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Algérie

Le modèle de résolution de la crise soudanaise va-t-il faire école ? Le Front des forces socialistes (FFS) algérien, doyen des partis d'opposition, a appelé, lundi, 19 août, les autorités et l'armée algériennes à s'inspirer de l'exemple soudanais et ouvrir des négociations sur une «transition démocratique» pour résoudre la crise politique en Algérie. Prise un peu de court par cette demande, l'armée, principale concernée dans la mesure où c'est elle qui tient réellement les rênes du pays, n'a pas, encore, réagi, pas plus que le président par intérim.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé jeudi, 25 juillet, la création d’une commission de six membres, chargée de superviser un dialogue national et d’organiser la prochaine élection présidentielle, destinée à mettre un terme à des mois de remous politiques. On ne sait pas comment la rue (qui se réunit tous les vendredis) prendra cette proposition présidentielle d'autant plus qu'elle n'est pas représentée dans les Six.

Le roi Mohammed VI du Maroc a eu la réaction d'un grand sportif. Même si, politiquement, les relations entre son pays et l'Algérie, sont loin d'être au beau fixe, il n'a pas hésité à adresser un message de félicitations au chef de l'Etat algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, après que la sélection algérienne de football, les Fennecs, aient remporté la Coupe d'Afrique des Nations (CAN-2019) en Egypte, en battant les Lions de la Teranga du Sénégal par un but à zéro. Le roi fait ce geste alors que la sélection marocaine, les Lions de l'Atlas, qui étaient, souvent, cités comme possibles vainqueurs de cette CAN organisée en Egypte, ont été défaits en huitième de finale, par les « modestes » Ecureuils du Bénin. Visiblement, les animaux de la forêt africaine ignorent toute forme de hiérarchie. L'Algérie a gagné parce qu'elle a fait le pari d'un sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, alors que le Maroc, pays modernement extraverti (?) a préféré faire le pari d'un sélectionneur européen qu'il payait à prix d'or : 80.000 euros par mois. La haute inspiration royale fera-t-elle changer la Fédération marocaine de football de position afin qu'elle confie, enfin, les Lions de l'Atlas à un sélectionneur marocain ?

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait, fortement, condamné les crimes coloniaux, « crimes contre l'humanité » comme il les avait qualifiés, et appelé à leurs réparations. Deux années après son entrée en fonction, les pays africains commencent à poser des actes qui l'interpellent, alors qu'il semble avoir oublié cette promesse de campagne. Têtes de pont de cette nouvelle vague de pays contestataires, l'Algérie et la Tunisie, en attendant, certainement, d'autres, se rappellent à son bon souvenir.

Le président du Forum civil pour le changement (FCPC), Abderrahmane Arar, a dévoilé, mercredi, 17 juillet, une liste composée de treize personnalités nationales, connues pour leur "neutralité", pour conduire le dialogue, qui mènerait vers une sortie de crise en Algérie.

"Le coup franc était pour toi" : Riyad Mahrez répond, de cette façon, à un député français du RN (Rassemblement national, extrême droite) après la qualification de l'Algérie pour la finale de la CAN (Coupe d'Afrique des nations). Le buteur algérien a raillé Julien Odoul, député RN de Bourgogne Franche Comté, qui avait annoncé son soutien à l'équipe du Nigeria. Le député du Rassemblement national avait déclaré vouloir la victoire des nigérians pour "empêcher la poursuite des violences et des pillages".

Les manifestations en Algérie se sont poursuivies, vendredi, 12 juillet, afin de réclamer des réformes, ainsi que, le départ des dirigeants proches d'Abdelaziz Bouteflika.

Le président par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a proposé, dans un discours à la nation, un dialogue pour préparer la présidentielle dans lequel ni les autorités politiques ni l'armée ne seront, selon lui, impliquées. La question est sur toutes les lèvres : Commence-t-on à envisager l'éviction du chef d'état-major des armées, le tout puissant général, Ahmed Gaïd Salah, du processus menant à la prochaine élection présidentielle que l'opposition et la société civile soutenues par la grande majorité de la population, souhaitent, libre et, totalement, transparente ?

L'une des cibles de la contestation en Algérie, le président de l'Assemblée populaire nationale, Moad Bouchareb, a démissionné, mardi, 2 juillet, alors que la contestation et les manifestations continuent dans le pays.

Le Conseil constitutionnel en Algérie a annulé de facto, dimanche, 2 juin, l'élection présidentielle prévue le 4 juillet après avoir invalidé les dossiers des deux seuls candidats, préconisant le prolongement du mandat du président par intérim qui se termine le 9 juillet. Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président, Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril, sous la pression de la rue et de l’armée.

La question se pose avec insistance en Algérie où le chef d'état-major des armées, le général, Ahmed Gaïd Salah, est parvenu à rester, pratiquement, seul, aux commandes du pays, après avoir écarté, un par un, tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre dont certains détenaient le pouvoir sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. C'est incontestable qu'il est, désormais, de facto, le seul et unique homme fort du pays. Pour calmer les inquiétudes des nombreux manifestants qui continuent d'écumer les rues des grandes villes, il a assuré, mercredi, 22 mai, n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. Présidentielle dont le candidat du pouvoir pourrait être lui-même, ce qui fait craindre la répétition du hold up à la Abdel Fattah al-Sissi, du nom de cet ancien chef d'état major égyptien, devenu, président de la République, à la suite des dérapages répétés du président, Mohamed Morsi, à l'endroit des Egyptiens qui ne pensaient ni ne voyaient les choses comme lui, l'éminent membre de la Confrérie des Frères musulmans d'Egypte.

Chef historique du Front islamique du Salut (FIS), parti islamiste algérien qu'il avait cofondé avec l'objectif d'instaurer le premier Etat islamique du Maghreb, Abassi Madani est décédé, mercredi, 24 avril, à 88 ans, au Qatar, où il vivait, en exil, depuis 2003.

Des magistrats, maillon important de l'organisation des scrutins en Algérie, ont annoncé, samedi, 13 avril, à Alger, qu'ils allaient boycotter la supervision de l'élection présidentielle du 4 juillet, en soutien au mouvement de contestation. C'est une première pas seulement en Algérie, mais, dans toute l'Afrique. Le « Printemps arabe » prend, vraiment, de l'ampleur et une proportion insoupçonnée dans le Nord de l'Afrique, la révolte venant des corps jusque-là dociles. C'est par exemple l'armée au Soudan.

Franchement, c'est une vraie bonne fausse mesure. C'est comme si pour soigner la fièvre, on s'en prenait au thermomètre. Expulse-t-on ce directeur de l'AFP parce qu'il s'adonnait à des pratiques extra-journalistiques ? Si oui qu'on le dise clairement et qu'on le démontre. L'expulse-t-on parce qu'on considère que ses papiers mettent de l'huile sur le feu au regard de la situation qui prévaut dans le pays ? On peut penser qu'il s'agit là d'un des griefs qui lui sont reprochés. Mais ici, la réponse est simple car avec les réseaux sociaux et internet, l'AFP n'a pas (plus) le monopole de l'information. Ce que ce directeur de l'AFP ne va pas dire parce qu'on l'a expulsé, plein d'autres médias en ligne ou non le diront exactement, ou mieux, avec plus de virulence encore. Alors question : pourquoi l'expulse-t-on véritablement car cette décision est tout simplement stupide ? Le pouvoir algérien (ou ce qui en reste) n'est plus à une contradiction près.

« Il faut savoir quitter les choses avant que les choses ne vous quittent ». C'est un célèbre proverbe bantou qu'on n'ignore pas en Algérie. Avec sa mauvaise gestion des derniers événements, Abdelaziz Bouteflika n'aura pas bien compris qu'il fallait quitter le pouvoir avant que celui-ci ne le quitte. Il a été jeté dehors par l'armée qui, elle-même, est sous la forte pression de la rue. Tout ceci est regrettable et fait poser la question suivante : le pouvoir est-il donc si mystique qu'il s'avère très très difficile (pour certains) de s'en éloigner ? Le Sénégalais, Léopold Sédar Senghor, et le Tanzanien, Julien Nyerere, qui l'avaient abandonné, de leur propre chef, sans interférence de qui que ce soit, sont-ils, finalement, des êtres hors du commun ? Cela pourrait être un sujet de philosophie pour les candidats au Bac 2019, en Afrique. Au pouvoir depuis 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d'une contestation populaire inédite depuis plus d'un mois, a fini par jeter l'éponge. Malgré lui et visiblement contraint forcé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié, officiellement, ce mardi, 2 avril, au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a appris l'agence de presse algérienne, l'APS, auprès de la présidence de la République.

C'est fini, Abdelaziz Bouteflika a décidé de jeter l'éponge. Au lendemain de la formation de son ultime gouvernement, dimanche, 31 avril, il annonce son départ du pouvoir avant la fin de son mandat, c'est-à-dire, le 28 avril. La rue aura eu raison de lui.

Voilà au moins un sujet qui unit les pays du Maghreb, et singulièrement, les Algériens dont certains soutiennent le pouvoir en place tandis que d'autres manifestent pour le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de tout le système en place. L'unité politique tant recherchée et jamais trouvée au sein de l'Union du Maghreb arabe (UMA), se manifeste, aujourd'hui, sur le plan culturel, et plus précisément, de la gastronomie, à propos du « couscous », communément, appelé « couscous algérien ». Et si les merveilles de la table pouvaient unir les hommes ?

C'est le Conseil constitutionnel qui est habilité à déclencher la procédure de destitution du chef de l’Etat.

L'Algérie ne sera pas la Libye. Les ennemis de l'Algérie ne profiteront pas du chaos qui commençait à s'installer pour déstabiliser, progressivement, le pays et provoquer la chute du régime comme en Tunisie et en Egypte pendant le printemps arabe. Sentant que le pouvoir avait, de plus en plus, du mal à contrôler les manifestants, une situation qui s'aggravait à mesure qu'on se rapprochait de la présidentielle du 18 avril, Abdelaziz Bouteflika a tout, simplement, préféré reculer. Avec sagesse. En annonçant qu'il ne se représenterait plus pour un cinquième mandat. Quant au report de la présidentielle, il est somme toute logique. Pas de précipitation.On attend un nouveau gouvernement qui va préparer tout ce processus.

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