ou les boycotter sachant que ce n'est pas pour autant que la bonne marche du pays vers l'émergence économique en sera affectée.

Conformément à la constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée par référendum du 30 juillet 2018, notamment, en ses articles 54, 2e tiret et 117, au regard de l'ordonnance du 25 octobre 2018 du juge d'instruction de la Cour de sûreté de l'Etat, de mise en détention provisoire de Dr Abdou Salami Abdou, sans oublier, l'autre ordonnance prise le même jour et plaçant sous contrôle judiciaire, avec notamment, interdiction de se rendre au gouvernorat, de Mahamoud Soilihi Boina, et après avoir consulté la Cour suprême, le président, Azali Assoumani, a procédé à la nomination d'un administrateur provisoire de l'Ile d'Anjouan.

Ike Ngouoni, le porte-parole de la présidence de la République gabonaise s'est, déjà, exprimé le 28 octobre sur l'absence du président, Ali Bongo Ondimba. Il a ajouté que seul le Palais du Bord de Mer était habilité à rendre publiques des informations sur la santé de la première institution du pays. Les médecins, à Riyad où est interné le président, ont diagnostiqué une « fatigue sévère » et prescrit un repos prolongé. Les propos du collaborateur du chef de l'Etat sont, suffisamment, limpides pour que l'on n'en rajoute pas sauf si on est un ennemi du Gabon, qui s'ignore.

Donald Trump va, enfin, rendre des comptes. Sur cette terre, rien n'est éternel. Surtout pas le pouvoir temporel. Le président républicain va devoir descendre sur terre en acceptant, pour la première fois, de partager son pouvoir dont il usait et abusait au gré de ses humeurs à la Maison Blanche : la Chambre des représentants (Députés) va revenir aux démocrates. Du coup, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour l'inconstant et insaisissable président américain. Bien fait pour lui ! Pour vous donner un avant-goût de la souffrance qui l'attend, voici, en quelques lignes, les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour sa présidence ou, plus exactement, ce qu'il en reste.

Le roi du Maroc a appelé, mardi, 6 novembre, l'Algérie à un dialogue "direct et franc" en proposant la création d’un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" pour "dépasser les différends" entre les deux voisins.

A Paris comme à Washington, on n'est pas content ce mardi, 6 novembre. Et pour cause, tous les plans visant à éjecter Paul Biya du pouvoir, ont, tous, été déjoués, les uns après les autres, par les Camerounais. Malgré ses 85 ans dont 36 au pouvoir, le président, Paul Biya, a, gaillardement, prêté serment ce mardi, 6 novembre, à Yaoundé, pour un 7è mandat après sa réélection le 7 octobre avec plus de 71% des voix. Cela dit, l'ennemi ne se cache plus : pendant la cérémonie d'investiture dirigée par Cavaye Yeguié Djibril, président de l'Assemblée nationale, un rapide coup d'oeil du côté de la loge des diplomates montrait le visage crispé de certains ambassadeurs occidentaux qui ont oeuvré, vainement, pour son départ : ils gardaient leurs mains serrées pendant que l'assistance applaudissait. Une attitude qui tranchait avec celle des diplomates africains, asiatiques et des BRICS.
Le numéro 470 de novembre 2018 d'Afrique Education disponible chez les marchands de journaux répond à la question de savoir si, une fois réélu et son serment prêté, le président, Paul Biya, pourra s'opposer aux Américains et aux Français, qui par tous les moyens utilisés ces derniers temps, ont montré qu'ils ne voulaient plus de lui.

Après avoir ouvert plusieurs fronts dans le monde, aussi bien, sur le plan commercial (Chine, Europe) que militaire (Russie, Iran, Corée du Nord, etc.), Donald Trump voit qu'il lui est impossible de poursuivre plusieurs lièvres à la fois, bien qu'il soit le chef de la superpuissance mondiale, les Etats-Unis. Après tout, il n'est pas le maître de l'univers et ses menaces ne valent que pour ceux qui les prennent vraiment au sérieux. A preuve, la Corée du Nord a prévenu les Etats-Unis qu'elle envisagerait "sérieusement" de revenir à sa stratégie politique de développement de son arsenal nucléaire si les sanctions économiques infligées à son pays n'étaient pas levées. Habitué à obtenir ce qu'il veut de ses interlocuteurs après les avoir menacés, Trump se rend compte qu'il n'en sera pas de même avec le « leader bien aimé », Kim Jung-un. Du coup, son gouvernement se remet à travailler à la tenue d'une nouvelle rencontre au sommet courant 2019. Trump n'a plus, totalement, son destin à main, à deux années du renouvellement de son bail à la Maison blanche. Tout faux pas lui est interdit, surtout, chez la turbulente Corée du Nord.

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