Boko Haram

Cent trente combattants nigériens du groupe islamiste Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, depuis décembre, dans la région de Diffa (Sud-Est du Niger), a annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, a annoncé avoir tué l'un de ses membres éminents, accusé de comploter contre lui, dans un climat de divisions et de luttes fratricides au sein du groupe djihadiste nigérian.

Une conférence de donateurs aux victimes du groupe djihadiste, Boko Haram, au Nigeria, et dans les pays voisins du Lac Tchad, a abouti, vendredi, 24 février, à Oslo, à 672 millions de dollars d'engagements de 14 pays, en l'absence notable des Etats-Unis.

Au moins, 50 personnes, dont six humanitaires de la Croix-Rouge locale, ont été tuées lorsqu'un avion de l'armée de l'air nigériane a bombardé, par erreur, un camp de déplacés dans le Nord-Est du Nigeria.

Après le Nigeria et le Niger, au tour du Cameroun de publier les pertes que son armée vient d'infliger à Boko Haram ces dernières semaines, ce qui confirme l'affaiblissement certain de cette secte terroriste, obligée, maintenant, d'exister en commettant des attentats suicide.

La saignée des combattants d'Abubakar Shekau continue. Très gonflé pour reconnaître que son mouvement est en totale perte de vitesse, il continue de bomber le torse. Après avoir été chassé de sa base de Sambisa par l'armée du Nigeria, il y a deux semaines, Boko Haram a vu ses combattants s'éparpiller dans la nature. Parfois pieds nus. On les trouve errant ici et là leur unité de commandement ayant éclaté. Face à cette débandade, beaucoup d'entre eux eux préfèrent se rendre. C'est le moindre mal. C'est le cas de la vingtaine de combattants qui ont signé leur reddition, il y a quelques jours, auprès des autorités du Niger.

La fin de Boko Haram en tant que groupement terroriste est proche, même s'il restera des résidus de djihadistes qui réussiront à fondre dans les populations, parfois, avec quelques capacités de nuisance. L'objectif actuel est de mettre la main sur son chef présumé, Abubakar Shekau, mort ou vif. En attendant, on commence à solder certains comptes dans les pays concernés. Au Niger, par exemple, un millier de combattants de cette nébuleuse vont bientôt passer devant les tribunaux.

La guerre d'Abubakar Shekau n'est plus que virtuelle, sinon, médiatique. Alors qu'il y a deux ans, il faisait la guerre conventionnelle avec chars et véhicules blindés pour enfoncer les lignes adverses, aujourd'hui, il préfère se cacher, quelque part, dans la forêt touffue de Sambisa, pour livrer un message qui n'interpelle plus personne, tout le monde sentant la fin proche de sa secte terroriste. Même s'il dit le contraire, ce qui est de bonne guerre.

Les sources indiquant que Boko Haram vit ses derniers jours, se multiplient et se confirment. La preuve la plus tangible en est la réouverture des frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, il y a quelques semaines. Frontières qui étaient fermées depuis 2014 à cause des incursions sanglantes de Boko Haram. Le Niger, jusque-là, épargné par cette débandade des combattants de la secte, est, à son tour, touché.

Visiblement satisfait, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a déclaré ce samedi, 24 décembre, que l'armée avait "écrasé" Boko Haram dans la forêt de Sambisa, l'un des derniers bastions du groupe islamiste dans le Nord-Est du pays. C'est la débandade du côté de la secte où Abubakar Shekau est en fuite, activement, recherché par l'armée nigériane.

Divisions à gauche, querelles intestines à droite, puissance de feu des adversaires de plus en plus redoutable en face, Boko Haram rencontre de sérieux problèmes d'existence en tant qu'organisation terroriste. Il ne se passe pas de jour sans qu'il ne connaisse des désertions dans ses rangs. Le gouvernement camerounais, par exemple, « exploite » des informations très utiles livrées par ses anciens membres, sur le comportement, les méthodes de travail, les lieux de cache et autres, de la secte terroriste. L'objectif, c'est de mieux la connaître afin d'en finir le plus vite possible.

Doit-on s'en réjouir ? Voilà que le pouvoir du président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a accepté, pour la première fois, le principe de la négociation des prisonniers avec la secte, Boko Haram. Est-ce à dire que son armée a atteint sa capacité d'engagement limite sur le terrain, qui n'autoriserait plus de victoire rapide et significative (comme on l'espérait), sinon, permettre à Boko Haram de se renforcer encore plus ? Dans tous les cas, la libération des 21 jeunes lycéennes de Chibok est une bonne chose, mais, elle est inquiétante en même temps car cela montre que Boko Haram a, encore, la dent dure.

Une évaluation menée par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) montre que la plupart des civils libérés de l'emprise de Boko Haram dans les régions du Nord du Nigeria, ont besoin de protection.

Selon un rapport de l'UNICEF (Fonds des Nations-Unies pour l'enfance), les années de violences de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui s'accentue, avec 1,4 million d’enfants déplacés et, au moins, 1 million d’enfants, toujours, piégés dans des zones inaccessibles. Mais, il manque encore beaucoup d'argent pour y faire face.

Incroyable mais vrai. Boko Haram a diffusé, ce dimanche, 14 août, une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe djihadiste nigérian, en avril 2014, à Chibok, dans le Nord-Est du Nigeria, et réclamé la libération de combattants emprisonnés.

L’insaisissable leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, a refait surface, jeudi, 4 août, pour affirmer qu'il était "toujours présent", au lendemain de l'annonce de son remplacement par l'organisation Etat islamique (EI ou Daesh), révélant d'importantes divisions au sein du groupe djihadiste nigérian affilié à l'EI, depuis 2015.

Boko Haram, groupe djihadiste nigérian qui a prêté allégeance à l'organisation, Etat Islamique (EI), a un nouveau chef selon Al Nabaa, hebdomadaire officiel de l'EI, qui relance les spéculations sur la disparition d'Abubakar Shekau à la tête du mouvement.

Après un net affaiblissement de Boko Haram, depuis l'arrivée au pouvoir, au Nigeria, de Muhammed Buhari, on est (très) surpris par les performances que cette secte aligne, au Niger, depuis la tenue du Sommet sur la sécurité consacré à son éradication, à Abuja, le mois dernier.

Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian, Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le Sud-Est du Niger.

La montagne a-t-elle accouché d'une souris à Abuja ? Il ne fallait pas fonder trop d'espoir sur le 2e Sommet régional sur la sécurité. François Hollande a demandé qu'il y en ait d'autres, après celui de l'Elysée, en 2014, ce qui veut dire que Boko Haram et ses conséquences, ont, encore, de beaux jours devant eux.