Alpha Condé.

Alpha Condé, le chef de l'Etat guinéen, lui-même, ancien enseignant d'universités de la région parisienne, suit cette affaire de très près, en contact direct avec les autorités françaises. Il faut dire qu'il y en a marre de ces cas de racisme, qui, parce que banalisés, se déroulent, désormais, au vu et au su de tous, sans honte des qu'en dira-t-on. Si tel n'était pas le cas, le jeune enseignant-chercheur guinéen, Mamadou Barry, n'aurait jamais (jamais) été attaqué par quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Il faut faire très attention aux réflexes d'auto-défense et éviter la loi du Talion, en convoquant la réaffirmation des lois républicaines et du vivre-ensemble sans lesquelles, la France deviendrait une Jungle en miniature car, il ne faut pas se le cacher, la montée vertigineuse de l'extrême-droite montre que le danger est là.

C'est un aparté assez inédit qui a eu lieu, lundi, 18 septembre, en marge de la 72e Assemblée des Nations-Unies, à New York. Pour la première fois, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a réuni quelques chefs d'Etat africains triés sur le volet, afin de leur parler Coopération de manière officielle. En réalité, c'est le conflit avec son puissant voisin et non moins puissance nucléaire, la Corée du Nord, qui a motivé cette rencontre. Objectif : couper tout lien (commercial) entre les pays africains (sous tutelle) et la Corée du Nord.

A cause du refus du président sortant, Yahya Jammeh, de quitter le pouvoir, le président élu, Adama Barrow, a dû, avec le soutien des autorités du Sénégal, « prêter serment », à l'ambassade de Gambie, à Dakar. Ce serment est pour la forme, un autre devant être organisé, à Banjul, devant les chefs d'Etat invités et les autorités gambiennes compétentes (Cour suprême, autorités politiques, militaires, religieuses et civiles), après le départ (d'une façon ou d'une autre) de Yahya Jammeh du pouvoir.