Alassane Ouattara

Hier, vendredi, 12 mai, dans la soirée, les choses se sont un peu calmées en Côte d'Ivoire. Mais pas partout. A Abidjan, les mutins n'ont pas fait parler d'eux dans la nuit, ce que craignait beaucoup Alassane Ouattara. Raison pour laquelle il avait demandé à son chef d'état major des armées, le général, Touré Sékou, de tout faire pour que ne survienne pas la nuit sans qu'il y ait eu un retour au calme. En effet, la phobie du coup d'état l'a habité, pendant toute cette journée de vendredi, bien que la présidence de la République avait été protégée par la sécurité présidentielle, renforcée par des soldats loyalistes, avec énormément, d'équipements militaires. Mais rien n'y a fait : Alassane Ouattara appréhende, toujours, le coup d'état qu'il avait essayé, à plusieurs reprises, de faire pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir. Sans succès. Quel retournement de situation ! Même Henri Konan Bédié qui est son allié, aujourd'hui, et que Ouattara tenta, en vain, dans les années 2000, de chasser du pouvoir par coup d'état, doit, aujourd'hui, en rire.

Le quartier du Plateau, à Abidjan, qui abrite le pouvoir (présidence et ministères) est sous le contrôle des mutins. Le camp militaire d'Akouédo, à Abidjan, qui est le plus grand du pays, est, lui aussi, sous le contrôle des mutins. Toujours à Abidjan, le camp militaire Gallieni, est, également, sous la coupe des mutins. Bouaké, la deuxième ville du pays, est entre les mains des mutins. Toutes les villes de Côte d'Ivoire sont touchées.
Même si, jusqu'ici, on a, volontairement, occulté la grave situation qui prévaut en Côte d'Ivoire, on est obligé de reconnaître, aujourd'hui, que le président, Alassane Ouattara, ne maîtrise pas (plus) grand-chose de son armée. Beaucoup de militaires sont mécontents de la façon dont ils ont été traités, au lendemain de son arrivée au pouvoir de la façon qu'on sait : c'est-à-dire, après les avoir utilisés dans ses multiples tentatives de coup d'état (avortées) sous le régime des refondateurs de Laurent Gbagbo. Aujourd'hui, les mêmes miliciens devenus soldats se retournent contre lui, au moment où il dit que les caisses du pays sont vides. Qui les a vidées ? Et à quelle fin ?

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, fait, désormais, une course contre la montre. A près de quatre ans de son deuxième et dernier mandat, il est convaincu d'avoir raté sa politique de réconciliation nationale. Pire : il risque de laisser la Côte d'Ivoire dans d'énormes tensions socio-politiques. Au sein même de sa propre famille politique, le RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix), chacun regarde de son côté, après son implosion du fait du président Ouattara à vouloir tout donner à son (seul) parti, le RDR. En effet, l'UDPCI et le MFA qui étaient deux principales composantes du RHDP ont fini par claquer la porte et perdu illico presto leurs postes de ministres dans le gouvernement. Avec le cacao qui s'empile dans le port de San Pedro et l'endettement qui repart à la hausse, la fin de mandat d'Alassane Ouattara risque tout simplement d'être apocalyptique.

On le dit (quasi) nul en politique (et l'échec de sa politique de réconciliation le prouve). Mais, de façon unanime, Alassane Ouattara est reconnu comme un très bon gestionnaire des fonds publics que le père de l'indépendance ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny, appela, dans les années 90, pour remettre de l'ordre dans son économie frappée de plein fouet par une baisse (non prévue) des cours du cacao et du café. Devenu, lui aussi, président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara (qui avait aidé à résoudre ce problème sous Houphouët) est victime, aujourd'hui, de la même crise qu'il n'a pas vu venir, lui, l'excellent gestionnaire. Finalement, est-il aussi bon comme on le dit ?

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a exhorté, samedi, 5 mars, les Africains à travailler pour faire "émerger" une industrie cinématographique en Afrique à l'occasion de la clôture du 25è Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Laurent Gbagbo a-t-il eu tort de croire aux Accords signés à Pretoria pour permettre à Alassane Ouattara d'être candidat ? A-t-il eu tort de jouer le jeu en remplissant sa part de contrat ? Aujourd'hui, il se retrouve enfermé par la CPI (Cour pénale internationale). L'échec de la réconciliation prônée par Alassane Ouattara (lire le numéro 449 d'Afrique Education actuellement chez les marchands de journaux), en est la parfaite illustration. Pour le professeur Jean-Claude Djereke qui connaît bien Laurent Gbagbo, l'actuel président ne dirige pas la Côte d'Ivoire pour le bien-être des Ivoiriens et des Ivoiriennes, mais pour le pays qui lui donne la possibilité de loger ses comptes bancaires et d'acquérir des appartements.

Le deuxième mandat du président, Alassane Ouattara, devient un calvaire. Accordé, officiellement, pour terminer ses chantiers commencés en 2011, ce mandat devient un sac de nœuds difficile à dénouer. Machine à accéder au pouvoir, le RHDP est, pratiquement, en train de voler en éclats. Il ne tient plus qu'à un fil. Au sein du RDR, les héritiers du président aiguisent les couteaux, sous les gandourah. Le PDCI, de son côté, refuse de plus en plus d'être l'éternelle remorque du parti du chef de l'Etat, le RDR. Si Henri Konan Bédié garde, encore, le calme, ses lieutenants proches ou lointains, eux, donnent de la voix. C'est dans ce contexte que les anciens rebelles, reconvertis dans l'armée, ainsi que, les militaires réguliers, ont décidé de se faire entendre. La presse de l'opposition, bien naturellement, s'en donne à cœur joie, ce qui est de bonne guerre. Le pouvoir est énervé. Mais n'est-ce pas la règle du jeu ? On croyait pourtant le président de la République libéral : il fait une erreur en ordonnant (par procureur interposé) l'arrestation des journalistes de l'opposition. Pour si peu ? C'est franchement pitoyable.

Les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont fait une déclaration après leur 105e Assemblée plénière tenue, à Katiola, du 16 au 22 janvier 2017. Qu’ils soient remerciés d’avoir rappelé que “certains de nos compatriotes [environ 300 pro-Gbagbo] sont, encore, injustement, détenus en prison” et que, sans l’élargissement de ces prisonniers politiques, la paix et la réconciliation dans notre pays ne seront que comédie et escroquerie morale.

La Côte d'Ivoire a-t-elle, déjà, eu une armée ? Les mutineries de ces dernières journées ajoutées aux grèves générales que vit la fonction publique, aujourd'hui, tendent à démontrer que le pays va mal, même si ses agrégats de la comptabilité nationale, sont positifs. Alassane Ouattara risque de quitter le pouvoir, en 2020, en laissant la Côte d'Ivoire sur un baril de poudres. Dans cette analyse, le professeur, Mamadou Koulibaly, président du parti politique, Lider, pose des questions et trace des perspectives pour une armée qui n'en a jamais été une. Depuis la présidence du Sage Houphouët.

"On nous dit que c'est fini mais combien de temps avant que ça ne recommence ?": Sita Soro, commerçante au marché de Bouaké, résume les craintes de beaucoup d’Ivoiriens après une nouvelle mutinerie de militaires, qui pèse sur l'avenir d'un pays redevenu une locomotive régionale. La rébellion conduite par Guillaume Soro, en 2002, n'a pas, encore, livré tous ses secrets. Loin s'en faut.

Après ses différents succès électoraux dont celui du mois dernier sur le changement de la constitution, Alassane Ouattara est à même de proposer la 3e République qu'il appelait de toutes ses forces. Lors de la cérémonie des vœux, ce mercredi, 4 janvier, il a promis la mise en place rapide des différentes institutions, à commencer par la nomination d'un vice-président dont personne ne croit bien appréhender le profil. L'enjeu est de taille : en 2020, Alassane Ouattara a annoncé urbi et orbi qu'il quittera, définitivement, le pouvoir. Le vice-président sera, alors, bien parti pour lui succéder.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui doit faire face à des frondeurs au sein de son propre camp, vise "une forte majorité au parlement" aux législatives du 18 décembre, dont la campagne a débuté ce samedi, 10 décembre.

Equiper et moderniser, réduire les effectifs inadaptés hérités de la crise politico-militaire : la Côte d'Ivoire veut des forces armées capables de défendre son territoire contre des groupes rebelles ou extrémistes comme d'assurer le maintien de l'ordre.

Le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) existe-t-il encore ? Deux de ses membres, l'UDPCI (Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire) et l'UPCI (Union pour la Côte d'Ivoire) ont claqué la porte, très mécontents du partage des circonscriptions, en vue des législatives du mois prochain. Cette alliance tient, maintenant, grâce à la volonté partagée par Alassane Ouattara et son aîné, Henri Konan Bédié, bien que la base du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) ait dénoncé la part de lion attribuée aux candidats membres du RDR (Rassemblement des républicains), le parti du président de la République.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, déclare ne "pas souhaiter" que de nouveaux pays africains quittent la Cour pénale internationale (CPI), après le départ du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie. Il l'a dit, mardi, 22 novembre, à l'issue d'un entretien avec son homologue français, François Hollande, à Paris.

Alassane Ouattara a-t-il fait voter la nouvelle constitution pour la postérité ou compte-t-il s'en servir à des fins, rigoureusement, personnelles en se représentant, pour un troisième mandat, en 2020 ? L'intéressé répète à qui veut l'entendre qu'il effectue son deuxième et dernier mandat à la tête de la Côte d'Ivoire. Pour l'opposition, par contre, le président de Côte d'Ivoire aime, tellement, le pouvoir qu'il s'y verrait, même, jusqu'à sa mort.

L'avant-projet de la nouvelle Constitution ivoirienne adopté par le gouvernement et qui sera soumis à l'examen du Parlement, mercredi, 5 octobre, présente des zones d'ombre sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République dont l'abstraction de la limite d'âge. La question commence à se poser : Alassane Ouattara rêve-t-il, secrètement, de briguer un troisième mandat ?

L'image d'Israël en Afrique n'est plus mauvaise comme avant. Cela dit, elle demande à être améliorée. Le meilleur ambassadeur, dans ce domaine, fut, incontestablement, Shimon Peres. Même s'ils ne se bousculent pas, aujourd'hui, à Tel Aviv, plusieurs dirigeants africains ont participé aux obsèques de l'ancien premier ministre israélien.

Des partis de l'opposition dont le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, ont lancé, samedi, 17 septembre, à Abidjan, une campagne de mobilisation contre la nouvelle Constitution voulue par le président, Alassane Ouattara. Grave !

Un collectif de 15 ONG ivoiriennes et internationales a appelé au report du référendum sur la nouvelle Constitution voulue par le président, Alassane Ouattara, et prévu pour la fin du mois d'octobre. Visiblement, le pays se divise sur quelque chose qui a été pensée pour l'unir et le souder. Que va faire, finalement, Alassane Ouattara ?