Amadou Gon Coulibaly

Que reste-t-il du RHDP, ce fameux rassemblement qui fut constitué à l'instigation du pouvoir français (de droite de l'époque) pour affronter, avec des chances de succès, le président ivoirien de gauche, Laurent Gbagbo ? Le président historique du RHDP, qui en faisait, aussi, son âme, Henri Konan Bédié, en est parti, en colère, à cause d'Alassane Ouattara, qui ne sait pas respecter ses engagements. Il roule tout le monde dans la farine. Déjà, le RHDP sans le PDCI-RDA, c'est comme un véhicule sans direction : il y a bien un moteur et un chauffeur mais sans la direction. Conséquence, une fois lancée, la voiture devient folle sur la route. Après avoir refusé de respecter le contrat qui le liait à Henri Konan Bédié, en le soutenant à l'élection présidentielle de fin 2020, Alassane Ouattara (qui se croit plus intelligent que tous les Ivoiriens) avait annoncé qu'il allait favoriser une compétition entre jeunes afin que le meilleur d'entre eux, représente le RHDP à la présidentielle. Mais alors que les (jeunes) candidats du parti houphouétiste fourbissaient leurs armes, Ouattara leur a imposé son premier ministre et protégé, Amadou Gon Coulibaly. Si on l'accepte dans les rangs du RDR, le parti d'origine de Ouattara, on le refuse, catégoriquement, à l'UDPCI et chez les anciens membres du PDCI-RDA restés au RHDP pour des besoins alimentaires. La démission du plus talentueux d'entre eux, le ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, en est la preuve éclatante.

Coincé, entre autres, par les revendications des anciens rebelles devenus, aujourd'hui, soldats-mutins et démobilisés, le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, cherche, activement, les fonds pour combler le gap financier provoqué par ses différentes promesses. Pour faire face à cette situation comme l'annonçait, la semaine dernière, afriqueeducation.com, le chef de l'Etat compte faire appel au ré-endettement massif que paieront les générations futures. Premier ministre chef du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly va parcourir quatre pays pour négocier le succès du futur eurobond sans lequel la Côte d'Ivoire tomberait, littéralement, en faillite.