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La dépouille du chef rebelle angolais, Jonas Malheiro Savimbi, tué au combat en 2002, a été remise vendredi, 31 mai, à sa famille pour être inhumée, samedi, 1er juin, lors des obsèques publiques, organisées à la suite d'un accord avec le gouvernement.

On ne se voile plus la face pour reconnaître que les relations entre l'ancien président angolais, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, et son successeur désigné, le général, Joao Lourenço, deviennent exécrables. La politique d'assainissement de l'économie qui passe par des accusations de mauvaise gestion imputées à l'ancien président, ainsi que, les multiples arrestations et mises en examen parmi ses proches, ont, totalement, envenimé les rapports entre les deux hommes. Bref, ça va très mal entre les deux présidents.

L'Opération Assainissement des finances publiques se poursuit activement en Angola. Le chef de l'Etat, Joao Lourenço, qui l'a initiée ne se soucie guère des qu'en dira-t-on. Après avoir emprisonné le fils de son prédécesseur, Jose Filomeno dos Santos dit Zenu, la semaine dernière, c'est au tour du président de la fondation de l'ancien chef de l'Etat de se retrouver en prison dans une affaire de "fraudes financières".

Les choses se compliquent pour les magistrats qui ont décidé d'incarcérer Jose Filomeno dos Santos pour détournements de fonds publics. Prisonnier pas comme les autres, ce fils de l'ancien président, José Eduardo dos Santos, incarcéré, lundi, 24 septembre, dans une prison de Luanda dans une affaire de détournement de fonds, a entamé une grève de la faim. Pour mettre la pression sur les juges, selon certaines sources.

Coup de tonnerre à Luanda : Jose Filomeno dos Santos va dormir dès cette nuit en prison. Motif de sa détention : Détournement de fonds publics. Le nouveau chef de l'Etat, le général, Joao Lourenço, a surpris par la rapidité des mesures qu'il prend contre les corrompus du système. Même Ingénieur Jose Eduardo dos Santos semble pris de court. Jusqu'à ira cette opération « Nettoyage » ?

Les relations entre l'ancienne métropole et les anciens pays colonisés sont, rarement, un long fleuve tranquille. Celles entre la Guinée équatoriale et l'Espagne, par exemple, le montrent. Pourtant, Madrid ne compte que cette ancienne ex-colonie en Afrique. Il y avait, donc, de quoi développer une coopération exemplaire entre les deux parties. Que non ! On constate, plutôt, un climat de guerre froide entre l'Espagne et la Guinée équatoriale. Il en est de même des relations entre les anciennes colonies françaises et la France qui est, fortement, accusée d'y pratiquer la Françafrique, qui est une politique qui consiste à maintenir les liens de domination et de subordination de Paris en Afrique. L'appartenance à la zone franc dénoncée par les élites et les peuples concernés, en est la principale caractéristique.
L'Angola n'échappe pas à cette situation. Son indépendance a été acquise en 1975 au prix d'une guerre de libération la plus féroce enregistrée sur le continent : le colon portugais refusait, tout simplement, de quitter les lieux. Car il s'y trouvait très très bien. Par la suite, l'Angola a préféré se tourner vers l'ex-Union soviétique et les anciennes démocraties populaires de l'Europe de l'Est, pour assurer son émancipation. Avec le départ du pouvoir de José Eduardo dos Santos et l'arrivée de son ancien ministre de la défense à la tête de l'Etat, le général, Joao Lourenço, les relations entre l'Angola et le Portugal sont en passe de se normaliser. Et pour cause !

L'ex-président angolais, Ingénieur, Jose Eduardo dos Santos, prend, samedi, 8 septembre, sa retraite politique définitive en cédant la direction du parti au pouvoir à son successeur à la tête du pays, Joao Lourenço. Il fait ce qu'il avait dit même si la transition entre les deux hommes d'Etat, ne se passe pas comme prévu. Il y a de la crispation dans le camp du partant dont les deux enfants (José Filemeno et Isabel) ont maille à partir avec la justice angolaise.

L'Angola dont le président, Joao Lourenço, assiste, rarement, aux Sommets organisés dans d'autres pays, a invité, au moins, cinq chefs d'Etat, à Luanda, pour discuter d'un ordre du jour qui avait trait à la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, entre autres. Sur les cinq chefs d'Etat attendus, au moins, seuls le Gabonais, Ali Bongo Ondimba et le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont effectué le déplacement de Luanda. Les principaux concernés, à savoir, le RDCongolais, Joseph Kabila, et le Soudanais du Sud, Salva Kiir, ont brillé par leur absence, tout comme, les deux parrains de la sous-région, l'Ougandais, Yoweri Museveni et le Rwandais, Paul Kagame, qui préside, actuellement, l'Union africaine (UA) dont le président, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, s'est fait représenter par son conseiller, le Mauritanien, Ould Lebatt. Non seulement, l'utilité de ce Sommet était à démontrer, mais, le président, Joseph Kabila, qui a accepté de quitter le pouvoir sans modifier la constitution, comme certains de ses voisins, a eu raison de ne pas venir se faire applaudir par les fossoyeurs de la démocratie africaine.

Les présidents français et angolais, Emmanuel Macron et Joao Lourenço, ont, tous deux, réaffirmé leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d'élections en République démocratique du Congo (RDC) le 23 décembre, sans participation de l'actuel président Joseph Kabila. C'est, exactement, la même chose que demandent l'épiscopat rdcongolais, l'opposition et la société civile de ce pays, mais aussi, l'Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Après avoir refusé de quitter le pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat qui prenait fin en décembre 2016, Joseph Kabila continue de jouer la montre en mettant les RDCongolais sur les nerfs dans un pays qui est considéré comme un baril de poudres dans la mesure où le moindre faux pas peut provoquer l'irréparable. Et si une telle situation survenait, Joseph Kabila se donnerait des raisons de rester au pouvoir et modifier la constitution, comme il le souhaite, secrètement, ainsi que, ses comparses avec lesquels il dirige le pays d'une main de fer.

Le nouveau président, Joao Lourenço, n'a pas mis en cause la politique de son prédécesseur dans le domaine spatial. Celle-ci va se poursuivre malgré la crise économique qui affecte l'Angola. Pour preuve, le ministre des Télécommunications et Technologies de l'information, José Carvalho da Rocha, vient d'annoncer la construction d'un nouveau satellite, Angosat-2, qui sera livré dans un un an et demi.

Le Togo et l'Angola sont deux pays africains frères qui s'estiment et se respectent mutuellement. Pendant le long conflit qui l'a affecté, pendant un quart de siècle, l'Angola en proie à une rébellion sans nom, comptait deux grands leaders politiques : l'ancien président, José Eduardo dos Santos, et le leader de l'Unita, feu Dr Jonas Savimbi. Le premier entretenait de bonnes relations avec l'ex-Union soviétique et les démocraties populaires de l'Europe de l'Est, tandis que Jonas Savimbi, lui, centrait ses amitiés dans le camp occidental. C'est ainsi que ce dernier s'entendait bien avec les dirigeants africains du camp modéré auquel appartenait l'ancien président du Togo, le Sage, Gnassingbé Eyadèma. Mais, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts : le Togo et l'Angola ont, aujourd'hui, à leur tête, deux nouveaux dirigeants (éclairés) qui ont décidé, de commun accord, de solder ce passé idéologique, et de bâtir un nouvel avenir. C'est la raison de la visite de travail du ministre angolais des Relations extérieures, Manuel Domingos Augusto, au Togo, les 18 et 19 avril, où il était porteur d'un message de son président, Joao Lourenço, à son homologue, Faure Gnassingbé.

C'est quand même incroyable ce qu'on apprend du nouveau pouvoir du président José Lourenço. On commence à comprendre pourquoi, contre tout compromis, il a décidé d'éradiquer, totalement, quel qu'en soit le coût, le niveau de corruption qu'il hérite du régime de son illustre prédécesseur, Jose Eduardo dos Santos. On se rend, clairement, compte que certains dignitaires ne détournaient pas les fonds publics, uniquement, pour assurer leurs vieux jours, mais, pour plier l'économie nationale. A la tête d'un fonds souverain de 5 milliards de dollars, Jose Filomeno dos Santos, le fils de l'ancien président de la République, par exemple, a voulu capter, pour son propre compte, jusqu'à 1,5 milliard de ce fonds, lui, le jeune d'à peine 40 ans. Qui a tout son avenir devant lui et qui a agi comme s'il était en compétition de richesse avec ses amis. Voilà la réalité, aujourd'hui, en Angola, un pays riche en pétrole et en diamant. Si vous étiez à la place du président, Joao Lourenço, que feriez-vous, qu'auriez-vous fait ?

Ce qui devait arriver arriva ! Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2017, le nouveau président angolais, Joao Lourenço, mène une lutte acharnée contre la corruption qui s'était érigée en système pendant les 38 ans de pouvoir de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos. Beaucoup de têtes sont, déjà, tombées, et non des moindres : les enfants dos Santos n'ont pas été épargnés par cette opération qui a poussé l'ancien président, il y a quelques mois, à sortir de sa réserve en demandant à Joao Lourenço de mettre la pédale douce. Il n'a pas été entendu. Après avoir limogé Isabel dos Santos de la présidence de la Sonangol, le nouveau président vient d'autoriser l'inculpation d'un autre fils du président, Jose Filomeno dos Santos, pour détournement de fonds. Général (de l'armée angolaise) de son état, Joao Lourenço ne blague pas quand il parle de nettoyer les écuries d'Augias.

L'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos, a assuré, vendredi, 16 mars, qu'il quitterait, dans un an, au plus, la direction du parti au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1975, sur fond de tensions avec le nouveau chef de l'Etat Joao Lourenço. Entre Joao Lourenço et son prédécesseur, José Eduardo dos Santos, rien ne va plus pour ne pas dire que c'est bientôt la guerre.

Le président, Joao Lourenço, poursuit sa lutte contre la corruption. Après la purge dans les milieux politiques et économiques, il s'intéresse, maintenant, au milieu diplomatique où il a limogé, mardi, 6 mars, les ambassadeurs du Vatican et de la Grande Bretagne. Son engagement séduit hors d'Afrique où on se bouscule pour aller le rencontrer à Luanda. La semaine dernière, c'est le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui l'a rencontré, avant de lui transmettre l'invitation d'Emmanuel Macron à se rendre en visite officielle en France, avant la fin de l'année. Ce lundi, 5 mars, c'est le chef de la diplomatie russe, Serguey Lavrov, qui s'était rendu, à Luanda, pour quelques heures, afin de rencontrer le chef de l'Etat. Joao Lourenço a, donc, le vent en poupe et en profite, largement, pour renouveler la classe politique, économique et diplomatique qu'il veut, désormais, à son image.

Le général-président, Joao Lourenço, se veut intraitable. Il ne fait de cadeau à personne depuis qu'il est aux affaires. Encore moins aux enfants de son illustre prédécesseur qui lui a cédé le pouvoir, José Eduardo dos Santos. Personne n'étant épargné dans son opération Mains Propres d'un genre nouveau qu'il a entreprise pour lutter contre la corruption, la justice a ouvert, vendredi, 2 mars, une enquête sur de possibles détournements de fonds à la compagnie pétrolière nationale, Sonangol, lorsqu'elle était dirigée par Isabel dos Santos, la fille de l'ex-président de la République. D'autre part, Joao Lourenço a donné « six mois » (pas plus) aux membres de la nomenklatura qui auraient caché les fonds à l'étranger de vite les rapatrier. Comme quoi, ça chauffe, vraiment, en Angola.

L'Angola veut, désormais, jouer dans la cour des grands. Pour fluidifier ses communications et les rendre accessibles au moindre coût, Luanda a décidé de faire comme les grands pays industrialisés. Pour y parvenir, ce pays a fait appel à l'amie de toujours : la Russie. C'est ainsi que la Russie a lancé, mardi, 26 décembre, de sa station de Baïkonour, une fusée porteuse du premier satellite angolais de télécoms, Angosat-1, en utilisant une fusée ukrainienne, dont l'utilisation est assez rare en raison des mauvaises relations (politiques) entre la Russie et l'Ukraine. Visiblement, dans le domaine du commerce et des affaires, les relations entre la Russie et l'Ukraine sont, plutôt, bonnes.

Le nouveau président de la République, Joao Lourenço, fait face à sa première grande épreuve du pouvoir. Il ne s'agit pas d'une tentative de coup d'état mais, d'une action de sabotage de sa politique contre la corruption, savamment, planifiée, car elle se manifeste pendant les fêtes de fin d'année. En effet, installé, en août, à la place de José Eduardo dos Santos, à la tête de l'Etat, il a limogé, deux mois plus tard, sa fille, Isabel dos Santos, de la présidence de la compagnie nationale de pétrole, Sonangol, au grand étonnement des Angolais. Cette action diversement appréciée dans l'opinion fut saluée par les milieux financiers et d'affaires, qui virent là, les prémices d'une action digne de ce nom contre la corruption dans ce pays. Mais, alors que les Angolais étaient dans l'euphorie des fêtes de fin d'année, ils ont été surpris par la pénurie d'essence qui, du coup, leur complique la vie et montre que la lutte contre la corruption du nouveau président est loin d'être acceptée par tout le monde.

Le grand ménage engagé par le nouveau président angolais, Joao Lourenço, contre les intérêts de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos, suscite des tensions au sommet en Angola, où les deux hommes se sont livrés à une passe d'armes publique inédite. Visiblement, les deux hommes ne sont plus sur une même longueur d'onde. Parler de rupture ou de cassure (c'est selon) n'est pas un abus de langage pour caractériser les relations entre les deux hommes. Faut-il craindre le blocage de la machine administrative du pays, dos Santos ayant gardé les rênes du parti au pouvoir, le MPLA ? S'il est, encore, prématuré de répondre à cette question, beaucoup d'Angolais commencent à retenir leur souffle.

Dans une note de presse, la Maison civile du président de la République informe qu’un décret signé mercredi, 15 novembre, par le chef d’Etat, Joao Lourenço, fait état de la nomination de Carlos Saturnino Guerra Sousa e Oliveira comme président du conseil d'administration de la Sonangol, société d'Etat, en lieu et place d'Isabel dos Santos, fille de l'ancien président de la République, qui y avait été nommée en juin 2016. L'indépendance n'a pas de prix. La liberté ne s'octroie pas non plus. Elle s'arrache. Arrivé aux affaires il y a une cinquantaine de jours, le général, Joao Lourenço déclare-t-il la guerre à son mentor José Eduardo dos Santos ?

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