ANC.

Quand afriqueeducation.com disait que Jacob Zuma est unique en son genre, c'est parce qu'il ne fait rien comme les autres. Chassé du pouvoir et poursuivi par la justice, il a décidé de sortir de l'ordinaire en se lançant dans la chanson. Chanson de variétés, Rumba congolaise, Blues africain-américain, Gospels ? C'est tout à la fois ! Camarade Jacob Zuma, ancien patron de la très dynamique ANC (Congrès national africain), veut toucher la sensibilité des Sud-Africains desquels il s'était beaucoup éloigné à cause de sa catastrophique gouvernance de la chose publique.

Il n'y avait pas une autre façon de recoller les morceaux au sein de l'ANC que Jacob Zuma laisse en lambeaux à cause de son goût pour la corruption et l'affairisme. Vainqueur du scrutin qui fait de lui le nouveau président de l'ANC, et futur président de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, aura du pain sur la planche. Les huit ans de Zuma passés à la tête de l'ANC en ont fait un parti quelconque, que les autres partis, plus petits, défient, aujourd'hui, sans crainte, avec, parfois, des victoires qui laissent pantois. Maintenant que sa page dans le parti se tourne, Jacob Zuma est quelqu'un à très vite oublier, ce qui ne fait que montrer l'ampleur de la tâche qui attend son successeur.

Coup de tonnerre dans le ciel de Pretoria. Au moins, trois ministres du gouvernement sud-africain ont appelé à la démission du président, Jacob Zuma, qui est englué dans une série de scandales de corruption, lesquels scandales suscitent, de plus en plus, de critiques dans son camp. Il résiste, encore, mais jusques à quand ?

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a exhorté, dimanche, 31 juillet, les électeurs à voter, massivement, pour son parti, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, depuis 1994, lors des élections municipales de mercredi, 3 août, un scrutin qui s'annonce, âprement, disputé et pourrait voir l'ANC perdre plusieurs villes clés.