Célibat des prêtres.

C'est l'affirmation d'une position qui va faire énormément de mécontents en Afrique. Ce continent où prêtres et évêques ne cachent pas, toujours, leur amour pour le péché charnel. Pourtant, le Saint-Père, François, comme son illustre prédécesseur, Benoît XVI, nettement, beaucoup plus conservateur que lui, ont, exactement, la même position sur la question du célibat des prêtres. Avant le pape allemand, le Polonais, Jean-Paul II, très libéral et très à l'écoute des courants de pensée occidentaux, n'avait pas succombé aux sirènes de ceux qui réclamaient avec force un tel changement au sein de l'église de Rome. Or si lui n'a pas pu (voulu) le faire, qui le pourrait ? Considéré comme un progressiste, François, pensait-on, allait avancer dans ce domaine, en autorisant le mariage des prêtres. C'est vrai qu'il est progressiste, mais, pas pour permettre le mariage des prêtres. C'est ce célibat des prêtres qui fait la force de l'église catholique par rapport aux autres églises. En réalité, le jour où l'église catholique se banalisera en mettant fin au célibat des prêtres ou en acceptant l'ordination des prêtres mariés, c'en sera fini de son autorité morale qu'elle exerce, encore, dans le monde occidental. Plus grave, les fidèles déserteront encore plus les églises que maintenant. A cet égard, la réponse apportée par le pape François au déficit des prêtres en Amazonie est la bonne car elle s'attaque au problème posé par l'aile gauchiste de l'église au fond tout récusant la facilité.