Can Egypte 2019

"Le coup franc était pour toi" : Riyad Mahrez répond, de cette façon, à un député français du RN (Rassemblement national, extrême droite) après la qualification de l'Algérie pour la finale de la CAN (Coupe d'Afrique des nations). Le buteur algérien a raillé Julien Odoul, député RN de Bourgogne Franche Comté, qui avait annoncé son soutien à l'équipe du Nigeria. Le député du Rassemblement national avait déclaré vouloir la victoire des nigérians pour "empêcher la poursuite des violences et des pillages".

Les fédérations africaines qui ont choisi de recruter un sélectionneur non-africain, en ont eu pour leur grade. Alors qu'elles dépensent beaucoup d'argent pour leurs salaires, les résultats obtenus sont loin des espérances. Le Sénégal entraîné par le Sénégalais, Aliou Cissé, et l'Algérie par l'Algérien Djamel Belmadi, joueront la finale, le 19 juillet prochain, au Caire.

Alors que le Bénin rit et que l'Afrique du Sud jubile, on pleure au Cameroun où, en l'espace de quelques jours, on avait oublié la crise anglophone, pour ne parler que des « Lionnes indomptables » à la coupe du monde féminin de football, organisée en France, puis, des « Lions indomptables » en Egypte. Si les « Lionnes » ont été à la hauteur malgré un arbitrage étrange pour ne pas dire défavorable, les « Lions (in)domptables », eux, n'ont été à la hauteur ni des enjeux et encore moins de leur réputation.

L’équipe de football du Bénin, les Ecureuils, s’est qualifiée, le 5 juillet, pour les quarts de finale de la CAN Egypte 2019. Et pourtant, avant le match, personne ne vendait cher sa peau. En effet, on la disait inférieure à celle du Maroc qui, en plus d’avoir participé plusieurs fois à la compétition, possède plus d’infrastructures et de moyens que le Bénin. On croyait la cause entendue, on était convaincu qu'il n'y aurait pas match, que le Maroc ne ferait qu'une bouchée de Stéphane Sessègnon et de ses camarades, etc.