Burkina Faso

Coup de tonnerre dans la salle d'audience du tribunal militaire de Ouagadougou. Accusé d'être le commanditaire du coup d'état de septembre 2015, ce qu'il a, toujours, démenti, totalement, le général, Gilbert Diendéré, a demandé « pardon », ce mercredi, 5 décembre, matin, aux victimes. Est-il traversé par l'esprit saint pour qu'il redescende, ainsi, sur terre, après avoir donné l'impression qu'il était insensible à la douleur des victimes ? Cette question, pour l'heure, demeure sans réponse.

Chargé de l'exécution de coups bas sous le régime de Compaoré, le général, Gilbert Diendéré, depuis la perte du pouvoir par son mentor, n'assume plus rien. Devenu orphelin après la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, il a tout fait pour l'aider à revenir au pouvoir sans succès, y compris, par des moyens anti-démocratiques, objet de sa comparution, ce lundi, 26 novembre, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Mais, avec toute la lâcheté qui le caractérise depuis la dissolution du RSP (Régiment de sécurité présidentielle) dont il était le chef, régiment qui faisait la pluie et le beau temps, il a nié avoir été le cerveau de la tentative de coup d'état de 2015. A-t-il convaincu le tribunal ?

Il en a une peur bleue, de l'extradition. Celui qu'on nommait vice-président quand son frère, Blaise Compaoré, officiait comme président de la République du Burkina Faso. Aujourd'hui, le vent a tourné et François Compaoré a fui le pays (comme son frère Blaise) avant d'être rattrapé par la justice française. Ce mercredi, 13 juin, justement, cette justice française décidera de son sort, après qu'il a été mis en cause dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, en 1998. Une affaire que le clan Compaoré ne recommencerait plus si c'était à recommencer.

A l'occasion de la clôture des activités marquant les 50 ans du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES), vendredi, 1er juin, dans la salle des Conférences de Ouaga 2000, des chefs d'Etat de la sous-région sont les invités du président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Devraient être présents à cette cérémonie, les présidents, Macky Sall, du Sénégal, Idriss Deby Itno, du Tchad, Alpha Condé, de la Guinée et, Faure Essozimna Gnassingbé, du Togo. Après 50 ans de fonctionnement, le CAMES a bien rempli sa mission au niveau de la qualification des enseignants et chercheurs africains, qui n'ont plus besoin de passer leur agrégation en France, mais, a échoué dans la mise en place de la revue sur la pharmacopée traditionnelle, qui aurait pu aider l'Afrique à se doter d'une industrie du médicament.

La Chine et le Burkina Faso ont annoncé, samedi, 26 mai, le rétablissement de leurs relations diplomatiques dans un communiqué conjoint signé par Wang Yi, conseiller d'Etat et ministre des Affaires étrangères de la Chine, et Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso. Un coup de poignard dans le dos de Taïwan. Cela dit, les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que les intérêts. Les projets de développement de la sous-région du Sahel financés par la Chine populaire, ne pouvaient intégrer le Burkina Faso à cause de sa proximité diplomatique avec la petite Chine, surnommée, la « petite sœur insolente ». Le Burkina Faso a pesé le pour et le contre, avant de choisir la Grande Chine même si du côté de Taïwan, on était prêt à faire beaucoup plus dans la coopération, après la visite, à Taipeh, du président, Roch Marc Christian Kaboré, avant la fin de cette année.

Le Burkina Faso a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan, qui apportait une aide importante au pays en échange de son soutien diplomatique, a annoncé, jeudi, 24 mai, le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry. Après le Sénégal sous Abdoulaye Wade, en octobre 2005, le Burkina Faso dirigé par Roch Marc Christian Kaboré choisit la République populaire de Chine dont la condition pour coopérer avec elle est de cesser tout lien de partenariat avec la « petite sœur insolente ».

Des hommes armés ont ouvert le feu ce 2 mars 2018 aux environs de 10h sur plusieurs sites dans le centre-ville à Ouagadougou, au Burkina Faso. L’état-major des armées, l’ambassade de France, et d'autres sites stratégiques sont les plus ciblés. On ne sait pas, encore, si cette attaque est liée au procès des ex-putschistes (généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé) qui a été reporté, il y a deux jours, à une date ultérieure. Ce n'est pas impossible. Le bilan, lui, est très lourd : au moins, 28 morts et de dizaines de blessés.

Le procès "marathon" de 84 accusés, dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, s'ouvre, mardi, 27 février, devant la justice burkinabé. Les accusés annoncent un grand déballage tandis que les observateurs soutiennent que ce procès sera un véritable test de crédibilité de la justice burkinabé.

Figure emblématique du cinéma africain des années 1980-2000, le réalisateur burkinabè, Idrissa Ouédraogo, est décédé, dimanche, 18 février, à Ouagadougou, à l'âge de 64 ans. Il laisse une oeuvre d'une quarantaine de films primés dans les plus grands festivals.

Le général, Gilbert Diendéré, cerveau présumé du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, a été inculpé d'attentat à la sûreté de l'Etat et trahison. Faiseur des basses besognes de Blaise Compaoré, il était, aussi, le patron du redoutable RSP (Régiment de sécurité présidentielle), qui faisait la pluie et le beau temps pendant le règne du « Beau Blaise ». Diendéré croupit en prison depuis son arrestation en septembre 2015, pour avoir tenté d'organiser le retour, par les armes, de son ancien mentor, actuellement, exilé en Côte d'Ivoire, pays dont il a, finalement, pris la nationalité.

Dieu est juste, bon, et protège les faibles. Alors que l'action de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, en Libye, relève de ce que la CPI (Cour pénale internationale) considère comme « Crime contre l'humanité », ce dernier se pavane, à travers le monde, en homme libre, à faire des conférences tarifées 200.000 dollars la conférence et au bas mot, alors que sa place est entre quatre petits murs d'une cellule de 4 m². Le 5e Sommet Europe-Afrique aura lieu les 29 et 30 novembre, en Abidjan. Mais, d'ores et déjà, seul le sujet libyen est sur les lèvres, dans des conversations privées. Publiquement, on se retient, par pudeur. On comprend la grande gêne de la délégation française qui (au nom de la continuité de l'Etat) porte sur elle, les bévues de l'administration Sarkozy en Libye, et la destruction (gratuite pure et simple) d'un pays prospère, généreux et ambitieux pour le devenir de tout un continent africain. Ce pays, hier, considéré comme un eldorado, compte, aujourd'hui, deux ou trois gouvernements, des dizaines de milices, un commerce d'esclaves africains au vu et au su des Européens qui sont, d'ores et déjà, accusés de l'avoir, volontairement, ignoré pour freiner l'envahissement de leur continent par des migrants africains. Comment Emmanuel Macron, dans ces conditions, peut-il améliorer l'image de la France en Afrique ?

Pour sa première tournée en Afrique, le président français, Emmanuel Macron, a choisi le Burkina Faso pour livrer son message à la jeunesse africaine. Accompagné en ce temple de contestation par son homologue, Roch Marc Christian Kaboré, le jeune président français n'a, vraiment, pas passé un moment de plaisir devant un parterre d'un millier d'étudiants parmi les plus politisés de la sous-région. Pour preuve, n'ont-ils pas chassé Blaise Compaoré du pouvoir, fin octobre 2014, avant que la France ne l'exfiltre en Côte d'Ivoire à leur grand mécontentement ? Ils avaient, donc, de bonnes raisons d'attendre le représentant de cette France de pied ferme, même si cette lâche extradition fut, plutôt, une basse besogne de François Hollande. Autre signe d'irritation des étudiants à l'endroit du représentant français : alors qu'il s'entretenait à Kosyam (Palais présidentiel) avec son homologue burkinabé, certains étudiants manifestaient, déjà, à l'Université avant même qu'il n'y mette les pieds.

L'ancien président de la transition, Michel Kafando, est bel et bien resté au Burkina Faso, à la fin de celle-ci. L'Union africaine l'a même gratifié du dossier burundais (ce qui n'est guère un cadeau) dans le but de ramener le pouvoir de Pierre Nkurunziza à la raison. Nkurunziza vient de quitter la CPI et a fait adopter un projet de constitution qui lui permet de mourir au pouvoir. Résultat : Michel Kafando a du pain sur la planche. Son premier ministre (qui l'avait installé au pouvoir), Isaac Zida, lui, a préféré se réfugier au Canada, pour avoir la paix, surtout, la vie sauve. Sa gestion des événements ayant abouti à la chute du régime de Blaise Compaoré n'aurait-elle pas été orthodoxe et la justice souhaite l'entendre sur un tas de choses ayant conduit à la mort d'une trentaine de personnes. Les avis sur l'ancien premier ministre sont partagés : entre les Burkinabé qui le remercient d'avoir fait tomber le régime de Blaise Compaoré et ceux qui pensent qu'il doit rendre les comptes sur sa gestion des événements. Zida, lui, répond par le silence.

Afriqueeducation.com n'était pas encore né. Ce média en ligne n'a que deux ans. Ni sa version papier qui a 25 ans d'âge. Mais les journalistes de ce groupe peuvent confirmer que le 15 octobre 1987, fut un jour de deuil pour eux tous, quand ils entendirent les radios internationales annoncer l'assassinat crapuleux du président, Thomas Sankara. La journée fut gâchée pour eux tous, comme si Thomas était un membre de leur famille. Ce président était proche d'eux, par ses idées, ses comportements, son amour pour une Afrique prospère, sans guerre, débarrassée de ses puissances néocoloniales qui l'empêchent d'avancer, d'évoluer. Veuve Mariam Sankara, une femme digne dans la douleur et l'adversité, a montré l'exemple aux Burkinabé et aux Africains comment on doit se tenir, se comporter, dans une telle déchirure. Tôt ou tard, l'Afrique devra célébrer son mari, Thomas, à travers elle, car ce couple fait partie des icônes, avec des grands Africains comme Nelson Mandela, et quelques autres, qui donnent de la fierté à notre beau continent, malgré le ciel qui nous tombe sur la tête.

Ils n'en peuvent plus de ne pas avoir, à leurs côtés, le fondateur du parti, Blaise Compaoré, depuis qu'il s'est réfugié, avec son épouse, en Côte d'Ivoire, fin octobre 2014. Les militants de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) le réclament, vivement. Ils l'ont, clairement, indiqué les 22 et 23 septembre 2017, à Ziniaré, où ils tenaient des journées de réflexion. Reste à savoir si l'intéressé qui, officiellement, ne serait pas (directement) l'inspirateur de cette requête (dont il aurait néanmoins pris connaissance), est d'accord avec la démarche qui consisterait, au final, de lui permettre de faire face, enfin, à la justice de son (ancien ?) pays, qui l'attend à bras ouverts. Précisons que Blaise Compaoré a obtenu la nationalité ivoirienne (en un temps record) par le canal de son épouse, Chantal, qui est une native de Côte d'Ivoire.

Ce n'est vraiment pas de la misogynie mais on constate qu'en matière de détournements de fonds publics, les femmes n'ont plus grand chose à envier aux hommes. Dans ce domaine, la femme apprend, tellement, vite qu'elle a tendance à dépasser l'homme. Au Nigeria, à l'heure actuelle, Diezani Alison-Madueke, la ministre du Pétrole de l'ancien président, Goodluck Jonathan, serait la personne la plus corrompue de ce pays qui fut, il n'y a pas longtemps, numéro un mondial de la corruption, selon le classement de Transparency International. Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2015, Muhammadu Buhari a déclaré vouloir lutter contre la corruption et la secte Boko Haram. Malgré son état de santé, il ne réussit pas mal. Au Burkina Faso, la corruption battait, aussi, son plein sous Blaise Compaoré. Depuis son arrivée aux affaires, le nouveau président, Roch Marc Christian Kaboré, a lancé une opération « Mains Propres » pour nettoyer les écuries d'Augias. Beaucoup sont, déjà, tombés. Mais, personne ne s'attendait à ce que la patronne de la Communication, Nathalie Somé, tombe, elle aussi, dans les mailles du filet, son secteur n'étant pas le plus attractif pour les corrupteurs de tout poil.

Très très mauvaise nouvelle pour le Burkina Faso. Son président de l’Assemblée nationale et chef du parti au pouvoir (le MPP), Salifou Diallo, est décédé, ce samedi, 19 août, à Paris, à (seulement) 60 ans. Ce malheur survient après la tuerie djihadiste, de dimanche, 13 août, qui a causé 18 morts. Le gouvernement burkinabè, qui donne cette information, n'a pas précisé les circonstances du décès.

L'attaque "terroriste", dimanche, 13 août, soir, au Burkina Faso qui a fait, au moins, 18 morts "montre l'importance de rendre opérationnelle" la force des pays du G5 Sahel, a déclaré, lundi, 14 août, le président en exercice de l'Union africaine (UA) et président guinéen, Alpha Condé.

Afriqueeducation.com a horreur d'informer sur le djihadisme et la façon dont il frappe les populations. Votre site quotidien passe, volontairement, sous silence les forfaits de Boko Haram, d'AQMI, d'Al Qaïda, des Shebabs, et autres, pour ne pas leur faire de la publicité gratuitement. Au Burkina Faso où ces terroristes ont frappé, dimanche, 13 août, soir, et ce pour la deuxième fois, en l'espace d'un an, on compte, hélas, déjà, 18 morts et plusieurs blessés. Des personnes sans problème qui prenaient du bon temps au Café-Restaurant Aziz Istanbul, (avenue Kwame N'Krumah), en plein centre de Ouagadougou. Où est la liberté si on ne peut même plus boire une bière, tranquillement, sans être emmerdé par les djihadistes ? Plus que jamais, le terrorisme est une plaie à éradiquer, en Afrique, par tous les moyens, y compris, ceux condamnés par Amnesty International et d'autres organisations internationales des droits de l'homme, dont on se demande, parfois, pour qui ces organisations roulent exactement.

La Côte d'Ivoire est-elle le berceau de l'impunité ? Si l'ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est protégé du fait de sa nouvelle nationalité ivoirienne, qui n'autoriserait pas son extradition au Burkina Faso, tel semble être, aussi, le cas pour son frère cadet, François Compaoré, qui est accusé d'avoir commandité l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, et qui avait, également, obtenu, en un temps record, la nationalité ivoirienne, par les bons soins du président ivoirien, Alassane Ouattara.