AVC

La justice gabonaise va examiner, le 26 août 2019, en appel, la demande déposée par une dizaine d'opposants d'une expertise médicale du président, Ali Bongo Ondimba, pour estimer s'il est apte ou non à exercer ses fonctions de président de la République chef de l'Etat. Après avoir été victime, il y a 10 mois d'un AVC, en Arabie Saoudite, il a repris ses activités à la tête de l'Etat, mais, pas au rythme qui était le sien avant la survenue de la maladie, d'où la raison de la polémique qui a, progressivement, été amplifiée au fur et à mesure que des chefs d'Etat étrangers, venaient lui rendre visite, mais, sortaient, seuls, sans lui, pour rencontrer la presse, une fois le tête à tête terminé. Pour les partisans du chef de l'Etat, l'opposition qui n'a pu accéder au pouvoir par la voie des urnes, tente d'utiliser la voie judiciaire, à défaut de celle des armes : un coup d'état manqué avait failli changer le cours de l'histoire du Gabon le 7 janvier 2019 alors que le président suivait sa convalescence au Maroc.

Ike Ngouoni, le porte-parole de la présidence de la République gabonaise s'est, déjà, exprimé le 28 octobre sur l'absence du président, Ali Bongo Ondimba. Il a ajouté que seul le Palais du Bord de Mer était habilité à rendre publiques des informations sur la santé de la première institution du pays. Les médecins, à Riyad où est interné le président, ont diagnostiqué une « fatigue sévère » et prescrit un repos prolongé. Les propos du collaborateur du chef de l'Etat sont, suffisamment, limpides pour que l'on n'en rajoute pas sauf si on est un ennemi du Gabon, qui s'ignore.

La santé du président, Abdelaziz Bouteflika, n'est pas un sujet de polémique en Algérie. On sait qu'il est, physiquement, diminué, mais continue de remplir sa fonction, après avoir délégué beaucoup de prérogatives à son premier ministre. Il se déplace en fauteuil roulant et s'organise, actuellement, avec son parti, le FNL et les généraux de l'armée, pour se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.