boycott

Maurice Kamto, l'un des principaux opposants à Paul Biya au Cameroun, a annoncé, lundi, 25 novembre, lors d'une conférence de presse, que son parti, le MRC, ne participerait pas aux élections municipales et législatives prévues le 9 février prochain. C'est le désarroi total dans son camp où sa décision a pris tous les militants de court alors que les candidats MRC aux législatives et municipales, se démenaient pour déposer, avant lundi minuit, comme l'indique la loi, les dossiers complets afin de concourir. Maurice Kamto, qui pensait devenir président du Cameroun, en octobre 2018, avec la bénédiction de ses mentors américains et français, se rend compte que faire de la politique (non pas sur les plateaux de télévision) mais sur le terrain, est un art bien difficile que donner des leçons de droit (qu'on ne s'applique pas à soi-même) à des étudiants. Pour dramatiser sa très mauvaise décision de ne pas aller aux élections, il a avancé qu'il aurait appris de source sûre que le pouvoir en place comptait l'assassiner, lui, et deux de ses lieutenants, Albert Ndzongang et l'économiste, Penda Ekoka. Du bluff !

Sassou Nguesso a tenté le pari du vote référendaire. Il a largement échoué, 10% des électeurs, à peine, s'étant déplacés dans les bureaux de vote. Chiffre confirmé dans certaines chancelleries à Brazzaville.

A quelques heures du scrutin, la stratégie de boycott est, encore, prônée par certains Ivoiriens qui pensent que les dés sont, déjà, jetés.

Malgré les manœuvres diverses et variées de Sassou, l'opposition reste unie pour l'essentiel : faire échouer le référendum du 25 octobre.