Alternance.

Plusieurs hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdits d'entrée aux Etats-Unis en raison de leur "implication" dans des cas de "corruption visant à entraver le processus électoral", a annoncé, jeudi, 21 juin, le département d'Etat américain. C'est la toute première fois que l'équipe de Kabila au pouvoir, habituée à jouer avec les nerfs des RDCongolais, se rend compte qu'elle n'a pas intérêt à ne pas tenir la date de fin décembre 2018 indiquée pour la tenue de la présidentielle, sinon, elle pourrait aller au devant des mesures de rétorsion non souhaitables.

A la lecture de l'article intitulé, « Côte d'Ivoire : Qui pour succéder à Alassane Ouattara ? » paru dans le numéro 464 d'Afrique Education (encore en vente en Côte d'Ivoire pour quelques jours), le sang du président, Alassane Ouattara, n'aurait fait qu'un tour, avant de se mettre dans une colère dont lui seul a le secret. De nature très courtois et sachant mettre à l'aise son interlocuteur (comme tout bon ancien banquier), il a décidé, contre avis, de couper court, une fois de plus (il l'avait déjà fait sur France 24 et RFI l'année dernière) à nos informations en faisant appel cette fois à un autre confrère avec qui il entretient d'excellentes relations. Sans dire plus. Comme quoi, après la lecture d'Afrique Education (magazine que ne rate pas la première dame), il a décidé de tout remettre à plat. Cela dit, plusieurs questions se posent (et il le sait bien) : en fin de règne (de dix ans), a-t-il encore son destin en main ? Ne serait-il pas sage qu'il se borne à bien préparer sa sortie au lieu de continuer à menacer un monde qu'il contrôle de moins en moins ? Alassane Ouattara veut-il (le cas échéant) fausser les prétentions (légitimes) de ses partenaires du PDCI en faisant capoter leur exigence d'alternance ? A ces questions qu'on se pose en Abidjan, Afrique Education, le magazine préféré du couple présidentiel de Côte d'Ivoire, vous en dira plus, dans les prochains mois. Pour l'heure, nous vous proposons l'article sorti dans le numéro 464 de ce magazine, qui a fait sortir le président de Côte d'Ivoire de ses gonds.

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, en a marre du « médiocre » Joseph Kabila qui a décidé de s'accrocher au pouvoir. Figure de la puissante église catholique très bien écoutée au Vatican, il ressort la carte du défi frontal au pouvoir, en ce début d'année 2018 cruciale pour la République démocratique du Congo (RDC), un an après l'échec (par le fait du pouvoir) de la médiation de l'épiscopat dans la crise liée au maintien du président, Joseph Kabila, à la tête de l'Etat.