Afrique Education

Le numéro 465 de juin d'Afrique Education, qui est en vente depuis le vendredi, 15 juin, chez les marchands de journaux explique, sur plusieurs pages, comment après la mise en liberté provisoire (qui sera bientôt définitive) de l'ancien vice-président rdcongolais, Jean-Pierre Bemba, il sera très difficile de garder l'ancien président de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, en prison. L'article explique comment les complicités occidentales ont conduit ce dernier à La Haye, malgré le refus obstiné de l'Union africaine, et dénonce le rôle discret et particulièrement mesquin joué par le gouvernement canadien dans cette machination hors normes. La révélation sur cette implication du Canada dans le malheur de Gbagbo va beaucoup étonner quand on sait que ce pays a une très bonne image en Afrique où il n'a colonisé personne.

Les lecteurs d'Afrique Education sont à ma recherche. Jusqu'à ce lundi, 15 janvier, matin, où je rédige cet éditorial, ma secrétaire continue de recevoir des appels qui ont l'air d'un avis de recherche : « Où est le journal » ? « On a cherché le nouveau numéro d'Afrique Education sans trouver ». « Le journal est sorti » ? « Monsieur Tédga a-t-il disparu » ? Etc, etc. Anne, ma secrétaire, n'a fait que rassurer les fidèles lecteurs de votre magazine préféré, pendant toute la durée de mon séjour au Cameroun. Me (re)voilà ! Je vous reviens, en chair et en os. Prêt pour de nouveaux combats.

Ce n'est pas tous les jours que la Une d'Afrique Education est consacrée à un chef d'Etat qui décide de quitter, volontairement, le pouvoir. Contre vents et marées, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, le président angolais sortant, va, bientôt, laisser le pouvoir à son successeur, le général, Joao Lourenço. C'est l'information de cette rentrée, qui a le plus intéressé les Africains, mais aussi, les lecteurs d'Afrique Education, et qui montre que l'Afrique, c'est le continent de tous les paradoxes, où se côtoient le meilleur et, parfois, le pire.

Qu'on ne l'oublie jamais : Afrique Education est un magazine qui ne se soucie guère des qu'en dira-t-on ; c'est un magazine qui combat, âprement, la pensée unique ; c'est un magazine qui donne une autre lecture de l'actualité ; c'est un magazine qui œuvre pour une Afrique digne et respectée.

C'est à se renverser le fait que des bureaucratiques du FMI (Fonds monétaire international) qui ne sont plus à une hérésie près, découvrent, en ce début de troisième millénaire, l'une des plus grandes causes du maintien de l'Afrique dans le sous-développement, à savoir, la « fuite des cerveaux ». C'est comme si cette organisation venait de découvrir que l'Afrique est, majoritairement, peuplée de populations noires.

Le dictateur continue de mobiliser les énergies de notre rédaction afin que ses multiples et innombrables forfaits et méfaits ne passent pas sous silence, bien qu'il adore agir, dans la nuit, dans le noir complet, ni vu ni connu. Nous n'avons pas eu tort de le mettre à la une. Ses faits d'arme le prouvent : il est, actuellement, sur la sellette.

Le Groupe, Afrique Education, achève l'année 2015, ce 31 décembre. Le lancement, fin août, du quotidien www.afriqueeducation.com a connu un succès, qui est allé au-delà de nos espérances. C'est dans ce nouvel élan que nous comptons entrer en 2016. Notre ambition : toujours vous informer même sur ce qu'on vous cache.

Le numéro 428 du 1er au 15 décembre, encore en vente pour quelques jours, est fidèle à la légende du bimensuel : incisif et irrespectueux envers ceux qui gouvernent le monde.