Bongo Ondimba Ali

Le numéro 453 de juin d'Afrique Education est, déjà, chez vos marchands de journaux habituels. Au sommaire, il y a de quoi se délecter en lisant des analyses et informations de première main sur la Côte d'Ivoire, le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Cameroun, le Nigeria, le Sénégal, l'Angola, le Bénin, etc. qui y sont traitées selon des angles divers. En pleine page de couverture, Brigitte et Emmanuel Macron sourient au monde entier, qui, en retour, leur souhaite la bienvenue. Avec l'Afrique, continent qui fait de la France un grand pays en lui donnant une posture de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies, le débat va être âpre. En effet, les Africains (de la diaspora et d'Afrique) veulent, absolument, prendre leur destin en main, et ne veulent plus, en aucun cas que leur sort soit décidé hors d'Afrique par d'autres que les Africains. C'est clair. Nicolas Sarkozy, dans la suite de Jacques Chirac, avait refusé de l'entendre de cette oreille. François Hollande, dans l'ambiguïté qui l'avait, souvent, caractérisé, avait feint de le comprendre sans, réellement, comprendre. Qu'en sera-t-il d'Emmanuel Macron ?

Après six semaines de palabres, le Dialogue politique convoqué par le président du Gabon, Bongo Ondimba Ali (BOA) a pris fin, hier, vendredi, 26 mai. Les participants ont pu lui remettre les « Accords d'Agondjé » (du nom du lieu où s'est tenu ce Dialogue) afin qu'il les mette en œuvre. Deux faits à relever : les Gabonais, dans leur grande majorité, y ont adhéré et fait montre de leur volonté de tourner la page et de travailler pour l'avenir. D'autre part, le comportement du chef de l'Etat laisse penser qu'il est, maintenant, conscient de la (lourde) responsabilité qui pèse sur ses épaules en tant que président de la République du Gabon.

Le Gabon est en plein dialogue convoqué par le président, Bongo Ondimba Ali. Celui-ci ne réunit pas les amis du candidat malheureux à la présidentielle, Jean Ping. Pourtant, ce dialogue politique est une ultime chance pour le pays. Les Gabonais sauront-ils oeuvrer au nom du seul intérêt de leur pays ?

Le "dialogue politique" pouvoir-opposition, voulu par le président du Gabon, Bongo Ondimba Ali, s'ouvrira le 28 mars. Il espère que sortiront, à cette occasion, des propositions qui permettront au pays de repartir d'un bon pied.

On peut haïr BOA (Bongo Ondimba Ali) à cause de la succession des erreurs et des fautes politiques qu'il a commises, malgré les conseils qui lui étaient prodigués, tout au long de son premier mandat. Mais, on ne peut que l'applaudir quand il se rattrape par une action symbolique qui se veut d'éclat. Contre toute attente, il a décidé de baptiser, le 9 janvier, le nouveau stade de Port Gentil de 20.000 places où va se jouer la Coupe d'Afrique des nations, « Complexe Michel Essonghe » du nom de son conseiller politique, fidèle parmi les plus fidèles de ses collaborateurs du Palais du Bord de Mer.

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) tenu, à Yaoundé, vendredi, 23 décembre, aura permis à Bongo Ondimba Ali (BOA) de faire d'une pierre deux coups : y participer aux côtés de ses cinq autres homologues, et, revoir, son « papa » Paul Biya dont il a ignoré les sages conseils, ces dernières années, avec les conséquences qu'on sait, aujourd'hui, sur la vie politique au Gabon.

BOA (Bongo Ondimba Ali) va sabler le champagne, ce soir, à Libreville, en bon musulman qui ne doit boire ni l'alcool ni consommer le porc. Mais l'occasion étant trop belle, il ne refusera pas de trinquer avec les camarades. Le putsch fomenté à Nairobi, au Kenya, où se réunissaient les Pays ACP et l'Europe, a été étouffé. Meurtris par cet échec, les Européens vont changer de fusil d'épaule. A Strasbourg.

Décidément, Bongo Ondimba Ali (BOA) n'arrêtera pas d'étonner les Gabonais. En mal. Par une imprévoyance qui, souvent, caractérise sa gouvernance. Comme pour se donner un peu d'air, il se met, subitement, à arrêter les journalistes. Ces derniers sont-ils à l'origine des maux dont souffre le pays du patriarche ?

Comment sauver le « soldat BOA »  (Bongo Ondimba Ali) ? La question est dans la bouche de beaucoup de chefs d'Etat africains. Mais la solution reste un sérieux caste tête chinois. Résultat : deux mois après l'élection présidentielle, le Gabon n'arrive pas à se relever. Pour être objectif, il est beaucoup plus proche de la descente aux enfers.

Dans toute démocratie qui se respecte, celui qui gagne les élections, dirige le pays. Ce n'est pas le cas au Gabon qui tourne, fortement, au ralenti, à cause d'un président (battu mais) reconnu par les institutions dont la Cour constitutionnelle qui l'a installé, et un deuxième président, véritable vainqueur de la présidentielle, et reconnu comme tel par le peuple gabonais dans sa majorité, surtout, l'opposition et la société civile. Une situation qui relève du casse-tête chinois.

On ne change pas une équipe qui gagne. A trois mois de la CAN 2017 qui va être organisée au Gabon, Bongo Ondimba Ali (BOA) a retiré le portefeuille des Sports à son titulaire, Blaise Louembé, pour le confier à une bleue en la matière, Nicole Assele. Une sanction qui devrait interpeller la CAF (Confédération africaine de football).

Entre Nicolas Sarkozy et Bongo Ondimba Ali (BOA), ce n'est plus l'entente parfaite comme avant. Il y a quelques mois, l'ancien président français avait même reçu Jean Ping, à Paris, alors que les relations entre les deux hommes n'étaient pas bonnes à cause des positions de chacun pendant le conflit libyen, qui avait conduit à l'assassinat du colonel Kadhafi.

Pour sauver sa peau (car l'exil ne s'est pas encore éloigné) ou ce qui peut encore l'être, Bongo Ondimba Ali (BOA) vient de sacrifier ce qu'il avait de plus cher au monde : les deux caciques de sa légion étrangère qui faisaient la pluie et le beau temps dans son cabinet : Maixent Accrombessi et Liban Soleiman.

Considéré comme le « président élu » du Gabon, Jean Ping n'est pas prêt de baisser les bras. Au contraire, il est plus que mobilisé pour affaiblir Bongo Ondimba Ali (BOA), ce qui ne peut que lui permettre de reprendre du poil de la bête. Il dispose pour cela de plusieurs cartes en main.

Six cents personnes se sont réunies, ce mardi, 27 septembre, en catastrophe, au Palais du Bord de Mer de Libreville, pour investir le nouveau président réélu du Gabon, Bongo Ondimba Ali (BOA). Six cents invités triés sur le volet sur un lieu hautement protégé, loin de la ferveur des militants.

Le président du Sénégal, Macky Sall, ne va pas se faire que des amis au Gabon, pays qu'il devra éviter, à tout prix, pendant quelque temps. Et pour cause, les félicitations qu'il s'est empressé d'adresser, hier, à Bongo Ondimba Ali (BOA) passent très mal, pas seulement, dans le camp de Jean Ping, mais, au Gabon, en général. Pour les Gabonais, c'est comme si le président sénégalais ne souhaitait pas que le Gabon devienne, comme le Sénégal, un pays démocratique.

Question à mille dollars : Qui a gagné l'élection présidentielle du Gabon ? On a l'impression que celui qui a été déclaré vainqueur, se la joue modeste. Est-ce parce qu'il sait qu'il a triché avant de bénéficier du favoritisme de la Cour constitutionnelle ?

Le Gabon ne va connaître aucun répit. Bongo Ondimba Ali (BOA) n'aura pas le droit de souffler, après avoir laissé tellement d'énergie dans la tricherie électorale. Jean Ping qui se considère comme le président « élu » par les Gabonais et perçu comme tel par la communauté internationale, s'organise pour occuper le terrain qui, on doit le reconnaître, lui est favorable.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a été déclaré élu par la Cour constitutionnelle de sa belle-mère. Cela était prévu. Maintenant, on fait quoi ? A Jean Ping, nouveau chef de l'opposition et ses amis, d'accroître la pression, en organisant, par tous les moyens, la reconquête du pouvoir qui vient de leur être volé, au vu et au su de toute la communauté internationale.

Il avait dit pendant la campagne électorale : « Moi ou Personne » comme futur président du Gabon. Comme un jeu d'enfant, il a mis sa menace à exécution en privant le peuple gabonais d'une victoire limpide, sans bavure, pendant l'élection présidentielle du 27 août. Conclusion : ceux qui veulent à tout prix une alternance à la tête de l'Etat du Gabon, n'ont qu'à s'organiser autrement. Bongo Ondimba Ali (BOA), lui, occupe le fauteuil par la seule force des armes.