Cameroun

Très mal parti avant, pendant et après l'élection présidentielle d'octobre 2018, le président du Cameroun, Paul Biya, peut s'enorgueillir, aujourd'hui, d'avoir retrouvé le soutien diplomatique et politique de la France, qui lui manquait dans les épineux dossiers qui affectent la paix au Cameroun depuis plusieurs années, notamment, la crise anglophone.

Les deux fillettes camerounaises, reliées par l’abdomen, seront opérées aux Hospices civils de Lyon, au lendemain de leur premier anniversaire, le 7 novembre prochain.

Jean-Yves Le Drian vient d'effectuer un séjour de 48 heures au Cameroun où il a pu rencontrer le président, Paul Biya. Invité depuis avril au Sommet Russie-Afrique, à Sotchi, par Vladimir Poutine, le président camerounais y a, finalement, dépêché son chef de la diplomatie, Lejeune Mbella Mbella, préférant rester à Yaoundé pour recevoir le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Le président du Cameroun, Paul Biya, a convoqué un « Grand Dialogue National » du 30 septembre au 4 octobre, au Palais des Congrès, à Yaoundé. 700 délégués du Cameroun et de la diaspora s'y sont retrouvés pour débattre de huit thèmes sélectionnés par lui-même. Ceux qui aiment le Cameroun devraient être contents que ce dialogue (tant insulté et vilipendé) ait, finalement, conduit le pays vers la voie de la décrispation. Car le parler ensemble que le Cameroun vient de vivre, même s'il ne satisfait par tout le monde, a été d'une utilité incontestable.

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) va-t-elle prendre le risque de mettre les supporters des Lions indomptables en colère, en nommant, un autre « sorcier blanc » à la tête des Lions indomptables ? Il faut dire que le nouveau président de la FECAFOOT, Seïdou Mbombo Njoya, marche sur des œufs, lui qui s'apprêterait, selon les rumeurs, à nommer un Non-Camerounais à la tête des Lions indomptables. Le ministre des Sports, le professeur, Narcisse Mouelle Kombi, est appelé à faire barrage à ce plan qui ne sert que les intérêts à court terme de quelques personnes.

Enfin, les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) semblent se résoudre à l'idée qu'il leur appartient à eux et à eux seuls d'éradiquer le djihadisme chez eux, en usant de leurs propres moyens et de leurs seules forces. A l'issue de son Sommet extraordinaire tenu à Ouagadougou, samedi, 14 septembre, Sommet élargi à la Mauritanie et au Tchad, la CEDEAO a annoncé un plan d'action 2020-2024 d'un milliard de dollars pour la lutte contre le djihadisme. Simple effet d'annonce ? Certains éléments dudit plan restent critiquables.

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent, samedi, 14 septembre, à Ouagadougou, pour tenter de trouver une solution aux menaces djihadistes, qui affectent leurs pays. Le terrorisme étant un vrai danger, qui ne connaît pas de frontières, le Sommet sera étendu aux pays non membres de la CEDEAO, qui sont, également, affectés par la gangrène terroriste. Il s'agit du Tchad et de la Mauritanie, qui font partie du G 5 Sahel sans être membres de la CEDEAO et du Cameroun, qui subit, de temps en temps, les assauts de la secte terroriste, Boko Haram, qui est, confortablement, installée dans le Nord-Est du Nigeria.

59 ans après les indépendances, le plus grand, ancien et prestigieux lycée de Yaoundé, s'appelle, « Lycée Général Leclerc » (colonisation française). Son équivalent de la ville de Douala, s'appelle « Lycée Joss » (colonisation allemande). Point d'Université Um Nyobe nulle part, pas de Lycée Um Nyobe, de Collège ou d'école primaire portant son nom. Que font les différents ministres des Enseignements primaires, secondaires et supérieurs, qui se succèdent, depuis le 1er janvier 1960, date à laquelle le Cameroun accéda à son indépendance ?

Après plusieurs longs mois d'attente, le président, Paul Biya, a annoncé, mardi, 10 septembre, à 20 h 00 (19h00 GMT), dans un assez-long discours de sa voix rocailleuse, la convocation d'un dialogue sur la crise anglophone. Celui-ci se tiendra, à Yaoundé, à la fin de ce mois de septembre. Présidé par le premier ministre, Joseph Dion Ngute, ce dialogue ouvert à toutes les sensibilités camerounaises aussi bien de l'intérieur que de la diaspora, parlera de tous les sujets et préoccupations de l'heure, dans le cadre de la constitution, et d'un Cameroun « un et indivisible ».

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

On ne reprochera pas au gouvernement de ne pas avoir mis les bouchées doubles pour rendre effective la rentrée scolaire, partout, au Cameroun. Lundi, 2 septembre, une rentrée scolaire timide a été constatée dans les deux régions anglophones du Cameroun. A cela, une raison : les séparatistes anglophones avaient juré de la perturber en décrétant 14 jours de villes mortes. La peur de braver cet interdit sécessionniste a, donc, eu raison sur la volonté des parents qui voulaient envoyer leurs enfants à l'école. Cela dit, les choses devraient s'améliorer après ce mot d'ordre de boycott.

C'est un sujet qui va nourrir les débats dans les chaumières pendant de longues semaines : le leader des séparatistes anglophones au Cameroun, Sisiku Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans, ont été condamnés, ce mardi, 20 août, à 5h38 du matin, au terme d'un procès marathon de plus de seize heures, à la prison à vie, par le tribunal militaire de Yaoundé. Les condamnés auront à payer la somme de plus de 250 milliards de F CFA, soit plus de 380 millions d'euros, de dommages à l'Etat du Cameroun, et plus de 13 milliards de F CFA d'intérêts. Présidé par le juge, Jacques Misse Njone, le tribunal les reconnaît coupables de dix chefs d’accusation : « apologie des actes de terrorisme, sécession, complicité d’actes de terrorisme, financement des actes de terrorisme, révolution, insurrection, hostilité contre la patrie, propagation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, défaut de carte nationale d’identité ». Les condamnés vont, certainement, faire appel, selon leurs avocats.

Le président camerounais, Paul Biya, se repose, à Genève, depuis dimanche, 23 juin, soir. Il y est, pour quelque temps « un bref séjour » dit un communiqué de la présidence camerounaise, avec la première dame, Chantal Biya. Le chef de l'Etat camerounais n'y avait plus mis les pieds depuis plus de neuf mois. Cela dit, son séjour ne sera pas de tout repos. Après avoir marqué son accord à la proposition de médiation suisse dans le cadre de la crise anglophone, il mettra son « bref séjour » à profit pour rencontrer plusieurs personnalités suisses impliquées dans cette médiation afin de la faire avancer, sachant que les élections régionales seront programmées au courant du dernier trimestre de cette année, ce qui n'est pas le cas des élections locales et législatives qui ont été repoussées à l'année prochaine.

Paul Biya, le très silencieux président du Cameroun, n'a, vraiment, pas de chance. Il a un parti, le RDPC, une grosse machine par excellence, et une majorité présidentielle solide, qui ne l'aident pas beaucoup. Tenez ! La chanson qu'on entend, partout, c'est que Paul Biya est un président vieux, âgé de 86 ans, qui est aux affaires depuis plus de 36 ans. Et qu'il doit laisser la place à quelqu'un d'autre, plus jeune que lui.

Une équipe des reportages très sereine dirigée par la directrice des Rédactions TV de la CRTV, Madeleine Soppi Kotto, sous la « supervision générale » du patron de la télévision publique, Charles Ndongo, qui a préféré être aux côtés de ses équipes techniques et rédactionnelles au lieu de prendre place à la tribune avec les officiels, a pu retransmettre, sans fausse note, l'ensemble du défilé, celui-ci étant d'ailleurs repris par les chaînes privées camerounaises de télévision. Le défilé du 20 mai aussi bien militaire que civil aura été un bon moment tel que les Camerounais souhaiteraient en avoir, souvent, pour magnifier leur vivre ensemble. Commencé à 11 h 00 (9 h GMT), il a pris fin à 13 h 30 (11 h 30 GMT).

Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations-Unies, vient de séjourner au Cameroun, à l'invitation du gouvernement. Pendant trois jours, elle a pu rencontrer, le président camerounais, Paul Biya, le premier ministre, Joseph Dion Ngute, les ministres concernés à un titre ou à un autre par la question anglophone, les partis politiques de la majorité présidentielle et de l'opposition, et les organisations de la société civile. Elle a tenu à parler, absolument, avec tout le monde. Objectif, se faire sa propre idée de la très difficile situation qui prévaut dans les régions du Nord et du Sud-Ouest du Cameroun, où on vit au ralenti.

Chef de l'opposition camerounaise dans la mesure où son parti, le SDF (Social Democratif Front) compte le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale et au Sénat (ce qui n'est pas le cas du MRC de Maurice Kamto (qui est sorti deuxième à l'élection présidentielle d'octobre 2018 derrière le candidat du pouvoir Paul Biya), Ni John Fru Ndi a été enlevé puis libéré, samedi, 27 avril, après six heures de croisement de positions idéologiques et politiques avec ses compatriotes de l'Ambazonie, partisans de la sécession du Cameroun. Agé de 77 ans, Ni John Fru Ndi avait refusé de se (re)présenter à la dernière élection pour laisser la place à la nouvelle génération. C'est le jeune député de Douala, Joshua Osih, qui l'avait remplacé à l'issue d'un vote interne du parti. Malheureusement, Joshua Osih (sorti quatrième avec 3,35% des votes) a pâti de l'impossibilité de ses électeurs du Nord et du Sud-Ouest (sa principale base électorale) de voter à cause des fâcheux événements qui s'y déroulent. La position de John Fru Ndi a toujours été constante : pas de sécession, pas de partition du Cameroun, mais, un fédéralisme bien pensé, ce qui ne semble pas être l'avis de ses ravisseurs, qui voulaient une déclaration de sa part comme quoi il soutenait leur combat pour la sécession du Cameroun. Le Vieux a tenu bon et ses jeunes compatriotes l'ont finalement libéré sans rien obtenir.

Arrêté fin janvier et écroué à la prison centrale de Yaoundé (Nkondengui), Maurice Kamto reste en prison. En effet, la demande de sa libération immédiate a été rejetée, ce jeudi, 7 mars, par la justice, selon le vice-président du MRC (le parti de Kamto) et en même temps son avocat, Me Emmanuel Simh.

L'ancien directeur de Cabinet du président de la République, ancien délégué général à la Sûreté nationale, ancien ministre de la Défense, ancien ministre des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo'o, un baron des barons du régime du président, Paul Biya, vient de tomber dans les filets de l'Opération (anti-corruption) surnommée « Epervier ». C'est un véritable séisme au Cameroun car le nouveau pensionnaire de la prison Nkondengui de Yaoundé, est considéré comme un des fils (chéris) du chef de l'Etat. En effet, il a grandi dans la maison de Paul Biya quand il était premier ministre, avant de dévenir préfet. C'est à juste titre qu'il appelle le président de la République « Papa » en privé. C'est son père ! Mais, il faut dire que s'il se retrouve en prison, aujourd'hui, c'est parce que le président de la République s'estime, quelque part, trahi. Par son fils qu'il aimait tant ! Ne dit-on pas que « Qui aime bien châtie bien » ? Cette arrestation est la preuve que les déviances de certains proches du chef de l'Etat ne sont pas encouragées par ce dernier, mais, qu'elles relèvent de leur propre chef.