Afrique du Sud

L'Afrique du Sud célèbre, cette semaine, avec l'ancien président, Barack Obama, en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d'un rêve "arc-en-ciel" toujours inachevé. Comme le couple Clinton, Michelle et Barack Obama étaient très proches du couple Mandela. Michelle lui rendit visite, en juin 2011, en Afrique du Sud, deux ans, après l'accession de Barack à la Maison Blanche.

Le fils de l'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé, lundi, 9 juillet, de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d'homme d'affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février. Mais, à l'issue d'une brève audience, un tribunal de Johannesburg l'a remis en liberté sous contrôle judiciaire en échange d'une caution de 100.000 rands (6.500 euros). Comme quoi, Jacob Zuma n'était pas le seul corrompu de sa famille. Ses enfants sont, également, atteints, par le même virus, au grand désespoir de ses partisans de l'ANC qui continuent de croire qu'il est innocent, mais, fait l'objet d'acharnement.

L'actuel président sud-africain n'a guère le choix. Dans le creux de la vague où Jacob Zuma a laissé l'ANC (Congrès national africain) avant de quitter le pouvoir contraint et forcé, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour appeler à l'union, seule et unique stratégie qui pourrait faire la force, et permettre la victoire à la présidentielle de 2019 de Cyril Ramaphosa. Ce dernier ne s'y est, d'ailleurs, pas trompé, en lançant, dès maintenant, l'offensive de charme en direction de toutes les organisations qui démultiplient, souvent, la puissance de l'ANC. La question est, cependant, de savoir si cette opération de charme sera couronnée de succès ?

Après avoir quitté le pouvoir de la façon qu'on sait, c'est-à-dire, à cause de plusieurs dossiers montrant son implication dans des faits de corruption, l'ancien président sud-africain, Jacob Zuma, s'est replié dans sa province natal, le très stratégique KwaZulu-Natal (NKZ), pour porter la contestation contre le pouvoir de son successeur, Cyril Ramaphosa. Zuma espère, ainsi, éviter d'aller en prison et montrer à ce dernier qu'il est capable de lui faire perdre l'élection présidentielle de 2019 au travers de sa province, l'une des plus importantes de l'ANC (Congrès national africain), mais aussi, grâce à son réseau d'influence qui a gardé toute sa puissance de nuisance au sein du parti. Ce sont des alertes que Cyril Ramaphosa prend très au sérieux.

C'est à inscrire dans le Guinness des records : La différence d'âge entre Jacob Zuma et sa future épouse, Nonkanyiso Cono, est de 52 ans. Alors, question : Où s'arrêtera ce Bantu qui, à mesure qu'il prend de l'âge, fait montre d'une sexualité performante à toute épreuve ? On peut se demander, alors qu'il était le président de l'Afrique du Sud avec les responsabilités qu'une telle charge faisait peser sur ses épaules, où trouvait-il le temps pour satisfaire la libido de ses six femmes et huit maîtresses officielles sans compter ses autres femmes (sans statut spécial) dont beaucoup n'aiment pas s'afficher à la Une des médias ? Jacob Zuma est un sujet sexuel qui mériterait, vraiment, des études poussées dans des facultés de sexologie, pour savoir comment il fonctionne. Pour aujourd'hui, le scandale est ailleurs : il va convoler, bientôt, en justes noces avec Nonkanyiso Cono, cette jeune Sud-Africaine de 24 ans, qui vient de lui offrir un cadeau : un bébé né il y a quelques jours. Pour mémoire, Jacob est un grand-père de 76 ans. Autrement dit, Cono n'a pas l'âge de sa fille, mais, de sa petite fille.

L'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, pourrait comparaître devant la justice, dès avril, pour répondre d'accusations de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans une vieille affaire de vente d'armes. On peut, donc, affirmer que dès, maintenant, commencent les malheurs de Jacob Zuma, son immunité présidentielle ne pouvant plus le protéger, justement, parce qu'il n'est plus président de la République.

Ancien maquisard qui ne sait pas abandonner une cause tant qu'il ne l'a pas gagnée, Robert Mugabe n'a pas encore dit son dernier mot sur sa surprenante perte du pouvoir. Il y a quelques jours, il a surpris en donnant sa caution à la création d'un nouveau parti politique, le Front patriotique zimbabwéen, que préside un ancien général et qui a désigné son candidat à la prochaine élection présidentielle. Il semblerait même qu'il en soit le principal fondateur. Ce parti rassemble toute l'aile de la Zanu-PF qui soutenait Grace Mugabe. Ces dernières heures, c'est son ami, Jacob Zuma (qui a aussi perdu le pouvoir) qu'il attaque en affirmant qu'il aurait dû diligenter une intervention armée pour contrer le coup d'état militaire qui l'a évincé du pouvoir. Qui a dit que Camarade Bob avait perdu sa verve ? Il est plus que jamais présent dans la vie politique du Zimbabwe.

Jacob Zuma a joué et perdu. Ayant échoué à se faire succéder par son ancienne épouse, Xhosazana Dlamini-Zuma, qui lui aurait promis de ne rien faire pour provoquer ses ennuis judiciaires, le prédécesseur de Cyril Ramaphosa va devoir affronter les foudres d'une justice indépendante qu'il avait, sérieusement, malmenée pendant sa présidence. Devenu citoyen ordinaire, il doit, maintenant, répondre de tous ses forfaits et ceux-ci sont multiples et variés. Un mois, seulement, après sa chute, il intéresse, déjà, les juges. En effet, le parquet général a annoncé ce vendredi, 16 mars, la relance attendue de ses poursuites dans l'Affaire Thales. Ce n'est que le début du commencement de ses déboires judiciaires.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, au pouvoir depuis février, s'est engagé, mercredi, 14 mars, à "accélérer" la réforme agraire destinée à redistribuer des terres de la minorité blanche au profit de la majorité noire afin de "corriger les injustices". Anticipant une situation qui peut donner lieu à des conflits, comme au Zimbabwe sous Robert Mugabe, l'Australie se dit, d'ores et déjà, prête à donner des visas aux fermiers blancs sud-africains "persécutés" pour qu'ils y poursuivent leur activité.

L'ancien gouverneur du Katanga et ex-allié du président, Joseph Kabila, n'entend pas lâcher le morceau. Convaincu que l'actuel chef de l'Etat quittera sa fonction, après l'élection présidentielle de décembre prochain, il s'est, indirectement, déclaré candidat à sa succession, depuis l'Afrique du Sud où il s'est exilé, sans attendre l'ouverture officielle des candidatures. En effet, il a lancé, lundi, 12 mars, son parti politique, "Ensemble pour le changement", en vue des élections générales prévues le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC).

La South African Airways (SAA), la compagnie aérienne sud-africaine, traverse une très mauvaise passe au point qu'elle est menacée de disparition. Présidée ces dernières années par Dudu Myeni, une très très proche de l'ancien président, Jacob Zuma, la SAA était gérée comme l'Etat sud-africain, c'est-à-dire, à coups de malversations financières que dénonce, aujourd'hui, l'auditeur général, Kimi Makwetu. Si elle n'a pas mis la clé sous le paillasson, c'est parce qu'avec le soutien de l'ancien chef de l'Etat, elle recevait, régulièrement, des subsides du ministère des Finances, qui lui permettaient de maintenir la tête hors de l'eau. Aujourd'hui, sa remise en bon état de fonctionnement est une urgence absolue pour le nouveau président, Cyril Ramaphosa. Il y va de la réputation du pays car on ne comprendrait pas que l'Afrique du Sud, membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), pays émergent par excellence, ne compte pas une compagnie aérienne digne de ce nom pour faciliter les échanges.

Depuis le départ de la présidence sud-africaine de Nelson Mandela et de l'idéologue et pragmatique (froid), Thabo Mbeki, leurs successeurs ne seraient-ils que des affairistes ? Cyril Ramaphosa s'est fait élire sur son programme de lutte contre la corruption et a promis que Jacob Zuma, le corrompu, ne serait pas protégé pour échapper à la justice. Mais, voilà qu'à peine élu, lui, la douzième fortune du pays, milliardaire de son état, a vite fait d'augmenter son salaire annuel de 50.000 euros par rapport à celui que touchait Jacob Zuma et qui faisait, déjà, hurler les Sud-Africains. Le pays de l'Arc en Ciel est-il maudit ?

Les charlatans et les marabouts se trouvent partout. Dans tous les pays du monde. En Afrique, ils sont nombreux et excellent dans la bêtise. Avec des capacités d'imagination insoupçonnables à faire du mal. C'est ainsi que la justice sud-africaine a condamné à une amende, le prophète autoproclamé d'une église qui avait défrayé la chronique en aspergeant le visage de ses fidèles d'un insecticide destiné, selon lui, à les guérir de leurs maux ou péchés.

Camarade Bob l'a fait au Zimbabwe et le ciel lui est tombé dessus parce que la Grande Bretagne qui devait participer au financement de ces expropriations des terres avait, finalement, fait faux bond. L'économie du Zimbabwe en a beaucoup souffert. En Afrique du Sud, l'ancien président, Jacob Zuma, avait évité de résoudre cette question qui se pose de la même manière qu'au Zimbabwe. Il vient de quitter le pouvoir sans l'avoir même effleurée. Son successeur, Cyril Ramaphosa, en fait une de ses priorités. A un an de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat. Réussira-t-il ce processus sans heurt ?

Le président chinois, Xi Jinping, n'a pas attendu longtemps avant de féliciter le nouveau président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Dès vendredi, 16 février, il a tenu à lui faire parvenir un message dans lequel il l'a qualifié de « vieil ami du peuple chinois ». Dans la foulée, il a proposé que le partenariat sino-africain du Sud qu'il veut élever à un niveau supérieur se matérialise, dans un sens gagnant-gagnant, dès cette année 2018. Message reçu cinq sur cinq, à Pretoria, par Cyril Ramaphosa.

Ouuufff !!! Enfin la chute du (gros) président corrompu ! Après avoir résisté pendant plusieurs jours, Jacob Zuma a fini par jeter l'éponge pour éviter une motion de destitution de l'ANC à l'Assemblée nationale, une humiliation suprême. Né avant la honte, Jacob Zuma, cette fois, a choisi la dignité, en présentant, malgré lui, lui-même, sa démission à l'Afrique du Sud. Dans la précipitation, on peut affirmer que ses 9 ans de gestion chaotique ont, littéralement, coulé l'Afrique du Sud, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Son catastrophique bilan se fera plus tard. Pour l'heure, l'Afrique du Sud s'apprête à accueillir son nouveau président, Cyril Ramaphosa, 65 ans, qui a d'ores et déjà annoncé que sa gouvernance sera différente de celle de son prédécesseur : il précise qu'il laissera la justice libre et indépendante pendant sa présidence, qu'il s'emploiera à relancer l'économie et à réduire le chômage. Donc, pas de passes-droit pour Jacob et son clan de profiteurs.

« Qui crache en l'air retombe sur son visage », disent les saintes écritures. Le futur ancien président sud-africain, Jacob Zuma, aura été la honte, non seulement, de l'Afrique du Sud, le pays de Nelson Mandela, mais aussi, de toute l'Afrique, au regard de ce que ce grand pays représente pour les Africains. Quand il a succédé à Thabo Mbeki dont le comportement comme homme politique et d'Etat fut, en somme, respectable, il s'est mis à se comporter comme ces présidents (francophones) d'Afrique dont la plupart ont fait de leurs pays des républiques bananières. Sans jeu de mots, Zuma est passible de détournements de fonds massifs directs et indirects, de corruption à grande échelle, de favoritisme haut de gamme, de volonté démesurée de s'enrichir lui-même ainsi que sa famille dans un pays où la justice est indépendante, de tentative d'assujettissement de cette justice aux ordres du pouvoir, etc. Bref, Zuma aura été, tout au long de son mandat, un très (très) mauvais choix pour l'ANC, ce grand et sympathique parti politique. Mais, comme chaque chose a une fin, voilà arrivée la fin de partie pour ce grand corrompu dont la vraie place est dans la cellule d'une Prison VIP de Pretoria ou de Johannesburg. Les Sud-Africains en décideront. Pour le moment, place à Cyril Ramaphosa.

La direction du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, se réunit, en urgence, ce lundi, 5 février, sur fond d'appels au départ anticipé du président, Jacob Zuma, empêtré dans les affaires de corruption. Cela dit, Jacob Zuma ne l'entend pas de cette oreille. Il s'accroche à son poste. Mais, en a-t-il, encore, les moyens ?

Les jours du président sud-africain, Jacob Zuma, à la tête de l'Afrique du Sud sont, désormais, comptés. C'est un véritable compte à rebours qui commence, après que le nouveau président de l'ANC, Cyril Ramaphosa, ait, clairement, appelé au départ du président de la République, afin que lui, Ramaphosa, ait une réelle chance de devenir président du pays, en 2019. Car Zuma traîne, tellement, de casseroles que le candidat de l'ANC peut échouer à se faire élire président de la République. Ce serait une première en Afrique du Sud post-apartheid. Le risque est grand parce que la gestion de Zuma, émaillée de plusieurs scandales financiers, est en train de faire perdre son leadership à l'ANC dans le pays. C'est la raison pour laquelle beaucoup au sein du parti pensent que mieux vaut faire partir Zuma, dès maintenant, de la présidence de la République, pour engager des réformes qui pourront faire redevenir l'ANC, un parti crédible aux yeux des Sud-Africains.

Le très faussaire président sud-africain, Jacob Zuma, est, clairement, sur un siège éjectable depuis que le parlement a décidé d'étudier la procédure pour le destituer. Le parlement suit, là, les injonctions de la Cour constitutionnelle, plus haute instance juridique du pays, qui lui a ordonné, fin décembre, de "mettre en place un mécanisme qui pourrait être utilisé pour la destitution du président".