Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo a-t-il eu tort de croire aux Accords signés à Pretoria pour permettre à Alassane Ouattara d'être candidat ? A-t-il eu tort de jouer le jeu en remplissant sa part de contrat ? Aujourd'hui, il se retrouve enfermé par la CPI (Cour pénale internationale). L'échec de la réconciliation prônée par Alassane Ouattara (lire le numéro 449 d'Afrique Education actuellement chez les marchands de journaux), en est la parfaite illustration. Pour le professeur Jean-Claude Djereke qui connaît bien Laurent Gbagbo, l'actuel président ne dirige pas la Côte d'Ivoire pour le bien-être des Ivoiriens et des Ivoiriennes, mais pour le pays qui lui donne la possibilité de loger ses comptes bancaires et d'acquérir des appartements.

Les six journalistes ivoiriens, interpellés et incarcérés depuis dimanche à Abidjan, ont été inculpés mardi de "divulgations de fausses nouvelles" et remis en liberté, a annoncé leur syndicat.

Le deuxième mandat du président, Alassane Ouattara, devient un calvaire. Accordé, officiellement, pour terminer ses chantiers commencés en 2011, ce mandat devient un sac de nœuds difficile à dénouer. Machine à accéder au pouvoir, le RHDP est, pratiquement, en train de voler en éclats. Il ne tient plus qu'à un fil. Au sein du RDR, les héritiers du président aiguisent les couteaux, sous les gandourah. Le PDCI, de son côté, refuse de plus en plus d'être l'éternelle remorque du parti du chef de l'Etat, le RDR. Si Henri Konan Bédié garde, encore, le calme, ses lieutenants proches ou lointains, eux, donnent de la voix. C'est dans ce contexte que les anciens rebelles, reconvertis dans l'armée, ainsi que, les militaires réguliers, ont décidé de se faire entendre. La presse de l'opposition, bien naturellement, s'en donne à cœur joie, ce qui est de bonne guerre. Le pouvoir est énervé. Mais n'est-ce pas la règle du jeu ? On croyait pourtant le président de la République libéral : il fait une erreur en ordonnant (par procureur interposé) l'arrestation des journalistes de l'opposition. Pour si peu ? C'est franchement pitoyable.

Après avoir étalé leur puissance de frappe en paralysant toutes les activités de la localité, les forces spéciales sont rentrées dans les casernes afin de permettre le déroulement des négociations par rapport à leurs revendications. L'heure est grave en Côte d'Ivoire où le président, Alassane Ouattara, est en train de récolter ce qu'il a semé : l'arrivée au pouvoir par tous les moyens y compris militaires.

Alassane Ouattara ne va pas bien politiquement. Son système de gouvernance mis en place, en 2011, a montré ses limites : des mutineries viennent d'aboutir au limogeage du chef d'état major des armées et de plusieurs hauts gradés. Beaucoup de responsables militaires, venant de la rébellion qui l'avait installé au pouvoir, ont, par ailleurs, été nommés, preuve que l'avenir est incertain. C'est dans cette circonstance grave que l'armée française entame un (re)déploiement dans le pays, sous les yeux ébahis mais non étonnés des Ivoiriens. Ouattara est sur un siège éjectable. Il faut le protéger.

Les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont fait une déclaration après leur 105e Assemblée plénière tenue, à Katiola, du 16 au 22 janvier 2017. Qu’ils soient remerciés d’avoir rappelé que “certains de nos compatriotes [environ 300 pro-Gbagbo] sont, encore, injustement, détenus en prison” et que, sans l’élargissement de ces prisonniers politiques, la paix et la réconciliation dans notre pays ne seront que comédie et escroquerie morale.

La Côte d'Ivoire a-t-elle, déjà, eu une armée ? Les mutineries de ces dernières journées ajoutées aux grèves générales que vit la fonction publique, aujourd'hui, tendent à démontrer que le pays va mal, même si ses agrégats de la comptabilité nationale, sont positifs. Alassane Ouattara risque de quitter le pouvoir, en 2020, en laissant la Côte d'Ivoire sur un baril de poudres. Dans cette analyse, le professeur, Mamadou Koulibaly, président du parti politique, Lider, pose des questions et trace des perspectives pour une armée qui n'en a jamais été une. Depuis la présidence du Sage Houphouët.

Des militaires mutins tirent en l'air et patrouillent dans Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, rackettant les habitants, ont affirmé plusieurs témoins, ce mardi. Ils occupent la préfecture des 1er et 2e arrondissements de cette ville. Contrairement à ce qui avait été déclaré, la situation n'est pas sous contrôle. Aux dernières nouvelles, la Garde républicaine a attaqué les mutins. Déjà au moins un mort, ce qui a provoqué d'autres mutineries à Man, Dimbroko, Bouaké et Daloa.

"On nous dit que c'est fini mais combien de temps avant que ça ne recommence ?": Sita Soro, commerçante au marché de Bouaké, résume les craintes de beaucoup d’Ivoiriens après une nouvelle mutinerie de militaires, qui pèse sur l'avenir d'un pays redevenu une locomotive régionale. La rébellion conduite par Guillaume Soro, en 2002, n'a pas, encore, livré tous ses secrets. Loin s'en faut.

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

Après ses différents succès électoraux dont celui du mois dernier sur le changement de la constitution, Alassane Ouattara est à même de proposer la 3e République qu'il appelait de toutes ses forces. Lors de la cérémonie des vœux, ce mercredi, 4 janvier, il a promis la mise en place rapide des différentes institutions, à commencer par la nomination d'un vice-président dont personne ne croit bien appréhender le profil. L'enjeu est de taille : en 2020, Alassane Ouattara a annoncé urbi et orbi qu'il quittera, définitivement, le pouvoir. Le vice-président sera, alors, bien parti pour lui succéder.

Une rue de la capitale économique de Côte d'Ivoire, Abidjan, portera, désormais, le nom du célèbre écrivain centenaire, Bernard Dadié. Excellente façon de l'immortaliser dans l'inconscient populaire.

La coalition RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) aura, sans aucun doute, la majorité dans la nouvelle assemblée nationale, afin de permettre à Alassane Ouattara de terminer les travaux entrepris pendant son deuxième mandat. Mais, nul doute que le culot a payé : certains indépendants ont damé le pion aux candidats parachutés par le RHDP tandis que le limogeage de deux ministres ne leur a pas porté la poisse en tant que candidats à la députation.

Le conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 769,78 millions d'euros, à la Côte d'Ivoire, pour améliorer de manière significative le transport urbain dans la ville d'Abidjan.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui doit faire face à des frondeurs au sein de son propre camp, vise "une forte majorité au parlement" aux législatives du 18 décembre, dont la campagne a débuté ce samedi, 10 décembre.

Equiper et moderniser, réduire les effectifs inadaptés hérités de la crise politico-militaire : la Côte d'Ivoire veut des forces armées capables de défendre son territoire contre des groupes rebelles ou extrémistes comme d'assurer le maintien de l'ordre.

Le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) existe-t-il encore ? Deux de ses membres, l'UDPCI (Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire) et l'UPCI (Union pour la Côte d'Ivoire) ont claqué la porte, très mécontents du partage des circonscriptions, en vue des législatives du mois prochain. Cette alliance tient, maintenant, grâce à la volonté partagée par Alassane Ouattara et son aîné, Henri Konan Bédié, bien que la base du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) ait dénoncé la part de lion attribuée aux candidats membres du RDR (Rassemblement des républicains), le parti du président de la République.

Dans cette chronique, notre collaborateur, le professeur, Jean-Claude Djéréké, s'en prend, vertement, aux politiciens, et magnifie les politiques. Pas à tort.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, déclare ne "pas souhaiter" que de nouveaux pays africains quittent la Cour pénale internationale (CPI), après le départ du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie. Il l'a dit, mardi, 22 novembre, à l'issue d'un entretien avec son homologue français, François Hollande, à Paris.

Il est loin, ce temps où les officiels ivoiriens déclaraient refuser des postes à l'international, parce qu'ils préféraient travailler en Côte d'Ivoire où le président, Félix Houphouët-Boigny, avait réussi à faire du pays un véritable « miracle ivoirien ».