Côte d'Ivoire

Des militaires mutins tirent en l'air et patrouillent dans Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, rackettant les habitants, ont affirmé plusieurs témoins, ce mardi. Ils occupent la préfecture des 1er et 2e arrondissements de cette ville. Contrairement à ce qui avait été déclaré, la situation n'est pas sous contrôle. Aux dernières nouvelles, la Garde républicaine a attaqué les mutins. Déjà au moins un mort, ce qui a provoqué d'autres mutineries à Man, Dimbroko, Bouaké et Daloa.

"On nous dit que c'est fini mais combien de temps avant que ça ne recommence ?": Sita Soro, commerçante au marché de Bouaké, résume les craintes de beaucoup d’Ivoiriens après une nouvelle mutinerie de militaires, qui pèse sur l'avenir d'un pays redevenu une locomotive régionale. La rébellion conduite par Guillaume Soro, en 2002, n'a pas, encore, livré tous ses secrets. Loin s'en faut.

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

Après ses différents succès électoraux dont celui du mois dernier sur le changement de la constitution, Alassane Ouattara est à même de proposer la 3e République qu'il appelait de toutes ses forces. Lors de la cérémonie des vœux, ce mercredi, 4 janvier, il a promis la mise en place rapide des différentes institutions, à commencer par la nomination d'un vice-président dont personne ne croit bien appréhender le profil. L'enjeu est de taille : en 2020, Alassane Ouattara a annoncé urbi et orbi qu'il quittera, définitivement, le pouvoir. Le vice-président sera, alors, bien parti pour lui succéder.

Une rue de la capitale économique de Côte d'Ivoire, Abidjan, portera, désormais, le nom du célèbre écrivain centenaire, Bernard Dadié. Excellente façon de l'immortaliser dans l'inconscient populaire.

La coalition RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) aura, sans aucun doute, la majorité dans la nouvelle assemblée nationale, afin de permettre à Alassane Ouattara de terminer les travaux entrepris pendant son deuxième mandat. Mais, nul doute que le culot a payé : certains indépendants ont damé le pion aux candidats parachutés par le RHDP tandis que le limogeage de deux ministres ne leur a pas porté la poisse en tant que candidats à la députation.

Le conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 769,78 millions d'euros, à la Côte d'Ivoire, pour améliorer de manière significative le transport urbain dans la ville d'Abidjan.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui doit faire face à des frondeurs au sein de son propre camp, vise "une forte majorité au parlement" aux législatives du 18 décembre, dont la campagne a débuté ce samedi, 10 décembre.

Equiper et moderniser, réduire les effectifs inadaptés hérités de la crise politico-militaire : la Côte d'Ivoire veut des forces armées capables de défendre son territoire contre des groupes rebelles ou extrémistes comme d'assurer le maintien de l'ordre.

Le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) existe-t-il encore ? Deux de ses membres, l'UDPCI (Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire) et l'UPCI (Union pour la Côte d'Ivoire) ont claqué la porte, très mécontents du partage des circonscriptions, en vue des législatives du mois prochain. Cette alliance tient, maintenant, grâce à la volonté partagée par Alassane Ouattara et son aîné, Henri Konan Bédié, bien que la base du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) ait dénoncé la part de lion attribuée aux candidats membres du RDR (Rassemblement des républicains), le parti du président de la République.

Dans cette chronique, notre collaborateur, le professeur, Jean-Claude Djéréké, s'en prend, vertement, aux politiciens, et magnifie les politiques. Pas à tort.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, déclare ne "pas souhaiter" que de nouveaux pays africains quittent la Cour pénale internationale (CPI), après le départ du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie. Il l'a dit, mardi, 22 novembre, à l'issue d'un entretien avec son homologue français, François Hollande, à Paris.

Il est loin, ce temps où les officiels ivoiriens déclaraient refuser des postes à l'international, parce qu'ils préféraient travailler en Côte d'Ivoire où le président, Félix Houphouët-Boigny, avait réussi à faire du pays un véritable « miracle ivoirien ».

C'est le genre de nouvelles dont la Côte d'Ivoire n'est plus très coutumière : la violence armée avec mort de civils ou de militaires. Le pays s'est, en effet, normalisé même si la réconciliation n'est pas, encore, totalement, au rendez-vous. Mais, mercredi, 16 novembre, deux gendarmes ont été assassinés, dans l'exercice de leurs fonctions. Ce n'est pas la première fois que cela arrive dans cette zone. Du coup, de mauvais souvenir refont surface.

L'ancien attaquant international ivoirien, Laurent Pokou, figure emblématique du football africain, qui avait, également, brillé au Stade Rennais, est décédé à l'âge de 69 ans, a annoncé, dimanche, 13 novembre, le club breton sur son site internet.

La victoire de Donald Trump est-elle synonyme de non-interventionnisme (politique et militaire) en Afrique comme sous l'ère du démocrate Barack Obama ? On le croit fermement en Afrique.

Dans le but de renforcer les liens de partenariat entre les pays africains, comme le préconise l'Union africaine (UA), le professeur, Faustin Archange Touadéra, a entrepris une mini-tournée, en Afrique de l'Ouest, qui l'a conduit, tour à tour, à Abidjan et à Ouagadougou.

Alassane Ouattara a-t-il fait voter la nouvelle constitution pour la postérité ou compte-t-il s'en servir à des fins, rigoureusement, personnelles en se représentant, pour un troisième mandat, en 2020 ? L'intéressé répète à qui veut l'entendre qu'il effectue son deuxième et dernier mandat à la tête de la Côte d'Ivoire. Pour l'opposition, par contre, le président de Côte d'Ivoire aime, tellement, le pouvoir qu'il s'y verrait, même, jusqu'à sa mort.

L'avant-projet de la nouvelle Constitution ivoirienne adopté par le gouvernement et qui sera soumis à l'examen du Parlement, mercredi, 5 octobre, présente des zones d'ombre sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République dont l'abstraction de la limite d'âge. La question commence à se poser : Alassane Ouattara rêve-t-il, secrètement, de briguer un troisième mandat ?

Des partis de l'opposition dont le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, ont lancé, samedi, 17 septembre, à Abidjan, une campagne de mobilisation contre la nouvelle Constitution voulue par le président, Alassane Ouattara. Grave !