Alassane Ouattara.

Après avoir étalé leur puissance de frappe en paralysant toutes les activités de la localité, les forces spéciales sont rentrées dans les casernes afin de permettre le déroulement des négociations par rapport à leurs revendications. L'heure est grave en Côte d'Ivoire où le président, Alassane Ouattara, est en train de récolter ce qu'il a semé : l'arrivée au pouvoir par tous les moyens y compris militaires.

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

La question fait débat dans les milieux congolais du Congo et de la diaspora. Pourquoi le président congolais a carrément mis son ordinateur de côté alors que son voisin, le président ivoirien, Alassane Ouattara, semblait se satisfaire du sien ?

Alassane Ouattara voulait-il aller trop vite ? Voulait-il, tout simplement, ruser ? Etait-il, vraiment, motivé par le seul souci d'efficacité de mise en oeuvre de son fameux programme d'émergence pour 2020 ? On en saura rien. La copie de son projet de constitution a été rejeté par 23 partis politiques. Pour un texte qui se veut consensuel, il y a encore du chemin à parcourir.

Après son éviction du gouvernement, l'année dernière, Charles Koffi Diby n'avait pas perdu la confiance d'Alassane Ouattara et de Henri Konan Bédié. Cet éminent membre du PDCI-RDA vient d'être nommé président du Conseil économique et social.