Algérie

Le roi du Maroc a appelé, mardi, 6 novembre, l'Algérie à un dialogue "direct et franc" en proposant la création d’un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" pour "dépasser les différends" entre les deux voisins.

La France est poursuivie par son passé colonial en Algérie. Après avoir cherché à s'en débarrasser à bon compte, elle a rencontré l'hostilité des Algériens, qui ne sont pas du genre à oublier, facilement, ce qu'ils ont, lourdement, enduré, pendant la colonisation.

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, sera le candidat du Front de libération nationale (FLN), son parti, et de la majorité présidentielle, de façon générale, à l'élection présidentielle d'avril 2019. Cette information qui ne faisait l'ombre d'aucun doute, a été confirmée, dimanche, 28 octobre, soir, par Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, et, immédiatement, reprise par l'Agence de presse algérienne. Agé de 81 ans, Abdelaziz Bouteflika prend les grandes décisions en laissant la gestion quotidienne à son premier ministre et aux dignitaires de la majorité présidentielle et de l'armée. Handicapé par un AVC (Accident vasculo-cérébral) survenu en 2013, il est, actuellement, le seul chef d'Etat au monde à diriger son pays à partir d'une chaise roulante.

L'Assemblée nationale algérienne a élu, mercredi, 24 octobre, son nouveau président, mais, le sortant, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire, se proclame légalement toujours en fonction, laissant craindre un possible imbroglio institutionnel.

Un responsable des droits de l'homme aux Nations-Unies a appelé l'Algérie à "cesser immédiatement les expulsions de migrants" africains vers le Niger, dans un rapport transmis à la presse : "J'appelle le gouvernement algérien à cesser immédiatement les expulsions collectives de migrants" africains "vers le Niger", a écrit Felipe Gonzalez Morales, rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'Homme des migrants, à l'issue d'une mission au Niger du 1er au 8 octobre. L'Algérie ne s'attendait pas à une telle sortie, elle qui sait proclamer sa solidarité à l'endroit des Africains, mais une solidarité qu'elle ne sait pas mettre œuvre sur le terrain.

Le chef des Forces terrestres de l'armée algérienne a été mis à la retraite, mercredi, 19 septembre, au lendemain du limogeage de celui des Forces aériennes, sur fond de vague d'évictions dans la haute hiérarchie militaire du pays. C'est un nettoyage sans nom, deux semaines après le retour de Genève du président, Abdelaziz Bouteflika, pour un check-up de routine de quelques jours. L'élection présidentielle aura lieu en 2019 avec comme très probable candidat à sa propre succession, l'actuel tenant du poste.

La chancelière allemande, Angela Merkel, vit des moments pas faciles dans le cadre de sa coalition gouvernementale où on compte des « anti-immigration » notoires. Elle est obligée d'en tenir compte sous peine de la voir implosée car les désaccords sur cette question sont importants. C'est la raison principale de sa visite en Algérie où elle a demandé le retour des immigrés algériens dans le cadre d'un accord avec Alger. Seule condition posée par les autorités algériennes : utiliser la compagnie nationale, Lufthansa, pour rapatrier (dignement) ces Algériens et non des vols charters, spécialement, aménagés pour eux. On croit savoir qu'il s'agit, ici, d'une question de dignité.

La santé du président, Abdelaziz Bouteflika, n'est pas un sujet de polémique en Algérie. On sait qu'il est, physiquement, diminué, mais continue de remplir sa fonction, après avoir délégué beaucoup de prérogatives à son premier ministre. Il se déplace en fauteuil roulant et s'organise, actuellement, avec son parti, le FNL et les généraux de l'armée, pour se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

L'appareil s'est crashé peu, après son décollage, près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au Sud d'Alger.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé, lundi, 26 février, en Algérie, une nouvelle tournée en Afrique, qui doit le mener, ensuite, dans trois autres pays (Mauritanie, Sénégal et Mali) où Ankara s'efforce, depuis plusieurs années, d'accroître son influence et des opportunités d'affaires, en tant que pays émergent. A un moment où l'islamisme gagne du terrain dans le Sahel, le responsable mondial des Frères musulmans ne manquera pas d'aborder cette question, notamment, en Mauritanie et au Mali, qui sont deux pays, qui en souffrent, d'où la constitution, avec l'aide de la France, de la Force militaire du G5 Sahel dont l'objectif est de combattre son expansion.

Emmanuel Macron est prêt à remettre à l'Algérie une copie des archives de la période coloniale française (1830-1962), réclamée depuis des années par Alger. Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, en visite, en France, l'a annoncé, jeudi, 7 décembre, à Paris, saluant une "percée" pour le dossier sensible de la "mémoire" franco-algérienne. Une seule phrase à l'endroit du président français, Emmanuel Macron : "Continuez  Monsieur le Président" !

Visite d'Etat comme préalablement annoncé ? Non ! Simple visite d'amitié et de travail ...de douze heures. Il est vrai qu'une visite d'Etat ne s'effectue pas en une petite demie journée. L'Algérie ne vaut-elle plus qu'une petite demie-journée de visite du président français ? Les Algériens, il faut le dire, ne sont pas contents du jeune président français. Non seulement, ce dernier avait choisi le rival marocain pour sa première visite dans le Maghreb au lieu de leur pays. Plus grave, il ne va mettre que douze heures en Algérie contre les quarante huit heures passées chez le roi Mohammed VI. La préférence du jeune président saute aux yeux. A Rabat, tout comme à Tunis, il est beaucoup plus à l'aise qu'à Alger. Plusieurs sujets militent pour cela : entre autres, la lancinante question du passé colonial en Algérie que le président français voudrait banaliser, au nom de sa jeunesse, alors qu'il avait donné espoir aux Algériens et aux Négro-Africains en déclarant, pendant sa campagne, lors d'un voyage, à Alger, que la colonisation était un « crime contre l'humanité ». Aujourd'hui, chef de l'Etat, il effectue un rétropédalage sur cette question de colonisation que n'acceptent pas les Algériens. Ni les Africains. Résultat, ce n'est donc pas Emmanuel Macron qui réconciliera l'Algérie avec la France, et encore moins, la France avec l'Afrique.

Alors qu'on lui promettait l'exil, à défaut de se retrouver, carrément, entre quatre planches, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, reprend du poil de la bête. Il n'y a pas longtemps, le tonitruant, Donald Trump, menaçait de le faire tomber, mettant la CIA et certains homologues voisins hostiles, à contribution. Mais, Dieu est juste. Le camarade, Nicolas Maduro, a fait des réformes nécessaires pour résoudre la très difficile situation que traverse, actuellement, son pays, victime de la baisse des cours du pétrole. Petit à petit, il réussit à remettre de l'ordre dans la Maison (Venezuela), méthodiquement et efficacement. Preuve qu'il a la situation en main, il se remet à voyager, loin. C'est ainsi que lundi, 11 septembre, i a rendu visite au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avec qui, il parle le même langage.

Le président, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin, mardi, 15 août, aux fonctions du premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et nommé pour le remplacer Ahmed Ouyahia, jusqu'ici, chef de cabinet du chef de l'Etat, qui dirigera le gouvernement pour la quatrième fois depuis 1995.

Le directeur de cabinet du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a-t-il la langue fourchue ? En même temps président du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia (c'est son nom) occupe une position centrale dans l'architecture politique du président de la République, son parti étant le deuxième pilier de la majorité présidentielle. Quand il vomit des insanités du genre de celles tenues ce dimanche, 9 juillet, ça crée, incontestablement, un malaise dans le pays.

La reconnaissance des crimes contre l'humanité, pendant l'esclavage, la colonisation et la néo-colonisation, est la seule et unique façon de laver à l'eau pure, les très mauvaises relations actuelles que la France entretient avec ses anciennes colonies d'Afrique. On n'a jamais voulu savoir pourquoi l'image de la France en Afrique est aussi mauvaise ? On n'explique pas le désintérêt toujours croissant des Africains à l'endroit de la France, jadis, considérée comme la « mère patrie » ? Aujourd'hui, on n'est pas mécontent en Afrique que les Chinois prennent tout, et commencent, à y enseigner leur langue (à la place du français) et à utiliser leur monnaie (le yuan) dans des transactions commerciales en lieu et place du F CFA dont les Africains veulent se débarrasser. Bref, rien ne va plus entre Paris et ses anciennes possessions d'Afrique. Pendant la campagne présidentielle, le candidat, Emmanuel Macron, avait trouvé la bonne approche pour faire revenir la France dans le cœur des Africains. A Alger, il avait évoqué la possibilité de la repentance des crimes coloniaux, avant que le ciel ne lui tombe sur la tête une fois de retour à Paris. Pourtant, c'est la voie à suivre s'il veut retrouver une (vraie) place pour la France en Afrique. Egal à lui-même, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, l'y incite fortement.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tout comme une erreur reconnue est à moitié pardonnée. Le journal Le Monde a fait partie du groupe de médias qui ont enquêté sur le scandale financier des Panamas Papers. Cette organisation, qui recueillait pour les cacher des énormes sommes d'argent qui venaient de partout y compris des pays sous-développés et qui, généralement, avaient vocation à échapper au fisc et au développement des pays où elles étaient détournées, a été assimilée à une organisation criminelle, ses représentants étant traités comme tels. Il s'en est suivi des révélations des noms de certaines personnalités, mondialement, connues qui y avaient logé leurs fonds et dont la divulgation à l'opinion publique a fait scandale. Président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika dont le nom a été cité par Le Monde, a dû porter plainte pour atteinte à son honneur, estimant qu'il avait été, inutilement, diffamé. Le Monde a reconnu que le nom du président algérien n'en faisait pas partie et s'en est excusé. Sans se faire prier, Abdelaziz Bouteflika a retiré sa plainte. L'incident est désormais clos.

A peine arrivé à l'Elysée, le 14 mai, le nouveau chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, a fait un saut de quelques heures, vendredi, 19 mai, au Mali, pour saluer les forces françaises du dispositif Barkhane, qui combattent les djihadistes dans le Sahel, que finance le Qatar, « l'ami de la France ». Le Mali était le deuxième pays visité après l'entrevue du 15 mai entre la chancelière, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Demain 11 juin et après demain, le chef de l'Etat français recevra, successivement, l'Ivoirien, Alassane Ouattara, et le Sénégalais, Macky Sall, avant de s'envoler les 14 et 15 juin chez le roi Mohammed VI du Maroc. Une visite, à Alger, chez le doyen Abdelaziz Bouteflika, devrait avoir lieu « dans quelques semaines », avant le Sommet du G5 (Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie et Niger) sur le terrorisme auquel prendra part, le 2 juillet, à Bamako, Emmanuel Macron. Le sans faute du président français sur les questions africaines est pour le moins parfait jusqu'à présent.

Un peu partout en Afrique, les élèves de terminale affrontent les épreuves du baccalauréat. Tous les moyens sont parfois utilisés pour obtenir ce fameux sésame qui ouvre la voie aux études supérieures. Y compris la fraude, l'achat des sujets, la corruption des examinateurs et beaucoup d'autres raccourcis. Tout y passe. En Algérie, l'Etat, conscient de ce phénomène, a mis les moyens pour y faire face. Les voici.

Alors qu'on le dit mourant, le présidentiel algérien, Abdelaziz Bouteflika, fait du réchauffé et refuse de suivre les effets de mode, comme en France où on préfère des jeunes dirigeants à l'Elysée et à Matignon. Après les élections législatives que son parti, le FLN, a gagnées, il a nommé un nouveau premier ministre fidèle à son image. C'est-à-dire, de troisième âge comme lui-même. Abdelmadjid Tebboune remplace Abdelmalek Sellal à la primature. Agé de 71 ans, Tebboune était beaucoup plus proche de la Maison de retraite que de la primature. N'eût été la volonté inébranlable d'Abdelaziz Bouteflika de le sortir de l'ombre.