Azali Assoumani.

Conformément à la constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée par référendum du 30 juillet 2018, notamment, en ses articles 54, 2e tiret et 117, au regard de l'ordonnance du 25 octobre 2018 du juge d'instruction de la Cour de sûreté de l'Etat, de mise en détention provisoire de Dr Abdou Salami Abdou, sans oublier, l'autre ordonnance prise le même jour et plaçant sous contrôle judiciaire, avec notamment, interdiction de se rendre au gouvernorat, de Mahamoud Soilihi Boina, et après avoir consulté la Cour suprême, le président, Azali Assoumani, a procédé à la nomination d'un administrateur provisoire de l'Ile d'Anjouan.

Cette ville symbole s'appelle Domoni, qui se trouve être la ville originaire du père de l'indépendance Ahmed Abdallah Abderemane. Ce n'est pas par un heureux hasard que le président de la République s'y est rendu. Contrairement à tous ses prédécesseurs, Azali Assoumani, lui, y a fait des réalisations de taille. Sa présence en ce lieu se justifiait, donc, à plus d'un titre.

Il faut éviter tout débordement à quelques jours de la tenue du très important référendum du 30 juillet prochain. Les esprits s'échauffent poussant certains protagonistes à faire usage de moyens violents et non conventionnels alors qu'il s'agit d'un exercice purement démocratique. C'est pourquoi le président du Conseil de la Commission de l'Océan indien (COI) a condamné, mercredi, 25 juillet, « avec la plus grande fermeté l'agression dont a été victime le vice-président, Abdou Moustoïdrane, à Anjouan ». Rien, en effet, ne peut justifier de tels agissements qui discréditent seulement leurs auteurs et visent à créer les conditions d'une tension contraire aux intérêts du pays et de toute l'Indianocéanie, a rappelé la COI. C'est la raison pour laquelle la notabilité (comorienne) souhaite, rapidement, le retour de la sagesse qui a, toujours, prévalu chez les Comoriens, généralement, unis autour des valeurs essentielles comme la paix, la solidarité et le vivre-ensemble.

Ce mercredi, 25 juillet, le président, Azali Assoumani, a tenu un grand meeting à Foumbouni, dans le Mbadjini, pour demander à ses partisans de voter OUI au référendum, du 30 juillet.

A chaque grande ville, son tour pour le OUI. Ce mardi, 24 juillet, les partisans du Oui au référendum se sont retrouvés aux côtés du président, Azali Assoumani, à Ntsoudjini, avec le même enthousiasme, la même ferveur.

A côté d'un grand homme chemine toujours une grande femme. Même quand elle reste dans l'ombre, l'éclat des actions de son mari fait penser à son existence. Tel est le cas de la première dame des Comores, Ambari Azali, compagnonne de (très) longue route du président Azali Assoumani. Pour le référendum du 30 juillet dont l'enjeu est considérable comme afriqueeducation.com essaie de le montrer depuis quelques jours (lire aussi l'interview du président Azali Assoumani dans le numéro 466-467 d'Afrique Education), elle a refusé de laisser son illustre époux aller seul au charbon. En digne épouse qui partage les bons et les moments difficiles de son Homme d'Etat, elle a chaussé les bottes pour descendre dans l'arène. C'était à Anjouan, ce dimanche, 22 juillet, aux côtés de plusieurs de ses sœurs qui partagent le même idéal démocratique dont la distinguée Fatima Saïd Ali.

Le deuxième tour de la présidentielle a eu lieu, dimanche, 10 avril, aux Comores. Depuis vendredi, 15 avril, le résultat est connu : Azali Assoumani est le nouveau président du pays. Ban Ki-moon salue le processus.