Benyamin Netanyahou

Face au parti pris systématique de Donald Trump et à une amitié affichée et sans complexe avec Israël, le président palestinien, Mahmoud Abbas, n'avait guère de choix. Toutefois, personne aux Etats-Unis ne le pensait capable d'avoir une position aussi tranchée, aussi, radicale. Mais, pour Abbas, la Palestine n'a plus rien à perdre et si cette rupture des relations diplomatiques, peut desservir Trump, pendant sa difficile campagne présidentielle, ce sera, toujours, cela de gagné côté Palestine. L'ambition, semble-t-il, c'est de le déranger autant que possible pour qu'il ne se succède pas à lui-même, sinon, ce serait néfaste pour les intérêts de la Palestine. Cette rupture va, à coup sûr, être exploitée par le camp démocratique pour qui Trump est un président indigne pour la grande Amérique.

Depuis le déplacement, en août, de quatre jours, en Israël, du président, Faure Gnassingbé, le rapprochement entre Lomé et Jérusalem, va devenir effectif. Conscientes du retard accumulé, en Afrique, les autorités israéliennes entendent mettre les bouchées doubles pour faire, aussi bien, que les partenaires traditionnels de l'Afrique. Conséquence : Lomé devrait accueillir, en 2017, le premier Sommet Afrique-Israël sur le continent.

Dans le cadre des relations de coopération qui unissent Israël et le Togo et à l'invitation de Benyamin NETANYAHOU, premier ministre israélien, Faure Essozimna GNASSINGBE, président de la République togolaise a effectué une visite d'amitié et de travail, en Israël, du 7 au 11 août 2016. A l'issue de cette visite, il a été convenu de l'organisation d'un Sommet Israël-Afrique, au Togo, prochainement.