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2e Sommet dans les esprits.

Donald Trump a déclaré, mardi, 1er janvier, qu'il avait hâte de tenir un nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui s'était dit, la veille, prêt à rencontrer, une nouvelle fois, le président américain à tout moment. Affaibli sur la scène politique américaine où il doit, désormais, composer son pouvoir avec le parti démocrate, qui a pris le contrôle de la Chambre des représentants, Donald Trump, qui multiplie des frasques sur le plan militaire (retrait unilatéral annoncé de ses soldats en Syrie), sur le plan économique (augmentation unilatérale et non concertée des taxes sur des produits chinois et européens entrant sur le marché américain), sur le plan judiciaire (relance des enquêtes sur l'implication de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016), il veut renouer, de manière convaincante, avec Kim Jong-un pour se refaire une crédibilité à l'international et même sur le plan de la politique intérieure. Pour Trump, la future rencontre avec le « leader bien aimé » est davantage utile pour lui que pour le non-manipulable chef d'Etat nord-coréen. Le président américain fera toutes les concessions qu'il faudra pour aboutir à ce deuxième Sommet, sachant qu'un tel événement constitue, dans le cadre de sa réélection en 2020, une affaire de vie ou de mort.