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Algérie

Le Conseil constitutionnel en Algérie a annulé de facto, dimanche, 2 juin, l'élection présidentielle prévue le 4 juillet après avoir invalidé les dossiers des deux seuls candidats, préconisant le prolongement du mandat du président par intérim qui se termine le 9 juillet. Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président, Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril, sous la pression de la rue et de l’armée.

La question se pose avec insistance en Algérie où le chef d'état-major des armées, le général, Ahmed Gaïd Salah, est parvenu à rester, pratiquement, seul, aux commandes du pays, après avoir écarté, un par un, tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre dont certains détenaient le pouvoir sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. C'est incontestable qu'il est, désormais, de facto, le seul et unique homme fort du pays. Pour calmer les inquiétudes des nombreux manifestants qui continuent d'écumer les rues des grandes villes, il a assuré, mercredi, 22 mai, n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. Présidentielle dont le candidat du pouvoir pourrait être lui-même, ce qui fait craindre la répétition du hold up à la Abdel Fattah al-Sissi, du nom de cet ancien chef d'état major égyptien, devenu, président de la République, à la suite des dérapages répétés du président, Mohamed Morsi, à l'endroit des Egyptiens qui ne pensaient ni ne voyaient les choses comme lui, l'éminent membre de la Confrérie des Frères musulmans d'Egypte.

Chef historique du Front islamique du Salut (FIS), parti islamiste algérien qu'il avait cofondé avec l'objectif d'instaurer le premier Etat islamique du Maghreb, Abassi Madani est décédé, mercredi, 24 avril, à 88 ans, au Qatar, où il vivait, en exil, depuis 2003.

Des magistrats, maillon important de l'organisation des scrutins en Algérie, ont annoncé, samedi, 13 avril, à Alger, qu'ils allaient boycotter la supervision de l'élection présidentielle du 4 juillet, en soutien au mouvement de contestation. C'est une première pas seulement en Algérie, mais, dans toute l'Afrique. Le « Printemps arabe » prend, vraiment, de l'ampleur et une proportion insoupçonnée dans le Nord de l'Afrique, la révolte venant des corps jusque-là dociles. C'est par exemple l'armée au Soudan.

Franchement, c'est une vraie bonne fausse mesure. C'est comme si pour soigner la fièvre, on s'en prenait au thermomètre. Expulse-t-on ce directeur de l'AFP parce qu'il s'adonnait à des pratiques extra-journalistiques ? Si oui qu'on le dise clairement et qu'on le démontre. L'expulse-t-on parce qu'on considère que ses papiers mettent de l'huile sur le feu au regard de la situation qui prévaut dans le pays ? On peut penser qu'il s'agit là d'un des griefs qui lui sont reprochés. Mais ici, la réponse est simple car avec les réseaux sociaux et internet, l'AFP n'a pas (plus) le monopole de l'information. Ce que ce directeur de l'AFP ne va pas dire parce qu'on l'a expulsé, plein d'autres médias en ligne ou non le diront exactement, ou mieux, avec plus de virulence encore. Alors question : pourquoi l'expulse-t-on véritablement car cette décision est tout simplement stupide ? Le pouvoir algérien (ou ce qui en reste) n'est plus à une contradiction près.

« Il faut savoir quitter les choses avant que les choses ne vous quittent ». C'est un célèbre proverbe bantou qu'on n'ignore pas en Algérie. Avec sa mauvaise gestion des derniers événements, Abdelaziz Bouteflika n'aura pas bien compris qu'il fallait quitter le pouvoir avant que celui-ci ne le quitte. Il a été jeté dehors par l'armée qui, elle-même, est sous la forte pression de la rue. Tout ceci est regrettable et fait poser la question suivante : le pouvoir est-il donc si mystique qu'il s'avère très très difficile (pour certains) de s'en éloigner ? Le Sénégalais, Léopold Sédar Senghor, et le Tanzanien, Julien Nyerere, qui l'avaient abandonné, de leur propre chef, sans interférence de qui que ce soit, sont-ils, finalement, des êtres hors du commun ? Cela pourrait être un sujet de philosophie pour les candidats au Bac 2019, en Afrique. Au pouvoir depuis 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d'une contestation populaire inédite depuis plus d'un mois, a fini par jeter l'éponge. Malgré lui et visiblement contraint forcé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié, officiellement, ce mardi, 2 avril, au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a appris l'agence de presse algérienne, l'APS, auprès de la présidence de la République.

C'est fini, Abdelaziz Bouteflika a décidé de jeter l'éponge. Au lendemain de la formation de son ultime gouvernement, dimanche, 31 avril, il annonce son départ du pouvoir avant la fin de son mandat, c'est-à-dire, le 28 avril. La rue aura eu raison de lui.

Voilà au moins un sujet qui unit les pays du Maghreb, et singulièrement, les Algériens dont certains soutiennent le pouvoir en place tandis que d'autres manifestent pour le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de tout le système en place. L'unité politique tant recherchée et jamais trouvée au sein de l'Union du Maghreb arabe (UMA), se manifeste, aujourd'hui, sur le plan culturel, et plus précisément, de la gastronomie, à propos du « couscous », communément, appelé « couscous algérien ». Et si les merveilles de la table pouvaient unir les hommes ?

C'est le Conseil constitutionnel qui est habilité à déclencher la procédure de destitution du chef de l’Etat.

L'Algérie ne sera pas la Libye. Les ennemis de l'Algérie ne profiteront pas du chaos qui commençait à s'installer pour déstabiliser, progressivement, le pays et provoquer la chute du régime comme en Tunisie et en Egypte pendant le printemps arabe. Sentant que le pouvoir avait, de plus en plus, du mal à contrôler les manifestants, une situation qui s'aggravait à mesure qu'on se rapprochait de la présidentielle du 18 avril, Abdelaziz Bouteflika a tout, simplement, préféré reculer. Avec sagesse. En annonçant qu'il ne se représenterait plus pour un cinquième mandat. Quant au report de la présidentielle, il est somme toute logique. Pas de précipitation.On attend un nouveau gouvernement qui va préparer tout ce processus.

Acte de provocation ou volonté de nuire ou de se faire connaître ? Toujours est-il qu'une requête a été déposée, vendredi, 8 mars, devant un tribunal suisse pour demander le placement sous curatelle du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, actuellement, soigné en Suisse et candidat à un cinquième mandat. La requête n'a aucune chance d'aboutir mais elle va, néanmoins, être examinée par la justice suisse. Président en exercice, Abdelaziz Bouteflika est couvert par l'immunité de la fonction.

A la veille de la date limite de dépôt des candidatures pour la présidentielle du 18 avril, le président, Abdelaziz Bouteflika, a remplacé Abdelmalek Sellal par Abdelghani Zaalene au poste de directeur de sa campagne, selon l'agence officielle algérienne APS. L'ancien premier ministre algérien a-t-il été jugé mou par le président-candidat au moment où les manifestations contre son 5e mandat prennent de l'ampleur en Algérie et en France ?

Officiellement, il n'y aura pas de réaction ni contre ni en faveur de la candidature à sa succession du président, Abdelaziz Bouteflika. Les autorités françaises savent jusqu'où ne pas aller avec les autorités algériennes dont le nationalisme et les questions d'ingérence constituent des principes intangibles de leur diplomatie. Et puis, il y a cette masse d'Algériens et de Franco-Algériens (plus de 5 millions de personnes) qui peuplent la France et dont la réaction reste à surveiller de très près. Du côté d'Alger, on n'attend aucun commentaire de Paris sur une telle question tout comme Alger ne peut se permettre de commenter l'actualité politique présidentielle française. C'est donc la réciprocité et une sorte de parallélisme des formes qu'on va observer, même si, à Paris, on est à la fois, inquiet, embarrassé et vigilant.

Au Maroc et en Algérie, la question des familles de djihadistes n'est guère débattue publiquement. Bien que moins touchés que la Tunisie. Tous les trois pays doivent, cependant, composer avec la problématique du "retour" de ressortissants ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique (EI).

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel, samedi, 2 février, à une candidature du président, Abdelaziz Bouteflika, à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril. Cette démarche qui s'inscrit dans le cadre des partis qui le soutiennent, devrait précéder une candidature personnelle du chef de l'Etat. Celle-ci serait imminente. La candidature à la succession de l'actuel président (par lui-même) fait beaucoup jaser parce qu'il dirige le pays depuis, bientôt, six ans étant sur une chaise roulante. Mais pour ses partisans, l'Algérie ne s'en porte pas plus mal, preuve que ses capacités intellectuelles et morales (dont le pays a surtout besoin) sont restées intactes.

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, et son homologue française, Nicole Belloubet, ont procédé, dimanche, 27 janvier, à Alger, à la signature de la convention relative à l'extradition de criminels entre les deux pays. Reste maintenant à fixer les modalités concrètes de la mise en œuvre de cette convention qui est une première dans les relations entre la France et l'Algérie.

Les Algériens sont fixés : la présidentielle aura lieu le 18 avril. Ils attendent, désormais, de savoir si le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, sera candidat à un 5e mandat, et qui l'affrontera, aucun candidat d'importance ne s'étant pour l'heure déclaré. Précisons que s'il est candidat à sa succession, le président Bouteflika, cloué sur une chaise roulante, ne pourra, nullement, faire valablement campagne. Mais, il aura de fortes chances de gagner haut la main cette échéance présidentielle, aucun candidat valable n'ayant la capacité de battre le candidat du pouvoir et de l'armée.

Le roi du Maroc a appelé, mardi, 6 novembre, l'Algérie à un dialogue "direct et franc" en proposant la création d’un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" pour "dépasser les différends" entre les deux voisins.

La France est poursuivie par son passé colonial en Algérie. Après avoir cherché à s'en débarrasser à bon compte, elle a rencontré l'hostilité des Algériens, qui ne sont pas du genre à oublier, facilement, ce qu'ils ont, lourdement, enduré, pendant la colonisation.

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