Armée

Une équipe des reportages très sereine dirigée par la directrice des Rédactions TV de la CRTV, Madeleine Soppi Kotto, sous la « supervision générale » du patron de la télévision publique, Charles Ndongo, qui a préféré être aux côtés de ses équipes techniques et rédactionnelles au lieu de prendre place à la tribune avec les officiels, a pu retransmettre, sans fausse note, l'ensemble du défilé, celui-ci étant d'ailleurs repris par les chaînes privées camerounaises de télévision. Le défilé du 20 mai aussi bien militaire que civil aura été un bon moment tel que les Camerounais souhaiteraient en avoir, souvent, pour magnifier leur vivre ensemble. Commencé à 11 h 00 (9 h GMT), il a pris fin à 13 h 30 (11 h 30 GMT).

On est, ici, au sommet de l'incurie et de l'incompétence. L'armée du Nigeria (ou ce qui en tient lieu) était connue pour son absence de professionnalisme, son inefficacité sur le terrain, son haut niveau de la corruption qui la mine de l'intérieur, ses échecs répétés depuis une décennie dans la lutte contre la secte Boko Haram, échecs qui affectent l'efficacité des très performantes armées du Tchad et du Cameroun alignées, elles aussi, dans le combat contre Boko Haram, l'armée du Nigeria (ou ce qui en tient lieu), c'est aussi l'achat des grades (comme on achète les oranges au marché central de Lagos), cette armée ingérable qui a fini par mettre le général-président, Muhammadu Buhari, au pas, lui qui voulait la discipliner en arrivant au pouvoir en 2015, cette armée qui, finalement, risque de lui faire perdre l'élection présidentielle de février 2019, c'est cette armée qui, toute honte bue, demande la fermeture des bureaux d'Amnesty International. C'est comme si pour baisser la fièvre, elle choisissait de casser le thermomètre.

Un millier de militaires ivoiriens ont profité du plan de départ volontaire de l'armée en pleine restructuration pour diminuer ses effectifs pléthoriques. La question est de savoir si ces départs volontaires ne vont pas donner lieu à une augmentation de braquages ?

Equiper et moderniser, réduire les effectifs inadaptés hérités de la crise politico-militaire : la Côte d'Ivoire veut des forces armées capables de défendre son territoire contre des groupes rebelles ou extrémistes comme d'assurer le maintien de l'ordre.

Le président, Muhammadu Buhari, continue de faire le ménage au sein de l'administration nigériane. Dans l'armée, la corruption règne, d'où des défaites successives que Boko Haram a fait subir au pays tout entier, et la honte qui allait avec.