Accord de paix

Après un léger flottement au niveau des instances de décision de l'Union africaine (UA), Khartoum a, finalement, abrité, mardi, 5 février, la signature de l'accord de paix entre rebelles et pouvoir, comme c'était prévu dimanche. Principal protagoniste, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, y a participé, de même que son homologue soudanais, Omar el-Béchir. Etait absent, le président du Tchad, Idriss Déby Itno, qui, au même moment, participe, à Ouagadougou, à la 5e Conférence de la Force G5 Sahel, avec ses homologues du Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Mali.

Si les Congolais savaient que leur président qui s'est fait réélire en mars 2016, en proclamant les résultats à 2 heures du matin après avoir positionné plusieurs dizaines de chars dans les lieux stratégiques de Brazzaville, était un véritable peureux qui ne tient, encore, en place que parce que son pays manque, cruellement, d'une armée de « libération » nationale comme on le voit ailleurs, en Afrique, on n'en serait plus à disserter sur sa personne. Il ferait, déjà, partie de la mauvaise histoire récente du Congo. Mais hélas, le dictateur plie mais ne rompt pas (encore). Et preuve qu'il est mal en point au point de commencer à arrêter ses généraux à l'instar de Norbert Dabira pour haute trahison, il a, honteusement, signé un cessez-le feu avec son ennemi public numéro un : le pasteur Ntumi. Comment un simple homme de Dieu, bible dans la main, épaulé par quelques sans-grade aussi illuminés que leur mentor, est-il arrivé à humilier le chef suprême des armées congolaises, général 5 étoiles, Denis Sassou Nguesso, alors que son camp dispose des armes les plus sophistiquées livrées par la Corée du Nord et est conseillé par les experts du Mossad (services secrets israéliens) ? Sassou-Nguesso est un fruit plus que mûr qui ne demande qu'à être cueilli, en secouant un peu l'arbre. Il n'y aurait aucun dommage à craindre, son semblant d'armée n'en étant plus une, car, profondément, démotivée et divisée.