Candidat à la présidentielle

Le premier tour de la présidentielle qui se tiendra au Nigeria en février 2019 opposera deux vieux routards de la politique issus du Nord du pays : le chef de l'Etat sortant, Muhammadu Buhari, 75 ans, sera face à l'ancien vice-président et riche homme d'affaires, Atiku Abubakar, 71 ans. Atiku Abubakar a une excellente carte à abattre : De 1999 à 2007, il avait été le vice-président du général-président, Olusegun Obasanjo. Ce dernier, qui fut l'un des anciens chefs d'Etat nigérian à avoir laissé une bonne image en quittant sa fonction, avait appelé à voter contre Goodluck Jonathan alors qu'ils appartenaient tous les deux au même parti politique. Il se rangea dans la catégorie des déçus de son régime qui appelèrent à voter le général, Muhammadu Buhari. Mais le triste bilan de l'actuel président l'a contraint, à nouveau, à réviser sa position. S'il apporte son soutien à son ancien vice-président, Atiku Abubakar, l'actuel président candidat à sa succession aura de gros soucis à se faire.

Candidat, depuis ce matin, à la présidence de la République, Emmanuel Macron, trouvaille de François Hollande, pourrait, finalement, se présenter contre lui. Si une telle candidature suscite un certain espoir dans les milieux qui souhaitent le redressement de la France en utilisant les solutions de l'économie libérale, elle brouille, pour le moment les cartes, aussi bien, à gauche qui est supposée être son camp politique, qu'à droite et au centre, où les primaires sont en passe de vouloir désigner leur candidat.

Le principal enseignement à tirer du discours du non moins distingué camarade député du PDG, Alexandre Barro Chambrier, du courant, Héritage et Modernité, qui a le vent en poupe, c'est que le PDG hérité du patriarche Ondimba, a, désormais, deux candidats à la prochaine présidentielle : BOA et ABC.

A cause de la frousse qui l'envahit à l'idée de croiser Hama Amadou, pendant la campagne présidentielle, le président candidat à sa succession, Mahamadou Issoufou, arrive à imposer une justice à ses ordres. Il lui fait prendre des décisions qui ne tiennent pas debout et qui la discréditent totalement. Jusqu'où les Nigériens le laisseront-ils faire ?