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La 18ème Session extraordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO (Commission économique des Etats de l'Afrique occidentale) s’est tenue, à Lomé, les 20 et 21 février 2018, sous la présidence togolaise. Objectif : procéder à l’interview des candidats sur les différents postes statutaires de la CEDEAO. A cette occasion, tous les postes ont été pourvus y compris ceux des commissaires, ce qui permet au nouveau président de la Commission de la CEDEAO, l'Ivoirien, Jean Claude Brou, de prendre son service, le 1er mars prochain, à Abuja, avec toute son équipe.

La session extraordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a débuté, samedi, 20 janvier, à Lomé, sous la présidence effective du professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères. Les travaux se déroulent dans un esprit des « réformes » que le président en exercice de la CEDEAO, Faure Gnassingbé, entend insuffler pendant cette session extraordinaire.

Le président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, et président du Togo, Faure Essozimna GNASSINGBE et le président de la République de Guinée, Alpha CONDE, Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée-Bissau et Président en exercice de l’Union africaine, ont dépêché les 17 et 18 janvier 2018, à Bissau, le président du Conseil des Ministres de la CEDEAO, Professeur Robert DUSSEY, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l'Intégration africaine du Togo et le Ministre d'Etat Secrétaire Général de la Présidence de la Guinée, Naby Youssouf Kiridi BANGOURA. Objectif : apporter un message des deux Chefs d'Etat à leur homologue de la Guinée Bissau, José Mario VAZ, dans le cadre du suivi des engagements pris par les autorités bissau-guinéennes, lors de la 52e Session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, le 16 décembre 2017, à Abuja, quant à la recherche d'une stratégie de mise en oeuvre de l'Accord de Conakry pour une sortie rapide de la crise à Bissau.

Au moment où les langues se délient pour dénoncer le Qatar de financer le terrorisme qui provoque tristesse, pleurs, grincement de dents et désolation en Afrique, l'Etat d'Israël, lui, veut se présenter aux Africains comme étant un antidote et un rempart à ce terrorisme islamique. Depuis l'année dernière, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, livre une cour assidue aux dirigeants africains. En mai 2017, à Monrovia, il a assisté, comme invité spécial, au Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), où il a pu exposer l'offre israélienne en matière de sécurité, de l'agriculture et des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Fin octobre prochain, à Lomé, il co-présidera, avec le président, Faure Gnassingbé, le tout premier Sommet Israël-Afrique, auquel tous les chefs d'Etat membres de l'Union africaine, sont conviés. Mais, déjà, un financement d'un milliard de dollars sur quatre ans vers l'Afrique de l'Ouest dans le domaine des ENR (Energies non renouvelables) est, d'ores et déjà, à la disposition des pays qui le souhaitent.

Le 51e Sommet de la CEDEAO (Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a pris fin, ce dimanche, 4 juin, à Monrovia, au Liberia. Outre la passation de témoin entre la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Togolais, Faure Gnassingbé, qui va présider aux destinées de l'organisation, pendant un an, on aura observé un mouvement de foule du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie, qui demandent, selon des formules différentes, à adhérer à la CEDEAO.

Le Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) doit se tenir, les 3 et 4 juin, à Monrovia, au Liberia. Après avoir envoyé des équipes de lobbying, à travers les pays de la sous-région, pour faire admettre sa participation, il avait été admis que le roi y participerait, lui-même, pour lui permettre de parler, directement, aux chefs d'Etat qui étaient, encore, réticents à l'admission de son pays. Mais, au moment où tout est presque acquis, le Maroc annonce que le roi ne viendra plus au Sommet : Explication : Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, y sera. Ennemi intime de certains dirigeants arabes, il co-organisera le premier Sommet Israël-Afrique, fin octobre, à Lomé, avec le président du Togo, Faure Gnassingbé. Il sera à Monrovia pour vendre les atouts d'Israël. Et ça énerve.

Les chefs d'Etat membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) ont entrepris un bras de fer avec leur homologue de Gambie, Yahya Jammeh, battu, logiquement, à l'élection présidentielle de décembre dernier. Alors que, malgré sa défaite, il a décidé de rester en place tant que la Cour suprême qu'il a saisie ne confirme pas la victoire d'Adama Barrow, la CEDEAO, elle, annonce l'investiture de ce dernier, le 19 janvier. Et par mesure de sécurité, la présidente en exercice de la CEDEAO, Ellen Johnson Sirleaf, a annoncé que Barrow résidera, désormais, à Dakar, jusqu'à son investiture, sous la bienveillante protection du Sénégalais, Macky Sall.

De nombreuses incertitudes planent, toujours, sur l'audience de la Cour suprême gambienne du 10 janvier pour statuer sur le recours du parti du président, Yahya Jammeh, contre sa défaite électorale.

Président, démocratiquement, élu du Bénin, pendant deux mandats successifs, de 2006 à 2016, le docteur, Yayi Boni, a pris du recul par rapport à la politique, en attendant d'occuper des fonctions internationales. Il vient d'être sollicité par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) pour coordonner la Mission d'observation de cette institution à l'élection présidentielle du Cap-Vert.