Côte d'Ivoire

Le jeune président français est passé maître dans l'organisation des petits événements dans les grands. Le 11 juillet, il a, officiellement, invité le président du Ghana, Nana Akufo Addo, pour parler coopération bilatérale entre les deux pays, mais, surtout, pour dialoguer en direct avec la diaspora africaine et des ultra-marins. Mais, au fond, le déjeuner en tête à tête qu'il avait organisé en son honneur, devait permettre aux deux hommes d'Etat de parler de la création de la monnaie ECO en remplacement du F CFA, en zone CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). Le président du Ghana et son homologue du Niger, Mahamadou Issoufou, sont les deux chefs d'Etat mandatés par la CEDEAO pour mener ce processus de la mise en place de l'ECO, à terme, courant 2020. Cette invitation de Nana Akufo Addo, à l'Elysée, avait été précédée de quelques jours, par un passage du président ivoirien, Alassane Ouattara.
Ce jeudi, 15 août, un autre tête à tête entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron leur permettra de remettre ce sujet sur la table, le président ivoirien, grand fervent du maintien du F CFA, « une excellente monnaie (selon lui) qui donne entièrement satisfaction à nos économies », n'ayant pas abdiqué malgré la décision des chefs d'Etat de la CEDEAO réunis, le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, de lancer la monnaie de la CEDEAO (l'ECO) en 2020.

Le chanteur ivoirien, DJ Arafat, star du coupé-décalé très populaire en Côte d'Ivoire, est mort, lundi, 12 août, à seulement 33 ans, des suites d'un accident de la circulation survenu dans la nuit. Cette terrible nouvelle a été rendue publique par la Radio-Télévision publique ivoirienne (RTI).

ll y a le pardon inconditionnel qui consiste, pour la victime, à laisser tomber une offense ou une faute sans poser de conditions, sans attendre que telle ou telle exigence ait été honorée au préalable. Ce type de pardon, les croyants le qualifient de divin, parce que, selon eux, seul Dieu est en mesure de l’accorder, lui qui est comparable au père qui fait tuer le veau gras pour le retour de l’enfant qui était parti avant que ce dernier ne fasse son mea culpa (Luc 15, 23-24).

Laurent Gbagbo vient de discuter à Bruxelles (Belgique) avec Konan Bédié qui, en plus de l’avoir combattu et renversé avec la complicité de Nicolas Sarkozy et de Dramane Ouattara, le traita de tyran, puis, se réjouit de sa déportation et de son incarcération à La Haye. Si l’on en croit les rumeurs, il n’est pas impossible que l’ancien président accueille, dans les jours ou semaines à venir, Soro Kigbafori qui ne se priva pas, en Côte d’Ivoire comme à l’étranger, de l’accuser d’être un mauvais perdant et d’avoir exterminé des nordistes, des musulmans et des ressortissants de la CEDEAO. 

Les anciens présidents de Côte d'Ivoire, Henri Konan Bédié (PDCI-RDA) et Laurent Gbagbo (FPI) se sont rencontrés, lundi, 29 juillet, à Bruxelles, ce dernier bien que sorti de prison, n'étant pas, encore, autorisé, à regagner sa terre natale de Côte d'Ivoire. S'ils se sont combattus, hier, notamment, lors de l'élection présidentielle d'octobre 2010, à laquelle Henri Konan Bédié avait apporté son soutien à Alassane Ouattara, aujourd'hui, c'est le président Bédié qui est venu à la rencontre de son jeune frère pour lui proposer une alliance politique, qui conduirait à l'éviction du système Ouattara du pouvoir en 2020. Le premier pas étant facile dans la mesure où rien ne s'opposait à un tête à tête entre les deux hommes d'Etat, le plus dur, maintenant, commence car, si le FPI et le PDCI traînent la majorité de l'électorat de Côte d'Ivoire à même de les voter, et donc, peuvent escompter une victoire à la présidentielle, s'ils savent marcher comme Bédié et Ouattara avaient su marcher en 2010 et 2015 pour s'octroyer deux victoires, ils peuvent accéder au pouvoir. Pour l'heure, ils ont réussi juste à créer un début de panique dans les rangs du RHDP où Alassane Ouattara aurait, semble-t-il, commencé à perdre le sommeil. Car même s'il est au pouvoir, il connaît la force de frappe des deux hommes d'Etat, qui, en plus, auraient un certain Guillaume Soro à leur côté.

S’il est un mot qui n’a pas toujours eu bonne presse, c’est bien celui d’insoumis. Pourquoi ? Parce que certaines personnes prennent l’insoumis pour un indiscipliné, un anarchiste, un rebelle, quelqu’un qui refuse de se soumettre. Telle est aussi la définition du dictionnaire Larousse. Je trouve cette définition incomplète dans la mesure où elle ne nous dit pas pourquoi et à qui ou à quoi X ou Y refuse de se soumettre. Pour moi, l’insoumis ne conteste pas pour contester, ne dit pas « non » pour le plaisir de dire « non », ne s’installe pas dans une contestation permanente.

L’équipe de football du Bénin, les Ecureuils, s’est qualifiée, le 5 juillet, pour les quarts de finale de la CAN Egypte 2019. Et pourtant, avant le match, personne ne vendait cher sa peau. En effet, on la disait inférieure à celle du Maroc qui, en plus d’avoir participé plusieurs fois à la compétition, possède plus d’infrastructures et de moyens que le Bénin. On croyait la cause entendue, on était convaincu qu'il n'y aurait pas match, que le Maroc ne ferait qu'une bouchée de Stéphane Sessègnon et de ses camarades, etc.

Certaines personnes pensent que le rôle des prêtres et évêques se limite à appeler à la paix politique et sociale. Ce n’est pas mon avis car le psaume 84, pour ne citer que cet exemple, nous apprend que c’est la justice, mais également, la vérité qui conduisent à une paix durable dans un pays. C’est sur la base de ce principe que des prophètes comme Amos, Nathan, Osée, Ezéchiel (Ancien Testament), Jean-Baptiste et Jésus (Nouveau Testament), prenaient la parole pour fustiger tout ce qui blesse ou bafoue la dignité humaine. Car le prophète ne sait pas tourner autour du pot ; de sa bouche ne sortent que des paroles de feu ; il dévoile les choses qui sont cachées ou qu’on veut dissimuler (c’est le sens du mot latin profiteor).

« Evitez-nous une autre guerre », demandent 5 fois les évêques et archevêques catholiques aux acteurs politiques dans le message de leur 113e Assemblée plénière à Agboville. Pour moi, il n’y a ni originalité, ni engagement, ni courage dans cette assertion car tout le monde aspire à la paix. Nos prélats n’apportent rien de nouveau au débat en se bornant à parler d’une peur qui est en train de gagner la population et qui est « liée à la réalité des conflits inter-communautaires récurrents, aux questions d’insécurité, du foncier, de l’occupation illicite des forêts classées, de l’orpaillage clandestin et des problèmes relatifs à l’identité ivoirienne ».

Le 5 juin 2019, Henri Konan Bédié révélait que, dans nos villes et villages, certains étrangers possédaient des armes et utilisaient ces armes pour tuer les nationaux en cas de différend (1); qu’on donnait à Abobo les papiers ivoiriens à des étrangers pour qu'ils puissent voter en 2020 (2) ; que des étrangers exploitaient, illégalement, l’or et d’autres minerais (3) et que ceux qui favorisaient la venue massive et agressive d’étrangers en Côte d’Ivoire (4) avaient pour but de faire des Ivoiriens des étrangers sur leur propre sol.

Le texte qu’on va lire pourrait s’appliquer tout aussi bien aux pasteurs et imams de la Côte d'Ivoire. Si je ne m’adresse qu’aux évêques catholiques, c’est parce que ces derniers ont leur assemblée plénière, du 17 au 23 juin 2019, à Agboville, qui se situe à 80 km d’Abidjan. En outre, ne dit-on pas que « la charité bien ordonnée commence par soi-même » ?

Devant une délégation du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), qu’il recevait chez lui à Daoukro, le 5 juin 2019, Henri Konan Bédié aurait déclaré ceci : “Nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café et de cacao et ensuite ces gens se sont installés à leur propre compte et aujourd’hui ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres… Il faut simplement que nous soyons conscients car, le moment venu, nous agirons, pour empêcher ce hold-up sur la Côte d'Ivoire, sous le couvert de l'orpaillage… Nous dénoncerons aussi d’autres qu’on fait venir clandestinement, surtout, dans la commune d'Abobo ; les gens rentrent, on leur fait faire des papiers… Il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement, on fait en sorte que l'Ivoirien soit étranger chez lui...”.

Le gouvernement ivoirien a condamné, samedi, 8 juin, dans un communiqué, des "propos d'une extrême gravité, appelant à la haine de l'étranger", tenus par l'ex-président, Henri Konan Bédié, trois jours plus tôt.

Le 31 mai 2019, lors de la célébration des 74 ans de l’ancien président ivoirien, Hubert Oulaye a dit une chose qui, pour certains Ivoiriens, n’est pas vraiment une révélation : Laurent Gbagbo ne peut rentrer en Côte d’Ivoire qu’avec l’accord du gouvernement français et de Dramane Ouattara. Pourquoi fallait-il s’attendre à cela ? Parce que c’est la France et Ouattara qui l’ont kidnappé et déporté illégalement à la Haye.

Le samedi 25 mai 2019, la jeunesse malienne est sortie massivement dans les rues de Bamako pour conspuer et menacer la France. « France Dégage », « France Terroriste », « Mort à la France », « France Complice », ou encore, « Plus jamais la France au Mali », pouvait-on lire sur quelques pancartes brandies par les manifestants. Comme l’on était loin de l’époque où les Maliens, arborant le drapeau français, chantaient pour la France et Hollande, les remerciant de les avoir libérés d’islamistes barbares !

Certaines personnes, y compris dans le camp des supporters de Laurent Gbagbo, ne se contentent plus de s’enthousiasmer pour « le travail abattu » par Dramane Ouattara depuis qu’il a été installé dans le fauteuil présidentiel par le voyou et assassin Nicolas Sarkozy. Elles estiment, aussi, qu’on doit lui dire merci. Ont-elles raison ?

L’abbé Richard Bilé du diocèse de Grand-Bassam s’est-il donné la mort le 24 avril 2019 ? Une lettre supposée avoir été laissée par lui a fait croire à une telle éventualité. Quelques jours plus tard, cette thèse a été battue en brèche par un prêtre que nous appellerons l’abbé Nathanaël en souvenir de ce disciple qui n’avait pas sa langue dans sa poche et dont Jésus fit l’éloge en le décrivant comme « un Israélite en qui il n'y a point de fraude » (Jean 1, 47).

Après le président du Togo, Faure Gnassingbé, mardi, 7 mai, dernier, c'est au tour du président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, d'être venu s'enquérir, à Libreville, de l'état de convalescence de son cadet, Ali Bongo Ondimba. Que n'avait-il pas entendu sur l'état de santé de ce dernier contre qui on allait jusqu'à demander la mise en place du processus de vacance du pouvoir ! Pourtant, la personne avec laquelle le chef de l'Etat ivoirien a discuté, aujourd'hui, est loin d'être le grabataire dont on parlait dans les réseaux sociaux et encore moins le sosie du fils du patriarche Ondimba. C'est bel et bien Ali Bongo Ondimba en chair et en os qui a devisé avec son aîné de Côte d'Ivoire. Des retrouvailles qui, après celles avec Faure Gnassingbé, vont, sans doute faire taire l'opposition. Définitivement.

Que Dramane Ouattara n’attende pas trop longtemps avant de prendre les décisions qu’il juge nécessaires (par exemple, démettre les personnes qui ne partagent plus sa vision, faire arrêter les gens soupçonnés d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat, etc.), personne n'en disconvient et on ne peut que l’en féliciter car le président de la République, qui jure de « défendre l’intégrité territoriale de l’Etat et de protéger les Droits et Libertés des citoyens », ne doit pas jouer avec la vie des populations. Son devoir est de veiller sur la vie et les biens de ses compatriotes et des étrangers. Voilà pourquoi il devrait sanctionner, le plus tôt possible, les serviteurs de l’Etat qui détournent à leur profit les deniers publics ou les individus qui menacent de rendre le pays ingouvernable si…

Alassane Ouattara a dit qu'il avait un doctorat en économie mais on n'a jamais vu un ouvrage écrit par lui dans son domaine. Même un petit article de lui sur la monnaie et l'économie africaine, ça n'existe nulle part. On ne sait pas non plus quelle maison d'édition a publié sa "thèse". Enfin, les faibles d'esprit qui se laissent abuser par lui, répètent à l'envi qu'il était au FMI sans se poser la question de savoir quelles couleuvres il avala ou combien de fois il dut baisser la culotte (au sens propre et figuré du terme) pour y entrer. Bref, ils parlent de leur gourou comme si ce dernier était le premier Africain à travailler dans cette institution.