Alassane Ouattara

Alassane Ouattara fait parler de lui depuis quelque temps : amnistie de prisonniers politiques, refonte annoncée de la commission électorale, éclatement de la coalition au pouvoir, manoeuvres plus ou moins suscitées au sein du camp de l'ex-président Laurent Gbagbo... Les événements s'accélèrent en Côte d'Ivoire avant les élections locales d'octobre mais, surtout, à deux ans de la présidentielle à laquelle Ouattara dit ne pas être candidat. C'est lui qui le dit. Mais a-t-il déjà respecté sa parole un jour ? En tout cas, son action politique est illisible. Il pratique de la navigation à vue et personne ne sait où il veut aller.

Après la libération des prisonniers politiques (Soul to Soul, chez qui on saisit des tonnes d’armes, en faisait-il partie ?), certaines personnes n’ont pas tardé à affirmer que ladite libération était le fruit de notre résistance, intransigeance et détermination. Certes, nous avons toujours soutenu que nos frères ne méritaient pas d’être incarcérés pour leurs opinions ou pour leur appartenance au parti de Laurent Gbagbo; certes, nous n’avons jamais cessé d’exiger leur libération (bravo à chacun de nous pour cette constance!) mais, il ne me semble ni vrai, ni honnête de nous attribuer la fin des souffrances de nos camarades, même si nous nous réjouissons tous qu’ils soient, enfin, sortis (dans quel état ?) de cet enfer car, si nous étions, aussi, combatifs que cela, si nous étions aussi déterminés, aussi intransigeants que nous le prétendons, Simone Ehivet, Moïse Lida Kouassi, Assoa Adou, et les autres n’auraient pas attendu 7 ans (je dis bien 7 ans) avant de recouvrer la liberté.

Sans jeu de mots, on dira, en voyant la fin de l'alliance du PDCI au sein du RHDP, qu'Alassane Ouattara a, copieusement, roulé Henri Konan Bédié dans la farine. Un vrai boulanger, cet Alassane Ouattara ! Malgré les mises en garde répétées de certains militants plus avertis que lui, Henri Konan Bédié s'est fait avoir comme un novice en politique. Cela dit, le refus du président, Alassane Ouattara, d'accepter la candidature d'un militant PDCI pour le compte du RHDP, pendant la présidentielle de 2020, c'est de la mauvaise foi systématique, qui donne une piètre image d'une certaine façon de faire la politique en Côte d'Ivoire. Sans entrer dans les raisons profondes de cette crise, on peut affirmer qu'Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara se retrouvent face à face comme dans les années 90, au lendemain de la mort du Sage de Yamoussoukro, quand brandissant le concept de l'ivoirité, Bédié déniait à Ouattara le droit d'accéder à la magistrature suprême. Ce dernier répondit par un coup d'état militaire qui envoya Bédié en exil, faisant, inopportunément, profiter le juteux poste de président de la République, aux outsiders de l'époque, Robert Gueï et Laurent Gbagbo. On pensait que ce triste épisode de la vie politique ivoirienne était oublié. Que non ! Visiblement, Ouattara a la rancune tenace. Il fait payer cher à Bédié son immaturité politique et sa mauvaise appréciation de la relation entre les deux hommes. Pour s'être fourvoyé aussi lamentablement, ne devrait-il pas céder la présidence du PDCI à plus compétent que lui ? Il n'est que temps.

Alassane Ouattara prépare-t-il, activement, son troisième mandat à la tête de la Côte d'Ivoire ? Après avoir créé le « parti unifié » (RHDP), il libère des centaines de prisonniers politiques dont l'ancienne première dame, Simone Gbagbo. La réconciliation nationale est, donc, en marche, en attendant la libération des célèbres prisonniers de la CPI (Cour pénale internationale), à savoir, l'ancien président, Laurent Gbagbo, et son ancien ministre, Charles Blé Goudé. Si cette décision du président, Alassane Ouattara, est à saluer, beaucoup l'inscrivent dans une stratégie d'ensemble (actuellement occultée) mais dont la finalité est son maintien à la tête de l'Etat pour un troisième mandat dont on ne veut pas entendre parler au PDCI d'Henri Konan Bédié.

Pour beaucoup d'Ivoiriens, Alassane Ouattara caresse, secrètement, l'espoir d'un troisième mandat à la tête de la Côte d'Ivoire. La (nouvelle) constitution le lui permet mais il avait, déjà, dit, très officiellement, qu'il était en train d'effectuer son deuxième et dernier mandat. Cela dit, il y a ce qu'on déclare en public et ce qu'on pense en privé avec sa femme. Seuls les comportements permettent de faire des supputations. Pour éviter tout piège, le PDCI a, clairement, manifesté son désaccord pour la création, dans l'urgence, du "parti unifié" (RHDP) expliquant qu'il n'y avait pas le feu à la maison. Parallèlement, il a demandé que le RDR accepte le principe d'une candidature unique du PDCI à la prochaine présidentielle de 2020, question de lui renvoyer l'ascenseur, lui qui avait soutenu l'actuel président en 2010 et 2015. Alassane Ouattara et le RDR ont refusé cette proposition de leur allié et souhaité qu'il y ait plutôt des primaires. Le PDCI a pris acte. La rupture semble donc consommée, et l'entente entre les deux leaders (Ouattara et Bédié) n'est plus au beau fixe. On se rend bien compte que la haine que se vouent les deux hommes d'Etat depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, en 1993, n'a, jamais, disparu, même si, ces dernières années, Henri Konan Bédié avait su (accepter) comment avaler les couleuvres de Ouattara sans que cela cause trop de tort au PDCI. La limite de cette stratégie s'étale aujourd'hui au grand jour et à nouveau, les couteaux risquent de sortir des gandourahs.

Ce qui n'était seulement qu'une rumeur, est-il en train de se confirmer ? Le 3e mandat d'Alassane Ouattara comme président de la République n'est plus un sujet tabou. Bien sûr que l'intéressé l'a, toujours, démenti : « C'est mon dernier mandat », a souvent déclaré le président quand la question lui est posée. Mais, reste qu'il n'est pas seul, et ne fait pas ce qu'il veut, tout seul. Il doit composer avec un entourage très exigeant qui n'entend pas perdre, aussi facilement, ses privilèges. En effet, les hiérarques du RDR (Rassemblement des républicains, le parti présidentiel), se sont, tous, embourgeoisés. Vont-ils laisser le gâteau à leurs ennemis-amis du PDCI-RDA (Parti démocratique de Côte d'Ivoire – Rassemblement démocratique africain) du président, Henri Konan Bédié, lui aussi, pris dans un étau par ses propres cadres du parti ? La Côte d'Ivoire risque de proposer, dans les mois à venir, un spectacle ahurissant au regard des appétits du pouvoir des uns et des autres. Alassane Ouattara pourrait aller au 3e mandat (à pas forcés) pour préserver l'unité des Houphouétistes ou ce qu'il en restera, tandis qu'Henri Konan Bédié qui aspire aussi à revenir au pouvoir (ou à y placer quelqu'un de très proche) fera tout de son côté pour que le PDCI retrouve le pouvoir qu'il avait perdu en décembre 1999. C'est plus qu'une question d'honneur pour lui.

Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, va-t-il mettre sa menace à exécution ? Après avoir indiqué à qui voulait l'entendre qu'il demandait la fin des querelles au sein de la grande famille houphouétiste du RHDP, mais aussi, la mise en place d'un « parti unifié » avant la présidentielle, sinon, il se réservait la possibilité de briguer un troisième mandat, la nouvelle constitution lui donnant cette possibilité, le PDCI que préside son aîné, Henri Konan Bédié ne s'en est pas laissé décontenancer. Pour preuve, il a rejeté, dimanche, 17 juin, la mise en place d'"un parti unifié" avant la présidentielle de 2020, créant une véritable situation de défiance à l'endroit du chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

A la lecture de l'article intitulé, « Côte d'Ivoire : Qui pour succéder à Alassane Ouattara ? » paru dans le numéro 464 d'Afrique Education (encore en vente en Côte d'Ivoire pour quelques jours), le sang du président, Alassane Ouattara, n'aurait fait qu'un tour, avant de se mettre dans une colère dont lui seul a le secret. De nature très courtois et sachant mettre à l'aise son interlocuteur (comme tout bon ancien banquier), il a décidé, contre avis, de couper court, une fois de plus (il l'avait déjà fait sur France 24 et RFI l'année dernière) à nos informations en faisant appel cette fois à un autre confrère avec qui il entretient d'excellentes relations. Sans dire plus. Comme quoi, après la lecture d'Afrique Education (magazine que ne rate pas la première dame), il a décidé de tout remettre à plat. Cela dit, plusieurs questions se posent (et il le sait bien) : en fin de règne (de dix ans), a-t-il encore son destin en main ? Ne serait-il pas sage qu'il se borne à bien préparer sa sortie au lieu de continuer à menacer un monde qu'il contrôle de moins en moins ? Alassane Ouattara veut-il (le cas échéant) fausser les prétentions (légitimes) de ses partenaires du PDCI en faisant capoter leur exigence d'alternance ? A ces questions qu'on se pose en Abidjan, Afrique Education, le magazine préféré du couple présidentiel de Côte d'Ivoire, vous en dira plus, dans les prochains mois. Pour l'heure, nous vous proposons l'article sorti dans le numéro 464 de ce magazine, qui a fait sortir le président de Côte d'Ivoire de ses gonds.

Le 4e Congrès extraordinaire du parti au pouvoir, le RDR (Rassemblement des républicains) a clôturé ses travaux, samedi, 5 mai, par un discours du président de la République et président d'honneur du parti, Alassane Ouattara. Après l'annonce de la création du parti politique RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) par Henri Konan Bédié qui en assure, d'ailleurs, la présidence, Alassane Ouattara se devait de rassurer ses militants qui, habitués à gérer le pouvoir depuis 2011, vont devoir le céder, en 2020, à un autre parti membre du RHDP, grâce à une règle tournante non inscrite dans les statuts.

A la suite de leur rencontre, mardi, 10 avril dernier, au palais de la présidence de la République, le président, Alassane Ouattara, et son aîné, Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA et président du présidium du RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix), ont donné leur accord pour la création du parti unifié dénommé RHDP dont le principe a été adopté, lundi, 16 avril, par les autres présidents des partis membres, c'est-à-dire, l'UDPCI, le MFA, l'UPCI et le PIT. Après avoir signé le document d'accord politique, les six partis concernés devront, maintenant, entrer dans le vif du sujet, en mettant sur pied, un autre parti politique en bonne et due forme (le RHDP) en lieu et place des six partis existants. Un exercice qui est loin, très loin d'être aisé, à deux ans de l'élection présidentielle à laquelle le candidat du PDCI-RDA ambitionne d'être le représentant unique du RHDP.

L'actuel patron du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, pourrait redevenir le président de la République de Côte d'Ivoire, en 2020, après les deux mandats constitutionnels du président, Alassane Ouattara. Il avait perdu le pouvoir en décembre 1999 à la suite du coup d'état perpétré par le général, Robert Gueï, sous l'instigation de « jeunes gens » (militaires) dont la plupart était manipulée par Alassane Ouattara, à l'époque, ostracisé du fait de ses origines. Le verrou de la limitation d'âge ayant sauté dans l'actuelle constitution (de 2016), il se présentera à cette élection à l'âge de 83 ans. Au sein du PDCI, on s'y prépare déjà.

La Côte d'Ivoire veut mobiliser la somme de 1,2 milliard de dollars (environ 600 milliards de F CFA), sur le marché international des capitaux. Objectif : financer son budget 2018 estimé à 6.756 milliards de F CFA, soit, près de 11 milliards de dollars. Le budget de cette année est financé à près de 50% par les emprunts et apports extérieurs. Le président, Alassane Ouattara, veut doter la Côte d'Ivoire d'infrastructures pour lui permettre de devenir émergente vers 2020, comme il a, toujours, annoncé. D'où cet endettement somme toute maîtrisé.

Tant pis pour les oiseaux de mauvais augure. Ceux qui renvoyaient le projet de création d'une monnaie commune à tous les pays de la CEDEAO aux calendes grecques en ont pour leur grade. Le 21 février, à Accra, la création de cette monnaie a été entérinée. Le processus se fera à plusieurs vitesses. Les pays qui seront prêts l'adopteront immédiatement. Ceux qui ne le seront pas attendront d'être prêts avant de rejoindre le train en marche. Cela voudrait dire qu'en 2020, le F CFA devra mourir de sa propre mort dans les pays membres qui auront rejoint la monnaie de la CEDEAO.

C'est le dernier combat du président Henri Konan Bédié. Le combat de sa vie. Après avoir perdu le pouvoir, en décembre 1999, de la façon dont tout le monde sait, il organise, avec intelligence et méthode, le retour du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) au pouvoir, après avoir rempli toutes ses obligations à l'endroit du parti allié, le RDR (Rassemblement des républicains) de son jeune frère, le président, Alassane Ouattara. A deux reprises, il a assuré sa victoire à la tête de l'Etat. Qui dit mieux ? Cette fois, c'est le PDCI qui devrait bénéficier du retour de l'ascenseur. Toutefois, il faut dire que les relations avec certains caciques du RDR ne sont pas simples. C'est, donc, au président de la République de raisonner ses partisans au sein du RDR pour que le RHDP conserve le pouvoir.

A un peu plus de deux ans de son départ définitif du pouvoir, le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, reste confronté à une sérieuse défiance de son autorité par l'armée. On l'a vu cette première semaine de janvier, les militaires de la caserne de Bouaké attaquant une unité du CCDO (Unité mixte chargée de la sécurité) pour dénoncer à, leurs manières, les propos du chef de l'Etat à l'occasion de ses vœux de fin d'année, mais aussi, et surtout, ceux du ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, et du chef d'état major des armées, le général, Touré Sékou, qui semblaient affirmer urbi et orbi que sur le plan de l'ordre et de la discipline au sein de la « Grande Muette » ivoirienne, 2017 avec sa série de mutineries et de sorties intempestives des forces de défense et de sécurité, ne ressemblerait pour rien au monde à 2018.
Bakayoko et Touré ont dû, rapidement, regretter cette sortie, leurs propos ayant, littéralement, jeté de l'huile sur le feu qui couvait sous la cendre. Maintenant, c'est clair que l'armée ivoirienne, est un sac de nœuds (difficiles à défaire) où le courant ne passe, nullement pas, entre Pro-Ouattara et Pro-Gbagbo, où les Pro-Sorro sont en guerre contre tous ceux qui veulent détruire la carrière politique de l'actuel président de l'Assemblée nationale, et qui se recrutent, essentiellement, dans les entourages politiques du premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, et de Hamed Bakayoko. Dur dur, donc, pour Ouattara qui a annoncé, le 31 décembre 2017, l'avènement d'une « armée républicaine » avant de quitter le pouvoir en octobre 2020. On en est très très loin.

On ne tardera pas à savoir quelle capitale occidentale a mandaté Alassane Ouattara pour faire savoir au président zimbabwéen, Robert Mugabe, qu'il était temps pour lui de quitter le pouvoir. Au nom de qui parle-t-il alors que l'Union africaine et la SADC appellent au respect de l'ordre constitutionnel ? La constitution du Zimbabwe pour le président ivoirien ne serait qu'un chiffon de papier ? Il est, vraiment, étonnant et curieux qu'Alassane Ouattara, qui est l'un des rares présidents (avec son homologue sénégalais Macky Sall) à être accusé de (grand) pion de l'Occident en Afrique et qui soutient, mordicus, le maintien du F CFA avec toutes ses fonctionnalités (coloniales), malgré le refus des élites africaines, veuille donner son avis (sans que personne ne la lui ait demandé) alors que les pays de la SADC au premier rang dans cette crise, observent une prudence à toute preuve, au regard de la grande complexité de la situation. Ouattara, une fois de plus, donne du grain à moudre aux Africains qui pensent qu'il est le prototype de chefs d'Etat dont les Africains n'ont plus besoin.

Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, gère sa majorité présidentielle selon les critères qui lui sont propres. Quand il semble être en position de force avec son parti, le RDR, il laisse tomber l'idée du parti unifié. Quand il se trouve en grande difficulté, comme actuellement, notamment, au sein du RDR où rien ne va plus avec son principal allié, celui-là même qui lui avait permis d'accéder au pouvoir, Guillaume Soro, il revient voir son « aîné », Henri Konan Bédié, pour relancer le processus de constitution du parti unique. Les deux grands responsables du RHDP se sont rencontrés, mardi, 31 octobre, au soir, pour acter, à nouveau, le lancement du processus visant à la constitution du parti unique dont personne ne connaît, encore, le nom qu'il portera. Afriqueeducation.com annonce, d'ores et déjà, à « l'aîné » d'Alassane Ouattara qu'il risque, une nouvelle fois, de se faire manipuler.

Afriqueeducation.com n'était pas encore né. Ce média en ligne n'a que deux ans. Ni sa version papier qui a 25 ans d'âge. Mais les journalistes de ce groupe peuvent confirmer que le 15 octobre 1987, fut un jour de deuil pour eux tous, quand ils entendirent les radios internationales annoncer l'assassinat crapuleux du président, Thomas Sankara. La journée fut gâchée pour eux tous, comme si Thomas était un membre de leur famille. Ce président était proche d'eux, par ses idées, ses comportements, son amour pour une Afrique prospère, sans guerre, débarrassée de ses puissances néocoloniales qui l'empêchent d'avancer, d'évoluer. Veuve Mariam Sankara, une femme digne dans la douleur et l'adversité, a montré l'exemple aux Burkinabé et aux Africains comment on doit se tenir, se comporter, dans une telle déchirure. Tôt ou tard, l'Afrique devra célébrer son mari, Thomas, à travers elle, car ce couple fait partie des icônes, avec des grands Africains comme Nelson Mandela, et quelques autres, qui donnent de la fierté à notre beau continent, malgré le ciel qui nous tombe sur la tête.

Les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la zone franc se sont réunis, jeudi, 5 octobre 2017, à Paris, sous la présidence de l'ancien chiraquien, Bruno Le Maire, actuel ministre de l’Economie et des Finances, dans le premier gouvernement Macron. Alors qu'un peu partout, en Afrique de l'Ouest et du Centre (Dakar, Cotonou, Douala, etc.), on n'a plus peur de brûler les billets CFA (malgré la pauvreté ambiante), devant les caméras des télévisions, comme pour signifier le dégoût des populations pour cette monnaie, suprêmement, coloniale, maintenue pour perpétuer la domination française sur les économies des 15 pays africains (CEMAC, UEMOA et Comores), les argentiers africains réunis, à Paris, ont gardé leur queue entre les jambes, incapables de traduire cette préoccupation des peuples devant le représentant français de l'ordre colonial. De quoi inviter les Anti-CFA à redoubler la contestation car le combat est très loin d'être gagné.
Paris ne désarme pas pour autant. En marge des Assemblées Générales des Nations-Unies, à New York, le mois dernier, Emmanuel Macron avait chargé Alassane Ouattara d'une mission sur le CFA auprès de ses homologues de la zone. On n'a pas besoin d'avoir une licence de droit pour savoir de quoi il s'agissait.

L'armée ivoirienne a découvert une importante cache d'armes à Abidjan, selon une source de l'état-major, alors que la Côte d'Ivoire est secouée par une crise sécuritaire depuis plusieurs mois. Alors qu'il a, déjà, passé sept ans à la tête de l'Etat, le président, Alassane Ouattara, n'a, toujours, pas pu résoudre le problème de l'armée ivoirienne qui reste entier. Celle-ci est la principale menace pour la stabilité du pays. A trois ans de la fin de son deuxième et dernier mandat, peut-il, encore, résoudre ce lancinant problème que risque d'hériter son successeur ?