Alassane Ouattara.

Que reste-t-il du RHDP, ce fameux rassemblement qui fut constitué à l'instigation du pouvoir français (de droite de l'époque) pour affronter, avec des chances de succès, le président ivoirien de gauche, Laurent Gbagbo ? Le président historique du RHDP, qui en faisait, aussi, son âme, Henri Konan Bédié, en est parti, en colère, à cause d'Alassane Ouattara, qui ne sait pas respecter ses engagements. Il roule tout le monde dans la farine. Déjà, le RHDP sans le PDCI-RDA, c'est comme un véhicule sans direction : il y a bien un moteur et un chauffeur mais sans la direction. Conséquence, une fois lancée, la voiture devient folle sur la route. Après avoir refusé de respecter le contrat qui le liait à Henri Konan Bédié, en le soutenant à l'élection présidentielle de fin 2020, Alassane Ouattara (qui se croit plus intelligent que tous les Ivoiriens) avait annoncé qu'il allait favoriser une compétition entre jeunes afin que le meilleur d'entre eux, représente le RHDP à la présidentielle. Mais alors que les (jeunes) candidats du parti houphouétiste fourbissaient leurs armes, Ouattara leur a imposé son premier ministre et protégé, Amadou Gon Coulibaly. Si on l'accepte dans les rangs du RDR, le parti d'origine de Ouattara, on le refuse, catégoriquement, à l'UDPCI et chez les anciens membres du PDCI-RDA restés au RHDP pour des besoins alimentaires. La démission du plus talentueux d'entre eux, le ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, en est la preuve éclatante.

De l’Ivoirien, Nicolas Agbohou, au Camerounais, Martial Ze Belinga, en passant par le Sénégalais, Demba Moussa Dembélé, les économistes africains sont très critiques à l’égard de la déclaration faite par Emmanuel Macron sur le F CFA, à Abidjan, le 21 décembre 2019. Comparant les changements annoncés par le président français (départ de la France du Conseil d’administration de la Banque centrale des Etats de l’Afrique occidentale et retrait des réserves en devises du Trésor public français) à une vraie arnaque, ils estiment que la France, une fois de plus, vient de nous rouler dans la farine comme elle fit croire jadis à Meka qu’une décoration de pacotille faisait de lui l’ami des Blancs dans “Le Vieux Nègre et la médaille” de Ferdinand Oyono car la nouvelle monnaie, dont le nom, ECO, a été volé à la Communauté économique des Etats d’Afrique occidentale, sera toujours fabriquée à Chamalières (dans le Puy-de-Dôme) et contrôlée par la France.

Le candidat à la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, a dénoncé, mardi, 24 décembre, "la brutalité inacceptable" des forces de l'ordre à l'encontre de ses partisans, quelques heures après l'émission d'un mandat d'arrêt international à son encontre par la justice ivoirienne. Soro, le chrétien, voulait fêter Noël auprès de sa femme, ses enfants et ses partisans. La fête de la nativité a un sens pour tout chrétien. Mais, Ouattara, le musulman, regarde, plutôt, du côté de la Mecque. Noël pour lui ne revêt qu'une importance relative. Sur le fond, Guillaume Soro peut avoir raison d'en vouloir à Alassane Ouattara. Mais, toutes choses égales par ailleurs, il ne doit s'en prendre qu'à lui-même. Ce qui lui arrive, aujourd'hui, n'est que la conséquence de ses propres turpitudes politiques d'ancien enfant gâté, faiseur de la pluie et du beau temps, pendant plusieurs années en Côte d'Ivoire.

Le président français respecte (et craint) la démocratie ghanéenne et l'indépendance d'esprit des Ghanéens. Il s'en était rendu compte lors de son voyage en novembre 2017 à Accra. En visite officielle en France, le président du Ghana a déjeuné ce midi avec son homologue français. La France connaissant suivre ses intérêts, surtout, quand ceux-ci sont menacés, il s'agira, surtout, de la question du F CFA à l'heure où cette monnaie va être abandonnée, à partir de 2020, au profit de l'ECO, nom de la monnaie choisie par les chefs d'Etat de la CEDEAO, réunis à Abuja, au Nigeria, le 29 juin 2019.

Le numéro 474 d'Afrique Education en vente, chez les marchands de journaux, depuis ce mercredi, 6 mars, consacre un important dossier sur le F CFA. Le dossier est présenté tel que cela n'avait pas encore été le cas lors des débats, généralement, consacrés à cette monnaie. Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est-il le dernier grand défenseur de cette monnaie en Afrique ?, titre Afrique Education en une, avec la photo du président ivoirien sortant de son entretien avec le président français, Emmanuel Macron, vendredi 15 février. Lors de l'échange avec les journalistes qui s'en était suivi, il avait invité les Africains à changer de débat car pour lui, « le F CFA est une monnaie solide, bien gérée et appréciée ».

Qui a tué par l'épée périra par l'épée, disent les saintes écritures. Après avoir, outrageusement, contribué à la déstabilisation de la Côte d'Ivoire, pour le compte d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro ne sait plus, aujourd'hui, à quel saint se vouer. Maintenant qu'il est pris dans la nasse, il chercherait, activement, des moyens pour se sortir de cet étau. Mais n'est-il pas (un peu) tard ?

Que de menteurs, que de manipulateurs, que de caméléons en Côte d'Ivoire où de grands hommes ont, pourtant, souvent, montré la voie à suivre, sans faillir. Il en est, par exemple, de l'ancien cardinal, Bernard Yago, qui, sa Bible dans la main, tint, à plusieurs reprises, un discours de vérité au Tout Puissant Houphouët-Boigny. Aujourd'hui, c'est un comportement contraire qu'on voit un peu partout. Mais, peut-on être fier et heureux tout en bafouant les commandements du Très Haut ? A chacun d'interroger sa conscience profonde.

La nomination d'Hamed Bakayoko, le plus beau parleur du gouvernement, comme ministre de la Défense, n'a, visiblement, servi à rien. Pour le moment. Les anciens rebelles n'en démordent pas. Ils demandent, toujours, à recevoir ce qui leur avait été promis, dans le maquis, quand Alassane Ouattara cherchait à conquérir le pouvoir par les armes. Ce dernier a payé certains anciens rebelles, mais pas tous. C'est la raison pour laquelle, à Man et à Bouaké, des démobilisés sont sortis, ce lundi, 2 octobre, pour rappeler au chef de l'Etat qu'il n'a pas, encore, tenu sa promesse. Dans trois ans, il compte quitter le pouvoir. Ils veulent qu'il solde ses dettes avant de partir.

Guillaume Soro n'a même pas attendu la tenue du Congrès du RDR, en septembre, qui devrait permettre à Alassane Ouattara d'en briguer la présidence, pour créer son propre mouvement politique. L'appétit le dévore. De plus en plus à l'étroit pour ne pas dire marginalisé du dispositif du président de la République, qui aurait, déjà, fait ses choix pour 2020, Soro n'a fait que tirer les conséquences avant d'autoriser la création, pour son propre compte, de l'AFN (Amicale des Forces Nouvelles). Appellation qui est tout un programme.

La politique de communication du président, Alassane Ouattara, consiste à ne mettre l'accent que sur ce qui marche, en occultant, systématiquement, ce qui ne marche pas. Or, les points négatifs de son bilan sont plus nombreux que les points positifs. Comme on est dans une situation où c'est ma parole contre la tienne, les personnes neutres ne vont pas tarder à savoir de quel côté se trouve la vérité. En effet, on est à 34 jours des Jeux de la Francophonie qui se tiendront, dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Pour que tout se passe bien, il faudrait qu'il y ait du soleil et que de fortes pluies ne s'abattent pas sur la ville, sinon, les dizaines de milliers de participants venant de plus de 80 pays, auront, littéralement, les pieds sous les eaux et ne pourront pas, correctement, circuler. A cause des inondations. Conclusion : on croise les doigts, les uns et les autres implorant leur Dieu.

Une délégation de rebelles démobilisés venus de leur fief de Bouaké, dans le Centre de la Côte d'Ivoire, est depuis ce lundi, 29 mai, à Abidjan, afin de "discuter" de leur situation et rappeler leurs demandes de primes aux autorités. La délégation est conduite par son porte-parole Diomandé Megbe, qui n'entend pas lâcher prise.

Que ceux qui le croyaient fini se ravisent. Interné à la CPI (Cour pénale internationale) depuis cinq ans, l'ancien président de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, mettrait son isolement carcéral à profit pour réfléchir à son retour aux affaires. Cette idée a de quoi faire trembler ce qui reste du RHDP que le président, Alassane Ouattara, a presque fait voler en éclats : aujourd'hui, le PDCI-RDA de son très cher aîné, Aimé Henri Konan Bédié, et son RDR sont loin de parler le même langage.

Après avoir étalé leur puissance de frappe en paralysant toutes les activités de la localité, les forces spéciales sont rentrées dans les casernes afin de permettre le déroulement des négociations par rapport à leurs revendications. L'heure est grave en Côte d'Ivoire où le président, Alassane Ouattara, est en train de récolter ce qu'il a semé : l'arrivée au pouvoir par tous les moyens y compris militaires.

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

La question fait débat dans les milieux congolais du Congo et de la diaspora. Pourquoi le président congolais a carrément mis son ordinateur de côté alors que son voisin, le président ivoirien, Alassane Ouattara, semblait se satisfaire du sien ?

Alassane Ouattara voulait-il aller trop vite ? Voulait-il, tout simplement, ruser ? Etait-il, vraiment, motivé par le seul souci d'efficacité de mise en oeuvre de son fameux programme d'émergence pour 2020 ? On en saura rien. La copie de son projet de constitution a été rejeté par 23 partis politiques. Pour un texte qui se veut consensuel, il y a encore du chemin à parcourir.

Après son éviction du gouvernement, l'année dernière, Charles Koffi Diby n'avait pas perdu la confiance d'Alassane Ouattara et de Henri Konan Bédié. Cet éminent membre du PDCI-RDA vient d'être nommé président du Conseil économique et social.