ELECTION A LA CAF : Vers un 8e mandat de l'indéboulonnable Issa Hayatou

Même le gouvernement camerounais le soutient. A fond. Cela n'a pas, toujours, été le cas, par le passé. Notamment, quand le dignitaire de Garoua (Nord du Cameroun) avait cherché à succéder au Suisse, Sepp Blatter, dont les entrées au Palais d'Etoudi, étaient, nettement, plus larges que les épaules d'Issa Hayatou. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts du fleuve Bénoué. Aujourd'hui, au ministère camerounais des Sports, où trône l'excellent, Dr Pierre Ismaël Bidoung Pkwat, on ne jure que par le nom de Issa Hayatou. Tout comme à la Fédération camerounaise de football.

Les longs règnes, on connaît (très très bien) au Cameroun. Ils sont perçus comme de l'expérience dont le football continental a grand besoin, à un moment où l'Afrique demande 10 places dans la nouvelle formule du Mondial de football que cherche à mettre en place, le nouveau président de la Fifa, Gianni Infantino. Issa Hayatou est vu de Yaoundé comme le mieux placé pour mieux assurer les arrières du football africain.

Et puis, il a tout fait pour terminer sa (longue) carrière en apothéose. En novembre 2016, en effet, il avait confié l'organisation de la CAN féminine au Cameroun, et suivi, de très près, sa concrétisation. Conclusion : le Cameroun a organisé une CAN féminine telle qu'on n'avait jamais vu auparavant, et qui sera, d'ailleurs, difficile à imiter, tellement, elle fut parfaite, au sens propre comme figuré. Seule la victoire des Lionnes indomptables (battues en finale par les Nigérianes) a manqué à l'appel.

En 2019, le Cameroun organisera la CAN masculine de football, après l'épreuve ratée de 1972, qui reste de triste mémoire. Issa Hayatou voudrait la superviser en étant président de la CAF, chez lui, au Cameroun. En espérant que les Lions indomptables, surprenants au Gabon, le 5 février dernier, seront, à nouveau, au rendez-vous de la gagne.

L'architecture est, donc, posée. Ne manque plus que le scrutin de demain, à Addis Abeba. Là aussi, on espère, à Yaoundé, qu'il n'y aura pas de couac. Rien n'a été improvisé. La fédération de football du Nigeria, qui voulait voter contre Issa Hayatou, a été priée par le gouvernement de respecter les relations de très bon voisinage qui existent entre le Cameroun et le Nigeria, notamment, la volonté commune des deux pays d'éradiquer la secte terroriste Boko Haram.

Conclusion : à moins d'un gros coup bas qui viendrait, peut-être, de l'Afrique australe, Issa Hayatou (sur notre photo avec Jacob Zuma) devrait offrir du champagne, demain, à ses soutiens (lui n'en consomme pas en tout bon musulman pratiquant qu'il est), après l'honneur suprême et mérité qui lui sera donné de faire un 8e mandat auquel il a besoin, afin de terminer en beauté sa carrière, avec l'organisation de la CAN 2019 dans son très beau Cameroun natal.

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