Vous êtes ici

Algérie

C'est le Conseil constitutionnel qui est habilité à déclencher la procédure de destitution du chef de l’Etat.

L'Algérie ne sera pas la Libye. Les ennemis de l'Algérie ne profiteront pas du chaos qui commençait à s'installer pour déstabiliser, progressivement, le pays et provoquer la chute du régime comme en Tunisie et en Egypte pendant le printemps arabe. Sentant que le pouvoir avait, de plus en plus, du mal à contrôler les manifestants, une situation qui s'aggravait à mesure qu'on se rapprochait de la présidentielle du 18 avril, Abdelaziz Bouteflika a tout, simplement, préféré reculer. Avec sagesse. En annonçant qu'il ne se représenterait plus pour un cinquième mandat. Quant au report de la présidentielle, il est somme toute logique. Pas de précipitation.On attend un nouveau gouvernement qui va préparer tout ce processus.

Acte de provocation ou volonté de nuire ou de se faire connaître ? Toujours est-il qu'une requête a été déposée, vendredi, 8 mars, devant un tribunal suisse pour demander le placement sous curatelle du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, actuellement, soigné en Suisse et candidat à un cinquième mandat. La requête n'a aucune chance d'aboutir mais elle va, néanmoins, être examinée par la justice suisse. Président en exercice, Abdelaziz Bouteflika est couvert par l'immunité de la fonction.

A la veille de la date limite de dépôt des candidatures pour la présidentielle du 18 avril, le président, Abdelaziz Bouteflika, a remplacé Abdelmalek Sellal par Abdelghani Zaalene au poste de directeur de sa campagne, selon l'agence officielle algérienne APS. L'ancien premier ministre algérien a-t-il été jugé mou par le président-candidat au moment où les manifestations contre son 5e mandat prennent de l'ampleur en Algérie et en France ?

Officiellement, il n'y aura pas de réaction ni contre ni en faveur de la candidature à sa succession du président, Abdelaziz Bouteflika. Les autorités françaises savent jusqu'où ne pas aller avec les autorités algériennes dont le nationalisme et les questions d'ingérence constituent des principes intangibles de leur diplomatie. Et puis, il y a cette masse d'Algériens et de Franco-Algériens (plus de 5 millions de personnes) qui peuplent la France et dont la réaction reste à surveiller de très près. Du côté d'Alger, on n'attend aucun commentaire de Paris sur une telle question tout comme Alger ne peut se permettre de commenter l'actualité politique présidentielle française. C'est donc la réciprocité et une sorte de parallélisme des formes qu'on va observer, même si, à Paris, on est à la fois, inquiet, embarrassé et vigilant.

Au Maroc et en Algérie, la question des familles de djihadistes n'est guère débattue publiquement. Bien que moins touchés que la Tunisie. Tous les trois pays doivent, cependant, composer avec la problématique du "retour" de ressortissants ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique (EI).

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel, samedi, 2 février, à une candidature du président, Abdelaziz Bouteflika, à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril. Cette démarche qui s'inscrit dans le cadre des partis qui le soutiennent, devrait précéder une candidature personnelle du chef de l'Etat. Celle-ci serait imminente. La candidature à la succession de l'actuel président (par lui-même) fait beaucoup jaser parce qu'il dirige le pays depuis, bientôt, six ans étant sur une chaise roulante. Mais pour ses partisans, l'Algérie ne s'en porte pas plus mal, preuve que ses capacités intellectuelles et morales (dont le pays a surtout besoin) sont restées intactes.

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, et son homologue française, Nicole Belloubet, ont procédé, dimanche, 27 janvier, à Alger, à la signature de la convention relative à l'extradition de criminels entre les deux pays. Reste maintenant à fixer les modalités concrètes de la mise en œuvre de cette convention qui est une première dans les relations entre la France et l'Algérie.

Les Algériens sont fixés : la présidentielle aura lieu le 18 avril. Ils attendent, désormais, de savoir si le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, sera candidat à un 5e mandat, et qui l'affrontera, aucun candidat d'importance ne s'étant pour l'heure déclaré. Précisons que s'il est candidat à sa succession, le président Bouteflika, cloué sur une chaise roulante, ne pourra, nullement, faire valablement campagne. Mais, il aura de fortes chances de gagner haut la main cette échéance présidentielle, aucun candidat valable n'ayant la capacité de battre le candidat du pouvoir et de l'armée.

Le roi du Maroc a appelé, mardi, 6 novembre, l'Algérie à un dialogue "direct et franc" en proposant la création d’un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" pour "dépasser les différends" entre les deux voisins.

La France est poursuivie par son passé colonial en Algérie. Après avoir cherché à s'en débarrasser à bon compte, elle a rencontré l'hostilité des Algériens, qui ne sont pas du genre à oublier, facilement, ce qu'ils ont, lourdement, enduré, pendant la colonisation.

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, sera le candidat du Front de libération nationale (FLN), son parti, et de la majorité présidentielle, de façon générale, à l'élection présidentielle d'avril 2019. Cette information qui ne faisait l'ombre d'aucun doute, a été confirmée, dimanche, 28 octobre, soir, par Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, et, immédiatement, reprise par l'Agence de presse algérienne. Agé de 81 ans, Abdelaziz Bouteflika prend les grandes décisions en laissant la gestion quotidienne à son premier ministre et aux dignitaires de la majorité présidentielle et de l'armée. Handicapé par un AVC (Accident vasculo-cérébral) survenu en 2013, il est, actuellement, le seul chef d'Etat au monde à diriger son pays à partir d'une chaise roulante.

L'Assemblée nationale algérienne a élu, mercredi, 24 octobre, son nouveau président, mais, le sortant, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire, se proclame légalement toujours en fonction, laissant craindre un possible imbroglio institutionnel.

Un responsable des droits de l'homme aux Nations-Unies a appelé l'Algérie à "cesser immédiatement les expulsions de migrants" africains vers le Niger, dans un rapport transmis à la presse : "J'appelle le gouvernement algérien à cesser immédiatement les expulsions collectives de migrants" africains "vers le Niger", a écrit Felipe Gonzalez Morales, rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'Homme des migrants, à l'issue d'une mission au Niger du 1er au 8 octobre. L'Algérie ne s'attendait pas à une telle sortie, elle qui sait proclamer sa solidarité à l'endroit des Africains, mais une solidarité qu'elle ne sait pas mettre œuvre sur le terrain.

Le chef des Forces terrestres de l'armée algérienne a été mis à la retraite, mercredi, 19 septembre, au lendemain du limogeage de celui des Forces aériennes, sur fond de vague d'évictions dans la haute hiérarchie militaire du pays. C'est un nettoyage sans nom, deux semaines après le retour de Genève du président, Abdelaziz Bouteflika, pour un check-up de routine de quelques jours. L'élection présidentielle aura lieu en 2019 avec comme très probable candidat à sa propre succession, l'actuel tenant du poste.

La chancelière allemande, Angela Merkel, vit des moments pas faciles dans le cadre de sa coalition gouvernementale où on compte des « anti-immigration » notoires. Elle est obligée d'en tenir compte sous peine de la voir implosée car les désaccords sur cette question sont importants. C'est la raison principale de sa visite en Algérie où elle a demandé le retour des immigrés algériens dans le cadre d'un accord avec Alger. Seule condition posée par les autorités algériennes : utiliser la compagnie nationale, Lufthansa, pour rapatrier (dignement) ces Algériens et non des vols charters, spécialement, aménagés pour eux. On croit savoir qu'il s'agit, ici, d'une question de dignité.

La santé du président, Abdelaziz Bouteflika, n'est pas un sujet de polémique en Algérie. On sait qu'il est, physiquement, diminué, mais continue de remplir sa fonction, après avoir délégué beaucoup de prérogatives à son premier ministre. Il se déplace en fauteuil roulant et s'organise, actuellement, avec son parti, le FNL et les généraux de l'armée, pour se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

L'appareil s'est crashé peu, après son décollage, près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au Sud d'Alger.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé, lundi, 26 février, en Algérie, une nouvelle tournée en Afrique, qui doit le mener, ensuite, dans trois autres pays (Mauritanie, Sénégal et Mali) où Ankara s'efforce, depuis plusieurs années, d'accroître son influence et des opportunités d'affaires, en tant que pays émergent. A un moment où l'islamisme gagne du terrain dans le Sahel, le responsable mondial des Frères musulmans ne manquera pas d'aborder cette question, notamment, en Mauritanie et au Mali, qui sont deux pays, qui en souffrent, d'où la constitution, avec l'aide de la France, de la Force militaire du G5 Sahel dont l'objectif est de combattre son expansion.

Emmanuel Macron est prêt à remettre à l'Algérie une copie des archives de la période coloniale française (1830-1962), réclamée depuis des années par Alger. Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, en visite, en France, l'a annoncé, jeudi, 7 décembre, à Paris, saluant une "percée" pour le dossier sensible de la "mémoire" franco-algérienne. Une seule phrase à l'endroit du président français, Emmanuel Macron : "Continuez  Monsieur le Président" !

Pages