Ayuk Tabe

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

L'opposant camerounais, Maurice Kamto, arrêté, lundi, 28 janvier, soir, après des manifestations (sauvages) non autorisées de son parti, va faire l'objet d'une enquête, notamment, pour "rébellion" et "incitation à l'insurrection". C'est le moins qu'on puisse dire car Kamto avait prémédité son coup. De retour d'un voyage hors du Cameroun, il avait annoncé, il y a quelques jours, qu'il allait entreprendre de fortes actions de contestation, dès le 26 janvier, pour protester contre le hold up électoral dont il dit avoir été victime lors de la présidentielle d'octobre. De la parole aux actes, il a lancé des mots d'ordre qui ont abouti au saccage des représentations diplomatiques du Cameroun à Paris et à Berlin. On se demande si c'est de cette façon qu'il compte ravir le pouvoir à Paul Biya, qui, lui trône, tranquillement, à Etoudi (Yaoundé). Les deux ambassades vont rester fermées pendant plusieurs semaines outre le fait que la perte d'importants dossiers est à déplorer.