Azali Assoumani

Après cinq jours de siège de la Médina, les insurgés anjouanais ont fini par abandonner leurs positions. Le chef de l'Etat, Azali Assoumani, leur avait donné 24 heures, puis, 12 heures de plus qui s'achevaient ce samedi, 20 octobre, matin, pour rendre leurs armes sans être inquiétés par la suite. Mais aucune arme n'a été rendue. La quarantaine d'insurgés aurait, plutôt, emprunté des kwassas-kwassas pour se rendre dans l'île française de Mayotte. Ont-ils des visas où en sont-ils originaires ? Les autorités comoriennes ont des raisons de se demander de quel côté se trouve la France dans ce conflit ?

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

Le président, Imam Azali Assoumani, a de l'ambition pour les Comores qu'il veut transformer en un pays émergent à l'horizon 2030. Très belles îles, les Comores sont une destination de rêve, une terre d'opportunités qui ne demandent qu'à être exploitées. C'est exactement la vision profonde de son président en place depuis mai 2016. Il a été élu pour, seulement, cinq ans, avant de céder sa place à un successeur issu d'une autre île, qui viendrait aussi pour faire cinq ans, avant de laisser la place à quelqu'un autre dans le cadre de la présidence tournante. Si ce système (unique en son genre dans le monde) a permis de consolider la démocratie en installant l'alternance politique dans les mentalités (pas à coup de kalachnikov mais au moyen d'un bulletin de vote), il est devenu un gros handicap pour des investisseurs qui réfléchissent par rapport à la durée, surtout, quand il s'agit d'investissements lourds à consentir. La modification de la constitution pour passer à un mode d'élection classique, comme partout ailleurs, puise sa raison d'être d'abord et avant tout dans le domaine des investissements. En effet, tout opérateur économique veut voir loin (parfois très loin) avant d'avancer ses billes. Ce n'est pas le cas aux Comores, qui accusent un certain retard dans le domaine économique. Quand il dit : « Je veux moderniser les Comores », Imam Azali Assoumani entend mettre les bouchées doubles et rattraper le temps perdu. Grâce à deux mandats légaux normaux. D'où le référendum du 30 juillet qui permettra l'événement d'une nouvelle constitution modernisée et débarrassée de sa présidence tournante au profit d'une présidence classique comme dans toute démocratie qui se respecte. Ce sujet et plusieurs autres sont au cœur de l'entretien à suivre.

L'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a été inculpé et placé en détention dans le cadre d'une enquête sur des détournements de fonds opérés lors d'une vaste fraude aux passeports, a-t-on appris mardi auprès de son avocate. Dans une interview à Afrique Education (numéro 466-467 de juillet-août 2018), actuellement, chez les marchands de journaux, le président, Azali Assoumani, était revenu en long et en large sur le problème Sambi. Cette interview sera visible sur le site quotidien d'Afrique Education (www.afriqueeducation.com), samedi, 25 août 2018.

Le secteur privé comorien, dans sa diversité, à savoir, les organisations patronales et l'Union des chambres de commerce, est venu à Beit-Salam (présidence de la République des Comores) afficher son soutien à la politique du développement économique amorcée par le président de la République avec des preuves visibles, notamment, un bon extraordinaire de plus de 2 points de taux de croissance.

Le président, Azali Assoumani, remet les choses en bon ordre, après le référendum du 30 juillet qui lui a donné carte blanche pour passer à un autre régime politique. En président rassembleur, il s'emploie à calmer le débat et remobiliser les Comoriens pour un idéal commun. C'est dans cet esprit qu'il a réuni, ce vendredi, 3 août, à Beit-Salam, les partis politiques de la mouvance présidentielle.

Pendant les deux semaines de campagne, le président, Azali Assoumani, a fait, pratiquement, le tour du pays : Fomboni, Dzahani, Foumbouni (dans le Mbadjini), Ntsoudjini, Bambao Mtsanga Anjouan, Moheli, Wanani, etc., sont quelques grandes villes qui ont accueilli en meeting du OUI, le président de la République, en personne. Bref, les trois îles ont été, systématiquement, visitées pour sensibiliser les populations à voter OUI au référendum. Pour le scrutin proprement dit, les résultats ne vont pas attendre. Le président les annonce dès la soirée même du 30 juillet. Un bel engagement en faveur de la transparence.

Le dernier meeting de la campagne pour le OUI au référendum a été organisé à Foumboni. Bien entouré, le président, Azali Assoumani, s'est dit très confiant après avoir invité ses partisans à aller, tous, voter.

Les meetings se suivent et se ressemblent. Cette fois, à Bambao Mtsanga Anjouan, le mot de bienvenue revenait au maire de cette localité. Sans hésitation, le premier magistrat de la localité a déclaré que pour la première fois aux Comores, le texte fondamental (constitution) consacre les droits de la femme et des enfants comme inaliénables. Voilà pourquoi il appelle tout le monde, et la femme plus particulièrement, à voter, massivement, le OUI, le 30 juillet, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil. C'est un rendez-vous à ne pas manquer. D'autres dignitaires ont, aussi, pris la parole dont le chef de l'Etat, initiateur du référendum, lui-même.

Le président, Azali Assoumani, a profité de l'investiture du Bureau régional de la Chambre d'agriculture, à Moheli, pour appeler à continuer dans la culture de l'autosuffisance alimentaire. Le développement de la culture de la vanille fait partie des priorités du gouvernement au regard de sa valeur nutritive pour les populations et des devises qu'elle peut procurer par sa vente à l'exportation. Dans la sous-région de l'Océan Indien, Madagascar s'illustre à l'international par sa culture de la vanille, l'une des plus prisées du monde. Le président, Azali Assoumani, ne demande, donc, pas à ses frères et sœurs agriculteurs d'inventer le fil à couper le beurre, mais, à suivre, juste, le bon exemple qui est donné par le voisin malgache. Pour ce qui concerne la lutte contre le braconnage et les vols dans les champs, il en fait son affaire.

C'est aux côtés des vice-présidents, Sarouma et Moustadroine, et du gouverneur de l'île que le président, Azali Assoumani, a tenu un meeting du OUI au référendum à Wanani, dans la région de Djandro Moheli. Des vérités ont été dites pour édifier les militants encore indécis ou qui faisaient l'objet de manipulation.

C'est ce vendredi, 6 juillet, que les Comores fêteront le 43e anniversaire de leur indépendance. Un grand moment qui mobilise tout le pays dans toutes ses composantes, depuis plusieurs jours. Cette année, l'accent a été mis sur l'artisanat comme pourvoyeur des richesses, ce qui explique qu'en clôturant le 2e Salon national de l'artisanat dont les activités se sont étalées dans l'ensemble des trois îles du 3 au 5 juillet, le président, Azali Assoumani, ait, fortement, recommandé d'ouvrir à l'international, le 3e Salon qui se tiendra, à la même période, en 2019. Car pour le chef de l'Etat, l'émergence que les Comores, sous sa direction, escomptent pour 2030, ne peut se passer de la culture sous toutes ses formes.

En un an (puisqu'il est en place depuis fin mai 2016), le président des Comores, Azali Assoumani, présente un bilan plus que positif : « Désormais, aux Comores, les villages, les foyers, les ateliers et les entreprises sont fournis en électricité, 24 heures sur 24 ». Autrement dit, plus de délestage. Qui dit mieux dans le reste de l'Afrique ? C'est quand même une performance rarissime. Ce n'est pas tout : « Je gère les deniers publics en bon père de famille. Il suffit de voir le parcours fait en un an en matière d’investissements publics et de régularité dans le paiement des salaires des agents de l’Etat, sur des fonds propres, contrairement, à mes prédécesseurs, pour s’en convaincre ». Le président revient sur beaucoup d'autres aspects positifs de son quinquennat dans cette interview que nous vous laissons découvrir. Malheureusement, le président rencontre, aussi, des difficultés. Des dossiers qui n'avancent pas comme il l'aurait souhaité. C'est le cas de Mayotte : « Les Comoriens meurent dans l’indifférence et le silence de la communauté internationale. Mais, ici, c’est moins spectaculaire que sur la Méditerranée », affirme le président, pour dénoncer le Visa Balludur qui a instauré un mur entre Comoriens. C'est une épine dans la chaussure de la France, ce fameux Visa Balladur, qui a transformé l'Océan Indien en un cimetière sans nom, à cause des embarcations de fortune parties des Comores, qui n'arrivent jamais à destination. Le droit international donne pourtant raison au président comorien : Mayotte devrait appartenir à l'Union des Comores. Pourquoi la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, ne respecte-t-elle pas le droit international qu'elle est chargée de faire appliquer ? C'est, malheureusement, une question à laquelle ne peut répondre le président des Comores.
Le président a, aussi, répondu à la question ayant trait à la présidence tournante, ainsi qu'à plusieurs autres interrogations de ses compatriotes. Une interview parue dans le numéro 454-455 de juillet-août d'Afrique Education, actuellement, chez les marchands de journaux.

Seul et unique chef d'Etat africain, à avoir présidé aux destinées de son pays (pendant sept ans), qui a quitté le pouvoir, en mai 2006, et y est revenu, en mai 2016, après avoir gagné, très démocratiquement, le scrutin, qui fut, d'ailleurs, âprement, disputé, Azali Assoumani fait la Une du numéro double 454-455 d'Afrique Education de juillet-août 2017. Sur quatre pages, il décrit l'oeuvre entreprise depuis un an dans la simplicité langagière qui l'a, toujours, caractérisé. Le magazine projette, aussi, ses phares sur la très multicolore Assemblée nationale française voulue par le jeune président, Emmanuel Macron, au sein de laquelle l'Afrique est, plutôt, très bien représentée. Congo-Brazzaville, Pays de la CEDEAO en crise, Zone Franc et ses interrogations sur son éventuelle dévaluation ou sa survie comme monnaie (africaine), etc., le lecteur a de quoi lire.

Grand ami de la France, le président, Azali Assoumani, est avant tout, le président, démocratiquement, élu des Comores. En place depuis mai 2016, il déroule, actuellement, son programme pour lequel il avait obtenu les suffrages des Comoriens. Dans son programme de cinq ans, les relations avec la France occupent une place de choix. Mais, il revient au chef d'Etat comorien de situer les priorités de celles-ci. Rien ne doit (ne peut) lui être imposé. C'est ce qui ressort de la dernière rencontre entre lui et une délégation française venue lui rendre visite dans le cadre de ce partenariat qui se veut gagnant-gagnant côté Comores.

Les Comores n'ont pas participé au Sommet de la sécurité et de la sûreté maritimes et du développement de l'Afrique, du 10 au 15 octobre, à Lomé. Mais, comme on dit, « loin des yeux, près du coeur ». Même absent, le cœur des Comores battait au même rythme que celui des autres participants, sur place. Le déroulement des travaux, à Lomé, était suivi, presque de façon instantanée, via internet, la presse et les réseaux sociaux. Nouveau président, démocratiquement, élu des Comores, Azali Assoumani, a tenu à marquer la présence de son pays, à ce grand événement, en soulignant sa spécificité qu'il compte introduire dans la Charte, qu'il va, incessamment, signer.

François Hollande a, longuement, rencontré son homologue comorien, ce matin, au deuxième jour de sa visite officielle en France où il se trouve à l'invitation du président français. Venu à la tête d'une imposante délégation, le président, Azali Assoumani, va en profiter pour passer en revue tous les secteurs de la coopération entre les Comores et la France.

Le retour de l'Ile de Mayotte dans le giron comorien fait partie des priorités du président des Comores, le colonel, Azali Assoumani. Créé à cet effet, le Comité Maoré s'inscrit, pleinement, dans cette dynamique. Il ne s'agit, nullement, d'aller en guerre contre l'ancienne puissance colonisatrice. Ce serait contreproductif. Les Comoriens veulent, simplement, que l' injustice frustrante dont ils sont l'objet, soit corrigée. En dehors même du fait qu'il s'agit, là, d'un principe simple du droit international, admis par toutes les conventions internationales : le droit du peuple des Comores à disposer de lui-même, à travers un de ses démembrements (Mayotte).

Pour sa première participation à l'Assemblée Générale des Nations-Unies, depuis son retour au pouvoir, en mai 2016, le président des Comores, Azali Assoumani, voudra inscrire, à l'ordre du jour des travaux, la question de l'Ile comorienne de Mayotte, qui appartient, actuellement, à la France, bien que faisant partie du giron comorien.

Le gouvernement du président, Azali Assoumani, a, d'ores et déjà, retrouvé ses marques. En très peu de temps, il a atteint la vitesse de croisière, à la grande satisfaction des Comoriens et des Comoriennes qui l'ont, démocratiquement, élu, en avril dernier.