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Contrairement aux pronostics qui le donnaient gagnant, le Camerounais, Issa Hayatou, n'a pas été réélu président de la Confédération africaine de football (CAF), ce matin, à Addis Abeba. Il a, nettement, été battu par le Malgache, Ahmad Ahmad. Jusque-là illustre inconnu.

A 70 ans, le Camerounais, Issa Hayatou, dernier dinosaure du foot mondial épargné par les affaires qui ont emporté le Suisse, Sepp Blatter, le Français, Michel Platini, et quelques autres, brigue un 8e mandat à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) qu'il préside, de main de maître, depuis 1988. Avec une forte chance de se succéder à lui-même.

Papa Massata Diack, fils de l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Lamine Diack, a reçu un versement de 1,5 million de dollars (près d'un milliard de F CFA) d'une société liée à un richissime homme d'affaires brésilien, affirme Le Monde daté de samedi, 4 mars, renforçant les soupçons de corruption dans l'attribution des JO-2016 à Rio.

Le légendaire gardien de but égyptien, Essam El-Hadary (44 ans), est menacé par son président de devoir quitter son club cairote de Wadi Degla, après une altercation avec un coéquipier. Une altercation de trop.

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, se déplace, à Johannesburg, mardi et mercredi, 21 et 22 février, pour discuter avec les 54 présidents de fédérations africaines de football de l'élargissement du Mondial à 48 équipes à partir de 2026, dans lequel l'Afrique espère prendre plus de place.

L'homosexualité n'est pas, seulement, jugée immorale en Zambie, elle est, aussi, un crime. Alors, quand les autorités du football local ont proposé de bannir toute discrimination contre les gays ou les lesbiennes, elles ont, forcément, provoqué un tollé.

Une ville américaine et non des moindres, Los Angeles, est, également, candidate (comme Paris) pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024. Les choses allaient bien pour elle jusqu'à la signature des décrets anti-immigration de Donald Trump, qui tentent d'annuler les visas des ressortissants de sept pays arabes. Depuis, c'est le bras de fer entre la Maison Blanche et la justice américaine qui a réussi à les suspendre, provisoirement, en attendant l'aboutissement des recours diligentés par Trump. Conséquence : Los Angeles perd de son attrait et accroît, indirectement, les chances de Paris. Merci Trump !

Nkosazana Dlamini-Zuma quitte l'organisation continentale pour briguer la présidence de l'ANC, puis, de l'Afrique du Sud. Elle a regardé la finale de la CAN (Coupe d'Afrique des nations), dimanche, 5 février, à Libreville, au Gabon, et en est très contente. Avec sa belle plume, elle a adressé ses félicitations aux différents acteurs de ce succès sportif.

Quinze ans que le Cameroun attendait ça : la sélection entraînée par le Belge, Hugo Broos, est devenue championne d'Afrique pour la 5e fois de son histoire en battant, en finale, l'Egypte (2-1), nation la plus titrée du continent, dimanche, 5 février, à Libreville.

Les pronostiqueurs ont eu tout faux. Beaucoup devraient, d'ailleurs, changer de métier. Au début de la compétition, ils citaient comme favoris, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Ghana, l'Algérie, etc. Jamais le Cameroun et l'Egypte qui, à eux deux, totalisent, 11 victoires (12 après la finale de dimanche). Au-delà de ce constat, il reste que l'Egypte est un pays qui a, toujours, donné du fil à retordre aux Lions indomptables. Un petit rappel : en 2008, ils avaient battu le Cameroun à deux reprises lors de la CAN organisée au Ghana y compris en finale. Auparavant, en 2005, à Yaoundé, ils avaient privé le Cameroun de la phase finale de la coupe du monde de 2006, en Italie. L'Egypte est la véritable bête noire de l'équipe du football du Cameroun. Cela dit, la génération Hugo Broos (on peut l'appeler ainsi), complètement, décomplexée, a montré qu'elle n'avait peur de personne. Il n'y a, donc, pas de raison pour qu'elle n'aille pas jusqu'au bout de son « rêve » : déjouer tous les pronostics en gagnant la CAN 2017. Impossible n'est pas camerounais.

Dans deux semaines, le Gabon accueillera la plus grande fête sportive du continent, la CAN (Coupe d'Afrique des nations) de football. Mais pour qu'elle soit, réellement, une fête populaire, il faut que l'environnement le permette et que les populations aient le cœur à cette fête. Tel n'est pas le cas dans le Gabon post-électoral actuel où on compte deux présidents : un président proclamé par la Cour constitutionnelle et un autre, auto-proclamé, qui draine une masse importante de Gabonais derrière lui, et qui lui reconnaît la qualité de « président élu ».

Bien que sans club, actuellement, l'attaquant, Emmmanuel Adebayor, garde toute la confiance de son coach, Claude Le Roy. Il bénéficie d'ailleurs d'une attention spéciale de la part des encadreurs afin qu'il soit au top, au Gabon. Et puis, il a gardé le brassard de capitaine. C'est dire qu'Adebayor est, tellement, bien traité qu'il ne pourra que se surpasser, sur le terrain, s'il veut renvoyer l'ascenseur à son coach. Les Camerounais ne se trompent pas quand ils affirment que Claude Le Roy est un fin psychologue.

Les Lions indomptables du Cameroun ont cessé d'être l'exemple à suivre par la jeunesse. Dans ses discours du 10 février, soit, la veille de la fête de la jeunesse, le chef de l'Etat du Cameroun, Paul Biya, ne les cite plus, comme modèles, depuis plusieurs années. Peut-être n'en sera-t-il pas de même, le 10 février 2017, pour les Lionnes indomptables dont le parcours pendant la CAN féminine, a été à la hauteur des attentes du public camerounais, même si, en finale, elles ont perdu contre le Nigeria.

Une première en Afrique : pour participer à la CAN 2017, au Gabon, l'équipe nationale de football du Burkina Faso, va bénéficier d'une souscription publique. Objectif : motiver au maximum les Etalons qui n'ont jamais gagné cette compétition.

Pour la deuxième édition consécutive, face à la même équipe nigériane, l'équipe féminine de football du Cameroun a perdu contre l'équipe du Nigeria par un but à zéro. Devant 40.148 spectateurs (l'entrée au stade était gratuite), le Cameroun a déroulé un football offensif mais sans réalisme.

Président de la CAF (Confédération africaine de football), le Camerounais, Issa Hayatou, aura des sueurs froides jusqu'au coup de sifflet final, marquant la fin de la CAN 2017, le 5 février, à Libreville. Son énième démenti de la délocalisation de cette épreuve dans un pays du Maghreb, lui rappelle que les amoureux du ballon rond ne croient pas trop dans son choix d'organiser (coûte que vaille) la plus grande fête africaine de football sur la terre gabonaise. Non pas parce que le Gabon ne le mérite pas (loin de là), mais, parce que ce pays, en toute honnêteté, a d'autres chats à fouetter.

Le fonds d'investissement qatari QSI a versé près de 3,5 millions de dollars (2,5 ME de l'époque) à une société de marketing sportif dirigée par le fils de l'ex-président de l'IAAF, Lamine Diack, pour obtenir les Mondiaux d'athlétisme 2017, finalement, organisés par Londres, selon le quotidien le Monde.

L'ancien attaquant international ivoirien, Laurent Pokou, figure emblématique du football africain, qui avait, également, brillé au Stade Rennais, est décédé à l'âge de 69 ans, a annoncé, dimanche, 13 novembre, le club breton sur son site internet.

Le président de la CAF, Issa Hayatou, continue de faire confiance à Bongo Ondimba Ali (BOA). Un peu trop de l'avis de beaucoup d'observateurs. En effet, BOA qui sait parler, ne cesse de lui marteler que la CAN va bien se passer. Mais contrôle-t-il, encore, le peuple gabonais depuis sa fraude électorale du 27 août ? Le président de la CAF croit-il que les différentes épreuves se dérouleront dans la joie et la paix sociale (retrouvée) alors que plusieurs secteurs de la vie nationale seront en grève dont l'éducation nationale et l'université ? Alors que la jeunesse chômeuse des mapanes venait d'appeler à ne pas se rendre au stade de Franceville soutenir le Gabon parce que certains internationaux avaient appelé à soutenir BOA  à la présidentielle ? Issa Hayatou prend, donc, un sérieux risque. Mais un risque calculé parce que l'Algérie et le Maroc, les deux frères ennemis du Maghreb, sont en embuscade, prêts à remplacer un Gabon défaillant.

On ne change pas une équipe qui gagne. A trois mois de la CAN 2017 qui va être organisée au Gabon, Bongo Ondimba Ali (BOA) a retiré le portefeuille des Sports à son titulaire, Blaise Louembé, pour le confier à une bleue en la matière, Nicole Assele. Une sanction qui devrait interpeller la CAF (Confédération africaine de football).