Politique

Le président israélien, Reuven Rivlin, a chargé ce lundi, 16 mars, le dirigeant centriste, Benny Gantz, rival du premier ministre sortant, Benjamin Netanyahu, de former un nouveau gouvernement, avec l'objectif de sortir le pays d'une longue crise politique et de faire face au nouveau coronavirus. Après avoir échoué à former le gouvernement, l'année dernière, Bibi voit d'un très mauvais œil que cette possibilité soit confiée à l'ancien général de Tsahal (armée israélienne) dont le positionnement n'est pas pour déplaire aux dirigeants africains, friands d'une coopération avec l'Etat hébreu mais ralentie à cause de multiples excès du premier ministre sortant.

Ce mauvais jour du 14 mars, beaucoup (beaucoup) de personnes pleurent l'ancienne première dame du Gabon, Dr Edith Lucie Ondimba. On la pleure beaucoup au Gabon où son souvenir est (restera) inoubliable. On la pleure, aussi, au Congo-Brazzaville, le pays de sa tendre et belle jeunesse, qui lui permit de devenir docteur en médecine avec comme spécialité la pédiatrie. Ce n'est pas tout : on la pleure aussi et, sincèrement, au sein du magazine Afrique Education, ce magazine qu'elle avait appris à lire, régulièrement, voluptueusement, auprès de son distingué époux, le patriarche !

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annulé, vendredi, 13 mars, à quelques heures de son départ, une visite au Burkina Faso et au Niger, en raison des "développements liés à la pandémie" du coronavirus. En même temps, il enjoint au personnel non essentiel du siège à New York de faire du télétravail, pour limiter les effets de la contamination.

Annoncer qu’on ne fera pas ce qui est interdit par la constitution (la nôtre interdit de faire plus de deux mandats à la tête du pays) relève tout simplement du bon sens et donc, n’a rien d’exceptionnel. Cela ne fait pas non plus entrer dans l’Histoire celui à qui la France a demandé de ne pas rempiler. Le départ de Nelson Mandela du pouvoir, en revanche, était quelque chose d’historique et d’extraordinaire parce que le premier président noir de la nation arc-en-ciel a quitté le pouvoir 5 ans seulement après l’avoir exercé, parce qu’il était encore adulé par son peuple au moment où il s’en allait, parce que, pendant ces 5 années de pouvoir, Mandela ne s’est pas vengé grossièrement et idiotement des Blancs qui l’avaient emprisonné pendant 27 ans, parce qu’il ne s’est pas occupé uniquement des gens de son ethnie ou de son parti, parce qu’il n’a pas passé son temps à terroriser ses compatriotes et à persécuter les opposants sud-africains, parce que ni l’Angleterre ni les Etats-Unis ne l’ont sommé de quitter le pouvoir. C’est un sacrilège que de mettre la vertu et le vice autour de la même table. Mandela ne fut ni criminel ni imposteur pour que des incultes en mal d’idolâtrie le comparent à Ouattara.

Le sultan, Ibrahim Mbombo Njoya, a adressé ses condoléances sous forme de communiqué public au parti UDC (Union démocratique du Cameroun), suite au décès de son président, qui n'est autre que son propre frère cadet, le docteur, Adamou Ndam Njoya. La réplique ne s'est pas faite attendre. Dans son communiqué rendu public, quelques heures plus tard, la direction de l'UDC qualifie de « Larmes de crocodile de Monsieur Ibrahim Mbombo Njoya » les propos contenus dans le communiqué du sultan.

Dans l'une de ses dernières sorties, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a nommément cité les ONG nationales et internationales, ainsi que, les médias, qui font dans la déstabilisation du Cameroun et de ses institutions. « Pas d'intérêt pas d'action », dit-on. Le ministre avance la somme de plus de 5 milliards de F CFA (environ 10 millions de dollars) que les réseaux multiformes extérieurs ont mis à la disposition de ces organes incriminés pour effectuer leur basse besogne.

Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé, mardi, 10 mars, que la Cour constitutionnelle devra trancher s'il pourra ou non se représenter à un nouveau mandat présidentiel après l'adoption de sa vaste réforme de la constitution actuelle. Le président russe veut donc faire comme son homologue chinois, Xi Jinping, qui, lui aussi, était, récemment, revenu sur le principe d'un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, après avoir vu que 10 ans n'était pas un délai suffisant pour faire aboutir ses réformes. Depuis la modification des institutions, Xi Jinping s'est installé dans une présidence à vie qui ne dit pas son nom. Pourvu que les Chinois en soient contents. L'ancien colonel du KGB veut-il, aussi, s'éterniser au pouvoir ? La Cour constitutionnelle dont on ignore la réelle indépendance vis-à-vis du président russe, ne tardera pas à trancher. Cela dit, on note que Vladimir Poutine pour ce qui le concerne, serait heureux de continuer à servir la Russie comme président de la République après 2024, fin de son actuel et dernier mandat.

Le Canada veut interdire les « thérapies de conversion », qui prétendent transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Le parlement devrait soutenir ce projet de loi, présenté par le gouvernement lundi, 9 mars. Cela veut dire que le premier ministre, Justin Trudeau, est vraiment engagé dans sa politique d'exportation de l'homosexualité. Lors de son séjour, au Sénégal, le 12 février, pendant lequel il était venu demander l'appui de Dakar pour l'élection du Canada au Conseil de sécurité, il avait exhorté le président, Macky Sall, à libéraliser cette pratique au Sénégal, ce à quoi le président sénégalais avait répondu par la négative tout comme il l'avait fait lors de la visite officielle que le président Barack Obama effectua, à Dakar, en juin 2013. Macky Sall venait alors d'accéder à la magistrature suprême et sans doute le croyait-on un peu vulnérable puisque contre son mentor Abdoulaye Wade, il avait bénéficié du soutien du gouvernement américain (Hillary Clinton et Johnnie Carson) et de la France (Alain Juppé). Cet acharnement voudrait-il dire que l'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) cherchent à transformer le Sénégal, pays à 95% musulman, comme un terrain de prédilection de l'homosexualité que condamnent fortement les grandes communautés religieuses du pays (Mourides, Tidjanes, etc.) ?

Une telle exigence préalable, c'est mettre le couteau sous la gorge du pouvoir malien. C'est à se demander si au fond, les terroristes veulent vraiment négocier ou cherchent-ils, juste, à tester les capacités du pouvoir, qui du reste, est accusé de faiblesse face à l'ennemi ? En effet, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la coalition terroriste affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a publié, dimanche, 8 mars, un communiqué, qui montre une volonté de désescalade. Le GSIM, JNIM selon son acronyme en arabe, y affirme qu'il ne pose aucun préalable aux discussions si ce n'est le retrait des troupes françaises de l'Opération Barkhane. En posant cette condition, on peut se demander si les terroristes souhaitent, réellement, négocier. Car il faut rappeler que s'ils ne sont pas, aujourd'hui, solidement, implantés à Bamako, c'est parce que l'armée française, en 2012, les y avait empêchés. Ils ne peuvent donc pas porter cette dernière dans leur cœur.

Quand Dramane Ouattara annonça, le 5 mars 2020, à Yamoussoukro, qu’il ne briguerait pas un 3e mandat, certaines personnes prirent d’assaut maquis et bars, le soir, pour fêter cela. D’autres comme Adama Bictogo comparèrent Ouattara à Nelson Mandela. Or, tout le monde sait que le premier président noir de l’Afrique du Sud, en plus de ne pas sauter les clôtures des ambassades pour se cacher, s’abstint de persécuter et de jeter en prison ses adversaires blancs. D’autres encore félicitèrent le président reconnu par la communauté internationale pour cette “décision courageuse et salutaire” (Simone Ehivet Gbagbo) pour cet “acte fort” (Pascal Affi N’Guessan), etc.

Les Camerounais ne savent pas qu'ils viennent de perdre un compatriote de grande valeur, un homme politique exceptionnel, tel qu'il en existe très peu dans leur classe politique actuelle. Peut-être parce qu'il fut mesuré, pondéré, dans ses propos, même quand il était en colère, et pas fort en thème ou grognard tel qu'on aime les opposants dans les quartiers chauds de Douala ou de Yaoundé.

Paul Kagame est en train de passer à la vitesse supérieure en matière d'attractivité du Rwanda. Après avoir fait de Kigali l'une des villes les plus propres d'Afrique et signé des contrats de publicité mentionnant le slogan « Visit Rwanda » avec les clubs prestigieux de Londres, Arsenal, et de la capitale française, Paris Saint-Germain, il vient de supprimer les frais de visas pour une centaine de pays dans le monde. Si ce n'est pas un autre signe d'ouverture pour ce pays dont le président est un homme à poigne qui loue les bienfaits du parti unique, de la parole unique et du chant unique, on se demande bien ce que c'est.

Le numéro 486 du magazine Afrique Education, qui est chez les marchands de journaux depuis samedi, 7 mars, propose un dossier complet sur le déroulement de l'élection présidentielle du 22 février, au Togo. La victoire du président-sortant, Faure Gnassingbé, dès le premier tour (« Coup KO » selon une appellation non contrôlée de ses partisans et militants du parti UNIR) est autopsiée dans ce numéro où on explique, en détails, comment une telle victoire a été rendue possible alors qu'en face, le vainqueur affrontait six candidats dont deux poids lourds : Jean-Pierre Fabre de l'ANC et Agbéyomé Messan Kodjo du MPDD.

Coup de tonnerre dans le ciel très chaud de Yamoussoukro. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui entretenait depuis des mois le mystère sur son éventuelle candidature à un troisième mandat, a annoncé, jeudi, 5 mars, à Yamoussoukro, qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle en octobre 2020.

Les autorités ont suspendu, mercredi, 4 mars, la Omra, un pèlerinage qui peut être entrepris tout au long de l'année, à la Mecque et à Médine.

Les amendements soumis par le président russe au parlement prévoient d'introduire la mention de «la foi en Dieu» des Russes dans la constitution.

Cela a été très facile de détruire la Libye en 2011 et d'assassiner son dirigeant, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, parce qu'on voulait, nous dit-on, y installer la démocratie (occidentale). Aujourd'hui, les assassins du colonel et destructeurs de cet Etat jadis très riche et très prospère, peinent à le remettre sur les rails. Comme quoi, si la CPI (Cour pénale internationale) faisait un travail impartial et digne d'intérêt, elle aurait beaucoup à faire dans ce dossier. Côté occidental bien sûr !

Emmanuel Macron et son homologue camerounais Paul Biya ont échangé, dimanche, 1er mars, au téléphone, dit un communiqué de l'AFP, sur des informations délivrées par le service de presse de l'Elysée. Annoncé en fanfare au Salon de l'agriculture, le 22 février, par le président français, ce coup de téléphone avait, essentiellement, trait à la situation tendue dans le NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du Cameroun, huit jours après des propos, particulièrement, insultants et paternalistes d'Emmanuel Macron à l'endroit de son homologue du Cameroun.

C'est le genre de comportement qui fait détourner les jeunes de la politique. Manuel Valls, l'ancien premier ministre français et ancien maire d'Evry, dans l'Essonne, l’homme aux deux nationalités, était parti en 2018 faire carrière en Espagne. Objectif : briguer la mairie de Barcelone, où sa liste, malgré le fait qu'il a épousé une riche héritière espagnole de cette contrée pour se faire adouber électoralement, n’arriva qu’en quatrième position, avec 13,20 % des voix. Une humiliation suprême ! Au lieu de maire, le voilà donc simple conseiller municipal, un poste qui n’est pas à la hauteur de ses compétences ni de ses ambitions. Il songerait, maintenant, à la présidence de la Catalogne. Mais, ici aussi, c’est loin d’être acquis ! Alors, il se rappelle au bon souvenir de la France, la mère patrie. Même pas honte ! Lui répond-on chez la République en marche (LAREM) où il dit être à la (totale) disposition d'Emmanuel Macron.

Lâché de toutes parts, de plus en plus, isolé, Alpha Condé, reporte le référendum constitutionnel et le scrutin législatif. Objectif : se donner deux semaines supplémentaires pour évaluer le pour et le contre de son jusqu'au boutisme, et surtout, compter les amis (les vrais) qui lui restent et voir s'ils peuvent le sauver.