Blaise Compaoré.

Qu’il s’agisse d’Ivoiriens vivant et travaillant au pays ou bien de ceux qui ont passé des vacances dans la capitale économique, tous sont d’accord pour soutenir que notre peuple est suffisamment mobilisé pour en découdre avec les gens qui, depuis qu’ils ont été installés au pouvoir par la prétendue patrie de la liberté et des droits de l’homme, ne font que violer la Constitution et porter atteinte aux libertés fondamentales chèrement conquises par Laurent Gbagbo et d’autres démocrates ivoiriens en 1990. Ils ajoutent néanmoins que ce qui manque, pour stopper ce régime dictatorial et criminel, ce sont des leaders de la trempe de Laurent Gbagbo, c’est-à-dire, des hommes, femmes et jeunes capables de mouiller le maillot ou d’aller au charbon. C’est tout le débat sur les rapports entre peuple et leader qui est posé ici. Dans les lignes qui suivent, je voudrais apporter ma modeste contribution à ce débat qui est aussi vieux que le monde mais que notre pays ne peut se permettre d’éluder aujourd’hui.

Assassiné en décembre 1998 par le pouvoir de Blaise Compaoré, aujourd'hui, exilé en Côte d'Ivoire, pays dont il a, d'ailleurs, pris la nationalité, le journaliste, Norbert Zongo, fondateur de l'hebdomadaire, L'Indépendant, s'est rappelé au bon souvenir des nouvelles autorités, qui viennent de baptiser l'Université de Koudougou, « Université Norbert Zongo », un acte politique fort qu'apprécieront les nombreux amis et partisans de cet illustre disparu.

Alassane Ouattara a-t-il fait voter la nouvelle constitution pour la postérité ou compte-t-il s'en servir à des fins, rigoureusement, personnelles en se représentant, pour un troisième mandat, en 2020 ? L'intéressé répète à qui veut l'entendre qu'il effectue son deuxième et dernier mandat à la tête de la Côte d'Ivoire. Pour l'opposition, par contre, le président de Côte d'Ivoire aime, tellement, le pouvoir qu'il s'y verrait, même, jusqu'à sa mort.